mercredi 31 octobre 2007

Ras-le-bol !

Toujours mil mercis à "1967" du forum "crazy-julien" pour ses inestimables photos


En écho, à un jour de m… et de grande fatigue.




« Dernières Illusions »

Fièvre et passion
Insensé frisson
Démence sans raison
Cœur à l’abandon

Fièvre et passion
Intense vibration
Affolante circonvolution
Ame en vénération

Fièvre et passion
Etrange sublimation
Impossible affabulation
Esprit en perdition

Fièvre et passion
Violente confusion
Profonde dévotion
Corps à corps, liaison

Fière et passion
Totale fusion
Impressionnante addiction
Pensée en communion

Fièvre et passion
Offrande et libation
Irrésistible séduction
Sensation de pénétration

Fièvre et passion
Incroyable fellation
Inadmissible perversion
Raison en pâmoison

Fièvre et passion
Soudain pure fiction
Enfer et damnation
Idées en dévastation

Fièvre et passion
Improbable satisfaction
Etrange sensation
Sentiments d’agression

Fièvre et passion
Inévitable tension
Lourde suspicion
Imagination en perdition

Fièvre et passion
Fin de quatrième dimension
Ingérable frustration
Vie remise en question

Fièvre et passion
Enième discussion
Coupable obsession
Quotidien en crispation

Fièvre et passion
Trop de concession
Point de suspension
Fin de culpabilisation


Et en conclusion,
Fin de liaison
Fin de passion
Fin d’adoration !

Caliente
Illuna

mardi 30 octobre 2007

Suite du feuilleton, des reprises.

Bien encore le merci à "Mamzelleelfie" du forum "crazy-julien" pour ses inestimables photos qu'elle m'a permis d'utiliser pour mon blog



Pour répondre à l'une de nos douces "crazys" , mais aussi en simple regard de ce que Julien arrive à faire d’une « simple » reprise, j’ai hâte d’un album rien qu’à lui, avec pour seul emprunt et bagage, l’héritage de sa culture.

Mais Baltard encore bien vivace dans nos mémoires, il en suffit pour preuve l’émoi qui a résulté suite à deux des derniers textes de l'une d'entre-nous, et ce qu’ils ont réveillés comme souvenirs puissants en nos mémoires, du plus émouvant au plus troublant, voir au moins avouable.

De plus, cet exercice de reprise, il le cultive et le prise au travers de son deuxième groupe « The Jean d’O….. », il en suffit pour dernière démonstration la brillantissime réinterprétation des « Démons de Minuit » dont on se demande ce qu’elle a encore bien de commun avec la version d’origine. Maintenant, quand j’entends ce titre ou le fredonne, je suis loin, mais très loin, de la version festive d’origine.

Je suis imprégnée d’une houle et d’un appel à moins de solitude, touchée, bouleversée par le flot lent de la musique avec lequel sa voix enserre parfaitement nos esprits et nos émotions. Oublié l’hymne presque disco de départ.

De fait, les reprises de Julien résonnent à mes oreilles comme des chansons originales, ce qu’elles sont finalement à plus d’un titre.

J’en prends pour exemple la très belle chanson, « La complainte de la butte », qu’elle soit livrée par son interprète d’origine, par Bruel, Cabrel, ou dans le film « Moulin Rouge », elle est magnifique mais fredonnée, on ignore quelle version, nous susurrons.

Anonymat loin d’être applicable à Julien, tant il laisse une emprunte, une trace indélébile au niveau de son style, ses mélopées sont comme sa voix, irrésistiblement et passionnément hors normes.

Suivant un post, entraperçu au détour du forum, paraîtrait même qu’il ait fortement impressionné les nouveaux candidats de la Star Ac, en tout cas, une partie, et que lorsqu’ils fredonnent une chanson, cela s’avère être la version de Julien. Puissant, le bonhomme, et dévastateur.

Vous pourriez me citer beaucoup de reprises qui une fois chantées, parlent plus du chanteur que de son contenu, quand on chantonne du Julien, on sait que c’est de lui, et le chanteur original, parfois même, on a oublié, soit sa version, soit son nom, tant tout et rien revient au concept de Julien, pattes et griffes profondes sans pitié pour ce qui a vécu avant lui.

Tout cela pour en arriver au deuxième texte que j’aurais plaisir à entendre chanter par notre divin Doré.

Cette chanson s’intitule Daisy, elle est une de mes préférées dans le répertoire de Christophe, en bonne place entre Les mots Bleus et Dolce Vita, tout aussi baignée d’une musique envoutante que les deux autres, elle jouit même si elle est moins connue, d’un très beau texte dont il m’est difficile de croire que Julien, ne l’ai pas remarqué.

Lui, qui porte un intérêt tout particulier à son aîné. J’en ai, comme hier, choisi un couplet et le refrain, je pense qu’il ne pourra vous sembler anodin :

« Rejoue-moi ce vieux mélodrame,tes longs couplets à fendre l'âme
Je n'en voyais jamais la fin comme dans ces vieux films italiens
Rejoue-moi ce vieux mélodrame, tu sais la scène où tu t'enflammes
Tous ces sanglots, tous ces chagrins, je crois que les aimais bien.

Juste un grand cri, pour que résonne l'étendue de nos envies
Daisy, reviens-moi Daisy
car je te sens qui, croque les grains de ma folie »

Cet extrait lie le comportement d’une femme, aimée sans doute, au mélodrame enclenché par le concept souvent exagéré du cinéma italien, qui peut être des plus souverain comme « La vita è bella » de Roberto Benigni, ce qui nous relance aussi vers Julien dont le rêve, le grand rêve le porte tel qu’il nous l’a confié dans Playboy vers le cinéma.

Et, puis quand on sait, à quel point il aime se triturer l’âme et l’esprit, là encore la phrase déclinant, « je crois que je les aimais bien », devient encore plus chère à nos cœurs.

Et pour le grand cri, je l’associe volontiers au crescendo qu’il nous délivre dans certains finals de chansons, répondant ainsi plus que particulièrement à l’étendue de nos envies.

Quant à « croque les grains de sa folie », je crois que nous pratiquons allégrement cet exercice, tous les jours.

Juste pour le fun, je vous délivre une partie des paroles de « Plus bleu que le bleu de tes yeux », j’ai bien conscience qu’elle ne serait pas à proposer à Julien, mais cette chanson qui a plus d’un demi siècle, nous parle tellement bien de lui, que je n’ai pas résisté, et donc, à nos émotions, mais lesquelles ?



« Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.
Plus blond que tes cheveux dorés
Ne peut s'imaginer,
Même le blond des blés.
Plus pur que ton souffle si doux,
Le vent, même au mois d'août,
Ne peut être plus doux.
Plus fort que mon amour pour toi,
La mer, même en furie,
Ne s'en approche pas.
Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux. »

Mais les merveilles de cette chanson interprétée par Piaf mais écrite paroles et musique en 1951 par Charles Aznavour, ne s’arrête pas bien sûr à un couplet, mais … je trouvais celui-ci, si parlant pour chacune d’entre-nous.

Petit plaisir, deviendra grand.

Caliente
Illuna

lundi 29 octobre 2007

Petite réinterprétation au fil de la semaine ...

La présente photo de "Mamzelleelfie" du forum "crazy-julien" avec mil mercis quant à pouvoir l'utiliser pour mon blog, et aussi en hommage à un très beau dessin de Charlotte, qui m'a touché droit au coeur !



Etant donné que « ma poule » m’a pris un certain temps hier, aujourd’hui j’ai choisi un chemin plus interactif, et disons moins « investif ».

« Et, si tu acceptais une dernière reprise »

Oui, nous savons toutes, que le temps des reprises « genre Baltard » à vécu, que pour son album, Julien souhaite des rencontres, des nouveaux écrits, de nouvelles musiques, mais je n’ai pu m’empêcher de m’interroger sur les chansons que j’aimerais qu’il réinterprète, qu’il mette à sa sauce.

Je me suis alors retrouvée à l’instinct avec cinq à six chansons (comprenez que je n’y ai pas réfléchi vingt ans), dont la dernière Le Sud, que mélodiquement j’adore mais qui est un peu pauvre au niveau du texte, et que j’abandonne donc aussitôt.

En reste donc cinq, dont ma préférée, et de loin, C’est extra – de Léo Ferré dont toute la chanson est dentelle, entre lamé et fuseau, et dont j’ai retenu le deuxième couplet, ce afin de ne pas vous saouler avec toute la chanson (mais le 1er et le 3e sont aussi beaux et sensuels).

« Des cheveux qui tombent comme le soir
Et d'la musique en bas des reins
Ce jazz qui d'jazze dans le noir
Et ce mal qui nous fait du bien
C'est extra
Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui brille »

Rien que ce couplet me ramène presque à chaque mot à l’intimité que Julien nous permet de partager avec lui, au travers, de ses interprétations, des concerts et des sublimissimes photos qui en sont le plus fidèle et troublant des relais.

Inutile donc de vous reparler de sa chevelure et de l’effet produit sur nos libidos, l’image de la musique en bas reins parle d’elle-même, et nous qui connaissons la chute de rein du sieur Julien, le mélange entre le texte et les photos de cet été, se fusionne et nous « confusionne » encore les neurones, le jazz, n’avait-il pas merveilleusement interprété façon jazzy « Smells like teen spirit ».

Ce mal qui nous fait du bien, n’a-t’il pas encore été puissamment décliné par Marie, il y a peu, et nous connaissons toutes les inclinations de Monsieur Doré, pour les doses aphrodisiaques qui font mal, ce mal qui rend sa création plus intense et plus jouissive.

Et ces mains, ne les imagine-ton pas sur le chemin de cet arc-en-ciel, nous qui avons redélivré si souvent son art à travers de toute la gamme des couleurs.

Puis, nous arrivons à la guitare de la vie, cette guitare qui lui a tant offert de liberté lors des concerts estivaux, et ces cris qui montent au ciel, ah, les cris de Julien si bien détaillés par Dame Lucrézia, et il me semble qu’après eux, le silence nous parlait encore de Julien, et en finalité cette cigarette qu’il avait décrite pour le fun, avec une scénette qu’il aurait beaucoup aimé faire vivre à Baltard.

Bref, je me rends compte que l’ensemble du texte est un hymne à Julien, pourtant au départ de mon idée, je ne voulais en rien, en arriver à cela, bref, je me suis retrouvée dans les méandres d’un chemin plus complexe que mon idée de départ.

A ce stade, je vous parlerai des 4 autres chansons, au fil de la semaine. Celles, qui le veulent peuvent s’adonner à ce petit jeu et en détailler le pourquoi de leur envie.

Caliente
Illuna

dimanche 28 octobre 2007

Un homme aimé des siens, le Julien.

Toujours bien merci à "Mamzelleelfie" du forum "crazy-julien" qui m' a permis d'utiliser ses belles photo pour mon blog


« Ma poule »

En cette expression, réside et déborde toute l’admiration d’un professeur pour l’un de ses anciens élèves, et donc au demeurant très révélatrice de qui est Julien au quotidien, un fidèle aimé et aimant.

Et quel élève, le Julien qui déjà, alors encore en culotte courte sur les bancs de l’école, se démarquait volontiers des autres, et débarquait souvent, là où on ne l’attendait pas, et parfois injustement perçu comme un arrogant, voir un élément quelque peu perturbant.

Cela, au moins autant que la personnalité très attachante de Julien, fait que son « maître » des écoles le tenait déjà en haute estime à l’époque, le tout certes bien caché sous des tonnes de timidité et des arguments verbaux des plus provocants.

Aujourd’hui, alors que Julien a peur de perdre son intégrité à Baltard, de ne pas respecter ses choix, son groupe, ses goûts, ses convictions et de perdre son concept de base, soit lui-même; tout confident pourrait lui dire : Mais, Julien, ne sais-tu donc pas que dans les dédales de tes doutes, réside là, ton incommensurable et indubitable talent ?

Donc, lors de ton retour au pays qui fût filmé, ton professeur, ami et complice, eut donc tout le loisir et la volonté de te réconforter, de te confirmer et conforter dans tes choix, reste-toi, et ne change pas, en voici pour la teneur principale de son discours, être simplement toi, évident !

Mais, non, Julien, tu ne t’es pas vendu, tu ne t’es pas fourvoyé ou perdu, par tes amis et intimes, tu ne seras pas pendu, tu ne le sais pas encore mais tu gagnes à être non seulement connu, mais bien davantage à être reconnu, message d’un chant vibrant.

Toi, qui aime les portes et les tiroirs, tu ne peux te confiner ou accepter d’être rejeté dans un coin, tu dois encore et toujours prendre sur toi, et La Nouvelle Star que tu t’efforceras ensuite d’effacer au plus vite, sera bien ton tremplin, ton ticket d’accès vers la vie artistique de tes rêves d’enfant.

Ton mentor, celui-là même en qui tu as toute confiance, qui sait d’un simple échange ou regard, te remettre sur les rails, te redonner force et vigueur, t’avoue encore qu’au début de l’aventure, il ne regardait pas l’émission, et voulait face à ce cirque, rester vigilent !

Mais, sa fille et d’autres jeunes, lui ont alors dit, tu devrais regarder, lui, il n’est pas comme les autres, et bien que ne voulant pas être influencé dans ton ressenti, pour ce jeune que tu as en affection, tu as fini par rejoindre les rangs.

Ce jeune artiste, juste au bord du précipice, s’est donc regorgé de soleil au miel et à la chaleur de tes paroles, ses yeux, rendus plus petits sous le couvert d’une intense délivrance, ont alors traduit un lumineux soulagement.

Il était prêt à revenir vers Baltard pour y vivre pleinement la dernière ligne droite, y livrer joute honorable avec les autres candidats, tout en admettant enfin que le chemin parcouru ne pouvait déboucher que sur un album, pour le gagnant.

Toi, son ami, son père « es » arts, de conclure, fait les choses à ta manière, mets ta patte et ta griffe sur tout, imprègne les cœurs autant que les esprits, compris ou non, adoré ou non, saches rester toi-même, seule la sincérité bien ou mal perçue est la seule vérité, une et indivisible, indiscutablement !

Un homme, tel que Julien, ne peut prétendre à rien de médiocre, sans craindre catastrophe plus énorme que pour les autres, tu ne peux que t’élever, et si tu t’élèves, tu nous élèves, finalement incapable de niveler par le bas, tu vas toujours et encore de l’avant.

Et, pour reprendre une phrase célèbre d’une chanson de Michel Berger « Celui, que j’aime, vit dans un monde là-haut, bien au-dessus du niveau de l’eau. »

Et, moi de croire du profond de mon être à ce messie, d’un genre nouveau, d’avoir envie de me plonger dans son univers même s’il est cosmique et que j’ai le vertige, avec lui, mes pieds ne touchent que rarement terre, je me sens presque comme la reine de l’Univers, et ce, même si je me retrouve sur un fil de fer, suspendue la tête à l’envers !

Caliente
Illuna

Ce thème m’a été soufflé par maman, qui avait envie de voir, ce que je pourrais en faire, eh, bien voilà !

Question d'oreille ...


"Un petit creux d’oreille"

Comme un précieux calice où mes lèvres aiment à se poser et à butiner,


comme une vallée fleurie où l’âme oscille entre le champêtre et le bucolique,


comme un inestimable trésor dont je puise ma plus grande richesse,


comme un soyeux ourlet dont le velours aux merveilleux contours vous enivre,


comme une accueillante oasis après bien des errances désertiques,


comme un mets onctueux et succulent dont les délices vous combleront longtemps encore,


comme si l’amour se matérialisait en un endroit précis de son être,


comme une brise légère après une journée par trop ensoleillée, trop étouffante,


comme un capricieux souvenir qui fuit encore et encore mon infidèle mémoire,


comme un pétale de rose que l’on égrènerait sans fin et dont le parfum vous envoûte,


comme un air de musique dont son corps serait soudain le plus bel instrument,


comme un bateau ivre et fiévreux qui fait naufrage lorsque le vent l’abandonne,


comme une terre féconde dont les fruits juteux vous désaltéreront goulûment,


comme un message plein d’espoir après d’amères paroles,


comme une infinie tendresse dans notre monde de brutes, comme Virgule en notre maison.


Caliente

Illuna

Baltard, ses pas, pas à pas ...

Toujours un big merci à "cisssy" du forum "crazy-julien" pour son accord quant à utiliser ses belles photos sur mon blog



« Les chemins de l’enfance »

Orongo, petit garçon de l’Ile de Pâques, comme en errance,
Un titre sorti des tréfonds lointains de mon enfance.

Julien, petit garçon tremblant découvrant Baltard, avec défiance,
Un titre sorti des méandres complexes de mon allégeance.

Et, d’en faire un improbable amalgame, en profane,
D’y voir un parcours initiatique tout en filigrane.

Comment ne pas voir en la juvénile attitude de Julien,
Lors du premier prime, un enfant riant face à son destin.

Comment renier l’innocence émouvante de ses premiers pas,
Avant que l’homme ne reprenne le dessus sur le petit garçon sympa.

Comment oublier ses sourires et ses rires intimidés,
Qui ses doutes, ses angoisses de la découverte, doivent masquer.

Comment ignorer ce petit doigt au bord de la bouche,
Qui amortit les premières chaleurs, comme froide douche !

Comment éviter le mordillement qu’il impose à ses lèvres,
Juste après avoir livré son corps avec la plus osée des fièvres.

Comment ne pas repenser à son visage si serein,
Après de « Moi, Lolita », la fin du dernier refrain.

Comment, ne pas avoir envie de le protéger, lui alors, injustement attaqué ?
Et, de nos bras, l’enserrer, le rassurer, le bercer, et dans ses choix, le confirmer.

Comment ne pas applaudir des deux mains face à son insolence,
Vivre ainsi, heureuse de le voir heureux, de toute évidence.

Comment ne pas être émue par ce jeune chien fou ?
Alors qu’il tente de remercier, ceux qui l’ont amené jusqu’au bout.

Comment ne pas craquer lorsque le petit mec abandonne ses culottes courtes et fourbes,
Pour dénuder son anatomie, déterminées et dorées par d’adorables courbes.

Comment songer qu’à toutes ses impudences de l’été, tel un feu-follet,
Quelques mois plus tôt, vivait en ce corps, un petit gringalet.

Comment pardonner à cette chair, de nous mettre le cœur et les sens en miettes,
Le petit chérubin ayant quitté les lieux, soyons donc, bien inquiète.

Et, de conclusion, s’il en avait une, maman dirait que d’un chenapan pédalant sur un petit vélo, nous avons hérité d’un homme plus que troublant et affolant, se véhiculant à Paris, en moto.



Caliente
Illuna

samedi 27 octobre 2007

Mortes, de plaisir ...

Photo issue de l'émission Nouvelle Star - prime où Julien a chanté "Mourir sur scène" - M6
« Le piano, où nous sommes toutes mortes »

Couché, abandonné, corps et âme, sur un piano, livré ainsi à l’attente du public.
Tu allais épancher sur nos vies, tes flots de lumière et ton exceptionnelle sensibilité.

T’écartant quelque peu et tout en soliloquant, de ton improbable complice, le piano.
Tu allais ouvrir nos cœurs aux sens cachés de cette chanson, jusqu’alors de toi, ignorés.

Revenant, entreprenant, tout en grimpant sur ton comparse d’un duo, le piano.
Tu allais, de ta voix chavirée par une extrême douceur et émaillée d’une infinie tristesse, nous enivrer.

A genoux, à présent, comme en une émouvante et agonisante prière, sur le piano.
Tu allais te laisser envahir et submerger par l’émotion, tes yeux se tournant vers nous, embués.

Par un saut scabreux, tu fuyais maintenant ton improbable et illusoire perchoir, le piano.
Tu allais offrir de ta voix l’un des moments les plus pur qui soit, celui où l’artiste et les spectateurs, ne sont qu’une seule unité, une seule entité.

Et, de nous achever par un regard dont toi seul détient tous les secrets, bien loin de ton piano.
Tu allais, si besoin encore en était, suspendre le temps, les gens et les événements au fil ténu de ton ressenti instantané.

Et, pour cela, tu fus encensé, réclamé, adoubé et ainsi à bien m’en souvenir, je te le dis : « Bien , le merci, Monsieur Julien Doré ».

Caliente
Illuna

Bijou, mon beau bijou, dis-moi, pour qui tu brilles ?


Mil mercis à "1967" du forum "crazy-julien" pour m'avoir autorisée à utiliser ses merveilleuses photos d'un non moins merveilleux sujet




« Oh, le beau bijou »

Pends-toi à mon cou
Charmant et extravagant bijou
Touche-moi partout, où tu le peux
De tes pensées, va au bout, si tu le veux !

Pends-toi à mon cou
Vieux grigou, et ensemble, soyons fou
Glisse sur ma peau comme un filou
Caresse mon grain comme un voyou !

Pends-toi à mon cou
Mais surtout ne sois pas trop doux
Mélange-toi à ma suée, invente un jeu
Tance duvet soyeux et ce, jusqu’au désaveu !

Pends-toi à mon cou
Ne sois pas inutilement jaloux
Ma basane te traitera en demi-dieu
Et à toutes tes folies, tentera parfois de dire adieu !

Pends-toi à mon cou
Bien mieux que camaïeu, la relique à deux sous
Parfois chapelet décrié, rends-les fiévreux
Arrange la foule, balance sacrilège et « sacredieu » !

Pends-toi à mon cou
Devine et anticipe ses coups, évite ses ombres charnelles
Ourle ses seins, parcelles où vit sensuelle cannelle
Fais-toi tour à tour innocent et rebelle !

Pends-toi à mon cou
Clique, virevolte, bascule, soyons extra-fou
Oublions-nous, oublions-les et osons tout
Plus aucun mauvais cliché entre-nous !

Pends-toi à mon cou
Interloque, choque, autant que provoque
Loufoque, insupportable et endiablée breloque
Mais avec toi, jamais, ne serais ni démodé, ni vioque !

Pends-toi à mon cou
Impénitent butineur, « lutineur » de ma sueur
Recueilles-toi à ma source adorée, crève-cœur
Touche alternativement mes rondeurs et mes chaleurs !

Pends-toi à mon cou
Simple et pourtant si affolant joujou
A mon épicé dorée, sois en feu
Ose narguer les femmes, mets-les en aveu !

Mais, surtout n’oublie jamais, où tu es né
A l’orée de ma délicate nuque, de mon tendre cou
Où cheveux entremêlés et en bataille sont plus que fou
Et te retiennent de pleurer sous leurs charmes andalous.




Caliente
Illuna

vendredi 26 octobre 2007

Ecce Homo ...

Mil mercis à "Athénais" du forum "crazy-julien" qui m'a permis d'utiliser ses belles photos pour mon blog

« Un homme »

Mais, qu’est-ce en somme ?

Avant dans les recoins de mon jardin d’antan, il pouvait être tout à tour doux compagnon, père souvent absent, ami d’enfance, collègue ou bien plus rêveusement, idyllique amant.

Maintenant, dans chaque coin de mon esprit, ou du moins dans ce qu’il en reste, autrefois si libre et à présent si emprisonné, il est au demeurant tout ce quoi j’ai toujours refusé de voir, un espoir, une attente, un partage, un rire, un amant irréel mais si émouvant, un enfant, un fantasme, un imaginaire déroutant.

Donc, si j’arrive encore à me résumer, j’ai dû attendre 45 ans pour que mes rêves et mes attentes débordent du cadre des limites bien protégées de ce que l’on nomme plus communément, l’esprit bien pensant et cartésien d’une femme honorable et à la réputation irréprochable.

Et, tout cela pour en arriver à me retrouver aujourd’hui sur les chemins insensés, escarpés et emmêlés de toutes les folies auxquelles mon esprit et mon corps ont toujours refusé de se soumettre, et donc une simple constatation s’impose : Je ne suis plus une femme respectable puisque de toutes les tentations, dont les moins avouables, je suis coupable !

Caliente
Illuna

Les chants les plus désespérés, sont les plus beaux


Bien le merci à "Athénais" du forum "crazy-julien" qui m'a autorisé à utiliser ses belles photos pour mon blog




« Guitare »

En nos temps modernes où chacun prétend à décrocher le gros lot, se flatte d’un billet de loterie « subito » ou « presto » en poche ou imagine un séjour jackpot dans un casino, je trouve bon d’entendre Julien, dire que la seule chose qu’une relative aisance financière lui ait apporté, est de pouvoir s’acheter la guitare de ses rêves.

Confirmer qu’il est plaisant à mon oreille de capter pareil discours, et émanant de lui, est plus qu’un doux euphémisme, j’aime toujours « à » savoir qu’il existe des gens, qui bien que conscient du côté pratique de l’argent, savent cependant encore lui préférer quelques pages de douceur, des joies simples comme l’achat d’un instrument de musique pour un artiste musicien, que voilà donc, bonne sève !

Cet homme nanti d’une voix et d’une personnalité hors norme, ne l’a-t’on encore assez répété, d’un sex-appeal à faire poindre des chaleurs les plus soudaines même sur un continent arctique, également au passage, show man hors pair, jamais là où on l’attends, en perpétuelle avance sur son temps, le tout si encore besoin, saupoudré du charisme le plus démoniaque depuis le nuit des temps, Satan en devenant un enfant de chœur, mais bien plus que tout cela, il a une belle âme, le calice contient « jouvence » et « abondance », à cœur vaillant, rien de mièvre !

Et si la vie est cadeau, Julien est un présent du Divin dont le contenu confirme l’emballage, indissociable l’un de l’autre, comme des jumeaux, sang mêlé de premier choix et dans une vie où tout est compté, pesé, mesuré, surveillé, épié, contrôlé, il est bon de comprendre qu’il existe encore des individus que l’on a pas réussi à étiqueter et qui si l’on essaye, ils ne se laisseront pas faire, qu’ils ne seront pas décodés aisément dans leur démarche intellectuelle et spirituelle, mais que bien davantage leur concept fera école et déclenchera ardeur et fièvre !


Caliente
Illuna

jeudi 25 octobre 2007

Vent de folie ...

Mil merci à "Athénais" du forum "crazy-julien" pour son tout récent accord quant à utiliser ses belles photos pour mon blog.







« Le Calibidou »

Le bidou, que je nomme souvent et affectueusement le « Calibidou », en mémoire d’un érotisme de temps qui ne sont plus, en souvenir aussi d’un vent sauvage et chaud du désert, est un puits de fou où n’aborde jamais l’hiver.

Le bidou, s’est, pour la première fois, offert à nos yeux gourmands lors de concerts, il nous a souvent tenu lieu de dessert, plus il va à découvert, plus il acquiert de malice et plus il nous conquiert, et de puissants supplices nous ressert.

Le bidou, endroit de folie, comme rêve en Californie, où hélas ravagent incendies.
Le bidou, ilot de survie, comme amour, chocolat et fantaisie, et qui donne à nos corps bien des envies.
Le bidou, petit coin de fantasmes par excellence, débride nos insomnies, très loin des froids de Sibérie.
Le bidou, puissante alchimie, Olympie où règne autant le dieu des harmonies que le diable des plus inavouables poésies.

Le bidou, pays créé rien que pour nos yeux, piège de fou, trop chou, tout doux, et qui nous donne une faim de loup.
Le bidou, où petit bout’chou rêve d’y apposer adorables bisous et tendres « calinous », comme autrefois dans son cou.

Le bidou, lieu de pèlerinage, pour anciennes petites filles sages, aux débridés corsages en réponse à ses intempestifs déboutonnages, et qui ont le corps en nage.
Le bidou, espace d’un calibrage d’un autre âge, pour femmes en surprenant débridages, et voulant par-dessus-tout vivre en mode déridage.

Le bidou, proche du calice propice à d’insondés délices, soumis au baiser insensé d’une femme livrée, abandonnée et perdue au creux de ses mil et un précipices.
Le bidou, précieux et délicieux interstice, où se mélangent les feux de l’enfer et les lumières d’une quête salvatrice et libératrice.

Le bidou, entre passion et patience, entre violon et violence, où violoncelle, un soir bien démon, nous capte toutes, que nous soyons pucelles, mamzelles ou donzelles.
Le bidou, endroit délicat, à fleur de cannelle, aux rives passionnelles, contrée à la pilosité charnelle, mais qui même en doudou et en flanelle, serait encore pour nous, fatale étincelle.

Le bidou, farceur et butineur, capteur de toutes nos senteurs, impose à nos tiédeurs et à nos peurs, d’éternelles langueurs.
Le bidou, moqueur, briseur de cœurs, aux gourmandes blondeurs, et qui à ses contours et à ses émouvantes rondeurs, nous trouvent toutes, en sueur.
Le bidou, naufrageur et sondeur de nos besoins de lui, percuteur et frondeur, n’hésite jamais à jouer la panoplie complète de l’ensorceleur.

Et de moralité, point n’en a le bidou, de nous, il n’a pas pitié, pour nous, il n’a aucune amitié, il délivre seulement et inlassablement ses mouvement lents et syncopés, s’attend à nous trouver là, fidèles, à ses côtés, pieds et poings liés, pleinement captées et fusionnées, rêvant d’échouer sous les côtes de la plus inabordable et chavirable des iles de cet été !
Et, son ventre, s’il a pour deuxième et charmant nom, le bidou, n’en demeure pas moins un sacré voyou !




Caliente
Illuna

Merci, à toutes et sachons garder le cap face au prochain « Calibidou » !

mercredi 24 octobre 2007

Douche froide ?

Bien le merci à "mamzelleelfie" du forum "crazy-julien" pour son autorisation quant à utiliser ses divines photos. Et n'oubliez pas, mon docteur est chanteur !








« C’est grave, docteur ? »

Existe–t’il un vaccin ? Un remède contre les charmes du divin ? Un antidote contre le malin ?

Existe-t’il un antipoison contre les états mentaux en déclin ? Un baume pour apaiser les crises aigues, n’est-ce pas vain ?

Existe-t’il une cure de désintoxication quand on a le « zin-zin » ? Une potion magique pour cœur et cerveau dans le pétrin ?

Oh, docteur, y a-t’il seulement un mince espoir, que j’aille un jour mieux, n’est fût-ce qu’un brin ?

Ben, oui, docteur, je m’inquiète, je ne fais plus face à mon destin, je ris et je pleure pour un rien !

Donc, oui je soupçonne que ma ligne personnelle connaisse de terribles perturbations, je n’ai plus la lumière à tous les étages, ça craint !

En cause, la rencontre avec un blondin, un bambin juste un gamin, un baladin, un galantin, un malandrin, un galopin.

Non, docteur pas un nain, mais un homme avec un grand H, un artiste avec un grand A, bon là docteur, si vous faites la sourde oreille, on y est encore demain !

Chaque nouvelle, chaque partage, chaque mélodie, chaque geste et parole de lui me donne entrain, et me fait du bien.

Une journée sans écho de lui, et je ne vais pas bien, mais alors pas bien du tout, c’est un vide, un manque, juste un repas, mais pas de festin.

Les réunions, sont trop longues, les étrangers ou clients, trop bavards, j’ai envie de me caler dans mon petit coin, et de crier, oui Julien, oui, je viens !

Ma deuxième maison est un forum qui abrite en son sein, un régiment de sauterelles, qui devant le moindre de ses actes, se pâment, l’acclament autant qu’elles le rétament, quoi vous dites, que j’en fais un drame, un psychodrame, pour peau de chagrin ?

Mais, oui je m’inquiète, j’ai le besoin de lui, câlin, l’ennui de lui, assassin, et tout ce qui n’est pas lui, est dédain, et vous dites après tout cela, que je vais parfaitement bien.

Docteur, je n’y comprends vraiment rien, et vous cela vous fait rire, dites, y pas un truc qui cloche, votre comportement ne serait-il pas malsain ?

Docteur, vous êtes comme un prêtre, vous devez me rassurer, m’aider, et non m’enfoncer, quoi, vous dites que j’aurais besoin d’un bon bain.

Là, pour peu, mes trois neurones, encore à moi toute seule, ne perçoivent pas le rapport, donc, si je vous comprends un tout petit peu, un bon bain et hop, tout va bien ?

Mais, un bain froid, dans l’aigreur et la froideur de nos matins, je crains un bon rhume, quoi vous dites que j’en ai déjà un, un bon rhume de cerveau, oh, le margoulin.

Mais, pour le bain, vous développez ou je meurs idiote ? Ah, vous êtes certain, que cela calmera mes chaudes ardeurs, en ce petit matin.

Donc, si je perçois toutes vos explications édulcorées, je ne suis pas malade, j’ai juste d’interminables et incommensurables bouffées de chaleur, et je dois refroidir, quoi, mon popotin ?

Bon, là on arrête, j’ai la céphalée en ébullition, je le conçois très bien, mais le reste, ce sont mes affaires, mon arrière-train.

Docteur, pourquoi rigolez-vous à présent ? Quoi, j’ai pété plus d’un câble, ben, oui je le sais puisque je vous le dis et redis depuis maintenant plus d’une heure, Hein ?

Quoi, encore, docteur, vous dites que je fais fausse route, non dans mon doute mais dans mon erreur, quelle erreur ? Pas possible, vous n’êtes pas docteur, vous dites que vous êtes chanteur ! Que je me suis trompée d’étage, que vous vendez du charme mais ne calmez pas les larmes. Et, vous vous refusiez de me croire, quand je vous disais, que je n’avais pas la lumière à tous étages.

Mais, là, pour peu, matin, chagrin, dédain, crétin, bon bain, froid matin , tout s’emmêle, et ouf, je me réveille après un absurde cauchemar, trempée et en nage, oh, toutes ces folies, ce n’est plus guère de mon âge.

Julien, vois-ce que tu m’a fait, là je suis en retard, mon chien me regarde de travers, il me suis partout avec sa laisse, il a peur que mes deux doigts de bons sens filent, avant que je n’ai pu faire ses bagages, comment ses bagages, eh, bien oui, rappelez-vous ses menaces, il me dit de ses deux adorables prunelles, que cela nous fera du bien , à tous les deux, son petit voyage, le temps que je règle mes problèmes de décalage !

Julien, tu as trop de chien, même mon canin, ne peut plus le supporter ! A qui la faute, si je ne vais pas bien, quoi, toi, aussi tu t’y mets, tu me réponds que tu n’es pas docteur, mais chanteur et que même si tu comptes plus tard faire l’acteur, tu ne comprends rien à mes babillages, ni à mes badinages.

Eh, Julien, là c’est toi qui prends tes rêves pour des réalités, avec moi c’est tout bien, tout honneur, pas de marivaudage, ni de racolage, ni de culbutage, juste quelques bafouillages mais je compte sur un prochain et définitif alunissage.

Quoi, Julien, toi aussi tu ris de moi à présent, pourquoi ? Alunissage te fait pense à « illunisage », et une Illuna, sage, cela ne veut rien dire pour toi, bon, là-dessus, je te laisse, j’ai ma séance qui va commencer, une séance de quoi, oh, mais de canotage !

Bien, oui, c’est un minimum d’apprendre à pagayer dans tout ce cafouillage !


Caliente
Illuna

mardi 23 octobre 2007

En hommage à de bien belles photos ...

Bien le merci à la charmante "Mamzelleelfie" du forum "crazy-julien" quant à son accord pour l'utilisation de ses fabuleuses photos (qui rejointes par celles non moins splendides de "cisssy" ont été sources abondantes et multiples pour mes deux derniers poèmes). J'espère ceux-ci à la hauteur de leurs photos.
« Sueur en son corps, chaleur en mon cœur »

Sueur, perle nacrée du fond de son cœur, suinte, va et vient dans le moindre de ses recoins, pointe ton ambroisie toute en folie, couvre-le de toutes tes inestimables faveurs, et tatoue-le de tes inaltérables senteurs.

Sueur, accomplit en chaque lit de sa chaude peau, un doux labeur, inonde ses blondeurs, afflue en lui et noie ses peurs, immerge ses tiédeurs, abonde en tous sens, comme en sa bouche, douce liqueur et comme en intimité, ultime langueur.

Sueur, dont on devine les enivrantes saveurs, les odeurs les plus savoureuses et délictueuses entre toutes, parfumées entre musc et sucre mélangés, et submerge-le de ce goût dont on rêve comme primeur et dernier rempart de fraîcheur.

Sueur, nourrit ses colères, déguste ses ardeurs et ses fièvres, fait l’amour amer à son corps défendant, que ta sève soit glaive à ses plaies, que ton ondée soit pluie de mélancolie sur le duvet de ses rancœurs.

Sueur, ondule cher nectar, dégouline chère ondine, butine ses chairs en les parcelles les plus chères, abreuve-toi à ta propre source, à te voir ainsi sa complice, quand douceur rime, alterne et en devient presque douleur.


Caliente
Illuna

lundi 22 octobre 2007

Au temps béni des cavernes ...

Plus que jamais mil mercis à "cisssy" du forum "crazy-julien" pour son accord quant à utiliser ses formidables photos, celle-ci fût ma source d'inspiration quant au texte qui en a suivi + un certain post "Chez Gillette" - merci les filles.
« L’homme de Cro-Magnon »

L’homme barbare, l’homme chevelu plus que de raison, fait-il encore recette auprès de ces Dames, en notre époque.

Au vu des sondages, de notre doux forum, je vous sens donc toutes, bien partagées, moi, je trouve que cela lui donne un style baroque.

Bien sûr du haut de mon grand âge, certaines pourront diront dire, toi la vioque, arrête la soliloque et la débloque !

Mais, je ne peux m’empêcher de trouver un charme à fendre l’âme, à cet animal qui cherche de plus en plus, et de tout bord, la provoque.

Cet homme, j’ai envie autant de le suivre que de le rejeter, je veux absolument garder mon libre arbitre, ma propre interloque.

Mais, je comprends très bien qu’il veut qu’on l’aime plus pour ses révolutions artistiques que pour quelques centimètres de « pilosité » en plus ou en moins, et cela sans équivoque.

Trancher dans cette idéologie, c’est comme couper un cheveu en quatre, inutile de se crêper le chignon, qu’il fasse le fanfaron, perso je reste ouverte à tous ses charmes, tant qu’ils sont dévoilés, moi j’en croque.

Bref, quatre poils en moins, quatre poils en plus, ne soyons pas loufoque, peu importe, on s’en moque, tant que son talent ne dépend pas de la longueur de ses mèches, que dieu ou diable nous emporte et à ses bacchanales nous convoque !

Caliente
Illuna

Julien, de la nuit ...

Mil merci à "cisssy" du forum "crazy-julien" pour son accord quant à utiliser ses belles photos pour mon blog








« Ses pas dans la nuit »

Dans le silence de la nuit, j’entends son pas reconnaissable entre tous, mi-léger, mi-lourd.
Jamais tout à fait le même, jamais tout à fait différent, à demi-loup, à demi-ours.

Parfois, il a le cœur gros, une journée lourde entrave encore ses pensées,
Son cœur peine à se libérer des doutes qui l’animent en permanence.

Parfois, espiègle tel un beau diable, ses mèches blondes sont le rayonnement d’idées inavouées,
Son rire l’habite tout entier, sa bonne humeur, semble alors tanguer entre transe et démence.

Parfois, aussi, sûr de son pouvoir, il abuse alors de toutes les perfections dont Dame Nature l’a doté,
Son corps s’abandonne à la douceur d’un moment que plus tard, il niera avoir vécu, de toute évidence.

Parfois, encore embuées par les échos survoltés du jour, il sera retranché en lui comme un prisonnier,
Chacun de ses mouvements sera protection envers lui-même et obstruction envers les autres, comme une simple nécessité, une pertinence.

Parfois, encore, achevé, fatigué, harassé, il cherchera l’oubli et l’abandon, et adorera se faire cajoler,
Son âme accueillera comme paisible et douce cette nuit complice et propice à de simples ébats, entre bienfaisance et délivrance.

En somme, un homme, qui abrite en son sein, bien des hommes, ni tout à fait semblable, ni tout à fait autre.
Un homme qui varie selon ses humeurs, et que l’on retient, un sacré vaurien, un moins que rien, un peu chagrin, mais si câlin, bref Julien !


Caliente
Illuna

dimanche 21 octobre 2007

Délire épistolaire d'une quadragénaire

Et toujours un grand merci à "cisssy" du forum "crazy-julien" pour son accord quant à utiliser ses inestimables photos pour mon blog




« Révolutionnaire »

Un enfant autrefois solitaire, un enfant pourtant volontaire.
Un petit gars, bien incendiaire, peu protocolaire, lancé sur un itinéraire encore, en inventaire.
Une belle âme, bien née, bien tournée, des plus solidaires, ensablée à ses racines primaires.

Une pensée linéaire qu’il lui faut retraduire et relivrer du plus profond de sa chair.
Un cœur qui danse avec les éclairs, et qui ne veut pas d’impair, pas de création vulgaire.
A nul autre semblable, ton savoir-faire se doit, quels que soient les doutes, de rester hors pair.

Un acquit qu’il ne veut plus cacher, ni taire, et qu’il veut distiller avec flair.
Un chemin d’orfèvre et de diamantaire, qu’il veut riche pour nos pauvres imaginaires.
Un gamin contestataire, qui, à leurs misérables petits tiroirs, va faire vivre un vrai calvaire.

Un sale gosse finalement salutaire, pour nos mondes en dormance moléculaire.
Un adolescent réfractaire, qui va rendre leur arbitraire, bien moins autoritaire.
Un homme, entre lunaire et solaire, néanmoins spectaculaire, pour éblouir et réveiller nos sens endormis et les rendre au contact de ses fièvres, à nouveau des plus téméraires.

Tel est notre révolutionnaire !

Caliente
Illuna

Et une dernière petite bêtise pour aujourd’hui, l’épistolaire d’une quadragénaire !

Douter, une des meilleures façons d'avancer ...

Encore mil et un mercis à "cisssy" du forum "crazy-julien" pour ses très belles photos, qu'elle m'a permis d'utiliser pour mon blog.

« Julien marche au doute »

Julien marche au doute comme d’autres fonctionne au rire, au bonheur, mais lui, plus que tout il aime les affres du doute.

Un Julien, pleinement heureux, même pas un chouia malheureux, nous le savons maintenant et l’admettons : « cela, ne veut rien dire ! »

C’est que pour nous toutes, il ne s’agit plus d’un Julien, un parmi d’autres, en veux-tu en voilà, non maintenant, il s’agit de Julien, oui mais quel Julien ?

Le Julien, pour avancer, il a besoin, ne fût-ce qu’un peu, d’avoir mal, d’avoir peur, d’être « bouffé » en permanence par le doute.

Le Julien, pour créer, doit se remettre en question à tout bout de champ, doit se ronger les ongles autant que l’âme, quoi qu’il en coûte !

Le Julien, pour tracer de lourds sillons, adouber sa propre création, doit aussi encourager et admettre le mélange de belles rencontres sur sa route.

Mais, le Julien, sait encore que s’il veut grandir, devenir un homme dans le sens artistique du terme, devra tomber, et se relever, devra heurter, et accepter d’être aimer, blesser son cœur autant que les nôtres, pour que plus de sens ait sa douleur, et qu’elle soit une réponse à nos langueurs.

Dès lors, aidons-le de notre mieux, en respectant ses choix, parfois lourds de conséquences, sachons comprendre autant que « tacler » l’artiste, sachons critiquer autant que vénérer, sachons entendre autant qu’écouter, sachons admettre que l’on n’aimera pas tout, mais que ce que nous aimerons, aura grande et immense valeur.

Mais par-dessous tout, que ses doutes restent le sens intime du chemin de sa création, et que jamais ils ne deviennent un leitmotiv dans notre approche de l’artiste, « ce » Julien qui accepte parfois un peu d’être, « notre » Julien.

Caliente
Illuna

samedi 20 octobre 2007

Essais de Camille

Mil mercis à "cisssy" du forum "crazy-julien" quant à son accord pour l'utilisation de ses magnifiques photos sur mon blog.







« Oh, le coquin »

Julien est un chenapan, un petit coquin
Quand on l’interroge, il ne lâche rien !
Toujours là, où on ne l’attend pas.
Et même, quand il n’en remet pas,
On a du mal à le croire.
Car comment vraiment savoir ?

Sa façon de détourner la conversation,
Fait qu’il remet toujours tout en question.
Le suivre semble alors du suicide,
Mais nous espérons cependant y survivre.
Alors, on dit : Merci, Julien.
Merci, petit lutin !

Malicieux, tu es sorti du bois,
Pour mettre nos cœurs en émoi !
Toutes, nous sommes, folles de toi !

Camille (maman d’Illuna)


« Etre de lumière »


Tu es un être de lumière,
Ne perds jamais cette qualité première !

Tu nous offres des sensations fortes,
Dès que , de toi, tout ton talent déborde !

Tu es scéniquement très généreux,
Et toi, l’artiste, tu nous rends heureux !

Quand toutes les palettes de ton art explose,
Plus rien dans notre quotidien, ne nous semble morose !

Tu as pris dans nos vie, une telle proportion,
Que nous sommes devenues des pions !

Sur l’échiquier de la vie,
Tu es notre roi, notre ultime envie !

Es-tu seulement conscient de ce changement radical,
Que tu as distillé dans nos vies banales ?

Nous sommes corps et âmes, toutes possédées,
Seront-nous, un jour peut-être, sauvées ?

Mais, c’est vrai, ce n’est pas de ta faute,
Si, tu ne ressembles, à nul autre !


Camille (maman d’Illuna)


Caliente
Illuna

Nos débuts ... mais ouvre donc tes si beaux yeux sur notre vie !


"Virgule, où la ponctuation du bonheur"


Oserais-je une phrase facile, mais qu’il a été long le chemin jusqu’à toi !

Le temps était sans doute enfin venu de se rencontrer, et là pour peu je te suis arrivée bien dépouillée, là où à cet âge, 33 ans, d’autres ont déjà accompli bien des choses, je n’avais plus ni job, ni grandes illusions, ni beaucoup d’ espoir, et au final plus trop de santé, en fait là où les autres ont mari, femme, enfants et maison, c’est très simple, je n’avais rien. Plus inutile sur terre que, tu meurs mais justement on ne meurt pas sur commande, la mort est comme la vie, toutes deux se jouent de vous, pauvre petit être sans importance.

Oh, ce n’est pas qu’il faille subir mais c’est surtout qu’il faut trouver le lit de la rivière, y tracer son sillon, et bien sûr ne jamais croire que la vie est « un long fleuve tranquille », même s’il est vrai que parfois rien ne change, ne bouge et ce pendant de longues périodes, il faut cependant être prêt à survivre lorsque déferlent les cascades, les torrents, et si vous avez bu la tasse, être prêt à se remettre à l’eau afin de goûter à nouveau à la joie de nager. Qu’importe le style, l’essentiel, tout en se laissant bercer par les flots est de savoir qu’à tout moment, on peut si on le décide, remonter le cour de la rivière, et croire ainsi autant que faire se peut que l’on reste maître de son destin.

Et toi, charmant teckel à poils ras et roux, nous étions, de toute éternité, du moins est-ce ainsi que j’aime à me l’imaginer, destiné à nous rencontrer, à nous apporter aide et réconfort, soutien mutuel et amour.


Là, je vais enfin conter à quel point tu as changé nos vies, à tous les trois !


Caliente

Illuna

A toi, le bien aimé.


Petit bonheur deviendra grand pourvu que Dieu lui prête vie et amour ….

Simple comme une petite œillade, comme une complicité qui retisse ses liens et reprend ses bons droits.
Délicieux comme une grande langue qui dévore toutes les bonnes choses qui passent à sa hauteur.
Merveilleux comme quatre petites pattes toujours plus en action et toujours plus intrépides.


Dingue comme un roulé-boulé dans l’herbe tendre un dimanche après-midi, comme un cœur trop à l’étroit.
Fructueux comme un long chemin de croix et de patience qui présente enfin un profil anti-douleur.
Orgueilleux comme le cœur d’une maman qui regarde son bambin enfin revivre et reprendre du bide.


Onctueux comme les baisers mouillés qui refleurissent le longs de mes joues, me remettant le cœur à l’endroit.
Duveteux comme notre lit douillet où tu plonges dans les bras de Morphée, et ronfles à nouveau de bon cœur.
Malheureux comme le soir où te croyant abandonné, oublié, tu t’en est allé dessous la table, tel un insipide.


Fougueux et câlin comme dans tes élans de tendresse lorsque tu constates qu’il n’en est rien, petit intrépide.
Chaleureux et vaillant comme un vieux sage ayant bravement terrassé la maladie inconnue et pleine de rancœur.
Fiévreux et passionné comme au temps jadis de nos premières amours, toi dont la perte sera un vrai crève-cœur.

Voilà, le cri du cœur d’une maman à nouveau heureuse, sereine et confiante, pour son fils bien aimé.


Caliente
Illuna

vendredi 19 octobre 2007

Leader, ot not leader, that's the question !

Et, toujours, et encore, un grand merci à "cisssy" du forum "crazy-julien" pour son accord quant à utiliser ses sublimes photos pour mon blog


















« 1er concert à Paris »


Vraiment pas facile, quand on est un leader naturel de trouver la formule magique pour mettre les autres en avant ?

Troublant de constater que lorsque l’on est dégoulinant de classe et de charisme, cela peut parfois être au dépend.

Enervant d’être pris dans les filets tremblants de l’émotion, pour son groupe, alors que l’on a déjà fait ses armes pour soi, en partie.

Tout recul, semble involontairement un mauvais calcul, quand on est aussi christique, on ne peut se contenter d’un petit coin de vie.

La bonne formule semble alors de ne plus y penser, de s’éclater, d’arrêter de vouloir cloisonner le « Julien » dans un coin.

Ton groupe, tes groupes, tu les aimes, ils coulent dans tes veines, cela on le sait, cela on respecte, mais toi, n’en fais pas un foin.

Tu es doté comme peu d’autres avant toi, tu arriveras à décloisonner, à bouleverser, à toucher, alors ne pars pas te nicher.

Tu ne peux plus reculer, tu es doué pour ouvrir les tiroirs, alors surtout ne t’enferme pas dans une prison, pour le blason de ton groupe, faire plus que toi, dorer !




Caliente
Illuna

Sourd, vous avez dit, sourd ?

Toujours un grand merci à "cisssy" du forum "crazy-julien" quant à son autorisation de pouvoir utiliser ses très belles photos pour mon blog




« Sale bestiole » ou « Dialogue de sourds »

Dis-moi, Julien, est-ce que t’aimer, est censé nous faire du bien ?
Si, oui dis-moi comment cela devrait-il se traduire ?
Ah, comment, tu prétends que tu n’en sais rien, oh, le menteur !
Qui, moi, je joue avec toi, non, là tu inverses les rôles.

Dis-moi, Julien, est-ce que cela va se calmer un brin ?
Si, si, dois-moi pourquoi tu ris, je sens que tu veux encore séduire !
Ah, toi, cela t’arrange bien tout ce falbalas, oh, quel farceur !
Quoi, tu oses, affirmer que c’est vraiment très drôle.

Dis-moi, Julien, est-ce que tu veux arrêter de croire, que tout cela n’est rien !
Si, de toute évidence, tu te sous-estimes, tout en tentant de nous fuir.
Ah, tu me réponds, que tu n’es jamais bien loin, sale tricheur !
Quel hypocrite, quand tu t’y mets, tu sais bien faire l’idole !

Dis-moi encore, Julien, est-ce que tu m’autorises à descendre du train ?
Si, tu es en pleine forme, que rien n’est à même de te détruire,
Pense un peu aux autres, qui n’ont pas ta belle santé de noceur !
Quel Olybrius, si généreux, et pourtant si peureux, de perdre tout contrôle !

Dis-moi au final, Julien, y aura-t’il à tout ce délire, une fin, un frein ?
Si, tu es prêt à toutes les folies, prêt à tout construire, à tout produire,
Songes-tu quand même, ne fût-ce qu’un peu, à arrêter de jouer au provocateur ?
Comment, tu me donnes ta parole d’homme, tu n’es pas une sale bestiole.

Dis-moi, Julien quand tu auras fini de faire l’acteur, le chanteur, le conteur, l’auteur et le racoleur,
Ne seras-tu pas content d’encore trouver sur ton chemin, une colonie de sauterelles,
Et, ne fait pas ton jongleur penseur, en cherchant à esquisser de mes propos, la teneur,
Tu sais, des vérités quotidiennes, personne ne peut rester à l’abri, longtemps, sans ombrelle !
Sinon, tu finiras, tout seul, improbable voyeur, et pour te protéger, t’abriter, plus un seul de nos petits cœurs.

Voilà, la fin de mon tête à tête matinal avec la bête, à ce qu’il semble !

Mais, cette bestiole est réellement née hier midi après avoir reçu des clients, genre Monsieur et Madame, jamais d’accord mais cela jusqu’au cocasse. J’ai, de fait, eu beaucoup de mal à garder le sérieux professionnel qui sied à ce genre de rendez-vous tant c’était farfelu et décousu, et deux minutes à peine, après leur départ, encore hilare, j’ai pondu cette petite chose, tout idiote.


Caliente
Illuna

jeudi 18 octobre 2007

Jardin d'antan


Photo issue du TNT Show



S’il y en parmi vous, qui aime Pierrick Lilliu, je n’ai pu m’empêcher de lui témoigner à lui aussi, et de lui redire à nouveau tout mon attachement. Le petit poème se retrouve à hauteur de la rubrique des anciens de la Nouvelle Star, et s’intitule « Petit breton, d’adoption ».

« Petit breton, d’adoption »

Pour toi, petit breton d’adoption, je te dis une fois encore, que mon amour n’est pas en option et qu’il te reste fidèle au fil des saisons.

De toi, je ressens chaque goutte d’émotion, chaque miette d’effusion, et je reste conquise par tes créations, loin d’être de pâles occasions.

Avec moi, à la moindre de tes chansons, sois assuré que j’y apporte plus qu’une simple écoute, mais bien davantage toute une pluie d’attention.

Et, pour moi, sache qu’il n’y a pas trahison, à vous aimer tous les deux, à le dire dans sa maison, puisque j’ai assez d’amour pour vous deux, dans mon cœur en fusion et débordant de passion !

Caliente
Illuna

Deux, c'est toujours mieux !


Merci à "1967" du forum "crazy-julien" pour l'autorisation fournie quant à l'usage de ses très belles photos pour mon blog









« Le chant des sauterelles »

Lorsque l’été fut venu, et que nous étions plus que jamais en amour de toi, et de tes exceptionnelles ritournelles.
Et, que plus rien, tu ne pouvais fredonner, chantonner sans que l’on y trouve, là merveille, prétexte à une reconnaissance universelle.
Du temple construit autour de toi, en l’honneur de ton conceptuel, et dont nous sommes devenues, les sentinelles.
Les unes écrivant, les autres dessinant et photographiant, les abords et contours de ton monde, des plus sensationnels.
De, nous toutes, femmes parfois incomplètes ou insatisfaites, tu as faites, et bien malgré toi, des merveilles de tourterelles.
Roucoulantes de plaisir, à la moindre de tes créations toute en dentelles, oh, toi le divin ménestrel !

Tout de toi, nous souhaitons comprendre, découvrir afin de partager avec toi, ton œuvre que nous voulons et te souhaitons, éternelle.
En réponse à ton univers troublant et à ton corps défendant, nous adaptons nos vies, de moins en moins virtuelles et, de plus en plus émotionnelles.
A ton écoute, à ta vue, à tes mots, à tes regards, à tes besoins et tes envies, nous nous voulons moins solennelles, plus fusionnelles, plus passionnelles.
Rien de ce que nous concevons, créons, aimons des unes et des autres, nous ne le voulons pour rien au monde, occasionnel.
Bien sûr, nos petits cœurs amoureux, parfois même douloureux mais que tu rends si heureux, ont pour toi, tantôt des couleurs charnelles, tantôt des couleurs maternelles !

Et en écho à chacune de tes admirables émotions, nous nous diluons, et te redélivrons avec passion, le chant des sauterelles !


« Prison dorée, ma 2e maison »

Nous nous partageons Julien, alors que pour la plupart, nous sommes encore occupées à nous découvrir.
Nous nous épanchons de longues heures sur tous les détails de son corps autant que sur ceux de son œuvre, en devenir.
Nous nous poussons les unes, les autres, à oser, à partager, à échanger, à lui toute entière, nous nous livrons, sans coup férir !

Nous nous félicitons des divins moments vécus, de la folie qui a pris nos vies dans des filets, qui ne veulent plus s’ouvrir.
Nous nous plaisons tant dans notre prisons dorée, qu’à la seule idée de nous en échapper, nous pourrions défaillir.
Nous nous émoustillons, titillons, les sensations, tour à tour, chacune y livrant ses détours et ses contours, l’homme nous inspire !

Nous nous plaignions de délaisser un peu, beaucoup, nos familles chéries, mais il est si bon sur le forum, notre 2e maison improvisée, d’y revenir.
Nous nous disons que nous vivons là, une période des plus dorée, insensée, spontanée, nous la traversons de plus en plus émerveillées, mais le meilleur reste pourtant, encore à venir.
Merci, Julien, et même si tu n’en sais rien, à la vie de beaucoup de femmes, tu as fait le plus grand bien ! Et, rien que pour cela, un grand, un tout grand, merci !

Bien le merci pour votre présence, votre attention, vos émotions, j’aime à venir ici, et chaque jour, de plus en plus.


Caliente
Illuna

mercredi 17 octobre 2007

Miroir, mémoire des uns, dédale des autres ...

Mil mercis à "cisssy" du forum "crazy-julien" pour son autorisation quant à utiliser ses sublimes photos.
« Miroir, mon beau miroir, prête-moi ton savoir ! »

Mais qu’y a-t’il de l’autre côté du miroir ?
Une vie d’artiste pleine d’espoir,
Bien des soirs, d’affres et de doutes, en devoir
Puisque toute création se doit de broyer du noir !

Mais qu’y a-t’il de l’autre côté du miroir ?
Une vie d’homme sur le fil du rasoir,
Des journées chaudes et douces, en mémoire
Puisque l’artiste n’est rien si l’homme est sans gloire !

Mais qu’y a-t’il de l’autre côté du miroir ?
Sans strass et paillette, il faut le vouloir,
Des années à bâtir une œuvre comme un manoir
Puisque l’accomplissement a des droits sur tes à-valoir !

Mais qu’y a-t’il de l’autre côté du miroir ?
Des restes d’un petit garçon timide, je demande à voir !
Des zestes d’un adolescent maladroit, je n’ose y croire !
Des gestes prestes et lestes d’un homme affolant, avec un réel pouvoir ?

Mais qu’y a-t’il de l’autre côté du miroir ?
Que chacune d’entre nous brûle de le savoir,
Et toi, au loin, qui à ce « consumoir », ne veut y croire,
Mais, qui regarde tout cela d’un œil mi-critique, mi-bonne poire !

Mais qu’y a-t’il de l’autre côté du miroir ?

Caliente

Illuna

mardi 16 octobre 2007

Amitiés sincères


« Nouvelle amie, d’outre Quiévrain »

Elle a osé, mais qu’a-t’elle osé ?
Un premier pas dans les jardins de l’amitié.

Elle a osé, mais sans en abuser,
Un premier mail, comme à la mer, un filet lancé.

Elle a osé, animée de douces et tendres pensées,
Un premier sourire au travers de quelques mots « posés », « griffonnés ».

Elle a osé, ouvrir une porte sur un avenir insensé,
Un premier lien entre nous toutes, elle a tissé.

Elle a osé, réunir nos plumes débridées, affolées.
Un premier regard, sur nos mondes, sans les offenser.

Elle a osé, parler de nos différences, les mélanger,
Un premier espoir quant à se rencontrer.

Elle a osé, et plus que jamais, j’ai aimé.
Une première rencontre, bientôt viendra nous combler.

Caliente
Illuna

Mes démons, loin de l'ennui

Mil mercis à "1967" du forum "crazy-julien" quant à son accord afin de pouvoir utiliser ses très belles photos sur mon blog









« Les démons de la nuit »

Aime-moi,

Je serai l’instrument,
De tes fantasmes déments.
Sois ma houle, amasse et roule.
De toi, rends-moi saoule !

Aime-moi,

Je serai ta guitare.
Il n’est jamais trop tard.
Libère ta fureur, n’aie plus peur,
Je métrise tes ardeurs !

Aime-moi,

Je serai ta chanson,
Ensemble, vibrons, montons le son,
Sois l’hidalgo, mon héros,
Mais ne vient pas trop tôt !

Aime-moi,

Je serai ta partition,
En perdition, donne le ton,
Et de ton corps, cheval mort,
Donne-moi le décor !

Aime-moi,

Je serai ta musique,
Pour toi, l’unique,
De ton archer, sur donzelle,
Joue comme en violoncelle !

Aime-moi,

Je serai ton micro,
Et de ma bouche, soit accro,
Admets que nos corps en transe,
Tangue entre danse et démence !

Aime-moi

Je serai tes notes.
Et, de moi, tu seras, l’hôte.
N’ai pas peur en mon cœur
Tu connaîtras aussi la douceur !

Aime-moi,

Je serai le refrain,
Pour qu’avec fièvre et entrain,
Tu libères tes démons de minuit,
Jusqu’au bout de la nuit !



Caliente
Illuna

lundi 15 octobre 2007

Une envie de chocolat, pas pooooossible !

Mil merci, encore et toujours à "1967" du forum "crazy-julien" quant à son accord pour utiliser ses photos sur mon blog









« Moi, de toi chocolat ! »

Si tu étais un chocolat, j’aimerais à loisir, à plaisir,
Laisser couler ton praliné dans ma bouche.

Oh, combien, je gouterais de toutes les nuances de mon palais,
A l’intensité de tous tes fourrés et de tous tes panachés.

Oh, combien, je chérirais ton délicat et fin vanillé,
Qui de ma langue ferait le Palais des mil et un délices.

Oh, combien, ton chocolat fondant,
Je me plairais à laisser déambuler à l’orée de ma gorge.

Oh, combien, tes muscades auraient audience
Et obédience sur le bout de ma langue.

Oh, combien, tes ganaches et liqueurs,
Danseraient la sarabande avec ma salive, avant que de les avaler.

Oh, combien, simple et noir, tu aurais les faveurs de mon goûter
Et comme ma gourmandise te serait toute acquise.

Et, oh, combien, mes dents aimeraient jouer,
Avec « Manon » et sucrette à l’orange, les titiller avant que de les croquer.

Oui, si tu étais un chocolat, ma bouche et mon palais,
Te feraient subir mil et uns supplices, avant que de manger, tout cru !

Bon, à ce stade-là, je pourrais vous la jouer France Gall,
Comme du temps des « sucettes à l’anis » de Serge Gainsbourg,
Et prétendre de toute bonne foi, à ma plus grande innocence.

Mais, si innocente je suis, en n’ayant songé qu’aux délices du chocolat lors de l’écriture,
Je ne puis nier que je le suis devenue beaucoup moins, suite à une relecture.
J’ai donc ainsi pris conscience du terrible double sens niché au creux de l’aventure,
Et du résiduel plus corsé, plus épicé d’un lien évident avec certains dessous de ceinture.

J’espère donc qu’après fine lecture, vous n’aurez pas avec moi, la dent dure !

Et, moi de conclure,

En plagiant légèrement une phrase quelque peu modifiée, et que l’on trouve volontiers à la fin d’un générique, et que j’ai donc adapté aux circonstances : « Tout rapprochement fortuit ou volontaire, avec une certaine partie de son anatomie primaire, serait pure fiction ou involontaire, et finalement laissé à l’appréciation des limites tertiaires, de votre imagination incendiaire »

Bien qu’avec mon chocolat, mon capital « innocente », s’étiole un peu, auprès de Saint-Pierre, mais je peux toujours essayer de le sustenter avec quelques chocolats, ah, non, vous me dites que ce ne serait pas une bonne idée, il pourrait en concevoir quelques aigreurs. Bon, je vous fais confiance, demain je tenterai de me faire pardonner, mais avec « Aime-moi », ce ne sera peut-être pas gagné, non plus.

Caliente
Illuna

dimanche 14 octobre 2007

La nudité, vérité toute crue !

Photo issue du magazine "Playboy" d'octobre 2007


« La nudité »

La nudité, tout le monde en a sa conception, selon les uns, naturelle, selon les autres, tentatrice voir mère de toutes les faiblesses, et pour d’autres encore, carrément tabou.

Moi, dans cette approximative et embryonnaire échelle de valeur, je me situais plus volontiers entre le naturel et la tentation.

La nudité, pour les gens dont le corps peut s’exprimer en toute beauté, je n’en vois pas la raison de les brimer ou de les brider.

Une belle photo de nu est parfois selon l’art, et en noir et blanc, plus que jamais sans trucage, l’expression du don de l’œil du photographe, qui juxtaposée à un corps, nous en offre sa simple beauté. Ni plus, ni moins.

La nudité se rattache aussi très volontiers aux fesses roses d’un bébé bien joufflu, comme à toute source de vie, non encore polluée par les excès et les dérives de notre société.

Elle se décline aussi au travers de la complicité de deux êtres, elle complète leurs liens émotionnels et intellectuels, elle peut engendrer de solides racines dans un couple, son absence est d’ailleurs parfois la preuve la plus évidente d’un malaise.

Mais, nous savons aussi que l’on ne peut en oublier ses dérives, comme un commerce juteux, poussé à son comble par l’entremise de certains spectacles qui ne peuvent se prévaloir, ni de qualité, ni d’un certain esthétisme.

Et, en finalité, elle oscille entre un érotisme de bon ton, proche d’un style à la « Emmanuelle » ou la « David Hamilton » et le porno, dont les extravagances sont légions, et hélas, n’est pas Rocco Sifredi, qui veut.

Et, où je veux en venir, mais à Julien, bien sûr. Et à ce que je ressens de son rapport avec la nudité.

Au tout début, le sujet de la nudité semblait pour lui, se résumer en une grande pudeur mais cela ne cadrait pas avec les premières prémices, qui semblait le lier avec son envie de faire du cinéma, ni avec ses interprétations de plus en plus sauvages, endiablées et redélivrées dans l’antre de Baltard.

L’homme n’avait conceptuellement pas de normes étriquées, ni de cloison, ni d’œillère quant à tout ce qui pouvait se concevoir télévisuellement parlant. Il a de plus en plus théâtralisé ses prestations, ses gestes ont frôlé de plus en plus avec la limite d’un érotisme de bon aloi, la caméra ne pouvait le suivre plus avant, et depuis, « Moi, Lolita » dont la classe dégouline encore dans les travées, il a ressenti le profond besoin de jongler avec toutes les combinaisons possibles, allant d’un « Sinatra » à contre courant, « costumisation » parlant, à un « Tainted love » super classe en habit de grand prix, mais souligné pour ne pas dire surligné d’une gestuelle des plus érotiques, voir provocante et relayée par des yeux de folie.

Si l’habit était sage, l’homme ne l’était pas et si l’habit était provocant ou interpellant, l’homme pouvait alterner sa cristallisation entre des paroles brûlantes et un visage d’ange, puis passer à son contraire avec un phrasé moins lascif mais un visage plus démoniaque.
Et depuis une certaine nudité, mise en avant sur « Stranger in the night », l’homme a surmultiplié, mélangé les genres, les appels tantriques avec les petits sourires gênés, les regards impossibles à soutenir sans rougir et les doigts complexés à l’orée d’une bouche regrettant d’être, elle aussi par trop désirable.

Sa nudité évoquée, a alors entrepris de nous conquérir, comme si David devait encore et encore prouver qu’il a bien vaincu Goliath, mais l’homme fût sans conteste encore plus démoniaque, lorsqu’il voulut bien admettre, ne fût-ce qu’un peu, qu’il était poooossible que Dame nature, l’ai comblé de quelques dons quant à séduire un public, averti ou non, féminin ou non, professionnel ou non … et la liste s’allonge de jour en jour !

Mais comme l’insatisfaction dont il s’abreuve en permanence, le taraudait depuis Baltard, il a trouvé le moyen de survivre à la tournée d’été en alternant pluie et soleil, et quand l’homme est sooooleil, cela donne les photos de « 1967 », oh, combien charnelle, émouvante de simplicité, oui la demi-nudité de Julien est d’une simplicité à pleurer, à tomber par terre, à peine un petit collier, histoire que bestialité rime avec sensualité, histoire que féminité s’accroche encore plus à son incroyable masculinité.

Julien a un rapport très sain et naturel avec la nudité, elle se perle de soie dorée au détour de photos, elle se décline selon ses envies, elle se teinte de colère par des cambrures de matador, elle se livre puis se reprend, s’offre mais se protège, elle se donne mais telle une femme, souvent varie, elle est dans toute la splendeur de ses 25 ans, sans complexe, prête à vivre la grande aventure du cinéma. Elle se confirme sans pudeur au détour d’un magasine, son choix ultime, celui-ci ne résultant, cette fois-ci, en rien de photos dérobées.

Elle est aussi l’annonciatrice pour moi, que tatouages ne riment pas toujours avec horrible grimage, elle m’offre l’occasion de perdre 45 ans de conviction quant au peu de cas que je faisais d’eux, puisque aujourd’hui, je me sens attirée par ses rivages comme bateau qui cherche désespéramment naufrage. Sa nudité, fût aujourd’hui au détour des photos mises sur mon blog, ma source d’inspiration !

Je ne pouvais donc rater l’occasion de vous livrer mes impressions sur cet affolant et grisant sujet.


Caliente
Illuna

samedi 13 octobre 2007

Florilège de sens, sans sens précis !


Encore et toujours mil mercis à "1967" du forum "crazy-julien" pour son accord quant à utiliser sur mon blog, ses plus que troublantes photos.



Après le formidable florilège de nos sens par Dame Lucrezia, et la réflexion qui s’en suivi quant à savoir auquel d’entre eux, nous pourrions alors renoncer sans trop de souffrance, choix Cornélien, choix improbable tant nous les manions tous avec une telle insouciance qu’il nous est parfois insupportable d’avoir simplement à songer que l’un d’entre eux pourrait nous être enlevé. Nous pensons qu’ils nous sont tout simplement dû, comme un droit divin, qu’il ne pourrait en être autrement, comme si nous étions les maîtres de la conception, les maîtres de l’univers, et nous avons bien sûr tort ! Mes yeux, privés de lumière pendant de longues semaines, peuvent vous en témoigner, la lumière est un droit divin, mais nous ne sommes pas Dieu !

Je me suis alors imaginé un jeu pervers, et plus maléfique, plus diabolique, que de nous ôter l’un de nos sens, celui d’avoir à choisir duquel de ses sens, nous priverions Julien, si nous devions absolument le faire.

Donc, après analyse, la mienne en tout cas, j’ai finalement opté pour le toucher, à ma lecture, vous en comprendrez mon choix. Le vôtre pourrait bien sûr être différent, il vous suffit d’y réfléchir.

L’ouie, comme cette absence de son qui faillit rendre fou, Beethoven, compositeur qui sombra aux portes de la violence avant que de comprendre que la puissance de son génie vivait en lui et de découvrir qu’il pouvait ainsi écouter ses œuvres, en son âme et en son corps.
Moi, j’aime à me dire que je ne pourrais me priver de toutes les mimiques de Julien, après son écoute de telle idée ou telle parole. Sauf, que peut-être j’aimerais être les mains qui de leurs signes le guideraient vers les portes de la compréhension.

La parole, voilà une cruelle privation, un insensé non-sens, au plus indispensable de ses sens, selon nos sens mais, tu nous l’as dit, certes « c’est mon truc, mais pas Le truc », ce serait-là comme une auto-flagélation à ta dernière provocation, et comme le temps n’est plus au cinéma muet, bon à jouer avec le feu, tu as failli avoir chaud aux f….
Mais, en bonne fille, que je suis pour moi-même, je n’en ai pas encore marre de t’entendre susurrer, murmurer, hurler : « c’est pas de ma faute …. », et maintenant que tu viens chez moi, à Bruxelles, j’ai bien envie de me laisser aller à toutes tes voix, même si elles ne sont pas impénétrables, celle-là !

La vue, toi dont les yeux brûlent d’un feu intense, ah, cachez ces prunelles, que je ne sauraient voir sans mourir d’envie de m’y plonger, et de m’y perdre pour des années lumières, mais me retrouver face à ce beau visage dont l’âme ne serait plus au bord des cils, non vraiment trop dur, et puis, toi que les femmes, fascinent tant, tu as encore beaucoup à voir d’elles, avant que d’être un homme accompli.
Donc, en toujours bonne fille, je refuse de ne plus être chamboulée, chavirée, par tes regards fiévreux, sombres, moqueurs, non, je ne suis pas encore fatiguée de tous tes regards, et toute punition ciblant ces yeux-là se retournerait envers le porteur du maléfice.

L’odorat, toi qui vient du Sud, dont l’accent chantant sent la lavande et les cigales, comment te priver des senteurs mirifiques et florales de ta si belle région, comment se dire que tu ne pourrais plus sentir le corps de ta bien aimée, même si ses temps-ci, il te faut bien du nez, puisque selon certains magasines, ce ne serait pas toujours la même, ou bien ne serait-ce pas plutôt les dit magasines qui manqueraient de nez.
Mais-là non plus, je n’ai pu me résoudre à t’ôter ce sens-là, peut-être que j’aime un peu trop l’idée de tes sens, sans dessus dessous, affolés par les senteurs de la vie.

Le goût, toi qui te dit volontiers gourmet, voir de temps en temps gourmant, ce sens de tous tes sens, est celui qui pour moi symbolise le plus, le petit garçon qui habite en toi, et au petit garçon, je ne pourrais y toucher sans, que de me sentir la plus cruelle des mères. Toi, qui dis aimer les pâtes, les miennes sont divines, et donc …
Bonne pâte, je n’ai pu me résoudre là non plus à t’enlever celui, de tes sens, et d’évoquer tous tes sens, cela me met les sens à l’envers. Bref, j’aime l’idée de savoir que de ma cuisine, tu pourrais encore te régaler.

L’intelligence, tu as celle du cœur, celle de la connaissance, celle de l’instinct, celle de l’éducation, celle de la découverte, bref t’en priver ressortirait selon moi de la plus haute des cruautés, ce serait la plus insensée et la plus désespérée des privations, oser que de toucher à la quintessence de ton être, te voir ainsi privé de la lumière qui vibre en toi, de tes rires qui en exultent, de tes regards qui en irradient, non, là non plus, je ne le peux pas.
Moi, je ne pratique pas de maléfices à doubles effets, ta souffrance ne doit être que ta seule punition. Et, puis un Julien, sans intelligence, cela ne veut rien dire, ce serait un peu comme un bateau sans la mer, un arbre sans la terre.

Le toucher, toi qui aime à tant percevoir toutes sorte de nuances, de mélanges, tu en seras donc réduit à ce que je nomme, le toucher par transmission, ma grand-mère à la fin de sa vie, avait perdu le sens du toucher, et je me suis efforcée de le lui restituer au mieux par des couleurs, des images, mes mains guidant les siennes, lui rappelant d’autres temps, des journées durant, j’était ses sensations, son emprise sur les choses, son empreinte sur la perception tactile, et j’aimais ces moments privilégiés ou l’on sait que l’on est utile à l’autre, qu’on lui fait du bien, parce qu’on l’entend dans l’émotion de sa voix, parce qu’on le voit dans ses yeux, parce que l’intelligence vous délivre un message, du bout des lèvres, et ce message à l’odeur des souvenirs d’enfance, le goût des jardins vert paradis de l’insouciance des temps qui ne sont plus, par l’entremise d’un simple : merci !

Donc, mon choix, te concernant fût des plus simple, mais fera-t’il l’affaire de notre homme, disons que d’un moindre mal, j’ai choisi. Que celle qui a meilleure idée, ne se prive pas de nous la dire.

Et, puis un petit poème écrit sur une table de restaurant … par un jour de grand vent, entre mes parents.

Avec lui, de blonde, je me ferai brune
Avec lui, brune je serai donc, mais pas pour des prunes
Avec lui, j’oublierai toutes mes infortunes
Avec lui, l’amour, je ferai dans les dunes
Avec lui, du cœur je partagerai la fortune
Avec lui, je vivrai au clair de la lune
Avec lui, sortilèges et maléfices s’envoleront des runes

Avec lui, s’estomperont les jours de brumes
Avec lui, fini les craintes entre marteau et enclume
Avec lui, mon corps plus léger qu’une plume
Avec lui, tous mes feux clignotent et s’allument
Avec lui, jamais plus froid, même plus un rhume
Avec lui, je serai loin des portes de l’amertume
Avec lui, ce sera fruits de la passion et pluies d’agrumes !


Caliente
Illuna