
« La complainte du teckel »
(à tout seigneur, tout honneur, je lui dédie ma présente "patte")
Vers la fin de la nuit, là où parfois le jour va poindre, je me lève pour que dans le silence religieux, ma plume puisse librement danser la sarabande.
Dans la pénombre, je me livre à l’une de mes activités préférées, j’écris sur lui, l’être « doré », des mots empourprés, des textes insensés dont mes idées doivent se libérer.
Alors là, souvent, je sens derrière moi, la présence bienveillante de mon compagnon et de mon chien, sommeillant et respirant doucement, alanguis dans un fauteuil.
Mais en ce nouveau matin, qui pointe, c’est à peine si je me souviens d’un léger baiser apposé dans mes cheveux et d’une truffe mouillée, le long de ma jambe.
Et soudain, l’envie d’eux me prend, je regagne la chambre où je pense les trouver endormis, l’ensemble baignant dans une douce chaleur que seuls les êtres aimés distillent.
Mais, là rien, que le froid, le vide, l’absence, mais où sont-ils donc, mes deux vagabonds, mes deux « petits » mecs, et de ce pas, je m’en vais donc à leur recherche.
Je parcours alors les nombreuses pièces de la maison, et au détour d’un escalier, je les retrouve là, installés à peine confortablement, qui m’attendent.
Pourquoi, ai-je alors la gorge nouée, serait-ce à la vue de la valise de l’un de mes deux « petits » mecs, oui sans doute, mon teckel à près de lui sa valisette de vacances.
Ils me regardent tous les deux, avec des yeux de « cocker », et je remarque alors que mon « bébé poilu » tient dans sa gueule, une missive à mon attention.
Je m’approche et prends alors le texte qui m’est destiné, à sa lecture je ne pourrai arriver au bout, sans que mes yeux ne se brouillent et que mon cœur ne se serre.
Je vous en livre, à présent, le contenu … de ce que j’ai nommé « La complainte du teckel »
De m’oublier des heures durant, plongée que tu es dans tes écrits, tu t’abstiendras.
De mes caresses, moments d’insondable complicité, plus une seule minute, tu ne me priveras.
De me regarder sans me voir, de me toucher sans y croire, plus jamais, tu ne feras.
De rire à mes dépens quand je suis jaloux, tu oublieras.
De me nourrir n’importe quand, de m’oublier derrière la porte, tu éviteras.
De me soigner ou m’abreuver, quand tu y repenses, sur cela aussi, tu méditeras.
Mais surtout, d’aimer un autre « doré » que moi, définitivement tu t’abstiendras.
Et, si tu ne peux pas, alors nanti de ma valise, dûment remplie de mes « joujoux » favoris, de mes indispensables médicaments, de mes « caramels » préférés, de mon shampooing personnel et de ma petite laine, chez nos amis, un long séjour s’en suivra !
Comprenne, qui pourra ….
Caliente
Illuna
(à tout seigneur, tout honneur, je lui dédie ma présente "patte")
Vers la fin de la nuit, là où parfois le jour va poindre, je me lève pour que dans le silence religieux, ma plume puisse librement danser la sarabande.
Dans la pénombre, je me livre à l’une de mes activités préférées, j’écris sur lui, l’être « doré », des mots empourprés, des textes insensés dont mes idées doivent se libérer.
Alors là, souvent, je sens derrière moi, la présence bienveillante de mon compagnon et de mon chien, sommeillant et respirant doucement, alanguis dans un fauteuil.
Mais en ce nouveau matin, qui pointe, c’est à peine si je me souviens d’un léger baiser apposé dans mes cheveux et d’une truffe mouillée, le long de ma jambe.
Et soudain, l’envie d’eux me prend, je regagne la chambre où je pense les trouver endormis, l’ensemble baignant dans une douce chaleur que seuls les êtres aimés distillent.
Mais, là rien, que le froid, le vide, l’absence, mais où sont-ils donc, mes deux vagabonds, mes deux « petits » mecs, et de ce pas, je m’en vais donc à leur recherche.
Je parcours alors les nombreuses pièces de la maison, et au détour d’un escalier, je les retrouve là, installés à peine confortablement, qui m’attendent.
Pourquoi, ai-je alors la gorge nouée, serait-ce à la vue de la valise de l’un de mes deux « petits » mecs, oui sans doute, mon teckel à près de lui sa valisette de vacances.
Ils me regardent tous les deux, avec des yeux de « cocker », et je remarque alors que mon « bébé poilu » tient dans sa gueule, une missive à mon attention.
Je m’approche et prends alors le texte qui m’est destiné, à sa lecture je ne pourrai arriver au bout, sans que mes yeux ne se brouillent et que mon cœur ne se serre.
Je vous en livre, à présent, le contenu … de ce que j’ai nommé « La complainte du teckel »
De m’oublier des heures durant, plongée que tu es dans tes écrits, tu t’abstiendras.
De mes caresses, moments d’insondable complicité, plus une seule minute, tu ne me priveras.
De me regarder sans me voir, de me toucher sans y croire, plus jamais, tu ne feras.
De rire à mes dépens quand je suis jaloux, tu oublieras.
De me nourrir n’importe quand, de m’oublier derrière la porte, tu éviteras.
De me soigner ou m’abreuver, quand tu y repenses, sur cela aussi, tu méditeras.
Mais surtout, d’aimer un autre « doré » que moi, définitivement tu t’abstiendras.
Et, si tu ne peux pas, alors nanti de ma valise, dûment remplie de mes « joujoux » favoris, de mes indispensables médicaments, de mes « caramels » préférés, de mon shampooing personnel et de ma petite laine, chez nos amis, un long séjour s’en suivra !
Comprenne, qui pourra ….
Caliente
Illuna

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