lundi 31 mars 2008

Julien flirte dangereusement avec les limites...

« 27 secondes, si peu et parfois déjà bien trop ! »


27 secondes, comment pouvoir honnêtement jauger le travail d’un artiste en 27 secondes, songez tout de même que vous parlez là de son bébé, d’une partie de son oeuvre, de son univers qu’il va enfin nous livrer en regard d’un premier single, premier partie de l’opus tant attendu qui ne sera peut-être lui-même que l’ébauche, l’ersartz d’un travail plus complet et plus diversifié en regard d’un homme qui ne cesse de se livrer à nous, petit à petit.
Par respect, attendons avant de nous prononcer par trop et de manière trop « heurtante », lui y a mis une partie de ses tripes, de sa sueur, de ses rêves, jour après jour, nuit après nuit, alors la moindre des politesses est de ne point juger trop vite, pourquoi le blesser inutilement, sachons attendre, découvrir, écouter, réecouter et si la critique nous vient en finalité, exprimons là avec respect, bonne mesure et correction.
Pourquoi blesser celui qui nous offre tant, songez donc, qu’il l’a bercé, nourrit dans son sein depuis l’été dernier et pour certaines parties depuis sept longues années, alors donnons-nous au minimum quelques jours voir quelques semaines avant de tout réduire à néant, ne traitons pas sa musique, ses écrits, sa créativité comme quantité négligeable que l’on puisse balayer d’un simple geste, d’un simple mot.
Je sais qu’il est l’artiste qui nous livre son travail comme l’homme qui attend le bon vouloir de la femme, l’artiste propose, son public dispose mais aimons-le aussi pour ses faiblesses, ses doutes et ses angoisses.
Face à cet homme fier avec un certain ego, justifié et non, mesuré ou non, n’oublions pas qu’il y aussi derrière un homme qui a peur, qui attend, qui vibre de l’écho favorable qui viendra ou pas, et si nous n’aimons pas, sachons clairement l’énoncer pour l’aider à comprendre nos ressentis, nos perceptions puisqu’il nous lit, jouons notre rôle de maillon dans la chaîne de son ouvrage.
Julien est curieux, de cette bonne intelligence qui veut savoir, comprendre, ce que nous en dirons sera peut-être l’ouverture vers une autre dimension et ainsi de suite, rendons les échanges intelligents et astucieux, il le mérite, de cela, ne doutons déjà plus dès ce jour.
Respecter l’homme, c’est admettre que l’artiste puisse être faillible, n’ai-je moi-même pas été déçue suite au fameux 24/11, je l’ai clairement et vivement exprimé mais jamais sans que mon amour ne cesse de battre en regard des exigences que j’ai pour cet orfèvre !
Je serai sévère mais juste avec lui comme j’ai pour habitude de l’être avec moi, ni plus, ni moins mais du 24/11, j’ai appris les limites de trop de vivacité intellectuelle pour pouvoir en regard des échanges du forum et de la sagesse de certaines ne plus juger trop fougueusement.
Mais quoi qu’il se dégage du single et de l’album, je n’en serai pas moins fidèle à l’artiste qui a depuis bien longtemps conquis mon cœur, je lui octroie volontiers le droit de me décevoir, comme hier, comme aujourd’hui peut-être ou comme demain…
Mais je reste aussi confiante, combien de fois, m’a-t’il enchanté l’âme, le cœur et l’esprit et combien de fois m’a-t’il déçu, des milliers de bonheurs pour une seule déception, je crois que je lui dois un sacré crédit confiance et je compte bien le lui accorder les yeux fermés ce qui me laissera toujours deux bonnes oreilles à son écoute !!!
Allez, Julien, vient faire l’amour à ma « platine », à mon mp3, oui viens sans crainte, il est vrai que j’attends l’orgasme du siècle mais en regard de tout ce que tu es, je suis prête à accepter un tout petit plaisir, déjà celui de ta venue en ma chambre, eh, oui, c’est là que j’écouterai dans un silence religieux ton premier bébé, ta première création, c’est là que tu m’enverras ou non au septième ciel… et si la première n’est pas la bonne, tu auras le droit de t’appliquer pour la suivante… et ainsi de suite jusqu’à plus envie…

Caliente
Illuna

dimanche 30 mars 2008

Entre forum, "crazys" et Julien...


« Choc mais pas en toc »

Baroque et lyrique
Bas rock et critique
Bas relief sur ton fief

Impression nocturne
Dépression diurne
Pression taciturne

Classe cinq étoiles
Star, strass et toile
Belle âme mais rien ne dévoile

Jeux de pistes
Cœur généreux d’artiste
Calme avant l’artifice

Caliente
Illuna

La bagatelle d'un grenier...

Photos issues de la revue L'express - obtenues via le forum "crazy-julien"
« La chamade »

J’ai le cœur qui bat à tout rompre, j’ai monté la volée d’escaliers quatre à quatre, je sais que tu m’attends comme chaque année depuis notre premier jour, notre premier mot, notre première nuit d’amour.
Je sais que tu as gravi ces marches avant moi, je sens encore ton odeur au détour des paliers, l’ambre et la cannelle virevoltent autour de moi, accentuant mon désir, exaltant mes sens, j’ai l’âme d’une adolescente à son premier rendez-vous.
Seras-tu doux, tendre ou bien fou et plus passionné, jamais tout à fait autre, ni tout à fait le même, quelle surprise me feras-tu, qu’auras-tu imaginé pour me combler, que me diras-tu de cette voix chantante que j’aime tant lorsque résonne sous les poutres de veille bâtisse.
Toutes mes émotions sont en lutte, je ris, je pleure, j’ai envie, j’ai peur, j’ai faim, j’ai soif, et cette magie perdure maintenant depuis plus de dix ans, dix ans à s’aimer comme des fous au mépris et à l’insu de nos familles respectives, dix ans à préférer l’incertain de nos rencontres à la sécurité d’une vie à deux, pourquoi, parfois nous doutons de l’envie de protéger nos proches, nous savons alors que c’est la peur de perdre notre précieux trésors au travers d’un quotidien sans saveur, sans assurance de passer le cap de l’ennui d’une vie à deux au jour le jour, oui nous sommes deux menteurs doublés de deux affreux égoïstes mais nous sommes si heureux ainsi, alors pourquoi y remédier, tout changer, tout foutre en l’air ?
Dix ans, que nous avons cessé définitivement d’être des enfants et surtout d’être innocents, tu es marié et peu comblé pour ne pas dire malheureux, je suis mariée et je me sens comme un vieux pot de fleurs que l’on a oublié sur le coin de la cheminée.
Nos regards se sont croisés et compris d’emblée le jour de ton mariage auquel j’étais invitée par des amis de la mariée, tu semblais résigné, peu enclin à la fête lorsque m’isolant j’étais tombée sur toi au détour d’un besoin de solitude, dix ans que nous nous aimons comme des fous dans ce vieux grenier situé au dessus d’une grange en plein campagne.
Vieux grenier, témoins de nos besoins, de nos ardeurs, vieux d’un sagesse qui ne vivra jamais en nos cœurs, ni en nos ventres, nous sommes au contact l’un de l’autre, si fusionnel que nous penons bien soin de ne pas trop nous croiser lors de grandes réunions amicales et dix ans que nous réussissons parfaitement à nous aimer sans avoir besoin de nous justifier, nous sommes fait l’un pour l’autre mais nous ne vivrons probablement jamais ensemble !Là, je vais pousser la porte du grenier et la féerie va pouvoir nous emmener loin, très loin du contingent et des ses affres. Je suis gaie comme un pinson, j’ai envie de chanter à tue-tête mais dans un même temps, en touchant la poignée de la porte, je suis émue comme dans un église dont la profondeur du silence m’émeut et m’atteint, cela même si je ne suis pas croyante.

Il fait noir, le foin embaume les lieux ainsi que « l’émouvance » de ta saveur, ton épice enveloppe la magie des lieux, je devine sans peine ta présence, je sens que tu te rapproches de moi, je devine que tu es derrière moi, lentement, doucement tu m’enserres ainsi de tes bras, tu fais peser ta tête sur mon épaule, tes mains s’approprient déjà mes seins qui ne semblent attendre leur éveil qu’à ton seul contact, tes mouvements au travers du tissu sont lents et appuyés, ton pouce parcourt mon cou et tes doigts pincent ma peau comme si tu devais imprimer une marque, un sceau à ma chair, ton pouce remonte alors jusqu’à ma bouche comme pour graver ma lèvre inférieure de ton désir, je ne peux m’empêcher d’ouvrir ma bouche, de le pincer entre mes lèvres, de le mordiller, de le toucher du bout de ma langue.
Tu murmures alors un guttural bonjour à mon oreille, tu écartes de ta bouche quelques mèches de cheveux qui t’empêchent de me toucher selon l’humeur de tes ardeurs, je devine aussi l’orée de ta barbe qui frotte sur le bas de ma joue, tu sais que si tu appuies plus fort ce contact, tu vas me faire mal, ne pas te voir accentue les battements de mon cœur, je brûle du désir de te voir mais rien ne presse quant à abreuver cette source de tentation, ne pas satisfaire une envie en augmente souvent son pouvoir.
Toi qui le sait tout autant que moi, tu as décidé que notre première union serait en ce début de nuit pleine de promesses sans le plaisir visuel, mais alors que le charnel nous dévore de plus en plus et de toute part, tu m’enlèves par l’arrière ma petite robe que tu laisses négligemment tomber à même le sol, tu ne daignes toujours pas me faire face et alors que tu sais pertinemment que cela sera oui à tout, tu me demandes de charmante manière si je t’accorde le droit de me prendre ainsi, je pense alors que ces questions que tu distillent au fil de nos rapports sont comme des petites marques de respect, comme une estime surlignée du fait que tu ne considères pas tout comme dû ou acquis, tu restes en demande, inutile de préciser que ce genre de délicatesse est hautement apprécié !
Lorsque enfin rassasié l’un de l’autre par l’ébauche de nos premières ardeurs, j’obtiendrai le droit de te voir, de te regarder, je me sentirai fondre à la rencontre de ses deux lucioles malicieuses qui me fixent avec un bonheur avoué et affiché par l’entremise d’un sourire qui en dit long sur notre belle complicité. Comme souvent, tu drapes la paille d’une épaisse couverture afin que les bouts piquants de cette sauvageonne n’entame pas la sensibilité de ma peau de bébé, nous pouvons alors nous étendre, nous parler de toutes les futilités auxquelles nous jugeons bon d’accorder nos délires et nous ébattre selon le gré de nos humeurs et fantaisies. Le bonheur n’ayant pas toujours le même profil au fil de nos retrouvailles.
Nus à présent, l’un contre l’autre, mes doigts caressent le velouté de ta poitrine où vit en permanence un tatouage dont j’envie l’emplacement, sa proximité avec ton cœur, là où je voudrais vivre, nichée en permanence chaque jour que dieu fait.

Ta bouche est gourmande et s’approche dangereusement de certains monts qui vont encore imploser de plaisir sous ta langue coquine avant que ton corps ne reprenne un total contrôle sur le mien, ce bien avant que la nuit ne nous trouvent endormis, enlacés et comblés.
Le petit matin nous cueille souvent désolé d’avoir à nous promettre une nouvelle nuit dès que cela nous sera possible, jamais de téléphone, jamais de lettre par la poste, juste un endroit connu de nous deux où nous déposons au seuil de la porte cochère, nos désillusions, un endroit où n’entrent pas les ennuis et les tracas, un endroit où nous pouvons partager notre besoin insatiable l’un de l’autre sans faire souffrir les autres.
Le petit matin qui voit toujours naître la promesse du rendez-vous suivant…
Un endroit où notre amour n’a pas vieilli, pas subi les assauts de la vie, un endroit précieux comme les ailes d’un papillon et dont chaque nuit est éphémère comme la vie d’un papillon sur terre, cet endroit qui porte un charmant nom, bien a propos, « bagatelle », nom prédestiné s’il en est dans ce monde !

Caliente
Illuna


samedi 29 mars 2008

Style "manimal"...

Photos issues de la revue L'express - obtenues via le forum "crazy-julien"
« Autant en emporte la dérision »

Parce que vivre sans humour
C’est presque pire que de vivre sans amour

Parce que la joie de vivre
Comble autant qu’elle enivre

Parce que te regarder, donne envie
Offre un sens à l’intensité nos folies

Parce que ne pas se prendre au sérieux
Permet mieux, bien mieux de vivre vieux

Parce qu’admirer tes inestimables contours
Dans tes affriolants atours, embellit nos jours

Parce que plus que jamais tu nous séduis
Et nous entrave au seuil de tes charnelles nuits

Parce que t’aimer rend nos vies meilleures
Et que l’admettre nous comble plus que de bonheur

Parce que lutter serait de l’imbécillité
Alors que capituler est d’une sensuelle facilité

Parce que rire de nous-même, de nos errements
Nous élargit l’horizon si bellement, si divinement !

Alors, ouvrons encore et encore, la porte « addiction »
Mère et complice de toutes nos inénarrables dérisions

Alors, laissons entrouverte cette porte, lumière compassion
Pour les âmes qui luttent encore en plein mode « confusion »

Alors, que passe la porte, celles qui admettent leur adoration
Et qui osent enfin subir de plein fouet, les affres de la passion !

Caliente
Illuna




Jardins orientaux...

Photo issue de la revue L'express - obtenue via forum "crazy-julien"
« Alhambra pour odalisque »

Alangui, sublime dessert, presque offert
Tes bras croisés, au besoin te protégeant
De l’ultime offrande, d’un cadeau ouvert
à ton subtil et émouvant corps défendant

Le luxe et le glamour t’entourent
Comme la luxure, nos amours
La volupté te fait oppressante cour
Comme nos seins à la pointe du jour !

Charnelles essences, sublimes rouge-orange
A l’orient, parfums délices au lit de l’étrange
Comme une affolante sensualité que plus rien ne dérange
Tu nous invites à te rejoindre, nos désordres t’arrangent

Exquis, d’une chair velouteuse, d’un carmin de pêche
A tes pieds, plus aucune odalisque ne se montre revêche
Tu nous accueilles à tes bacchanales, plus de pimbêche
A tes poudres d’or, nous rêvons de battre en brèche

Dans ton Alhambra, les jardins
Sont en fleurs et divins
Dans tes grenades, nous mordons
Et au fil de tes sanguines, nous nous perdons !

Caliente
Illuna

vendredi 28 mars 2008

Un ange - 18e du nom

Photos issues de la revue L'express - obtenues vie le forum "crazy-julien"


« Mon ange en perdition »

Nous revoilà chez nous après un repas familial des plus agréables, par contre tu as reçu un appel sur ton gsm et je n’ai pas réussi à t’arracher deux mots depuis, tu me dis que tu dois t’absenter et que tu seras là au petit matin, tu comprends en regardant mon visage quelque peu abattu que tu devrais m’expliquer mais tu me demandes de te faire un petit crédit confiance, ce que je consens à regret, sans la moindre ardeur
En fait le crédit confiance sera d’une durée de plus de deux jours, deux jours à me torturer l’esprit, deux jours à ne savoir quoi imaginer et où même tes parents venus nous voir à l’appartement n’en savent pas plus, bref, je m’efforce de vivre aussi un peu pour moi, j’ai signé un nouveau contrat d’emploi, un mi-temps à l’essai pendant un an, j’ai acheté une peinture pour te l’offrir que nous avions vu à la galerie, un coup de cœur
Je pensais stupidement le temps des secrets, quelque peu derrière nous et je constate subitement aux détours d’événements qui m’échappent, qu’il n’en est rien, que je reste étrangère à certaines parties de ta vie, je m’efforce alors de penser à ce que tu ne sais pas encore de moi et je trouve alors que ce long silence n’est pas si grave, que toi non plus tu ne sais pas tout, bref construire prend du temps, surtout le bonheur
Le week-end arrivant, étant toujours dans le plus grand inconnu, je décide de partir chez une amie et de rester sereine face à mes démons, je mets quelques affaires dans un sac, je tente de te joindre mais ton gsm est fermé, je te laisse alors un petit mot « pardon, mais le doute me ronge et ton absence inexpliquée en ajoute encore à mes angoisses, merci pour cette délicieuse fin de semaine, je suis chez une amie, à lundi », écrit avec bien des aigreurs

Alors que je vais prendre mon taxi, tu arrives impromptu sur mon dos me demandant où je vais, je te réponds chez une amie, tu me demandes de décommander, mais je refuse, tu essayes de m’expliquer que tu as besoin de moi, vraiment besoin, mais déçue je refuse de l’entendre, tes mains me retiennent, tes yeux soutiennent et interrogent les miens mais je te repousse une fois encore, tu décides alors de prendre le taxi avec moi, le chauffeur me demande alors, si tout va bien, je réponds un banal oui mais le gars n’est pas idiot et insiste, je lui donne alors l’adresse de mon amie
Tu es assis près de moi comme si cette fin de semaine n’avait jamais existé, tu refuses de me lâcher la main, que tu caresses de façon appuyée, tu te rapproches de moi, tu cherches mon regard, tu veux me rassurer, tu sens délicieusement bon, je me détends car je ne sens que ton odeur, pas celle d’une autre femme tant redoutée, ton autre main s’insinue fiévreuse sous mon chemisier, ta chaleur me gagne et m’emporte, tu me bloques tout contre ton torse, tu me dis des mots doux, légers, fous, tu admets que tu comprends ma réaction, tu commences à m’embrasser, tes lèvres sont déterminées à me noyer de leur charme, c’est à nouveau un corps à corps de folie
Je donnerais n’importe quoi pour être en Angleterre, là où dans le taxi, il y a souvent une nette séparation entre la partie chauffeur et client, j’ai honte de ne pas arriver à maintenir ton désir, pire, j’ai honte de la passion qui monte le long de mes reins, de l’appel que lancent mes seins à ta poitrine, là où toi tu sembles te moquer royalement de tout embarras, bien que parfois si timide, si discret, là tu t’en moques, j’ai envie de te dire, attends, pas ici, pas comme cela, mais voilà, c’est que moi aussi j’ai envie, très envie, j’ai remonté ton t-shirt, je sens la chaleur de ta peau, ton ventre arrondi de désir m’invite à pécher plus que de raison et à aborder de nouveaux rivages en « Absurdie »
Ce pays où plus aucune pudeur stupide ne délimite les contours de notre plaisir, le taxi semble s’arrêter, j’entends bien une voix au loin qui tente de nous faire comprendre que l’on est arrivé, j’entends aussi ta réponse : « vous avez très envie d’une cigarette, je vais paye la pause, ok ? », avec pour réponse, un « ok, Monsieur Doré (eh, oui, t’as été repéré) si vous payez, pas de soucis, la bagnole trois étoiles est à vous mais soyez gentil avec la petite dame à laquelle vous avez l’air de tenir beaucoup, je veux pas d’ennuis !», tu me regardes les yeux plein d’étoiles, tu me promets alors d’être très gentil, je me sens toute floconneuse, tout ouatée, comme en suspension sur un fil magique, limite abasourdie et ahurie

Tu es fou de joie de me tenir dans tes bras, tu me dis que sans moi, cela a été l’horreur, que tu as mil choses à m’expliquer mais tu insistes pour un tout dernier crédit, une petite demi-heure, tu te joues de mes dernières réticences avec une telle facilité que j’ai honte, tu m’achèves encore plus lorsque je t’entends me murmurer que tu m’aimes, que tu sais que j’enverrais balader d’un revers de la main quiconque m’aurait mis dans cette situation, tu me remercies par ta douceur, tes mains errent sur mes seins a l’affût d’un refus que ne viendra plus
Tes lèvres gourmandes ont décidé d’entériner toute résistance, je te force à la patience en regard de mes vêtements et tu n’oses aller au-delà de mon sentiment, mais lorsque toute entrave est dégagée de ta route, tu recommences de plus belle à me faire vibrer, trembler jusqu’au moment fatal où tu m’invites à m’asseoir sur toi, un « toi » qui semble alors au mieux de sa forme, des secousses conjointes vont alors nous envoyer vers Cythère, puis tout doucement comme un retour dans le monde des vivants, je reste blottie tout contre toi, histoire d’honorer jusqu’au bout le dernier crédit que je t’ai accordé, de cette liesse impromptue, je veux être certaine d’avoir tout capté, tout goûté, tout mangé et tout bu
Je t’embrasse alors à pleine bouche, gourmande comme si cela devait être le dernier de nos baisers, ma hardiesse rencontre la tienne, elles se plaisent alors à se narguer de sulfureux baisers et voluptueux échanges de multiples douceurs linguales, je suis si bien à présent, si libre, si vivante que je crains à présent la moindre explication, explication pour laquelle j’aurais cependant encore supplié quelques heures avant, tu le devines sans peine, m’assures que tout ira bien mais ce genre de mot me crispe toujours un peu, quand on m’assure alors que je ne peux être mieux que tu iras bien, c’est idiot mais je fais presque un blocage mais berçant encore dans la douceur de notre union, je te délivre mon deuxième « je t’aime », en proie au besoin de t’assurer que quoi que tu m’apprennes, je serai là pour toi, comme en mode continu
Rhabillés, souriant, sereins, nous retrouvons un chauffeur content d’avoir pu se montrer sympa avec nous et qui se risque avec une certaine délicatesse « eh, les amoureux, c’est quand vous voulez et si vous le souhaitez, je vous ferai un petit tarif préférentiel », mon amie est maintenant sur le devant de sa maison à nous attendre, étonnée de nous voir tous les deux mais rassurée par l’étendue de nos sourires, elle se propose de nous loger après un petit resto, bref, la soirée s’annonce des plus sympas, tu me demandes discrètement, si on peut remettre l’explication à plus tard dans l’intimité, je te confirme que oui, sans problème, que même si cela devient superflu, savoir ne sera pas pour autant mal venu

La nuit qui aurait dû me permettre de dormir comme un bébé dans tes bras, m’a jeté en proie à l’insomnie, je me tourne, me retourne puis finalement je me lève, ne pas savoir a fini par me poursuivre jusqu’aux portes du sommeil et je suis donc très heureuse quand je remarque que tu m’a suivie jusque dans le joli petit jardin à présent tout en fleurs que mon amie possède à l’arrière de sa maison, là au calme et dans la tiédeur de la nuit, je vais enfin comprendre que tu te trouves dans un joli sac de nœuds, un vilain nid à problèmes mais que cela aurait encore pu être bien pire, oui bien pire !
Tu m’expliques qu’au tout début de notre rencontre alors que tu commençais les premiers concerts, vous avez bien arrosé cela avec les musiciens et que tu t’es retrouvé au petit matin bien embarrassé avec une fan quelque peu indésirable dans ta chambre, impossible pour toi de bien comprendre de suite l’impact et les abracadabrantes conséquences, plus occupé que tu es, à lutter contre un mal de crâne dû de toute évidence à une lourde soirée, tu finis quand même par atterrir et par comprendre qu’il valait mieux ne pas trop en rire
La fille avait bien de la suite dans les idées, elle a d’abord prétendu être là contre sa volonté ce qu’à démenti le réceptionniste qui l’avait vu circuler le sourire aux lèvres, avant autant qu’après, elle a ensuite affirmé que tu avais abusé de la situation, ce qu’à démenti le groom qui t’a mis au lit alors que tu t’étais endormis le nez sur la moquette, enfin tu as pu repousser avec l’aide de ton attaché de presse, fort utile pour l’heure, chaque accusation y compris le fait qu’elle soit mineure, au grand dam de la bougresse qui s’en est alors prise à la seule chose qui lui restait à portée, ta vie privée, et toi tu as fini par perdre définitivement patience ainsi que ton beau sourire
De grandes enveloppes sont alors arrivées à l’appartement que l’on déposait chez la concierge, toutes plus mal venues les unes que les autres mais à remettre en mains propres, tu as voulu m’en parler plusieurs fois mais tu ne l’as pas fait, tu hésitais à déjà mettre cette épée sur ma tête alors que notre relation était à peine naissante, considérant peut-être à tort que tu étais assez grand garçon pour t’en tirer tout seul là, où une soirée entre copains t’avait amené, là tu t’es arrêté de parler et tu me regardes, tu es beau à défaillir

De toute évidence, tu t’attends à un sermon sur la bière, les risques du métier, l’idiotie des mecs et de leur « queue », l’ego surdimensionné des stars, la futilité du monde du show-biz, bref tu sembles prêt pour l’abattoir mais je te tends juste la main, je t’invite à venir près de moi, tu te mets alors à genoux au bord du petit banc où j’ai pris place pour t’écouter et tu poses là ta tête sur mes genoux, un long moment je caresse ta chevelure et puis comme si ma voix venait à nous sortir de notre doux échange, je te demande ce qui t’inquiète le plus dans tout ce cafouillage
Ta réponse fuse : « toi, ta réaction ! », la peur que tu te lasses de soucis à répétition dont la responsabilité du stupide gars n’est pas absente, je te rassure alors en te confirmant que parfois on est victime malgré soi, je t’explique alors brièvement l’enfer que j’ai connu dans ma relation précédente et le refus que j’avais de construire quelque chose de neuf tant que mon ex n’arrêtait pas de me harceler, chez mes amis, à mon boulot, dans la rue, l’enfer durant un an, le pire était que j’avais l’impression d’avoir mérité ce qui m’arrivait, ce sont mes amis à force de gentillesse ainsi que mon patron qui m’ont aidé à reprendre le dessus, alors t’en vouloir pour un malheureux « libidinage », un puéril libertinage
Bien sûr la presse risque un de ces jours de mettre le doigt dessus, tôt ou tard la situation va devenir intenable, les lettres arrivent maintenant à mon attention, mais tu as supplié la concierge de ne rien me donner, ni me montrer tant que cela restait du domaine du possible, à présent au cœur de nos confidences, un grand sourire rayonne, tu balbuties : « alors, pas de reproches ?», non aucun, c’est cadeau pour tout le bonheur et le reste, on verra, si cela devient ingérable, je prendrai du recul auprès d’amis dans le sud dès que possible, tu sembles soulagé, presque heureux mais comme un noyé, un naufragé, tu es mouillé, en « nage »
Tu arrives à peine à croire à ma réaction, tu as la mine d’un condamné qui a vu le couperet ou du moins l’a craint très longtemps, mais je n’ai pas de reproche, à quoi bon, tu as déjà assez souffert tout en te débattant vers une solution qui n’est toujours pas là, en rajouter serait stupide ou cruel, juste peut-être que tu aurais dû m’en parler plus tôt, alléger le quotidien de tes peurs mais cela n’a rien d’une réprimande, je prends alors à pleines mains ton beau visage dont je me plais à redessiner les contours et les détails sous mes doigts redevenus soudain bien fébriles, je t’embrasse à présent, doucement, voluptueusement, goûter à ta langue, à son velours, la défier un peu, la narguer à nouveau, lui faire offense autant qu’offrande, si nous n’y prenons garde, nous allons finir dans les jolis parterres de mon amie, je te suggère alors d’essayer la chambre, oui pour une fois, nous pourrions être d’honnêtes bourgeois qui vont leurs grâces au lit, et alors que je m éloigne tout en te provoquant et ne te quittant pas des yeux, je te lance à bonne distance, de celle qui vous permette de tout oser : « prêt pour un énième effeuillage ? »

Caliente
Illuna




Herbacée, ma verte ennemie...

Photo de Julien issue de la revue L'Express - obtenue via forum "crazy-julien"
« Absinthe, ma vieille ennemie, ma peur verte »

Les chemins qu’il avait choisis étaient de ceux susceptibles de me blesser mais je n’arrivais pas vraiment à bien le lui faire comprendre, dès que je voyais son charmant sourire, j’abdiquais toute résistance.
Et quel sourire, son arme la plus redoutable qui venait à bout de toutes mes colères et de tous mes doutes, nous avions pris l’habitude de nous rejoindre dans un petit bistrot qui ne payait pas de mine mais où nous étions bien tranquilles.
Souvent lors de notre premier baiser, sa bouche m’offrait avec assiduité et volupté l’odeur fruitée, herbacée et épicée de l’absinthe, compagne vorace, ma pire ennemie, celle à qui il ne pouvait résister et qui peu à peu étouffait, enserrait notre amour, l’étiolait, le violait, attendait patiente et gourmande de pouvoir le faire voler en éclat.
J’avais cessé de lutter car le manque de lui était plus de souffrance que la destruction et le chaos qui s’installaient dans ses beaux yeux bleus dont le délavé était de plus en plus évident et qui se plaisaient aussi à diffuser de nombreuses cernes sous son regard.
Je vivais ainsi dans la peur constante de le perdre, de n’être pas près de lui lorsque fatiguée de lui et de ses errements, la vie le quitterait. Folle que j’étais, bien folle de trembler pour lui !
Mais ne pas le voir, ce dont je l’avais menacé maintes fois, ne faisait souffrir que moi, certes il n’en aimait pas d’autre que moi, mais vivre sans moi, il le pouvait à l’évidence bien mieux que moi, alors pourquoi serais-je la seule à souffrir du mal qui le ronge.
Il avait perdu, il y a longtemps, dans une autre vie peut-être, sa bien-aimée, sa douce moitié , la maladie n’avait pas eu pitié, le choléra l’avait ravagée et emportée en trois jours, depuis tu avais survécu mais rien de plus et tu avais croisé, désabusé, presque mort déjà, ma route.
Je ne possédais pas grand chose mais tout le bien que je pouvais te faire, je te le faisais, j’essayais que tu mange chaud et riche, j’essayais que tu dormes dans un lit propre, mais toutes ces commodités t’étaient devenue étrangères, en fait tu étais mort, il y a bien longtemps et je devais être la seule folle à ne pas vouloir s’en apercevoir…


Et quand la vérité me rattrapait de trop prêt, je m’adonnais alors à ton vice, qui me permettait à moi aussi, d’oublier, je faisais alors couler lentement, très lentement le liquide vert sur le morceau de sucre et je laissais alors le venin prendre possession de mon corps, son fluide puissant me guidait alors jusqu’à toi.
L’angélique, parfois l’un de ses composants osait porter ce nom, spiritueux en manque de spiritualité, liquide voluptueux et vénéneux qui s’insinuait et s’imposait à moi, ne pouvant te faire venir à moi, j’allais à toi mon bel amant.
T’aimer était ma malédiction, la punition en regard de mes péchés et lutter contre un souvenir aussi puissant était ma damnation en ce monde mais lorsque j’étais en tes bras, je ne sentais pas de fantôme entre nous, tu savais te montrer tendre et puis indéniablement ton corps aimait l’amour.
Toujours, je me sentais flottante, pauvre petite chose sans défense entre tes doigts, tu savais caresser, regarder, désirer et je savais recevoir alors je te laissais à loisir dériver à ton goût autant de temps qu’il te plaisait, j’avais ainsi l’impression d’une divine parenthèse où la douleur n’arrivait pas à se matérialiser, dans cette sphère, dans notre espace de vie, tu m’appartenais enfin et c’était tout simplement divin.
Ta chair de couleur opaline avait gardé par miracle le goût de l’enfance, ta bouche rose-fraise m’offrait des heures de délicatesses dont avant toi, je n’avais le moindre soupçon, ton baiser était charnel, exigeant, captivant et le partage de ta substance me permettait de croire que l’éternité se distille parfois aussi sur notre terre, par d’infime fraction de bonheur.
Tactile, tu savais soumettre mon corps au moindre de tes désirs, ta chaleur et ton odeur arrivaient toujours à me faire hurler de plaisir au moment précis où tu laissais les effluves de l’orgasme nous enrober, nous fusionner, tu aimais alors que je prononce ton prénom : « Julien ».

Tu me forçais parfois à le répéter plusieurs fois, comme si ma voix et ses différentes tonalités te permettaient de te sentir encore en vie, comme lorsque le sang afflue et charrie l’existence malgré elle, je prenais du plaisir à ce rituel jusqu’au jour où j’eu le malheur de te demander de prononcer à ton tour mon prénom.
Tu me répondis alors, que tu ne pouvais me faire cette grâce, car seule l’aimée pouvait en jouir et tu ne m’aimais pas, moi qui le savait pourtant bien, j’en pris davantage conscience comme une sale et vilaine évidence, tu essayas d’adoucir ma peine, mais le mal était fait !
Ce soir-là, j’eu la prémonition que plus jamais je n’aurais à trembler pour toi, comme si quelque chose s’était brisé, cassé, de fait, en rentrant chez moi sous une pluie battante, je pris froid et mourus d’une sale fièvre en trois jours, le médecin se montrant impuissant devant le mal.
Ma voisine, bonne fille te fit prévenir aussitôt, tu ne tardas pas à venir, tu semblais avoir fait un effort sur ta mise, tu paraissais pour la première fois vraiment navré, plein de réelle douleur, je te vis même les larmes aux yeux, que n’aurais-je donné pour t’émouvoir, t’atteindre ainsi quelques jours avants.
Le cadeau de ma mort fut la douceur de ton sincère chagrin, tu apposas un doux baiser sur mon front, comme une larme fragile que j’emportais avec moi pour l’éternité et au moment de m’éteindre, me vint à l’esprit une peur que rien ne pourrait jamais plus apaiser :
« Qui prendrait soin de toi, après mon départ ? »…

Caliente
Illuna


Vision sous le charme trouble...

Photo issue de la revue L'Express - obtenue via forum "crazy-julien"
« L’icône »

Archétype biblique d’un monde nouveau
Antéchrist onirique d’un sang de velours
Artiste maudit et critique, ode à l’amour
Archange pacifique, roi des calembours
Adoration mystique de l’homme « oripeau »

Irrésistible coup de cœur, adorable charmeur
Imperceptible bonheur, dans nos vies, chaleur
Invincible bretteur, infatigable baiseur, dragueur
Indicible agitateur, inénarrable jongleur, voyeur
Intelligible dynamiteur, à nos envies, explorateur

Animal instinct à ton corps chevillé
Fauve aux chairs délices et ourlées
Bête indomptable à la malice consommée
Félin et bestial, divin à la marque griffée
Roi de la savane, à ton pouvoir, arrimée

Icône, toi que l’on remarquait à peine, autrefois
Entité magique faite de chair et de sang, à aimer
Auréole angélique sur la tête d’un être d’exception
Etre de gloire, né pour briller, né pour être adorer
Idole de bien des femmes, qui vivent autour de toi

Icône, image de feu, image de folie
Icône, magie de ta vie, féerie de nos envies…

Caliente
Illuna

jeudi 27 mars 2008

Bien verte de lui....

Photos de la revue "L'express" obtenues via forum "crazy-julien"
« Verte, ma Doré-attitude »

Verte vallée, monts dorés
Verte allée et venue, adorées
Verte azalée, vert avalé

Vertige de l’amour
Verte de tes contours
Vert « addict » de tes velours

Verdure à flan de coteau
Vert dure au visage du tout beau
Vert tendre sous tes oripeaux
Vert hermine, vermine, vermisseau

Vestige de l’amour
Vers la pointe du jour
Vers l’orgie, git-il lourd ?

Vert olive, vert pomme
Vers moi qui croque l’homme
Vers très libres, en somme

Vertement, tu nous mens
Vers l’aimant, tout est dément
Ver luisant pour fol amant
Vers vibrants pour fou chantant

Verlan, voltige de la langue
Vers l’an neuf, vestige qui tangue
Vers ivre de plaisir, vibre et mangue

Vert fige les calembours
Vert pige sans détour
Vert inflige les revers, désamour !


Vert prestige, univers, tu piges !
Vert inflige, transige, fustige, exige
Vernissage, vers pas sage, néglige
Vert luge pour blanc en neige

Vert, verni, vermeil
Vert bouteille, à flan de merveille
Vert soleil, nul autre pareil

Vert amande, vers l’offrande, viens !
Vert érige, l’instinct pointe mes seins
Vert néglige notre pain quotidien

Vert émeraude, moi toute penaude
Vert qui te taraude, moi juste finaude

Vert absinthe, fragile ver à soie
Vers la fin, vert océan où je me noie

Vert pistache, primevère en moustache
Vers l’hydre, étoile de cernes, tout fâche !

Vif argile aux mains, cœur agile, sentiment
Vif argent, pour semelles au vent, si vivant

Verbillage, babillage, vert habillage
Envers dimanche, endroit flanche, tu me démanges…

Caliente
Illuna


Un reflet qui a de l'âme...

Photo issue de la revue "L'express" vie forum "crazy-julien"
« L’âme au delà du miroir »

Ecorcher nos vies ne te suffit plus
Eborgner nos rêves ne te ravit plus

Maintenant, tu étends ton âme par delà les miroirs
Frissons bien au-dessus du monde des vivants
Trouble bien en-dessous près du mont de Vénus
Emois torrides en revers de ton regard d’enfant
A présent, les femmes captivent n’ont plus d’espoir

T’échapper n’est plus du domaine du possible
T’éviter est devenu gageure et par trop risible
T’embrasser nuit et jour, folies charnelles inadmissibles

L’offrande est publique mais non moins coupable
L’espérance est fatidique mais non moins souhaitable
Le sacrifice est onirique mais non moins inévitable

Présentement, tu as sur nous un tel pouvoir
Culpabilité tout au long de nos hanches
Sensualité à fleur de peau en l’honneur du tout beau
Féminité brisée autant que comblé, avalanche
Sur le champ, bien des femmes sont mortes, sans le savoir !

Leurs âmes perdues errent au delà du miroir
A la recherche de leur impitoyable meurtrier
Oscillant entre l’envie de lui pardonner, pourquoi le nier
Ne rêvant que de le croiser, de lui toujours, folles à lier
Leur raison bientôt disparue, oublié l’ultime honneur du devoir !

Miroir, livre-nous encore un peu de son pouvoir…
Miroir soit pour notre soif, l’éternel abreuvoir…

Caliente
Illuna

mercredi 26 mars 2008

Les rêves nous échappent pas la bêtise...

« Songe en Absurdie »

Comme vous le savez toutes, nos rêves et cauchemars nous appartiennent peu, ils sont les fruits libres et étranges du mélange de nos conscients, inconscients et subconscients.

Je me retrouve donc prête pour le grand départ, je n’ai pas dormi de la nuit, j’ai donc les idées blafardes et flottantes et au moment où je claque ma porte pour rejoindre le lieu de rendez-vous, je m’aperçois que j’ai oublié mon gsm, tant pis, cela restera ainsi.
J’arrive sur le lieu du « grand » rassemblement, j’aperçois de loin la pancarte de ralliement, en fait j’en lis la fin « ation », enfin bon, j’y suis, je cherche des yeux des « crazys », des sauterelles, enfin je désire être près de qui je connais ou commence à connaître, près de qui et avec qui, je partage depuis des mois nos délires respectifs.
Vaine recherche, je décide alors toujours assez perplexe de m’installer, je râle de l’absence de mon gsm qui eut été très précieux finalement. Et je tente de me rassurer en me mentant et en me disant que je retrouverai bien Marie, Cha, pomme, Martine, Lulu, miss, Lolo, km, nouch, alaska, ambroisie, Watersouchy, lolita, 1967 et nos jeunes et délicieuses effrontées que sont PJ, PQ(J) et Lilou plus tard, et pardon à ma mémoire infidèle pour celles que j’oublie mais je suis en plein stress, je ne reconnais plus personne (non, non, je ne suis pas en Harley- Davidson). Mais au milieu de ma tempête « julienale », pas sûr que je reconnaîtrais mon Vigounet lui-même ! Pour être tout à fait honnête, je me sens étrangère à tout ce brouhaha, étrangère à cette atmosphère bonne enfant qui ne me berce pas, qui ne me comble pas d’aise et c’est à peine si j’entends ce que ma voisine me dit mais quand les mots parviennent enfin à mon cerveau, mon doute a doublé de volume et je demande à écouter le nouveau morceau dont ma comparse d’infortune me parle, je déglutis, j’hallucine mais surtout j’atterris enfin et j’éructe un « mais, c’est pas Julien ».
La fille me regarde, se demande d’où je débarque et de quel Julien, je lui parle, bref alors que le car démarre, j’attrape mes affaires et force le conducteur à ouvrir les portes, je ne suis pas au sein de la « Doré Temptation », non la fin de pancarte m’a induit en erreur et je ris de ce qui m’arrive, là seule, idiote, dépourvue sans gsm (il ne m’a jamais autant manqué), je fais alors quelques pas qui me sortent de ma tétanie.
Je devrais râler mais je suis morte de rire, jamais les « crazys » ne voudront croire un traitre mot de mon explication quand je serai en possibilité » de la leur fournir, bon, je me rappelle bien d’un ou deux numéros de gsm, faut juste que je trouve un téléphone pour m’excuser de ma propre et immense bêtise. (Bon, Julien n'en rajoute pas à ma détresse)


Là, pour sûr, ma réputation est faite, au moins pour une décennie, impossible de cacher ma connerie, elle est si énoooorme !
Et là, au milieu de nul part, j’entends une voix familière que je bénis des dieux pour le bien qu’elle me fait : « Alors, toi aussi ? ».
Devant moi, Belle Lulu, là pour peu, j’en pleurerais bien, jamais je ne l’ai autant aimé « ma » Lulu et un peu confuse, je lui réponds ; « Euh, oui, moi, aussi…. tu parles de la pancarte, c’est ça ? »
Lulu, tout sourire : « Oui, oui, de la pancarte ! » et d’ajouter, ne t’en fais pas, j’ai eu Marie au gsm (si utile quand on est stupide..) et miss qui est en retard va passer nous prendre et on va rattraper les cars lors de leur première escale, et on pourra alors rire de notre bêtise conjointe à gorge déployée.
Moi, bien penaude : « ouf, on a eu chaud mais qu’est-ce que miss va nous chambrer ! »
Lulu, s’étouffant de rire : « Oui, on va nous déguster un maximum ! »

Alors pour vous expliquer, nous avions rendez-vous pour un départ collectif sous la délicieuse pancarte « Doré Temptation » et je me suis retrouvée proche de la pancarte « Mae Tribulation », enfin le fameux « ation », eh, là, j’ai toujours cet air « stupide » qui me trotte en tête, ça fait mal, ça fait mal…

Et comme dit l’une de mes amies, si j’avais un marteau, je me taperais dessus !

Quand je vous dis que les rêves sont idiots et échappent à tout contrôle… j’ai sans doute trop dû lire les plaisanteries égrenées au sujet de Christophe Mae, maman qui en rajoute et Julien qui l’imite, et sans nul doute, le tout m’a poursuivi dans les bras de Morphée, pourtant j’étais certaine qu’il avait les yeux bleus, celui-là !

Pardon à certaines d’entre vous de les avoir pris en otage, mais je n’ai décidé de rien au fil de mon étrange nuit…

Pardon, Julien, j’ai honte, comment ai-je pu me tromper à ce point-là, décidément mon instinct n’est plus ce qu’il était, heureusement que Marie semblait avoir les choses bien en mains…

Caliente
Illuna

La prière des sauterelles devant leur "père" éternel...

Cha - divin tu t'es surpassée !!!! - via forum "crazy-julien"
« L’homme, perdu au milieu de ses contradictions »

L’homme qui réside impromptu au cœur du labyrinthe
L’homme que chacune, la nuit tombée, a envie de rejoindre
L’homme, dont un seul mot, voit notre amour poindre
L’homme dont les énigmes nous ensorcellent, telle absinthe

Ses songes sont mal élevés, ils ne respectent pas les limites
Ses rêves sont d’affreux diables, ils n’évitent pas les interdits
Ses yeux, parfois irrévérencieux, flirtent quelque peu insoumis
Ses lèvres quelquefois boudeuses plient enfin au fil d’une invite

Ses mains n’osent souvent, bien qu’il soit tactile et douce idylle
Son cœur voudrait bien mais sa raison canalise les mots bleus
Son âme s’enflamme, donne, offre mais n’attend rien, désaveu
Son corps est en perpétuel dilemme, tandem et vit comme en exil

L’homme nouveau est habité de contradiction
L’homme enfant offre un sourire sans contrefaçon
L’homme tout beau est animé de mil sensations
L’homme « mâle » veut mais n’ose, abdication
L’homme « femme » tente et obtient, admiration
L’homme « désir » provoque au fil des jours, confusion
L’homme « objet » est le maître des orages, circonvolution
L’homme artiste véhicule ses idées aux confins, addiction
L’homme créatif existe par delà son image, illusion
L’homme conceptuel, à la fois soumis et rebelle, interaction

Homme, écoute-nous et entend enfin, ma prière…

Ivre de toi, nous n’arrivons plus à accomplir nos devoirs…
Vivre perdues en tes jardins secrets, nous ne pouvons que choir !
Livre-nous enfin ton secret et délivre-nous de tes pouvoirs !

Délivre-nous du « mâle », délivre-nous de toi…

Caliente
Illuna

mardi 25 mars 2008

Un dernier regard sur les arts...

Caps de Vanina issu du forum "crazy-julien"



Le 8e art – la Télévision – en regard de Julien

Parce que je cultive volontiers certains chassés-croisés entre ce que j’aime, ce que j’ai aimé et qui sait entre ce que j’aimerai, j’ai retracé par simple jeu un fil conducteur entre la télévision et notre Doré.

A coup sûr, la dame de Monsoreau pour la beauté des mots, pour la folle classe d’un phrasé ancien, pour la noblesse autant que pour la duperie, pour l’histoire trouble et complexe, pour le héros qui n’arrive à choisir et meurt de sa fatale indécision. Parce que le héros est le beau Bussy d’Amboise, beau par son arrogance, beau par sa liberté impudente, plus beau encore pour ses faiblesses que ses perfections, l’homme qui soupe avec les escarboucles, l’homme qui ne peut trahir la mauvaise cause défendue par son prince fourbe mais qui le trahira par amour et en mourra !

Parce qu’il a l’insolence de sa flamme, ne cherchant à plaire ni aux uns, ni aux autres, ne se méfiant que des puissants et des nantis mais ne tremblant que devant dieu, et encore !

Parce que quand il y a noblesse ou grandeur, je songe souvent à Julien même si physiquement le héros ne ressemble en rien à notre jeune Nîmois. Mais le physique n’est pas tout en regard de similitude, que du contraire, ai-je envie de dire. Souvent ce qui me parle le plus, c’est la ressemblance d’un trait de caractère ou me trouble le plus, c’est l’impression de marcher à nouveau sur des sentiers connus et aimés, autrefois. Lorsque la nostalgie me prend par la main, me force à redécouvrir ce que j’aime et que je croyais perdu à tout jamais, lorsque Julien colore mon horizon de teintes bleutées, pourpres, sanguines et que je bouillonne à nouveau, que je foisonne d’envies, d’interdits, de limites, que je questionne ma vie dans le but de la nourrir de doute, oui, ce doute si propice à la faire avancer…

Parce que contrairement au héros Bussy d’Amboise, j’ai pu poser des choix, m’y tenir et les respecter et que ce sont ces choix qui m’ont sauvé et aidé à continuer et que c’est aussi pour cela que je respecte Julien lorsqu’il entreprend de voyager sur des chemins plus obscurs que ceux irrémédiablement voué au succès, un Julien qui préfère asseoir le respect, l’estime et la reconnaissance avant de rêver à la gloire… ce qui n’est pas pour me déplaire.

Caliente
Illuna





Maître au détour du cyclone...

Caps de Vanina - issu du forum "crazy-julien"
« Le Maître des orages »

Celui qui jamais ne nous ménage
Et qui parfois nous met bien en rage

Celui qui souvent nous prend en otage
Qui dans nos vies fait bien des ravages

Celui qui nous invite au naufrage
Et dont on rêve de tourner chaque page

Celui qui bien trop beau, tient du mirage
Avec qui nous ne serons plus jamais sage

Celui qui vibre et fantasme bien sauvage
Que l’on aime déraisonnablement sans partage

Celui qui rend nos cœurs, nos corps bien volage
A qui l’on se donne sans regret et sans ambages

Celui qui plein de charmes, part à l’abordage
Visite à loisir nos rivages et nous retient en esclavage

Celui qui de nos délires, ne prend point ombrage
Et volontiers les nourrit pas ses affolants effeuillages

Celui qui finira intemporel, éternel et sans âge
Et qui désormais porte le nom de « Maître des orages » !

Maître des orages parce que d’un petit mot sibyllin, tu as su mettre fin aux questions, aux doutes et aux angoisses des plus sensibles, des plus fragiles, des plus ferventes et des plus sceptiques… la magie de la bonne parole au bon moment !

Maître des orages, ainsi nommé comme un vieux sage, l’homme qui a su comprendre un peu du cœur des femmes, admettre qu’il pouvait être leur fantasme mais ne pas en faire un drame, entendre l’appel de celles qui l’invitent en leur jardin secret et en leurs venelles envoûtantes sans craindre pour autant d’y perdre là, sa masculinité mais découvrir tout au contraire qu’au seuil de la féminité vit là un microcosme de possibilités propices à l’épanouissement total d’un mâle « brut de chez brut ». Paradoxe, contradiction, addiction autant de portes entrouvertes sur le monde flou artistique des émotions qui permettent aux humains qui les acceptent dans leur sillage de grandir et d’embellir leurs âmes.

Caliente
Illuna



lundi 24 mars 2008

Beauté inavouée, tu me troubles plus que de raison...

Caps de Vanina issu du forum"crazy-julien" - mil mercis
« La beauté, valeur confuse et si diffuse ! »

Autrefois ce mot avait pour moi des allures de Vénus, d’Hermès, d’apollon
Autrefois, je voyageais dans ma chère campagne entre mes bluets et coquelicots
Autrefois, je songeais aux écrits divins de Verlaine, Rimbaud, Baudelaire ou Musset
Autrefois, mes couleurs flamboyaient du côté de chez Greuze, Boucher ou Bouguereau
Autrefois, mon esprit vagabondait léger et insouciant loin, très loin sur d’autres continents

Aujourd’hui, je fantasme sur des chairs opalines, des grains mordorés, un ventre « frisson »
Aujourd’hui, mon bateau ne connaît qu’un seul cap, sa terre brûlée, son esprit « bourricot »
Aujourd’hui, je divague sur mot bourré de fautes mais si tendre, que pour peu, il rendrait muet
Aujourd’hui, mes nuances dégoulinent du rose fraise à l’abricot charnu, charmes de mon tout beau !
Aujourd’hui, les miettes de mes limbes divaguent sur les îles et contours de mon nouvel amant !

Nouvel amant, d'un ordre nouveau, parfaitement virtuel mais si adorablement conflictuel quand mon cœur chavire au détour des blessures qu'il diffuse avec indolence mais non sans « émouvance » !

Lutter, et savoir que c'est perdu d'avance mais lutter quand même pour goûter plus intensément au plaisir de perdre honneur et raison conjointement... quand perdre vaut plus que mil victoires...

La beauté concept si variable d’un jour à l’autre, d’un endroit à un autre mais si puissant et adoubant quand le charisme l’enlace de si près, concept multiple, vérité pour les uns, mensonge pour les autres, objectivité envolée, balayée par le lyrisme de la subjectivité, l’animal, la bête a fait de nous, ébauche de femmes (im)parfaites, des femelles en proie à d’inavouables chaleurs et à d’inconcevables songes qui le jour venu deviennent pour certaines de nos familles, des mensonges, la beauté, nouvel étendard du mensonge… une quête perdue par avance… à méditer…

Caliente
Illuna

Le panthéon de mes 9 arts en regard de Julien - 3ème partie

Caps de Julien issus du forum "crazy-julien"

« Neuf arts, un peu trop pour un seul homme, mais quel artiste ! » - 3ème partie

Le cinéma

« Les visiteurs du soir » pour leur symbolique qui passa inaperçue aux yeux de l’occupant durant la deuxième guerre mondiale, pour la beauté du diable qui perd cependant la partie, refoulé par un cœur pur qui se refuse à lui vendre son âme, pour le romantisme suranné mais jamais mièvre, pour la beauté des jeux de mots, pour la magie de temps qui ne sont plus mais dont la féerie de ton être m’a quelquefois réentrouvert les portes, alors je me prends à espérer que tu ne fasses pas n’importe quoi pour ton premier rôle.

« La comtesse aux pieds nus » en regard de la recherche du bonheur une quête d’autant plus âpre lorsque la vie vous a tout offert mais qu’il vous manque l’essentiel, quelqu’un avec qui le partager, pour la fragilité d’un destin qui tient parfois à si peu de chose, pour les origines qui malgré la poudre d’or vibrent toujours dans les veines, fortes, sanglantes comme le rouge des corridas, comme un passé qui resurgit pour vous éclabousser de sa réalité, pour la vérité qui n’est pas toujours là où on l’attend, là où on la cherche, par la vie qui garde souvent le dernier mot.



« Celui par qui le scandale arrive » parce qu’il faut parfois assumer ses erreurs et le fait que je doute pas que Julien soit capable après bien des erreurs de trouver le chemin de la vérité, celui qui grandit l’homme qui cesse de l’affaiblir, celui qui épanouit l’artiste et parce que ce film est emprunt de nostalgie, de regrets, de sentiments qui parfois vous paralysent, là encore comme un goût de maudit.

« Propriété interdite » pour le destin qui est en marche, tracé, inéluctable auquel il est vain de vouloir échapper, là encore pour la poésie qui transcende le sordide, les jalousies, le manque, la misère humaine, celle du cœur, peut-être aussi pour l’envie que j’ai de retrouver ces films d’antan dont la beauté tient aussi à sa langueur monotone, de ces temps disparus où l’on savait encore poser une trame, un décor, une ambiance sans tout le falbala des trucages. Là, où le jeu d’un acteur pouvait encore faire la différence.


« La fièvre dans le sang » là encore pour le destin que l’on vous trace et auquel chacun veut échapper, qui ne rêve d’être maître de ses envies, de son futur et puis qu’est la passion en regard des mensonges, des coups bas, de la manipulation et peut-être aussi parce que trop de passion ne trouve pas sa place dans l’exigeant quotidien, fuir ses obligations a parfois un très lourd prix, celui du déchirement, celui d’être un révolté en perpétuel désaccord avec lui-même, celui de la folie…

«A l’est d’Eden » parce que l’on cherche tous quelque chose, dans le film, ici c’est l’amour et la reconnaissance du père, comme une quête en rappel des différentes pistes que tentent Julien, comme le refus d’une certaine facilité, comme la rébellion qui n’est jamais bien loin, comme la culture systématique d’une certaine insoumission artistique, comme la douleur engendrée d’un texte à l’autre, comme le choix d’un mode mineur en parfait accord avec une certaine souffrance et surtout parce que je reconnais de l’Actors Studio en Monsieur Doré, une veine que je croyais moribonde depuis si longtemps.


Alors, pourquoi Julien, peut-être tout simplement parce qu’il a la possibilité d’être la réponse à toutes les questions que je me pose artistiquement depuis tant de temps et qui depuis bien longtemps ne trouvaient plus de réponse, pas même l’amorce ou l’écho de toute cette créativité des temps révolus, j’ai le goût des fièvres, le goût de l’absolu, de l’absence de concession, le goût du sacrilège, du défendu, des limites, des zones d’ombre, oui, Julien est bien celui que je n’attendais plus et qui peut enfin offrir un peu de lumière à mes sentiers maudits, à mes venelles interdites et à mes ruelles obscures.
Julien est enfin le feu qui me réchauffera intellectuellement , enfin celui qui acceptera de se consumer jusqu’à la dernière braise, celui qui ne s’enfuira pas au premier vent, celui qui tentera, osera, tout ce que le monde moderne, cadenasse, enferme, met en boîte ce afin de nous faire croire que tout est parfait et sous contrôle.
Mais moi, je ne veux pas d’un monde parfait et sous contrôle, je veux des larmes, de la douleur et des erreurs, ce sont elles qui nous permettent de nous enivrer passionnément des rires, du bonheur et de la justesse enfin dévoilée, j’aime quand la rivière « méandre » à perte de raison, j’aime quand le volcan « errupte » aux frontières de la peur et de la fascination, j’aime quand je perds le contrôle, quand je cesse de tout maîtriser, j’aime quand ma carapace fond, quand je m’abandonne enfin, quand je reconnais ma défaite parce que je sais que j’ai lutté avec bravoure et honneur mais que l’on ne gagne pas à tous les coups. Accepter humblement la défaite donne plus de saveur à la prochaine victoire ! Et Julien symbolise bien l’arc-en-ciel de toutes ces imperfections qui auréolent ses parts d’ange mais je me délecte aussi de sa part diabolique…


La cuisine
Quand je pense nourriture en tes abords, mil pardons, mais je me rêve en fraise oscillant délicieusement entre le rouge carmin et le blanc de neiges en son coeur, pas encore tout à fait mûre mais déjà en attente de ta bouche, adorable, adorée et pulpeuse, d’une délictueuse couleur opaline et rosée étant à son tour le fruit de toutes mes tentations et dont les lèvres ourlées et mouillées vont s’entrouvrir, ce afin que je puisse y mourir par ses crocs qui vont me broyer pour faire l’amour avec sa langue, complice éphémère mais brûlante, et qui me serait encore davantage délice si un peu de crème nous venait en chemin faisant… Luxure, volupté, je te cuisine en mode sulfureux et sensuel… mil pardons mais le péché de ta chair m’entraîne vers des délices honteux et coupables !
La bande dessinée
Alors, là je tangue autant que je chavire entre le chevalier Percevan, sans peur et sans reproche, mon beau héros plein de panache, accompagné de son fidèle destrier blanc et dont les aventures le mènent souvent au pied de maléfices et sortilèges qu’il n’arrive à vaincre qu’armé souvent de son seul courage, chevalier dont toute petite je rêve d’être la dulcinée, la bien aimée

et le Chevalier Ardent pour sa fougue, son côté déraisonnable, pour l’ensemble de ses failles, pour sa détresse qui sublime chacun de ses actes de chevaleries.


Et puis aussi, le bon vieux gaffeur sachant gaffer, mon inénarrable Gaston, mon tout bon comme toi, tu es mon tout beau !


Celui-là même qui dit à ses tortues, holà, on se calme, tout comme toi, tu pourrais dire à toutes tes crazys, doucement, on se calme, il vient l’album, il vient, soyez donc patience, mes folledingues !

Caliente
Illuna









dimanche 23 mars 2008

Un si beau sourire, juste assez pour défaillir...

Caps de Vanina du forum "crazy-julien" - mil mercis pour toutes ces beautés...
« Souris, puisque c’est très grave…. »

Des sourires, j’ai dû en voir des centaines, des milliers depuis que je suis au monde
Des sourires tristes, de sourires tendres, des sourires au bord du rire, des plus charmants
Des sourires à tomber par terre, peu, très peu, un comme le tien, pour ainsi dire, jamais !

Des sourires, irrésistibles, de ceux aptes à me combler, vibrations avec grandes ondes
Des sourires auxquels l’on donnerait le bon dieu sans confession, vraiment pas souvent
Des sourires étoilés, mordorés, bonheur exhalant du bien aimé, avec plus aucun mais !

Non, « des » comme les tiens, un en dix ans, et encore…

Toi, tu as celui d’un enfant, celui qui enchante, qui désarme, à qui l’on pardonne tout !
Toi, pour qui, l’on voudrait inventer monts et merveilles pour toujours te garder ce sourire
Toi, que l’on rêve heureux, comblé, toi qui déchaîne les passions, à qui l’on offre tout !
Toi, pour qui, l’on espère une voie royale, une nuit sans fantôme, une vie belle à en mourir

Oui, pour toi, la jouvence de cet éternel sourire, portrait figé d’un Dorian Gray, enfin joyeux et dont les tourments s’arrêtent aux contours de son œuvre et non plus à ceux de son visage, oui te préserver encore un peu dans cet image éternelle d’un bonheur qui déjà s’enfuit !

Caliente
Illuna

Le panthéon de mes 9 arts en regard de Julien - 2ème partie

Caps en studio obtenu via forum "crazy-julien"

« Neuf arts, un peu trop pour un seul homme, mais quel artiste ! » - 2ème partie

La danse

En regard de tes fièvres et ta classe, je ne peux et ne veux songer qu’à l’un des plus grands, Jorge Donn que Béjart porta vers les Béotiens par l’entremise du Boléro de Ravel, lancinant, fascinant, exigeant, perpétuel insatisfait, si imprégné de son art, qu’il ne voyait rien d’autre que le prochain geste, que le prochain mouvement, tout comme toi aussi peu amoureux de la folie des fans, distant, vivant déjà bien avant l’heure dans un autre monde, comme si déjà il était là-haut avant l’heure, étoile inaccessible, soleil brûlé par sa propre et irradiante « flamboyance », être tourmenté, passionnée, dévoré, jamais satisfait, en mode recherche perpétuel et qui me ramène d’une force vive et intense vers toi, Julien, au minimum aussi ravagé que lui par son goût de l’absolu !


Et puis aussi, parce qu’il fut un précurseur, un annonciateur, Vaslav Nijinski dont les nombreux entre-chats ne sont pas sans me relancer avec malice vers ta langue aux chattes. Et plus sérieusement parce qu’il refusa de vêtir à l’ancienne pour délivrer ses pas révolutionnaires pour l’époque, qu’il fut le concepteur des annotations modernes de la danse et parce que sa quête de l’absolu l’amena à perdre ses moyens et à vivre dans l’ombre jusqu’à sa mort. Un goût de maudit dans la bouche…


La musique
Sans hésiter l’adagietto de la 5e symphonie de Gustav Mahler qui hante Mort à Venise, film de Visconti construit sur le roman éponyme de Thomas Mann, celui-là même qui écrivit ma sentence préférée « L’amour n’est rien, s’il n’est pas de folie, une chose insensée, défendue et une aventure dans le mal » et aussi parce que Mahler ne vivait que d’excellence, repoussant de toutes ses faibles force le médiocre. Reconnu après sa mort comme l’un des meilleurs compositeurs mais de son vivant tout juste considéré comme un grand chef d’orchestre. Thomas Mann éprouvait une réelle admiration pour Gustav Mahler, et le film de Visconti sert admirablement un thème difficile sur l’homosexualité et ses affres, et où la mélancolie de l’œuvre du compositeur fait là des merveilles, son œuvre rend hommage aux affres des chemins maudits.
Tout comme toi, lorsque tu livres ta version, ravagée de « I put a spell on you », tu sais que tu peux déplaire, mais tu es si heureux du résultat que tu sembles interdit face à un jury qui mettra des jours à comprendre que tu es d’une autre race, de celle qui sait souffrir pour son art, sa création, qui veut tout tenter, tout oser, tout côtoyer, tout sauf le médiocre. Tout comme toi, qui n’a pas choisi la facilité, ni des paroles convenues, ni des écrits mielleux, toi qui reste en accord avec ton moi intérieur et qui ne souhaite rien concéder au grand public et moi, qui jubile à le percevoir ainsi.



La poésie
La poésie dont les origines grecques nous traduisent « faire, créer », alors Julien, toi qui te refuse à copier, toi qui fait du neuf avec du vieux, toi qui sans cesse crée, invente, innove, tu es donc un poète, puisses-tu ne pas être maudit tout comme Rimbaud, ni malheureux en amour tout comme Musset., pour qui je nourris malgré son horrible penchant pour l’alcool, une tendresse absolue et grâce auquel je te dédie ces quelques vers :

« Eh quoi ! l'infortuné qui trouve une étincelle
Dans la cendre brûlante où dorment ses ennuis,
Qui saisit cette flamme et qui fixe sur elle
Ses regards éblouis ; »
Parce que ces quelques vers ont pour moi la symbolique de la découverte d’un art rare et précieux et qui ne demande qu’à poindre aux abords d’un jour nouveau, tout comme toi, Julien lorsque tu as bouleversé l’ordre bien établi de mon petit univers quelque peu endormi.

Musset, aussi, pour son goût prononcé du théâtre, ses galéjades, ses portes fermées ou ouvertes, portes qui me relancent vers toi, mon ouvreur de portes impossibles mais qui tente quand même la folie dépoussiérer le conventionnel de l’artistique Français.
- fin 2e partie -
Caliente
Illuna






samedi 22 mars 2008

Fantasme bien en chair...

Caps de Vanina - issu du forum "crazy-julien" - mil mercis
« Ce type est un fantasme sur pattes » – poème dédié à la parole divine de notre chère Alaska ainsi qu’aux sublimes caps de Vanina… merci.

Si les dieux ont perdu de leur poudre d’or
Je sais dans quelle substance, elle s’est nichée

Si les dieux sont devenu frileux, et plus encore
Je perçois où la chaleur du monde s’est abritée

Si les dieux ne sont plus écoutés, n’ont plus de trésor
Je me réjouis d’entendre sa voix, si divine et si troublée

Si les dieux pleurent leur ancienne gloire adorée
Je suis, moi femme mortelle, par l’éternel, toute comblée

Si les dieux sont devenu vieux, fini l’adoubant décor
Je suis au pied de celui que j’attendais, fine lame mordorée

Si les monts de l’Olympe, s’en sont trouve moins dorés
Je me délecte d’autres dorures qui sont à tomber, adulée

Sache cet humain en plein milieu des sarcasmes, rester mon jouissant enthousiasme…
Puisse la vie lui offrir un peu du bonheur qu’il nous a donné, le tenir loin du marasme !

Au royaume des mil et uns fantasmes, cet homme est bel et bien un perpétuel orgasme !

Caliente
Illuna

Le panthéon de mes 9 arts en regard de Julien - 1ère partie

Caps obtenu via forum "crazy-julien"
« Neuf arts, un peu trop pour un seul homme, mais quel artiste ! »

Certains jours où Julien ne se conduit pas comme une vilaine « tebi », ces jours-là, il me plaît de croire qu’il a l’âme d’un artiste bien accrochée dans ses bagages et la naïveté d’un enfant souhaitant de toutes ses forces, vivre son rêve, lui faire prendre des couleurs, jour après jour…

Alors, quand il arrête de faire le paon sur les tapis rouges, alors ces jours-là, je me reprends à rêver de mon diable de bibi et confrontée aux marches sacrées de l’art, j’organise mon panthéon tout à sa gloire, oui ces jours-là, je suis encore prête pour le grand délire, j’escalade l’une de mes merveilles, mes jardins suspendus à moi, ceux où dégoulinent ton talent et la soif inassouvie de mes désirs qui ne demandent qu’à être comblés par tes envolées lyriques !


L’architecture

A ce seul mot, mon cœur se gonfle de bonheur, je pense à tes fragiles avants-bras, à leur couleur émouvante proche de l’albâtre, je me retrouve admirative au pied de ton être qui me ramène vers mon temple « trésor » déjà si bien nommé en regard de toutes les beautés de tes contours. Ton corps sera mon temple, ton architecture raffinée, ton port de tête altier, ton aisance naturelle, ta démarche chaloupée, tout chez toi tient de l’œuvre d’art, ce même si toi, tu n’es pas de marbre ! Entrouvrir la porte, laisser circuler l’air entre les colonnes tel autrefois le sage Salomon, savoir contempler tes beautés comme l’on découvre une œuvre d’art, s’en imprégner, s’en délecter mais savoir aussi après un divin moment d’exception, s’en détacher tout en sachant que bien plus tard la mémoire jouera un rôle capital afin de nous resservir les louanges cet édifice dont les délices nous aideront alors à préserver nos esprits du banal et de ses affres. Songer à tes colonnes doriques (n’est-ce pas là charmant nom en ton honneur, toi le doré) et longer encore en pensée ma merveille, mon Parthénon.
Puisses-tu vaincre les tourments du temps, mieux que le Parthénon !


La sculpture

Tes poignées d’amour, un péché capital à elles-seules, envoûtements maléfiques, ondes christiques tout autour de ta substance et qui me font songer à deux statues, deux nus qui tout
comme toi me chavirent les sens et me remuent le peu de bon sens qu’il me reste. Mon émotion oscille alors entre Hermès, le messager des dieux, le voyageur aux sandales ailées, celui dont il me plaît de te rapprocher lorsque tu nous livre ton art léger à mon cœur, comme lui autrefois la bonne parole de ses maîtres et puis aussi le David (de Michel Ange), celui qui brava le géant, tout comme toi frondeur devant une scène française bien endormie. Ce que j’aime en la sculpture tient souvent en l’impudence de l’exhibition d’ivresses charnelles, toutes ces rondeurs auxquelles le concepteur rend alors hommage pour que la beauté, au nom de l’art n’ait plus à se cacher…


Et puis parfois, aussi fils prodigue pour la générosité de ton œuvre, pour les mots que tu n’auras pas peur de dire, de prononcer, pour ce qui te fera souffrir mais aussi tellement grandir…et aussi parce que l’on y devine plus de souffrance, plus de vraisemblance et que ces perceptions s’accommodent pleinement du ressenti que j’ai de toi au plus profond de moi !


La peinture

En illustration de tes tempêtes et de tes révoltes, « La liberté guidant le peuple » de Delacroix, pour sa frondeuse conviction épanouie jusqu’au bout de sa chair, pour le mouvement qu’elle impose et la force qu’elle délivre tout comme toi quand tu nous livres ta personne sur scène sans compter et puis parce que tu n’es que contradiction « Marie-Louise » de François Boucher en clin d’œil pour toi qui rêvais, il y a peu, d’être dans le rôle d’une coquette ou d’une favorite, ce que tentent à nous démontrer tes séjours prolongés sur les tapis rouges, Julien où le favori des couturiers, Julien sortant d’une limousine plus grande que ces hauts faits d’arme dans la chanson française, veux-tu atterrir enfin, vilaine « tebi »… mais en regard d’une certaine tendresse et d’un immense talent en devenir, il te sera beaucoup pardonné !


Et aussi mes chers rochers escarpés sur fond de mer bleutée, comme un reflet changeant de mes humeurs envers toi, comme le reflux amer de mes langueurs lorsque le temps se couvre mais que tu arrives alors par la magie de ta seule présence à apaiser mes angoisses…
- fin 1ère partie -
Caliente
Illuna