
La photo est issue du magazine "Playboy" d'octobre 2007.
En cette nouvelle semaine, je souhaite l’aborder un peu moins mélancolique, et je me lance avec l’un texte qui nous a fait le plus rire en vacances, et donc la difficulté principale résidait à l’écriture, à pouvoir en rendre le comique, alors même que je ne bénéficie pas de l’artifice de la voix pour en restituer les effets « cocasses ».
« Le grand et honorable marabout »
Petit jeu de cette fin d’été, ma maman qui estime avoir été envoûtée par le sieur Julien, époustouflant au demeurant, me demande si l’on peut envisager que le temps la libère de cette empreinte puissante laissée en son être par l’artiste ?
Je lui conseille alors d’éviter quelques jours durant toute écoute et toute lecture, le concernant, mais rien n’y fait le manque est là, violent et le besoin d’en parler la reprend.
Bref, on tourne en rond.
Je lui propose alors de se faire désenvoûter, désenvoûter qu’elle me dit ? Oui mieux même, démarabouter !
Pour cela, je lui conseille l’aide d’un mage, que l’on nomme plus respectueusement « Grand et honorable Marabout ». Elle semble des plus circonspecte, pour ne pas dire interdite, elle me dit alors que, bien sûr, je plaisante mais je lui confirme avec tout le sérieux du monde, qu’avec l’honneur d’un « marabout » jamais, qu’avec la magie noire, il faut même être des plus prudent. Je l’informe encore que pour qu’un sortilège soit levé, il doit tout d’abord rencontre l’approbation du vieux sage.
Là, ayant toute son attention, je la prends par la main, et arrivé chez le puissant sorcier, j’en viens à lui expliquer les origines du mal, qu’un jeune artiste habite tout entière l’âme de ma douce maman au point crucial où ses rêves ne lui appartiennent plus et que son quotidien tout entier est empli de Julien, par ci, Julien par là, et qu’est-ce qu’il fait Julien, où est-il maintenant ? Bref le mal est des plus chroniques et récurrents.
Le « Grand et honorable Marabout » me dit alors qu’il capte bien les origines du mal mais que pour que la raison revienne à ma douce maman, il faut que la raison du mal vienne à lui selon ses dires, seule la confrontation entre la raison du mal et sa victime peut escompter une solution, ébaucher un retour à la raison pour maman.
Au détour de ses explications, entre la raison du mal et la raison retrouvée, j’essaye de bien percevoir quand la raison en est la cause et quand la raison en est l’esprit. C’est alors que le « Grand et honorable Marabout » me recommande de ne pas trop analyser ses explications car cela pourrait nuire à sa concentration. Concentration, qu’il me dit, moi je veux bien mais il m’embobine avec son manque évident de clarté.
Je lui confirme donc alors que de toute évidence, la raison du mal ne peut venir à lui, puisque de fait tout d’abord, elle ignore avoir fait quoi que cela soit de mal, être l’origine d’un mal quelconque et que d’autre part, je me vois mal surgir dans l’emploi du temps surchargé d’un jeune artiste et lui demander de m’accompagner pour cause de désenvoûtement maternel, pas sure que je ne me fasses pas très rapidement interner.
Le « Grand et honorable Marabout » me confirme alors que la guérison passe par la confrontation quand la raison du mal prend conscience de son emprise, alors la raison peut reprendre ses esprits chez la victime. Là, je voie un peu rouge, on tourne en rond, et il se fout de moi, car jamais la raison de mal ne viendra sur place de quelque manière que ce soit, pour restituer sa raison à ma douce et tendre conceptrice.
Là, enfin, le « Grand et honorable Marabout » comprend bien mon embarras et énervement légitime, et se propose à m’aider pour que je me calme, mais je lui rappelle alors que nous consultons pour ma mère et non pour moi, manquerait plus qu’il nous demande le prix de deux consultations, vieux filou, va. Il me dit encore que je dois raison garder, et surtout ne pas lui ne vouloir, c’est comme cela et pas autrement, de plus il me rappelle encore que de m’énerver à son encontre pourrait m’en coûter bien plus que monnaie trébuchante.
Si cela continue, c’est ma raison que je vais perdre, enfin comprenez mon esprit, et non la cause de ma visite. Là, voilà, il m’a tout embrouillée, vieux charlatan, pensais-je encore, avant qu’un violent mal de crâne n’en vienne à m’envahir les neurones. Je l’ai vexé, et son honorabilité mise en cause, c’est pas bon, c’est pas bon du tout …
Bref, ne cherchez jamais à avoir raison d’un « Grand et honorable Marabout », car outre un bon mal de tête, il vous en coûtera une note bien salée car lui, la raison (enfin comprenez, esprit), il ne l’a pas perdue, et si vous voulez que votre mal s’estompe au plus vite, n’hésitez surtout pas à le remercier pour ces précieux conseils, car si maman est toujours au plus profond des tréfonds de son envoûtement, moi j’ai évité de peu les sortilèges maléfiques d’un « Grand et honorable Marabout », et croyez-le ou non, c’est pas rien
Moralité, ne cherchez jamais à rompre des puissants « charmes » surtout lorsque finalement la victime est des plus consentante, et de plus si pour qu’elle retrouve la raison, j’avais dû par là même renoncer aux deux seuls sous de bons sens que j’ai jamais eu et qui me permettent de savoir que je suis folle à lier, pas sûre que cela en vaille la peine, car moi, je l’aime bien ma douce folie. Je veux pas être normale, ennuyeuse, sage, … je veux être différente, surprenante, insupportable, impossible à vivre … puis c’est comme cela que l’on m’aime, non ?
Et puis, si je perdais mes deux « doigts » de raisons, comment je ferais pour me souvenir que je suis raide dingue de Julien Doré, que j’adore venir sur le forum, divaguer avec vous, ouf, là pour peu, j’ai vraiment eu très chaud, très très chaud …
Caliente
Illuna
« Le grand et honorable marabout »
Petit jeu de cette fin d’été, ma maman qui estime avoir été envoûtée par le sieur Julien, époustouflant au demeurant, me demande si l’on peut envisager que le temps la libère de cette empreinte puissante laissée en son être par l’artiste ?
Je lui conseille alors d’éviter quelques jours durant toute écoute et toute lecture, le concernant, mais rien n’y fait le manque est là, violent et le besoin d’en parler la reprend.
Bref, on tourne en rond.
Je lui propose alors de se faire désenvoûter, désenvoûter qu’elle me dit ? Oui mieux même, démarabouter !
Pour cela, je lui conseille l’aide d’un mage, que l’on nomme plus respectueusement « Grand et honorable Marabout ». Elle semble des plus circonspecte, pour ne pas dire interdite, elle me dit alors que, bien sûr, je plaisante mais je lui confirme avec tout le sérieux du monde, qu’avec l’honneur d’un « marabout » jamais, qu’avec la magie noire, il faut même être des plus prudent. Je l’informe encore que pour qu’un sortilège soit levé, il doit tout d’abord rencontre l’approbation du vieux sage.
Là, ayant toute son attention, je la prends par la main, et arrivé chez le puissant sorcier, j’en viens à lui expliquer les origines du mal, qu’un jeune artiste habite tout entière l’âme de ma douce maman au point crucial où ses rêves ne lui appartiennent plus et que son quotidien tout entier est empli de Julien, par ci, Julien par là, et qu’est-ce qu’il fait Julien, où est-il maintenant ? Bref le mal est des plus chroniques et récurrents.
Le « Grand et honorable Marabout » me dit alors qu’il capte bien les origines du mal mais que pour que la raison revienne à ma douce maman, il faut que la raison du mal vienne à lui selon ses dires, seule la confrontation entre la raison du mal et sa victime peut escompter une solution, ébaucher un retour à la raison pour maman.
Au détour de ses explications, entre la raison du mal et la raison retrouvée, j’essaye de bien percevoir quand la raison en est la cause et quand la raison en est l’esprit. C’est alors que le « Grand et honorable Marabout » me recommande de ne pas trop analyser ses explications car cela pourrait nuire à sa concentration. Concentration, qu’il me dit, moi je veux bien mais il m’embobine avec son manque évident de clarté.
Je lui confirme donc alors que de toute évidence, la raison du mal ne peut venir à lui, puisque de fait tout d’abord, elle ignore avoir fait quoi que cela soit de mal, être l’origine d’un mal quelconque et que d’autre part, je me vois mal surgir dans l’emploi du temps surchargé d’un jeune artiste et lui demander de m’accompagner pour cause de désenvoûtement maternel, pas sure que je ne me fasses pas très rapidement interner.
Le « Grand et honorable Marabout » me confirme alors que la guérison passe par la confrontation quand la raison du mal prend conscience de son emprise, alors la raison peut reprendre ses esprits chez la victime. Là, je voie un peu rouge, on tourne en rond, et il se fout de moi, car jamais la raison de mal ne viendra sur place de quelque manière que ce soit, pour restituer sa raison à ma douce et tendre conceptrice.
Là, enfin, le « Grand et honorable Marabout » comprend bien mon embarras et énervement légitime, et se propose à m’aider pour que je me calme, mais je lui rappelle alors que nous consultons pour ma mère et non pour moi, manquerait plus qu’il nous demande le prix de deux consultations, vieux filou, va. Il me dit encore que je dois raison garder, et surtout ne pas lui ne vouloir, c’est comme cela et pas autrement, de plus il me rappelle encore que de m’énerver à son encontre pourrait m’en coûter bien plus que monnaie trébuchante.
Si cela continue, c’est ma raison que je vais perdre, enfin comprenez mon esprit, et non la cause de ma visite. Là, voilà, il m’a tout embrouillée, vieux charlatan, pensais-je encore, avant qu’un violent mal de crâne n’en vienne à m’envahir les neurones. Je l’ai vexé, et son honorabilité mise en cause, c’est pas bon, c’est pas bon du tout …
Bref, ne cherchez jamais à avoir raison d’un « Grand et honorable Marabout », car outre un bon mal de tête, il vous en coûtera une note bien salée car lui, la raison (enfin comprenez, esprit), il ne l’a pas perdue, et si vous voulez que votre mal s’estompe au plus vite, n’hésitez surtout pas à le remercier pour ces précieux conseils, car si maman est toujours au plus profond des tréfonds de son envoûtement, moi j’ai évité de peu les sortilèges maléfiques d’un « Grand et honorable Marabout », et croyez-le ou non, c’est pas rien
Moralité, ne cherchez jamais à rompre des puissants « charmes » surtout lorsque finalement la victime est des plus consentante, et de plus si pour qu’elle retrouve la raison, j’avais dû par là même renoncer aux deux seuls sous de bons sens que j’ai jamais eu et qui me permettent de savoir que je suis folle à lier, pas sûre que cela en vaille la peine, car moi, je l’aime bien ma douce folie. Je veux pas être normale, ennuyeuse, sage, … je veux être différente, surprenante, insupportable, impossible à vivre … puis c’est comme cela que l’on m’aime, non ?
Et puis, si je perdais mes deux « doigts » de raisons, comment je ferais pour me souvenir que je suis raide dingue de Julien Doré, que j’adore venir sur le forum, divaguer avec vous, ouf, là pour peu, j’ai vraiment eu très chaud, très très chaud …
Caliente
Illuna

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