samedi 6 octobre 2007

Et, puis l'on ose, jusqu'à l'overdose ...

Merci à "mariesondetre" du forum "crazy-julien" pour l'autorisation accordée quant à utiliser ses très belles photos.

« La sensualité, le miel de la vie »

Dernière précision, il ne vous sera pas difficile de deviner qu’à certains endroits de mon texte et même s’il en perd en intensité, j’ai pensé d’autres mots que ceux finalement retenus, tout comme à un endroit bien précis où « s___ » s’imposait plus que « cuisses », mais par pudeur je n’ai pas osé, tout simplement (il s’agit quand même d’un lieu commun, et je ne veux heurter personne par manque de bienséance).

La main, ne pouvait s’empêcher de rallier avec frénésie l’endroit magique, secret, tabou, là où sa pilosité d’une rareté troublante est émouvante de juvénilité, avant que de plonger dans cet océan de tentation, qui un peu plus tard dans la soirée, connaîtrait les vagues déferlantes du plaisir, offrant ainsi à sa compagne l’ultime preuve de sa virilité.

La main, complaisante, frôlait cette peau étonnement si douce qui s’animait de frissons lorsqu’en parcours, par la plus grande des cruautés, elle décidait de s’éloigner de l’orée de ses cuisses, frustrées par ce refus momentané, pour entreprendre une étonnante remontée, tout en le laissant quelque peu interdit.

La main, irrévérencieuse reprenait alors vigueur, se voulant faussement inconsciente de la folie naissante qu’elle avait déclenchée tandis qu’aidée des lèvres, elle s’attardait autour de la coupelle de son nombril, cueillant là, l’obole de sa sueur, onde perlée au goût étrangement proche des larmes et se risquaient à un chaste baiser sur les bords sensuels de sa cicatrice.

La main, s’écartait à présent et se laissait glisser vers ses poignées d’amour, ravinements divins et pulpeux de cette chair chaude qui recommençait à s’embraser, vibrant, frissonnant, l’homme savait parfaitement qu’à un moment ou à un autre de la nuit, la main alors plus exigeante s’accrocherait à cette partie délicieusement charnue de son anatomie.

La main, changeait encore de cap pour badiner, lutiner, musarder au hasard d’un téton, elle le taquinait, le pinçait et appelait à l’aide les dents qui à leur tour le mordillaient, ces tentatrices n’attendaient en fait qu’une seule « chose », qu’il se décide à dire : « encore, oh, oui encoooore … », que sa voix mâle rendue plus rauque sous les assauts de délicieux prémices, remplisse en partie, les abords du silence, complice avoué du début de leurs ébats.

La main, longeait négligemment au détour de deux grains de beauté finement ciselés, ce tatouage fort troublant, mirage ou ravage involontaire pour les yeux qui toujours s’émerveillaient des lettres délicatement gravées dans ce corps dont la beauté naturelle du torse glabre, n’avait pas besoin de cet ultime rouage, de cet ornement subtil pour que la main y fasse escale et naufrage momentané.

La main, avait repris sa dérive, et accostait les abords d’un autre rivage, l’un des passages souterrains de ses aisselles, berceau de fils dorés et clairsemés, dentelle naturelle, calice d’une légère suée dont les épices cuivrées et poivrées délivraient l’onctuosité des effluves lourdes et masculines d’un homme proche de l’abandon.

La main, arrivait enfin à la base du cou, là où réside un creux sans nom formant un improbable lac, comme un énième nid de sensualité, elle ignorait une pomme d’Adam peu saillante et franchissait là l’aube d’une barbe naissante et légèrement piquante, protection volontaire ou non de sa bouche, dont elle se plaisait à redessiner les contours, à en mouiller les lèvres, à leur redonner vie par l’entremise d’un doigt quelque peu espiègle et inconvenant, mais qui à la rencontre bouleversante de sa langue, décidait de s’échapper une fois de plus.

La main, récoltait à nouveau d’autres mots lâchés par l’homme, « mauvaise, tu ne perds rien pour attendre … », confirmation d’une frustration à nouveau renouvelée par son cruel et improbable éloignement, mais elle voulait atteindre son nirvana à elle, son endroit favori, l’ultime siège de tous ses phantasmes, l’orée de son cou, là où très exactement la nudité de sa peau tiède fait place à la plus exquise des toisons dorées, dense et sauvage, ainsi qu’à des mèches d’une blondeur insondable.

La main, s’abandonnait enfin, cette nuque la rendait des plus folles, des plus intrépides, elle aimait à lisser inlassablement d’un même geste ces longs et doux cheveux, sentir leur soyeux glisser tout le long de ses doigts, filtrer à plaisir sur toute leur longueur ses dorures maintenant parsemées de fièvre, plongeant encore et encore dans ce geste dont la volupté l’émouvait à chaque fois comme s’il s’agissait de la première fois.

La main appelait alors au secours, tous les autres sens, et le nez n’était pas le dernier à se mêler à cette délirante et enivrante sarabande chevelue, respirant le mélange de ses essences naturelles encore imprégnées de son dernier parfum, la bouche devenue gourmande déposait alors un baiser voluptueux et mouillé au creux de son oreille, et murmurait, d’une voix suave, merci.

Merci, d’être un amant patient, raffiné et complice, merci de ne pas renier ta part de féminité, merci de ne pas craindre de perdre ton intégrité d’homme, merci de prendre du temps pour amener ta compagne à la porte des rêves, là, où à ton tour tu pourras goûter avec ivresse à la lie bienfaisante de son « saint Graal », en la remerciement de toutes les hardiesses inachevées qui t’ont mené toi, aussi, au portail de la folie.

Merci ne pas trop me « blâmer » pour le contenu et la longueur, mais je n’ai pas pu me résoudre à en enlever une partie, sans craindre pour l’ensemble.


Caliente
Illuna

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