samedi 28 juin 2008

Bouche pute - quatrième coup de coeur - au bord de sa couche...

Caps du clip et caps en studio - via forum "crazy-julien"

« Bouche pute » comme une haute lutte pour atteindre le nirvana d’une complicité mais n’est-il pas plus doux de songer qu’il n’y a pas à lutter pour obtenir l’évidence, ce que d’un regard il ou elle vous accordera, à vous, rien qu’à vous et à personne d’autre, ce qui donne l’exquise saveur de l’importance que l’autre porte à votre présence.

Offense, est certainement l’un de mes mots préférés en amour
Défense, sans doute celui qui me séduit le moins, toutefois en amour

Impatience et attente, deux modes d’interférences royaux pour d’incroyables dérapages contrôlés, là où rien de l’autre ne vous rebute et où vous vous sentez prête à être sa petite pute. Et où lui, sait que ses exigences seront satisfaites jusqu’à l’oubli total de soi, alunissons jusque dans l’outrage, jusque dans la rage, là où le rouge et le pourpre sont saillant, les désirs exigeants et les vagues imposantes autant qu’épuisantes.



Des mots de lui que l’on tolère comme : viens-là ! (et cette vrille dans le bas du dos à me sentir chienne autant que sienne), Je te hais ! (cela me fait toujours beaucoup plus d’effet qu’un pâle, je t’aime de circonstance), ma réponse est généralement, très banale mais j’adore la susurrer avec une boucle linguale bien appuyée : Oh, oui, oui, moi aussi et, de plus en plus fort !

Tendresse inversée, femme culbutée, respect ignoré, prise de risque aux bords des anches, là où plus rien ne dérange, le sentir à la limite du brutal, du bestial et chavirer femme fatale et intersidérale, ne jamais résister au-delà de la souffrance combinée des deux équilibristes sur leur fil de soie aux tremblements improvisés, saccadés, désordonnés et dépravés.

Dépravés, là encore un horizon de mil étanchéités, délavé le visage empli de mil larmes quand l’un des deux a mené l’autre aux confins de ses limites mais qu’il a soudain découvert les siennes, sur la pointe des seins lui rendre l’orgueil intense de sa masculinité, ne jamais promettre mais savoir offrir presque enfantine l’inattendu, savoir tenir avec élégance et transe combinée l’impromptu, se découvrir, s’offrir autant que s’ouvrir à une multiplicité de possibilité, jamais tout à fait les mêmes, jamais vraiment différentes.

Lovés, comme deux bêtes nichées dans leur repaire coupable de tant de péchés mais qu’il est bon de s’abandonner, de ne plus calculer, de ne plus rien maîtriser, de chavirer en plein océan, de finir par comprendre que chercher la tempête est diabolique et divin, fatidique et sanguin mais pourtant, ne jamais admettre que le vent vous délaisse au profit de plages ensoleillées, pour tout dire, moi, je m’y emmerde ferme sur « sable et cocotiers », je préfère ancrage, déluge et sang de lune.

Allongés, comme deux réprouvés qui se damnent mutuellement pour l’éternité, malédiction pleine de sévices rendus, comme deux insensés qui d’orage en orage se délecteront du naufrage, comme deux blessés qui panseront éternellement leurs blessures, se léchant l’un, l’autre gouttant à la sueur de l’autre comme on le fait d’un nectar Olympien, mêlant odeur et substance jusqu’à outrance, se caressant jusqu’à ce que les chairs implorent grâce et pourtant crient encore famine, car de l’autre, jamais rassasié, jamais fatigué, jamais dégoûté, jamais étanché.

Soif et faim, deux mots qui dessinent bien des étendues de plaisir, se perdent dans les hautes herbes de l’envie, se noient dans les fougères de l’orgie, des bacchanales où le vin écarlate de la vie charrie des effluves dorés (si, si cela marche aussi par interférence) surtout si votre compagnon est un mâle, un vrai, pas de ceux qui s’offusquent pour un rien et doute sans cesse (de lui) parce que vous avez un coup de cœur qui lui échappe !


Ce mal qui nous fait tant de bien, l’objet des plus obscurs désirs, le sexe de l’autre, bander, un mot qui me met souvent en bel appétit, pourquoi le nier, je ne suis pas femme à me dérober, loin de là, il m’amuse même beaucoup de provoquer le jouet extraordinaire, mais si j’allume un incendie, devoir m’est alors de l’éteindre et ce, jusqu’à la dernière petite étincelle.

Souffrir par lui, voilà qui souvent m’inspire, le séduire alors qu’il s’y attend le moins, lui mentir pour créer une inutile tension, le maudire à mes heures, l’instruire de quelques idées défendues, le voir hésiter avant que s’enivrer, soupirs et désirs outranciers pour renaître au creux de ses bras, intensément plus femme à chaque seconde et l’en remercier par des coups de reins chaloupés, tanguer, dériver, presque quémander un îlot de virginité face à ses coups de butoir qui me rendent plus belle, plus sauvage et plus pleine d’espoir à chaque mouillage.

Ordure, une insulte qui trouve en ma folie décadente des échos similaires à pute, pourquoi, je l’ignore mais il est délice de délirer sur le fil fragile de certaines bestialités pour peu que ma bête soit féroce autant qu’à la noce, séduire un non-averti, galère, misère mais lester un marin dont les embruns réprouvés sont connus et avoués, nage et rage font alors bien des ravages, romantiques, s’abstenir !

« Aimer, baiser, façon Illuna »

A mort, la romance de quatre sous,
Des mains adorées,
Par un fol amant, affolée, comblée…
Des cascades délectées,
Par un complice, fouettée, chavirée…

Mais davantage, pour bien le connaître et pour bien me connaître,

Aucun embarras, si ce ne sont parfois les fragiles bas de soie
Aucun tracas, juste le besoin imminent et impératif, d’être soi !

Des morsures infamantes,
Cruelles amantes au bas des reins

Des éclaboussures brûlantes,
Belles insolentes à l’orée des seins

Des fêlures troublantes,
Celles qui m’emportent, cœur serein

Des dorures « pâmoisantes »,
Hirondelle d’un bonheur, à dessein

Des blessures affolantes,
Merveilles latentes de nuit de folie

Des brisures « adoubantes »,
Rebelles et violentes, morte et en vie

Des échancrures influentes,
Réelles perverses, nouées à toutes mes orgies

Des éraflures sanglantes,
Pucelle dans l’Orléans, sang de mes envies

Des demi-mesures bannies,
A outrance, à mort, l’innocence !

Caliente
Illuna

A un certain compagnon, qui chaque jour est patience, indulgence, confiance… et peut-être aussi parce que sans lui, je ne serais pas tout à fait moi,….merci !





jeudi 26 juin 2008

Les limites - troisième coup de coeur - bordures (a)dorées

Photos de Julien - canal + via forum "crazy-julien"

Les limites intellectuelles, celles que je franchis en rêve (ou pas), celles avec lesquelles, je flirte en permanence comme quand j’ai outrepassé mon bon droit, oublié la légalité mais qu’à coup d’intelligence, je rétablis la balance en ma faveur, aux lèvres, un sourire juste moqueur.

Les limites émotives, celles dont j’abuse pour mon seul plaisir comme lorsque je suis injuste, lorsqu’il me plaît de faire souffrir qui m’a déplu, lorsque je ne tends plus la main, laquelle craint d’ailleurs une nouvelle morsure, injustes aigreurs mais si douce rancœur, cherchez l’erreur !

Les limites « amour à mort », celles que j’emprunte allégrement lorsqu’il s’agit de défendre les miens jusqu’à mon tout petit Virgule, lorsqu’il est en péril face à un berger allemand assez féroce et dont je sais que seul un coup puissant sur sa truffe en refera un chien docile, maté, même pas peur !


Les limites amicales, bien douces pour ceux qui vivent en mon cœur et qui gonflent ma poitrine d’un immense bonheur, un perpétuel bouquet de fleurs, suspendre ma destinée à celle de ceux qui feront de ma vie, un chemin, fou, insensé, plein de mil et unes couleurs.

Les limites sexuelles, celles qui de préférence longent des couloirs interdits, imprudente jeunesse, folle impudente qui se croit au-dessus de la Loi de Dieu, mais qu’il est bon de sombrer dans les limbes d’un enfer d’une extrême pâleur et y perdre là, tout honneur.

Les limites de ma santé, celles qui m’emprisonnent dans mon propre corps, celles qui me détruisent jour après jour avec une constance jamais prise en défaut, à celles-là, je dis que je compte bien résister le plus longtemps possible, je dis aussi et surtout le mot de Cambronne, je dis ras-le-bol et parfois, je me souviens malgré elles, qu’il y a plaisir à vivre, plaisir à dévorer de ma vie, toutes les heures…


Les limites, c’est comme les contours, ce n’est pas toujours bien défini.
Les limites, c’est infime, flou, comme la frontière entre le jour et la nuit.
Les limites, c’est comme l’amour, un peu d’enfer, un peu de paradis.
Les limites, c’est un monde de fous, où rien n’est jamais conquis ou acquis.

« Les limites, dépassées pour ressentir intensément »

Les limites, prison imposée par l’éducation
Les frontières, pâmoison implosée par l’exploration

(La petite voix s’agite au fil de ce poème, c’est qu’elle a bien des choses à dire, la petiote qui adore flirter avec d’insensées frontières…, après tout, je ne peux pas la blâmer et la brider tout le temps, cette vilaine fille qui ne grandira jamais !!!)

Les limites, grivoises et libérées, impulsion
Les normes, pantoises, échafaudées, émulsion


(Oups, ignorer la norme, sortir du lot, oser se dépasser, euh, la petite voix, c’est facile de pousser les autres, moi, je voudrais juste t’y voir un peu, à mon avis dans le feu de l’action, tu ferais bien moins la maligne… si, si, je suis certaine !)

Les limites, horizon bafoué, contradiction
Les portes enfin ouvertes, exquise pénétration

(Eh, Julien, moi aussi j’adore les portes, dit une petite voix pas toujours bien raisonnable…)


Les limites, s’en émarger, s’en évader, explosion
Les codes enfin déchiffrés, pénétrés, intime violation

(Euh, sexuellement, briser les codes, c’est assez jouissif, bon la petite voix, un brin chipie, on se calme sinon, tu vas « foutre » le feu à mon popotin et ce matin avant une réunion, c’est pas du tout recommandé !!!!)

Les limites, en abuser, les frôler, charnelles et frisson
Les falaises, contours escarpés, dangers ébauchés, punition


(Punition, répète la petite voix, pourquoi, ce mot te fait-il rire, et parle plus fort, je ne t’entends pas bien, quoi, tu dis que tu aimes bien les punitions, ah, je comprends mieux quand tu mets les points sur les i… t’as pas honte à ton âge !!!)

Les limites, les provoquer, les humilier, les titiller, bénédiction
Les règlements au feu et les dictateurs au milieu, divine sensation

(Oh, les règlements, cela a dû être inventé pour les amoureux des tiroirs, bon, là, la petite voix, je te donne 10.000 fois raison, moi, aussi les balais dans le c…, j’aime pas beaucoup ça !)


Les limites, s’en jouer, s’en moquer, s’y donner à cœur joie, addiction
Les règles éludées, ignorées, bafouées, écartelées, dieu que c’est bon !


(Là, la petite voix me chuchote que les règles, cela lui fait penser à sa littérature enfantine et au derrière d’un bon petit diable qui avait mis du carton afin de moins ressentir les coups de sa vieille et acariâtre tante, j’ai des images d’anciens pensionnats qui voyagent au travers de mes neurones)

Les limites, transgressées, transfigurées, vivre enfin une grande évasion
Les préceptes enterrés, démolis, abolis, diable, c’est si bon, oh, oui, si bon !!


(Oh, la la, la petite voix jubile et frétille, les préceptes tel que « Chanter est un acte sexuel », cela la branche bien et aussi « une voix de basse pour faire ressentir le ventre des femmes », ça aussi, ça la secoue… euh, ôte-moi un doute, chère petite voix, t’es déjà une obsédée textuelle, tu ne vas pas aussi devenir une obsédée sexuelle ?????)


Euh, un dernier conseil, la petite voix, tu te calmes, sinon, je vais bien finir par t’imposer, une limite au l’autre… que dis-tu ? Ah, je ne suis pas drôle… bon, tu as peut-être raison… mais les limites de ma folie s’arrête à notre monde étriqué… je n’ai pas encore trouvé toutes les portes pour accéder en permanence aux différents degrés très conceptuels de la folie douce… mais je compte sur toi, charmante petite voix pour me montrer le chemin, m’aider à lever des barrières et accéder à un univers sans borne… dans tes rêves, bon là, on s’égare, puisqu’il s’agit là d’un autre titre à décanter, une autre source auditive pour jouir tout au long de cet « ersartz » de folie !!!!

Caliente
Illuna






mardi 24 juin 2008

Les bords de mer - deuxième coup de coeur - crève-coeur peu ordinaire...

Caps de Julien - concert au zénith - via forum "crazy-julien"

La plage, le sable, le soleil, romantisme assuré mais si l’on n’y prend garde, quelqu’un emporte vos dernières illusions avec les premières alluvions de l’aurore, et votre corps déborde d’un sel marin fatal à vos embruns de jeune écolière, le sable devient soudain plus gluant que fuyant, l’air est plus lourd et à votre infime ébauche de bonheur, bien sourd… vos pas à peine marqués au fil de votre promenade sont aussitôt effacés par le va-et-vient d’une marée qui de vos aigreurs et de vos rancœurs n’aura pas pitié, votre peine sera une infernale spirale sans fin, un impitoyable dédale sans issue, si ce n’est un flirt intégral avec la mort, dame peu charitable pour les cœurs blessés… quoi que…




Même sous l’incandescence du soleil, le sang chaud s’égoutte au fil de l’indifférence et souvent vous fait offense…
Même sous l’effervescence des étoiles, la marée montante de la mort se joue de votre encombrante innocence…
Comme lorsque vos yeux trouvent l’horizon, soudain, si pur, si clair, la vie comme une simple évidence, une marque de reconnaissance…
Ou comme lorsque le vent fouette vos tempes et emporte ainsi la plus grande part de votre souffrance, merveille et résurgence…



« Les bords de mer, sel amer, amour à mort, le miel est d’enfer »

Vague à l’âme, vogue la galère, digue sur fond de lame
Pauvre passagère des bords de mer, fatiguant trop vite, l’âme…

Les bords de mer, parfois génèrent
Des souvenirs bien solitaires et amers

Les bords de mer, souvent pervers
Egrènent de bien cinglants et « fauchants » revers

Les bords de mer, aux yeux revolvers
Lancent parfois des regrets fiers mais sincères

Les bords mer n’ont pas tous des golfes clairs
Et ne regorgent pas tous de douleurs éphémères

Les bords de mer, brûlants éclairs
Traversant une gorge chaude encore pubère


Les bords de mer, promenades légères
Mortes au pied d’un premier chagrin d’enfer

Les bords de mer, où tout s’exagère
Où le cœur lourd ressent tout à l’envers

Les bords de mer, sale et abrupt inventaire
Où se rangent aussi des couleurs bien mensongères

Les bords de mer, presque suicidaires
Pour les plaies qui ne se referment pas et me désespèrent

Les bords de mer, bonheur perdu, devenu légendaire
Pour une mémoire crevée, délavée, quelle odieuse galère

Les bords de mer, mélodie pâle d’un trouvère
Qui hante les étoiles de ses aveux « adultères »


Les bords mer, où le soleil incendiaire
Se moque bien de nos petites misères

Les bords de mer, ma barque ne fend plus les mers
Et mes rêves de grand large ont rejoint le pâle ordinaire

Les bords de mer, vagues et reflux de colères
Où une femme enfant se noie au seuil d’échos vulgaires

Les bords de mer, vague à l’âme, fol estuaire
De ses souffrances, pierre angulaire, noce de sang, solaire

Les bords de mer, pourpre et sanguin partenaire
Qui achève un bel été par un coup de poignard, crépusculaire

Les bords de mer qui me crèvent le cœur, crevure lapidaire
Les bords de mers, étouffement involontaire, apnée sanguinaire


Les bords de mer, mon bréviaire, mon rosaire, mon saint imaginaire
Epines et morphines pour atténuer les blessures aux portes de l’hiver

Les bords de mer, encre mammaire, ancre ma terre, acre et amer
Au large d’une plage indifférente où ma vie se meurt, s’oublie, se perd…

Les bords de mer, où mes larmes se perdent, entre miel et fer
Qu’importe ce qu’il restera de moi, de moi au bord de cette mer…

Les bords de mer qui parfois ne veulent pas prendre votre vie
Et décident pour vous par un sourire malicieux, d’un futur, plein de folies, de fantaisies…

Malibu Bitch at Ostende, mal qui bout, mal qui voue, beach qui sustente…
Sea, sex and sun like deadline over the laguna, et si la vie, encore vous tente…

Alors, prenez-la, cueillez-là, dévorez-la soudain plus vivante que morte, avec les rires qui m’insupportent
Mais qui sont pourtant la preuve que j’ai repris ma place dans cet univers, je suis toujours bel et bien vivante


Et par dévers moi, l’attente ne sera plus longue des jours qui à nouveau m’enchantent
J’irai le cœur plein d’espoir vers un autre, puisse-t’il être la réponse à toutes mes attentes !

Caliente
Illuna


dimanche 22 juin 2008

Acacia - premier coup de coeur - âme en fleur...

Photos de Julien issue de l'émission "Salut les terriens" - canal + via forum "crazy-julien"

Peut-être parce que j’ai de moins en moins le besoin de tout analyser, l’envie de tout comprendre mais peut-être aussi davantage parce que la simple envie de goûter, de profiter, de me laisser guider sans chercher à maîtriser s’impose de plus en plus à moi au fil de ma vie, parce qu’il me plaît de dériver, de planer, de sombrer et peut-être de ne plus remonter, là, où perdre le contrôle tient d’une reddition pleine de confiance et d’une extrême jouissance.

« Acacia », où la profondeur de quelques mots charmée par la voix nostalgique de Julien qui offre une âme nouvelle au vert paradis des venelles de l’innocence et où le long et doux murmure de Morgane résonne comme un écho sacré à l’amour créance que chacun porte aux siens, comme un souffle de vie puissant, comme une perle hybride d’éternelle jouvence.


Plutôt que d’essayer d’analyser, de comprendre ce qu’à voulu dire Julien, ce qu’on d’ailleurs magnifiquement fait certaines d’entre vous, à une inutile et supplémentaire perception, j’ai préféré me laisser guider par mes sentiments, mes sensations, pour tout dire, j’y ai ainsi pris beaucoup plus de plaisir, passionnelle toujours, fusionnelle parfois, belle errance.
Je vous emmènerai donc au fil de vos jours sur les chemins obscurs de mes nuits, là, où il m’a capturée, enlisée, bercée, enivrée, là, où l’adoré a réouvert pour moi certaines portes, franchi à nouveau certaines limites et là, où consentante, presque soumise, je l’ai suivi le sourire au bords des lèvres, les larmes au creux de yeux, folle et pleine d’espérance.

Tout doucement, … à mon rythme au sien mélangé, selon ma volonté à la sienne confondue, là, où de hautes herbes parfois vous cachent l’essentiel, l’amour sous toutes ses formes, perte, blessure, défi, rire, confusion, …. décliné à l’infini, fragile comme les pétales d’une fleur toute proche du mimosa, unique fleur pour laquelle je génère la plus cruelle des allergies, le simple fait de la respirer m’offre la plus terrible des souffrances.
Hasard, oui, sans doute, destin, oui, plus certainement… j’ai la faiblesse de croire que tout est écrit par avance, que le grand livre de la vie sait déjà tout de nous, de nos besoins, de nos manques, de nos joies, de nos peines, seule nous reste la possibilité de tourner une page plutôt qu’une autre, de raturer certains mots, de changer quelques lignes, telle une ultime et divine récompense…


« Acacia ou l’adieu à ma folle insouciance »

Fleur fragile fouettée par le vent
Qu’effleure mon cœur par l’émouvant

Fleur puérile d’une douce enfant
Qu’à fleur de peau, cadeau flétrissant

Fleur stérile d’un chant captivant
Qu’affleure ma pudeur, trop décevant

Fleur docile de papier s’envolant
Qu’à pleur le long de mon visage coulant

Fleur imbécile mon âme meurtrissant
Que la peur entoure mes souvenirs vieillissant

Là, près de ce champ par trop florissant
Le corps allongé, grand-père dort depuis longtemps

Là, au coin de mil vents, une larme séchant
L’âme de l’être tant aimé, veille sur moi, rassurant

Là, l’odeur des fleurs enserre mon cœur s’attristant
De devoir déjà quitter cette terre tant aimée, bouleversant

Là, je reviendrai mais suis-je jamais partie, affolant
D’appartenir à un endroit plus qu’à un autre, déroutant

Là, je laisse des pétales d’acacia auprès du mourant
Qui me parle bien plus que bien des vivants, rassurant…

Caliente
Illuna

lundi 16 juin 2008

Ma préférée, la plus troublante à mon coeur décadent...

Caps -émission fin mai 2008 -paris croisière- via forum "crazy-julien"

«Pudding morphina »

De ce désir charnel, de ce besoin mortel, goûter à la mort lente
Avec un besoin obsédant, un désir impérieux, un sombre destin
Avec des pulsions lancinantes, des obsessions fulgurantes, dédain
Avec à la clef une vie qui doucement s’en fou de sa propre survie, démente

Noyer le chagrin par un trop plein de nuits amères, se jeter dans l’incendie
Fine mort dans ses veines, noyée de chagrin, un dernier coup pervers
Divine perte de tout contrôle, dans ses artères, accumulation de revers
Comme le flirt de sa chair avec une folle lame décadente, seuil de la folie

Morphine, vilaine fille facile dont chaque jouissance est une petite mort
Fils abandonné de Dieu, tombé dans les sombres destins du diable, tu ères
Et si parfois tu te désespères, ultime lucidité, puis tu replonges, rien ne te libère
Mord la vie, mort la vie, quand les limites tiennent à une lettre, sang et or

Mon « finamor » qui jongle entre le fil amour et fil à mort, pauvre petite dose
Du mortel, tu es le péché, du divin, tu es l’adoré, du venin, le nouvel enfanté
Mais dont toute espérance s’évapore aux confins d’une galaxie, nommée overdose
Mon « bel amour à mort » qui s’invente une décadence prodigieuse en beauté…

Mon « mort plus en vie que bien des vivants » qui s’enivre de sa drogue
Qui comme d’autres sucent innocemment leur pouce, joue à la roulette russe
Avec ce qui lui reste de bons sens, lutte pour ne pas perdre la raison, il vogue
Entre la terre si ferme et les étoiles si mensongeuses quand elles lui promettent le ciel, elles abusent et lui, il s’use…

Caliente
Illuna

Mon tendre étoilé, mon bel affolé... magie autour d'un don !

Caps du Grand Jounal - canal + le 13/06/2008 via forum "crazy-julien"
« Ma source de jouissance, ma fougue enchantée »

Mon étoile du berger, mon guide dans les jours de tempête

Ma spiritualité pleine de répartie, qui préfère les gifles sur son visage et les baisers sur son corps, amour « vache » alors…

Ma folie douce, mon orange amère, qui à coup de trésors exquis autant que pervers, nous étale de jour en jour, ses envies d’encore…

Mon messager des dieux, mon bel Hermès, aux pas cendrés, au ton feutré et poudré, au son doré qui m’étouffent comme une petite mort…

Mon ange aux ailes dévoyées, mon divin angelot aux noires pensées, qui capture mon âme et lui inflige bien des blessures, sanglant matador…

Mon éternel sensuel, mon « mâle » si empli de féminité, de sensibilité, que si je n’y prenais garde, je paraîtrais femme bien trop dure, pour doux mentor…

Mon caprice des cieux, mon bel emplumé, dont l’envol royal me comble d’humour et d’amour au quotidien, pour toi, mon câlin, plein d’îles aux trésors…

Caliente
Illuna

dimanche 15 juin 2008

De cool à fool, de lui à moi...

Caps issue d'une interview via W9 - obtenue via forum "crazy-julien"
« Lui, cool et moi de plus en plus « fool » !!! »

Cool attitude, zen au paradis des coyotes calmés à défaut d’acclamés
Cool Water, pas celle de Davidoff mais celle de l’artiste adoré
Cool plénitude comme une douce fugue en do majeur ou en ré mineur
Cool seigneur dont le sang bleu emprunte une nouvelle veine d’honneur
Cool exception, que l’oiseau rare d’un si beau plumage, survive à tout orage
Cool invention, que le pur « mâle », un brin sauvage, pour nous, tourne les pages
Cool rédemption, qu’un beau diable au repos, ne fuyant, ni ne défendant, mais offrant
Cool divagation, que mon esprit au détour des jours de tempêtes, après lui cavalant…

Cool en ce beau dimanche, où à ainsi le regarder, j’ai le sourire suspendu aux lèvres
Cool à l’orée de la sortie de sa première livrée, de le voir ainsi détendu, mon cœur en crève…

Cool Illuna, sinon, tu n’y survivras pas…
Cool, folle épistolaire, cool, débile incendiaire, sinon, tu vas avoir besoin de bouche à bouche

Cool ? Mais pourquoi, si à l’instant ultime, ses roses pulpeuses me touchent
Cool ? Pas envie, pas pooooossible, face à mes rêves au bord de sa couche…

Cool, moi jamais, le feu n’est jamais cool, il est ardent, brûlant, passionnant mais jamais cool !!!!

Caliente
Illuna

jeudi 12 juin 2008

Jeux de mots pour sens "sans" dessus-dessous...

Photo issue du forum "crazy-julien"
«Petite veste entre amis pour sévices rendus »

Groom service, veste d’amiral en goguette pour veuve un peu chouette
Madame est servie, expression libidineuse pour pensée guillerette

Des envies flirtant entre un juvénile Spirou, groom aventureux de nos jeunesses
Et un servile besoin d’être comblée par un homme qui saurait quoi faire de nos fesses

Boutons d’or le long de son corps comme autant d’abeilles butinant une douce fleur
Insigne sur épaules d’une sobriété propice à s’interroger sur les états de services, horreur !

Sont-ils bons et loyaux, sont-ils à heure et à temps, divinement exécutés au pied de la lettre ?
Sont-ils bafoués par un vilain renégat, par un sombre pervers, état de service à ne pas s’en remettre…

Room service, chambre noire ou chambre nuptiale, souvenir sombre ou bestial ?
Mylady est servie, expression pompeuse pour chaleur fiévreuse ou équatoriale…

Hôtel, nuit évanescente, sans suite avérée ou avec suite adulée pour rêve tout éveillée
Chambre président pour points cardinaux en détresse, pour langue bien trop acidulée…

Perdre le nord dans le midi de ses reins d’éphèbe, sans pitié pour nos envies torrides
D’est en ouest, parcourir les côtes de notre moussaillon, couler en eau douce, ivre et livide…

Tomber la veste, au creux d’une nuit dont l’écho retentira encore bien longtemps après…

Caliente
Illuna

mercredi 11 juin 2008

Jamais le même, jamais différent... un rêve éveillé...

Caps obtenue via forum "crazy-julien"
« Interstellaire, polaire, incendiaire, coup pervers… »

Mon beau regard lunaire, ma tendre pierre angulaire
Mon âme à demi-solaire, mon beau mâle par trop solitaire

Pensée obscure, songe qui perdure dans ton regard « étoile »
Rêve au sang pur, poésie à belle figure dans tes œillades « miroir »

Un royaume pour l’un de tes ressentis, l’une de tes préoccupations
Une parcelle d’éternité pour l’une de tes idées, l’une de tes réflexions

Once d’enfance à la surface d’un homme qui trace, soupçon de mélancolie
Nuance pleine de délicatesse dans un monde de brutes, trace de douce folie

En ses bleus miradors, des harmonies d’encore et encore, des îles au trésor
En ses mirettes azurs, des péchés de gourmandise, des profusions de « je t’adore »…

Julien, où l’énigme aux mil facettes, l’étrange au seuil de ma porte, sa bouche
Moitié boudeuse, moitié songeuse… miel d’acacia sur fond de rose lilas
Julien, où l’idole aux multiples limites, l’amour au bord de ma couche
A jamais perdue dans l’immense dédale de ma passion aux mil éclats…

Caliente
Illuna

dimanche 8 juin 2008

Mon dieu, que ce démon est beau !!!

Photo issue du forum "crazy-julien" provenant des photos conçues pour l'album "Ersatz"
« Dieu des enfers, diable des cieux »

Au creux de tes aveux, de tes feux les plus ardents, mil fois éteinte, la flamme s’est rallumée
Aux cimes divines, je préfère la profondeur noire et décadente de tes abîmes, perdue, comblée
Aux promesses éternelles, je tourne le dos pour un instant sublime et figé, par toi, écartelée
Aux traînées d’étoiles trop aveuglantes, je choisis les sillons dorés marbrés de tes enfers, blessée

Au bleu des cieux, aux merveilles angéliques, j’aime davantage le rouge de tes chairs, brûlée
Aux espoirs vains et à la fidélité lassante, j’oppose tes mensonges plein de sel, ainsi bafouée
Aux semences du bonheur, une porte close, aux effluves de sang pourpre, une amante violentée
Aux débats christiques, un non de dédain, aux ébats diaboliques, un oui plein d’entrain, affolée

Naître femme, à l’aube de cet homme fantasque
Naître flamme, à l’aurore de ce mâle dantesque
Naître fleur, à l’orée de cette étamine mystique
Naître fragile, à l’ivresse de ce Satan charismatique

Plonger et ne plus remonter… apnée satanique
Plonger et ne plus résister… apnée fantasmagorique
Plonger et oublier la couleur des beaux jours… apnée diabolique
Plonger et ne plus jamais s’élever, ne plus jamais tomber … apnée « doresque »…

Caliente
Illuna

Petit oiseau, sortira bientôt du nid !!!

Photo provenant du forum "crazy-julien" - prise de vue lors de la pochette de l'album "Ersatz"
« Petit « kangoo », deviendra grand ! »

Boxer, caleçon, slip kangourou, peu m’importe, je m’en fou !
Mais avec le contenu magique de ta poche, « kangoo »
Est-ce avec cela qu’on fait les fous ?

Petite, on me disait que là, vivait en cet endroit, un petit oiseau
De toute les couleurs, juste créé selon mes rêves et mon cœur !

Adolescente, moins innocente, j’ai alors su que vivait là, un drôle d’oiseau
Capable d’en faire voir aux pauvres femmes de toutes les couleurs !

Adulte, femme plus accomplie, j’ai aussi appris qu’il important de motiver l’oiseau
De savoir lui demander de se surpasser, ce afin de voir de l’arc-en-ciel, toutes les couleurs !

Mais, notre jeune oiseau, notre bel oiseau rare, est-il un bon coup ?
Sait-il en dehors de sa vie d’artiste comment attiser l’intensité du feu ?

L’oiseau méritera-t’il du premier envol jusqu’en bout de piste
Un trophée à la taille de ses mérites : un « kangoo » d’honneur ?

Si la chair est faible, celles des femme actuelles, activistes
Est aussi de nos jours bien plus exigeante, horreur, malheur !

Petite poche, soit pas « Folcoche », ni « gavroche »
Soit pas moche, ni reproche, délivre-nous du secret,
De tous les secrets, de tes entrailles et par l’occasion du « mâle » !

Oui, poche d’amour, grivoise comme poignées d’amour
Toi dont les alentours, sont de chairs affolantes, mil atours
Aux plus divins de tous tes contours !

Oui, toi-là, entre paradis en enfer, plus aucun détour
Ne m’éloignera de mes envies de la nuit et du jour
Obsédante quête, à la recherche du miel du troubadour !

Et d’hurler, lors d’une lune pâle, aux loups : « Kangoo, kangoo… »

Caliente
Illuna

jeudi 5 juin 2008

Jouir à son écoute, mourir pour cause de délices au creux de l'oreille...

Photo obtenue via forum "crazy-julien" -Julien au Grand Journal sur canal +

« Jouir mes oreilles et mourir de surdité affolante à défaut d’absurdité… »

Chut, écoute…. Ça commence comme un jour d’abandon, comme sa voix qui s’introduit dans nos vies de petites filles, parfois bien trop sages, parfois en attente du démon comme pour…

Punir les vices, subir des sévices, de désir en prémices, de plaisir en supplices
Etourdir les sens, nourrir l’évanescence, se mourir au travers de coupables délices
Maudire la moralité, médire de leur culpabilité, occire et en finir avec moult facilité
Décrire avec somptuosité, écrire avec style et sensibilité, séduire avec « glamourosité »

Capter l’essence de ses premiers mots, sentir le vent léger des débuts
Flotter, se laisser aller, ne plus rien contrôler, se retrouver tel un fétu
Se fondre dans la danse symbolique et fatidique de paroles affolantes
Se confondre de « l’émouvance » et de la folle insouciance, perdue, « adoubante »

Deviner l’homme, la bête qui de ses griffes vous enserre, être offerte, émue, éperdue
Tenter de lui résister, ne pas capituler trop vite, lui laisser de la victoire, toute l’étendue
Se lover au creux d’un lit, moelleux, somptueux, se livrer charnellement à son écoute
Dégrafer son chemisier, s’enliser dans les nœuds de l’échancrure, n’en perdre goutte



Avec en fond de mémoire, comme une perle nichée dans son précieux écrin, un Julien qui nous dit : « Je veux passer le reste de ma vie à jouir », n’est-il pas lui-même au fil de sa félicitée, notre meilleur argument pour jouir intensément à notre tour, des bienfaits qu’il daigne clairsemer le long de son œuvre comme ce premier album dont nous attendons de la première écoute, une jouissance sans nom, totale, sincère jusqu’aux larmes… plonger et ne plus jamais remonter…

Respirer une dernière fois l’intensité de la quiétude, comprendre, admettre que l’on va sombrer
Oser l’impensable, s’offrir au crescendo de la jouissance, lancer un dernier regard à l’enfance
Commencer à chavirer sous le mélange enchanteur des vibratos, accepter davantage de s’enliser
Entendre enfin cette voix plus que la mélodie, se livrer à ses pieds, n’attendre aucune clémence

Respirer avant une longue apnée d’inconvenance, trembler par l’émoi d’une pulsion sonore
Foncer droit dans le décor, vriller au moindre accord, faire corps à corps avec lui qu’un feu dévore
Perdre peu à peu toute pudeur, emprunter les chemins interdits, s’en remettre au Val D’or
Planer dans les sphères australes de l’extase, narguer les limbes, briser les chaines, frôler la petite mort

Et si à la première écoute, vous subsiste un doute, cruel,
De ce son charnel, une fois encore se délecter, se consumer
Avec ce cristal animal, franchir d’autres limites, fusionnel,
A cette gorge généreuse, musicalement fiévreuse, s’abandonner…
Capituler, une fois de plus, le cœur battant chamade et mesure
Sur les sillons dorés et les traces enchantées, se sentir libre
S’enfoncer dans une nuit noire, sans lune, boire de la lie, le plus pur
Sur le corps du délit, verser comblée, une larme, de bonheur ivre…


Et jouir, de concert avec cet artiste aux sandales ailées et dorées… et cette machine dans la tête, cette machine qui tempête qui nous délivre ses mélopées qui, sitôt écoutées, deviennent adorées…

Et de jouir encore, et encore, tel l’envol d’un oiseau qui lorsqu’il déploie lentement ses ailes, goûte intensément au plaisir de quitter terre, de se sentir enfin flotter dans l’air, plus libre que jamais d’atteindre un peu du paradis de notre ange…

Et là, enfin comprendre pourquoi ce maître d’œuvre nous a lâché « Je ne suis pas un chanteur de chanson », comprendre qu’il est davantage un faiseur de miracle, un compteur de rêve, un artiste dont il est bon de s’imprégner…

Caliente
Illuna