samedi 27 octobre 2007

Mortes, de plaisir ...

Photo issue de l'émission Nouvelle Star - prime où Julien a chanté "Mourir sur scène" - M6
« Le piano, où nous sommes toutes mortes »

Couché, abandonné, corps et âme, sur un piano, livré ainsi à l’attente du public.
Tu allais épancher sur nos vies, tes flots de lumière et ton exceptionnelle sensibilité.

T’écartant quelque peu et tout en soliloquant, de ton improbable complice, le piano.
Tu allais ouvrir nos cœurs aux sens cachés de cette chanson, jusqu’alors de toi, ignorés.

Revenant, entreprenant, tout en grimpant sur ton comparse d’un duo, le piano.
Tu allais, de ta voix chavirée par une extrême douceur et émaillée d’une infinie tristesse, nous enivrer.

A genoux, à présent, comme en une émouvante et agonisante prière, sur le piano.
Tu allais te laisser envahir et submerger par l’émotion, tes yeux se tournant vers nous, embués.

Par un saut scabreux, tu fuyais maintenant ton improbable et illusoire perchoir, le piano.
Tu allais offrir de ta voix l’un des moments les plus pur qui soit, celui où l’artiste et les spectateurs, ne sont qu’une seule unité, une seule entité.

Et, de nous achever par un regard dont toi seul détient tous les secrets, bien loin de ton piano.
Tu allais, si besoin encore en était, suspendre le temps, les gens et les événements au fil ténu de ton ressenti instantané.

Et, pour cela, tu fus encensé, réclamé, adoubé et ainsi à bien m’en souvenir, je te le dis : « Bien , le merci, Monsieur Julien Doré ».

Caliente
Illuna

Aucun commentaire: