samedi 6 octobre 2007

Petite fable aux saveurs d'antan


Photo issue de l'émission "Nouvelle Star - Les duos du coeur" - M6






"Le chevalier sans peur et sans reproche"

Depuis un temps certain, l’on a beaucoup « papillonné » autour des images subliminales du « Prince Noir » contre le « Chevalier Blanc », et cela a fini par marqué tant mon subconscient que mon inconscient, et … voilà ce qui en a résulté ….

D’affabulatrices pensées m’entraînent à entrevoir Julien, sous l’angle mitigé des deux formules, pour aboutir donc à un « Chevalier Noir ».

Chevalier, davantage que Prince parce qu’il n’est pas né noble (au sens « sang » bleu du terme), mais humble et pauvre de naissance.

Et en ces temps lointains, sa seule richesse tiendrait alors en son talent de troubadour, de poète maudit, auquel quelques pauvres villageoises auraient prêté charmantes oreilles et délicates attentions.

Accompagnés, tantôt de son luth, tantôt d’une cithare, ou bien encore d’une mandoline, il n’aurait de cesse chemin faisant de rallier à son talent « quelque peu galvaudé », pauvres et malandrins dont il se plairait à enjoliver le dur quotidien.

Puis, hasard heureux ou malencontreux, c’est selon, une poignée de nobliaux viendrait à passer par là, à capter l’essence et l’intensité de ses dons artistiques et à en vanter les mérites auprès du Seigneur de la région.

C’est donc un peu frustré et fatigué par d’incessantes errances, quelques années de disette, qu’il accepterait de proposer ses charmes enivrants de trouvère au dit Seigneur dont la fille était justement en attente de nouveaux divertissements.

Bientôt, la jouvencelle qui périssait d’ennui, retrouverait ardeur, bonheur et joie de vivre grâce aux mil fables enchanteresses, aux poèmes ludiques, aux contes si bien déclamés et par dessus tout aux musiques, tantôt délicates, tantôt fiévreuses …

En reconnaissance de ses multiples dons, le Seigneur des lieux, l’adouberait Chevalier et en vanterait, à son tour, les mérites à tout horizon.

Notre Chevalier verrait alors s’ouvrir devant lui toutes les bonnes maisons des alentours, seraient couverts de biens faits, d’or, son talent ainsi reconnu lui donnerait droit à goûter au bonheur, celui-là même qu’il offrait autrefois si généreusement aux plus démunis.

Mais le chevalier, plutôt que de tomber dans des travers d’aisance, trop de demoiselles tourbillonnantes, trop de bombances et de ripailles, choisirait de se souvenir de ses noires racines, et ainsi soumis aux affres de son passé, y puiserait une source éternelle de jouvence en réponse à la quintessence de ses multiples « savoirs ».

La quiétude « physique » n’effacerait pas pour autant la noirceur des durs chemins d’autrefois, les blessures du passé forgent un homme autant qu’elles le transcendent.

Et de morale, s’il devait y en avoir une, serait que le chemin de la reconnaissance auquel tout artiste aspire, n’efface pas la rugosité du parcours, le renon envers certaines valeurs, la perte d’une certaine liberté, l’oubli de ses premières espérances …

A chacune d’entre vous d’écrire la fin, bonheur, douce « mie », tendres et fidèles comparses, ou bien de plus sombres destinées …… la fin de la fable n’est de fait pas encore réellement connue … chaque esprit peut encore divaguer ….

Caliente
Illuna

1 commentaire:

Illuna a dit…

Eh, Illuna, "sans reproche", tu lui as taillé un bien vilain costard, non. Pensée d'Illuna pour Illuna.