mercredi 10 octobre 2007

Qui ne sourcille, consent ....


Avec l'aimable accord de "mariesondetre" du forum crazy-julien, au niveau de la splendide photo.







« Entre ciels et cils »

Lorsque mes yeux sur les tiens se sont posés.
Lorsque mes yeux ont dans les tiens, osé plonger.
J’aurais bien pu me noyer dans tes flots azurés.

Lorsque ton regard a cessé de flotter pour le mien, rencontrer.
Lorsque ton regard embué m’a fait plus que de raison, chavirer.
Je me suis retrouvée aux bords de tes cils, bien éprouvée.

Lorsque la beauté incurvée de tes liserets, Val d’or impromptus,
A fait le tour complet de mon cœur, l’a mis ainsi à demi-nu,
Je t’en aurais dédié tous les battements, sans aucun malentendu.

Lorsqu’à l’orée de tes prunelles si bleutées,
Alors au comble des larmes, comme une pluie de rosée,
Au pied de ces gardiens improvisés, j’aurais alors pu me jeter.

Lorsque l’exquise féminité de tes ciels dorés,
Me fût dans toute leur splendeur, révélée,
Je sus que plus jamais, je ne vivrais sans désirer, y sombrer.

Lorsque ce barrage recourbé et improvisé de tes lacs ensorcelés,
M’aurait enfin capté, plus que devinée, telle une douce fée,
Je les aurais prestement asséchés.

Lorsque tes jardins suspendus d’une blondeur adorée,
De leur fontaine libérée, et de tendresse à nouveau abreuvée,
Je me serais au bord de tels écrins, tel un doux filin accroché.

Mais lorsque divine idylle fût consommée,
De tes charmants appontages, oscillants entre doux rivages et délicats clivages,
Je savais que je vivais là, mes dernières heures de fin libertinage.

Lorsque de tes œillades désarmantes et de tes sourcillades désarmées,
A mon grand étonnement, comme une veuve éplorée,
J’eusse enfin à leur nouvelle lueur, voulu échapper.

Lorsque tes prunelles maintenant égarées par une passion fusionnelle,
Vivant aux abords de tes doux signets, une incandescence, tel un feu passionnel,
Je sus que le temps de me retirer, serait une aubaine démentielle.

Lorsqu’à la faveur de tes gardiens délivrés, improvisés fils d’or
A la délicate et adéquate cambrure, née à l’aube de tes charmants miradors,
Je me suis retrouvée, finalement vaincue, mais bien décidée à les fuir, encore et encore.


Caliente
Illuna

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