dimanche 24 août 2008

La vie, pas toujours une grande Dame...

Une petite reprise, tout en douceur, pour vous inviter aussi à vous perdre dans mes venelles, celles, de Gwenaëlle (titre exact : http://lesvenellesdegwenaelle.blogspot.com/) où au fil des jours, je vous livre tout comme ici mes perceptions démentes, mes impressions dithyrambiques, tout du moins une petite partie parce qu'avec Illuna, mon double épistolaire, il ne faut jamais jurer de rien...

« On devrait pouvoir arrêter le temps
Au moment où l’on est le plus heureux… »


A ce petit jeu-là, j’ai huit ans et je rencontre mes copains d’enfance pour la première fois, je serai leur petite reine pendant plus de dix ans, le temps de perdre notre douce innocence, celle propre à l’enfance.

A ce petit jeu-là, j’ai quinze ans et j’aime pour la première fois, aveuglément, et sans soucis des conséquences, et puis à dix-huit ans, par un violent orage, je perdrai tout, l’amour, la douceur et la confiance.

A ce petit jeu-là, j’ai trente et un an, après bien des souffrances, je viens de rencontrer le grand amour, celui qui emporte toutes les douleurs d’un seul revers de la main, celui qui vous donne des ailes, celui qui vous porte, celui que la vie vous jalouse et finalement bien trop tôt vous enlève, punition et offense.

A ce petit jeu-là, j’ai trente trois ans, je vais mal, parfois, je veux mourir et au milieu de cette tempête, je vais faire la connaissance de la bonté et de la beauté, nichées au cœur d’un petit teckel roux, source de vie et de lumière, je vais redécouvrir que l’amour n’a pas toujours le visage qu’on lui rêve et que l’aimer est chose intense.

A ce petit jeu-là, j’ai amis fidèles dont on ne peut rêver plus beau cadeau puisque certains m’accompagnent depuis bientôt plus de quarante années, leur dire combien je les aime est inutile puisque qu’ils vivent dans mon cœur, fleurs délicates dont les parfums chassent les mauvais jours, les jours de pluies, les jours de misère, de galère, de ma vie, une partie de quintessence et de jouissance.

A ce petit jeu-là, ma mère, ma douce, ma confidente, mon amie de toujours fait, des sillons et des ravages de ma vie, des jardins de fleurs où il fait bon vivre en permanence, seule importance, ne jamais en oublier la clef, car le jardin, non d’Eden, mais d’Illuna n’est pas ouvert à tout le monde, ni en permanence…

De fait, mon coeur n'est pas chose à prendre à la légère...

Caliente
Illuna



mardi 29 juillet 2008

Parce que la vie continue... parce que la vie ne s'arrête pas à lui !


« Aventure au creux de mes yeux »

D’une banale lecture, certains mots ressortent, s’échappent, galopent hors de leur contexte initial et dieu seul sait, ce qu’une imagination fertile peut en faire…


La terre promise… qui à mon cœur a pour nom, Valparaiso…pourquoi, je ne sais, mystère d’une mélodie et attrait sauvage de l’inconnu, sans doute, exotisme exacerbé ou suranné, peut-être… et parfois, elle ose changer de nom pour s’octroyer celui de Mandalay, délice d’une route dont la musique ensorcelle encore mes souvenirs…

Du talent, sang pour sang… les racines, celles qui vous portent, qui vous boostent les soirs d’orage, celles qui font ce que vous êtes, quelqu’un de bien ou pas… les traces du passé qui guident vos pas dans l’avenir… naître, s’en souvenir et puis partir et grandir…

Quand la lenteur est un choix… quand pour survivre, votre corps doit accepter de ralentir ses désirs, ses espérances, quand le déraisonnable doit flirter avec le raisonnable sans y perdre les gains de folies qui faisaient l’essence même de son charme…

Plus près du ciel… à tire d’aile s’envolent les illusions de la femme enfant, chaque fois qu’elle se heurte aux sinistres réalités quotidiennes, aux obligations qui martèlent ses tempes, aux déceptions qui la blessent chaque jour un petit peu plus… s’envoler comme Jonathan Livingstone, le magnifique goéland et ne plus jamais toucher terre…

Folle liberté… prends garde à toi de ne prendre tes magnifiques escarpins rouges dans les méandres nauséeux des noirceurs de la vie dont certains médiocres en sont les sinistres ambassadeurs… car trop de liberté fait si vite obstacle à qui vit déjà dans la prison de ses obscures pensées…

Lumière sur coulisses… entrouvrir un peu le voile sur la face cachée des choses, soulever un pan du mystère, attiser l’envie, allécher la gourmandise, dévoiler juste assez pour en désirer plus et encore, tout un art subtile…

Halte bucolique… once féerique de l’enfance au travers des chemins vert paradis d’autrefois, amis perdus au coin du cœur, souvenirs chers à nos larmes, êtres chers disparus, plus vivant, mort que bien des vivants, mémoire captivante et entêtante, lui échapper, vaines tentatives, l’herbe est toujours bien plus verte nichée au creux du dédale de nos pensées d’antan…

Plage nuptiale… ambiance labiale, chaleur tropicale sur fond de jouissance linguale, toucher le rêve du bout des doigts, le voir prendre vie, par la complicité d’une belle chair tant de fois convoitée et maintenant par trop adorée, se noyer d’un plaisir exquis, délicat, raffiné, plonger dans cette excellence, s’épurer goutte à goutte et ne plus jamais remonter…

Caliente
Illuna


jeudi 17 juillet 2008

First Lady - onzième coup de coeur - drôle de petite bonne femme...

Caps émission (voir logo) obtenues via forum "crazy-julien"
« First Lady »

Que sont les souvenirs d’antan, si ne s’y loge quelques interdits, quelques passions
Que sont les éphémères années de jeunesse, si ne s’y perdent en confusion quelques illusions

Que sont les péchés de jadis, inavoués, enfuis, si s’en souvenir ne gonfle le cœur d’orgueil
Que sont les vents contraires d’autrefois, bravés, écartelés, si de sa chair, j’en prends le deuil

Que sont les nuits de pleine lune, au creux de ses émouvantes dunes, aux arrondis soyeux
Que sont les jours d’ennui, où hommes et murs se lézardent, musarder au fond de ses bleus

Que sont les songes des nocturnes étés face à nos regrets de n’y avoir sombré toute entière
Que sont nos rêves, nos chimères face au carcan de notre éducation, ivre et plein de fièvre

Que sont les chevaux fous de notre adolescence, se cabrent-ils encore au pied du bien-aimé
Que sont les louves devenues au sein de ce corps froid, elles aiment tant hurler et le combler

Que sont les monts et merveilles de l’innocence devenus, au fil des blessures, évanouis
Que sont les espérances en regard des désespérances, fragiles fétus de paille, bien trop enfuis

Femme d’aujourd’hui, stricte, en tailleur chic et talon pointu, te souviens-tu de la petite fille des prairies qui aimait à se lover dans les colchiques, à butiner la vie de douceur en douceur ?


Femme endormie, que connais-tu encore des plaisirs spontanés, des rires improvisés, sais-tu qu’il y a grand danger à vivre sans encore mordre dans la vie à pleines dents, impardonnable erreur ?

Femme noyée dans le pompeux des obligations, si peu troublées encore par la beauté comme si s’émouvoir devant elle, consistait en un péché redoutable, en une faute trop troublante pour le cœur ?

Femme d’hier, où es-tu, femme-enfant, délice de substance, gorgée « d’émouvance », froissée d’immenses insolences, irisée de charmantes indolences, où es-tu, petite fille, jouvencelle en fleur ?

Femme perdue au milieu de nulle part, femme déconvenue par trop de faux-semblants, femme retenue prisonnière par un océan de concepts qu’il serait bon qu’elle cherche à échanger contre un océan de conceptualité, mais est-il encore l’heure ?

First Lady devenue plus « lazy » que « crazy », dommage…

Caliente
Illuna



mercredi 16 juillet 2008

J'aime pas - dixième coup de coeur - la vie sans dessus, dessous...

Photo prise lors d'un concert - obtenue via forum"crazy-julien" - merci à l'artiste
« J’aime pas » (j’aime)

Un aperçu « bonbon acidulé » de la vie, ni sans toi, ni avec toi
Un uppercut « chamallow mou » allié à nos envies, sucré, salé…

D’une voix lancinante embrassée d’un baiser troublant
D’une parole troublante épousée d’un charme fascinant

D’un cri frémissant lové parmi mes pensées affolantes
D’un appel affolant adoubé par mes envies changeantes

Je découvre le mystérieux visage de ton amour
Jamais pareil, si enivrant, à vivre au jour, le jour

J’accepte tes étranges humeurs, fol et bel amour
Jamais ne te chasse très loin de moi, troubadour

Je partage tes nuits d’angoisse et tes beaux jours
Jamais je ne me dérobe, dans tes bras pour toujours

Je condamne tes défauts, tu charmes mes contours
Jamais nos vies, l’une sans l’autre, peau de tambour

Je plane de tes errances, mon cœur est soudain lourd
Jamais je ne pleure devant toi, mon irrésistible détour

J’ai peur de tes souffrances, de tes mauvais calembours
Jamais, pourtant trop loin, tu ne vas, charmant demi-tour

J’ai soif, tu as faim, nos mélanges font d’exquis séjours
Toujours, nous en souvenir devrons, et vaincre aux alentours

J’aime ton souffle dans mon cou, j’aime pas tes mauvais tours
J’aime ta chair tout contre la mienne, sans toi, j’aime pas Rocamadour

J’aime ta voix qui me câline, j’aime pas quand tu hurles, sale vautour
J’aime ton sexe qui si bien me butine, j’aime pas l’amour sans toi, quel four !

J’aime sentir tout du long ton velours, j’aime pas être sans toi, sans recours
J’aime pas quand tu prends ton air sérieux, j’aime bien trop ton bel humour !

Errer de lui à moi, n’en éprouver nulle lassitude, tout du contraire, m’en repaître chaque jour, un peu plus, un peu mieux, un peu plus gourmande de ses offrandes, un peu plus quémendante de ses enivrantes étreintes, un peu plus chiante aussi mais si désirable à ses yeux que tout me sera pardonné d’un regard…amour qui aime, amour qui aime pas, amour à la pointe du jour !

Caliente
Illuna

mardi 15 juillet 2008

Rose, cruelle et velours à haute dose...

Photos de photographe professionnel obtenues via forum"crazy-julien"
« Rose des vents, chère piquée à sa chair si comblée »

Une rose un peu morose à l’ébauche de ses chairs dorées et rosées
Une rose à pleine éclose à l’orée de cette bouche carmin qui tout ose

Une rose par ses azurs ignorés, et à les admirer, nous voici, comblées
Une rose, qui de ses effluves implose et nous offre de beauté, notre dose

Une rose exquise touche de féminité au seuil d’une masculinité endiablée
Une rose sensuelle qui dépose à ces adorables prunelles, ma douce prose

Une rose, lèvre cœur, regard songeur presque boudeur, la mine froissée
Une rose, qui s’y frotte, s’y pique, pétale après pétale, enivrante overdose

Une rose, à sa vie émiettée, à ses envies mêlées, à son sang, mélangée
Une rose, fraîche et veloutée, de senteurs poudrées, si fragile « chose »

Une rose, ma volubile, ma sibylline, mon orpheline, mon églantine frôlée
Une rose, bouton de douceur, attrape-cœur, idéale autant que fatale osmose…

Caliente
Illuna


Soirées parisiennes - neuvième coup de coeur - l'ennui chic en fer de lance...

Photos prises lors d'une première "cinéma" obtenues via forum "crazy-julien"
« Les soirées parisiennes »

Les soirées, bon chic, bon genre, en apparence, les boites de nuit pour bobo, les bars « branchés » façon « eighties », entre délires entre copains, rencontres d’un autre type et histoire sans lendemain.

J’ai toujours été bien plus dans mon élément au milieu d’une prairie entre vaches et pâquerettes que dans le décorum délirium des nuits impromptues et désormais révolues.

Alors, suivant les trois grandes possibilités, c’était fun, archi fun ou pas !

Commençons donc par le « chelou », par le gerbant, par le bas de l’échelle qui vous rattrape au détour d’un besoin naturel à force de s’abreuver de limonades et de cocktails aux noms improbables. Petit « relooking » à 3h du mat’ via œillades complices au travers du miroir et puis là, soudain, cela déraille, une môme défoncée, rampe et perd déjà toute dignité à travers son vomi, là, plusieurs choix, tu fais comme si tu l’avais pas vu, histoire de te tirer le plus dignement possible d’un mauvais pas, tu fais ta garce et tu râles de la merde qui te tombe dessus mais tu ne peux t’en aller ou soit, tu connais les gestes de secours et si tu refuses ton aide, alors tu vaux pas grand-chose… de toute façon, ta soirée est finie !!!

Mais heureusement, il existe aussi quelques plaisirs que l’on ne peut nier à ces soirées, entre potes, c’est souvent l’éclate et le délire intégral s’achève souvent au petit matin, les paupières lourdes mais le cœur léger de souvenir que tu déballeras lors d’un repas, dix ans plus tard et qui fera rire tout le monde pour la centième fois. Les copains, c’est sacré et encore plus leurs bêtises ancestrales.

Et alors, il y a aussi les soirées dont on n’attends rien, si ce n’est de s’y emmerder ferme et puis soudain un regard, un seul et plus rien d’autre au monde n’existe et cela même si cela doit s’avérer sans lendemain, ce soir, cette nuit, la fusion, l’osmose seront totales à l’épouse du premier regard, ce regard qui vous dira les mots bleus, ceux qu’on dit avec les yeux, parler me semble ridicule, je m’élance et puis je recule, tous les mots, tous les mots bleus… le réveil est souvent le plus difficile surtout lorsque l’on a décidé de s’enfuir sur la pointe des pieds, sans laisser de mot, ni d’adresse… mais le souvenir unique n’en est que plus intense…

Bon, surtout ne jamais être dupe de la bourgeoisie stagnante, de l’hypocrisie ambiante, du « m’as-tu vu » de circonstance, de la banalité réconfortante, de l’inconnu en formule décapante et de certains codes qu’il n’est pas bon d’ignorer et qui à défaut vous retombent bien cinglants sur la figure à l’heure où souvent l’on prélève les ordures en banlieues ou en zone urbaine.

Bref, soirées parisiennes ou non, j’appréhenderai la « chose » en résumant le contexte majeur par un « il est de bon ton de jouer le jeu » mais au moment de la phrase fatidique « faites vos jeux », vous n’êtes pas toujours assuré de jouir des meilleures « cartes » donc prudence et patte blanche, le tout saupoudré d’un sourire dent de Loup, ce pour cacher et protéger le petit cœur d’agneau !!!


Avec ces préceptes, j’ai réussi au fil du temps à ne garder de ses soirées, que le meilleur, ce qui n’est déjà pas si mal dans un milieu où d’emblée la fumée de cigarette ne m’asperge pas de volutes bleues de bienvenue mais davantage va mettre ma gorge et mes yeux de biche à rude épreuve…mais que serait une soirée sans la « gluante » au bec, enfin pour certains, c’est un exercice de style voir tout un art, genre prendre la pose et penser à autre chose…dieu merci je n’ai jamais eu besoin de cet artifice pour capter l’attention, ouf l’honneur, le mien est sauf !

Que demander de plus à ces stéréotypes stériles, vitrine avérée contre l’ennui nocturne ???

Caliente
Illuna


dimanche 13 juillet 2008

Piano Lys - huitième coup de coeur - l'hymne aux couleurs...

Photos de concert - obtenues via le forum "crazy-julien" - mil mercis à l'artiste...
« Piano Lys »

Cette chanson, cette mélodie, ces claviers m’ouvrent une porte sur un monde de perception toute en couleurs. Souvent, il m’arrive d’imaginer en lieu et place de la matérialisation ordinaire d’un lieu, d’une chose, une couleur qui permettrait de décrire un ressenti instantané par une interprétation poétique qui a pour but d’échapper au basique, au morne, au sinistre quotidien ou d’embellir aussi ce qui est déjà sublime, comble du comble, améliorer le beau !

Comme par exemple, le bleu que certains se plaisent à percevoir de façon glacée, figée, et bien ce bleu symbolise les années de rêverie et de mon enfance, de fait l’innocence, l’insouciance, les amis qui vous accompagnent toute la vie, les bêtises et les chutes à vélo, les campings sauvages mais si doux au cœur des adolescents, la marelle, colin Maillart, les parties de Monopoly ou de mil bornes, les sourires complices, les premiers mensonges et pas les derniers, l’éveil du corps face au désir, le premier baiser, les premières larmes qui font vraiment mal, un monde qui vivra éternellement dans mon cœur de femme enfant, un monde que nous sommes plusieurs à cultiver par le mélange de nos souvenirs combinés, ne pas vivre pour ce passé mais en nourrir notre avenir, être fort d’autrefois pour les futurs sans pitié, eh, bien le mélange de toutes ces perceptions est bleu, d’un bleu azur tout comme les yeux de notre Monsieur Doré, un bleu changeant mais jamais sans émotion, sans charme, sans tendresse, un bleu qui n’a rien d’un bleu « je veux », non un bleu métissé parfois pâle, parfois fluorescent, parfois indigo, parfois léger, aérien, enfin un bleu qui toujours nous fait du bien !

Ou, bien encore, le vert, alors, là, lui sans conteste c’est le symbole, le totem sacré de Monsieur Virgule, mon bébé bulle, ma plus belle infortune, mon bébé teckel, mes prunelles chocolat (et non, ce n’est pas le brun), c’est le vert de l’espérance, celle que l’on n’attend plus, celle qui vous bouleverse, qui imprime à votre vie un rythme frais et ludique comme une oasis de paix dans un monde de brutes. Et comme je le dis souvent : « La vie, au travers des yeux de Virgule, est d’un vert paradis à couper le souffle ! », cela s’impose à moi d’une force proche de la passion, de celle que l’on partage avec quelques êtres seulement, le long d’une vie, et oui parfois, ces êtres ne sont pas humains ou tout au contraire, très humain, de cet humanité qui ne nécessite pas que l’on soit un homme ou une femme, de cette humanité qui se lit dans les yeux, celle d’un partage sans limite, sans concession mais jamais sans émotion, amour plus fort que celui des corps dans les fièvres de l’été, amour plus beau, plus rafraîchissant qu’une source d’eau vive, plus serein qu’un chant d’oiseau au printemps, de plus en plus fougueux au fil du temps qui passe mais qui, quoi qu’il arrive, jamais ne se dément, jamais n’a besoin de se remettre en question, l’amour si fidèle que l’ennui l’a fuit à toute jambe, l’amour au-delà du temps, de notre temps, bien au-delà des mots, l’amour…, le plus pur, le plus innocent, celui que nous ne ferons jamais ensemble…
Et comment ne pas parler du turquoise, celui que je vois bleu turquoise, et que ma maman, voit vert turquoise, maman, « le deuxième nom de Dieu », maman, qui a chacune de mes souffrances me remet au monde une nouvelle fois, maman, ma complice, mon amie, ma meilleure amie, là aussi ma fidèle, celle qui jamais ne juge, celle qui panse, qui comprend, qui supporte, celle que j’aime bien plus que moi, mes deux petits gris, mes adorés, maman et petit Virgule. Maman qui me fait rire lorsqu’elle mélange le nom des couleurs, elle pourtant couturière de son état, conceptrice douées face aux matières et aux tissus mais qui ne domptera jamais sa perception basique des couleurs. Maman, qui lutte avec les pâtisseries, elle pourtant fin cordon bleu. Maman, qui tremble quand j’ai froid. Maman, qui partage mes goûts et mes idées ou bien serait-ce le contraire, notre symbiote nous a fait oublier depuis longtemps le sens des choses, d’ailleurs qu’importe, seul le plaisir intense du partage est d’importance capitale !

Le mauve, lui, c’est la couleur de mes chers disparus, tous ceux que je porte à la boutonnière, le smoking légèrement de travers, le regard un peu amer et perdu dans l’océan de mes pensées, celles de mon cœur de petite fille, encore blessée par leur absence, encore troublée par le manque d’eux, mon grand-père complice toujours prêt à me couvrir, ma grand-mère aimante sous des dehors austères, mon autre grand-père toujours là et de bon conseil (qui me tiendra téléphoniquement la main lors de mon prochain AVC ?) et mon impossible autre grand-mère, pipelette garantie pure souche, et Claude, l’ami trop tôt parti, parti mais pour où, où erre-t’il, dans quel monde, y fait-il bon vivre ? Et Banco, mon pirate des mers ? Et Guimly, mon fauve de campagne ? Mauve comme un rouge délavé à l’encre bleue de mes pensées, prune pour les jours de mélancolie, myrtille pour les jours d’Absurdie, ceux où il me plaît de croire qu’ils sont toujours là à guider nos pas, nos doutes, nos hésitations…chaleur des absents…

Rouge, justement, oui parlons-en, rouge pour les jours de colères, ceux où je me désespère du temps mauvais, du vent contraire, rouge pour le sang que je ferais volontiers couler si l’impunité et l’absolution m’étaient offertes sur un tapis, éclair et tonnerre pour la violence qui parfois a pourri bien de mes jours et de mes nuits, tempête et naufrage pour les persécuteurs de tout bord. Sanglante virulence pour ceux qui polluent mes joies et mes envies de bonheur, rouge lourd et capiteux comme le velours carmin d’une rose dont les épines ne vous veulent pas que du bien. Rose pour ce que mon éducation atténue de mes envies chimériques de meurtre à l’encontre de qui me pourrit la vie. Rouge sans concession pour les mauvais, les méchants, les intolérants, rouge jusqu’à plus de chair ! Mais, ne sommes-nous pas tous, l’intolérant ou le méchant d’un autre ???? Rouge de confusion…

Et blanc, trop virginal pour vraiment coller à mes pensées… lui, pauvre de lui, ne me fait songer qu’aux cheveux de mon arrière grand-mère qu’elle emprisonnait sévèrement au travers d’un chignon d’un autre temps.


Et noir, ah, là, oui noires comme les sombres pensées qui m’animent et m’attirent vers les chemins songeurs et moins avouables d’un goût prononcé pour toute liberté comme au travers des arts, noir comme le venin de mes veines pour toute entrave, noir comme l’ivresse d’un monde où presque personne n’a la clef et ne peut me suivre, noir comme ma liberté, mon choix, mes passions…celles dont le partage n’est pas une évidence mais une intense complicité. Noir comme l’ébène, noire comme une chevelure lourde, épaisse et noueuse, d’une nuit profonde, complice de toujours, comme l’encre qui noircit des pages et des pages depuis mon enfance, noir comme l’odeur de l’encre, noir comme l’œil que parfois je pose sur le monde, noir comme la sobriété d’une élégance rare, noir comme un smoking dans lequel se coule un corps désiré et plus subtilement attirant que couvert de sa seule nudité, noir, le sang des péchés, noir, le flacon de mon ivresse nocturne, noire comme une promenade au crépuscule, noir se drapant de bleu comme le ciel d’une nuit profonde, profane et soudain bercée d’étoiles, complices de délicates noirceurs…

Les autres couleurs, sont de passages mais ne déterminent rien de particulier, l’orange est la digne représente du fruit qu’elle symbolise, pleine de peps et d’entrain, comme celui que je cherche chaque matin en m’abreuvant de la récolte du jus de ses fruits. Le jaune, est le souvenir du piaillement de petits poussins, le brun, c’est le chocolat chaud, doux, amer, un péché de gourmandise emprunt d’une certaine sensualité… souvenir d’une certaine Marquise des Anges et de sa patente pour le chocolat. Le rose détoure certaines chairs très alléchantes, très troublantes, très émouvantes et dorées…fantasme couvé des yeux…dérive avérée des sens et des pensées…aujourd’hui et pour la première fois, j’aime le rose, je le caresse par des regards appuyés mais à la dérobée, histoire de ne pas trop m’enliser, de garder un peu de ma dignité, si c’est encore possible. Ce rose, quelles bouffées de chaleur…

Caliente
Illuna



jeudi 10 juillet 2008

Pudding Morphina - septième énooorme coup de coeur - poudre de désir...

Photos d'une pro obtenues via forum "crazy-julien"
« Pudding Morphina »

De tout temps, les héros de littérature aux failles pleine d’héroïne (et il ne s’agit pas de jolies lady mais bien de paradis blancs), aux morsures pleine de cannabis, aux entailles pleine de cocaïne et aux nervures alambiquées d’absinthe ont toujours recueilli mes faveurs les plus dépravées.

Attirance morbide et inexplicable pour moi qui ne supporte la moindre cigarette au quotidien mais l’art transcende les pudeurs et les règles, sublime les interdits et les limites. Je pardonne volontiers les errements de Rimbaud sur le fil vert d’une mortelle substance à la faveur de ses poèmes si modernes, si violents que certains transpirent encore de brillance par delà le papier qui leur a fait accueil.

Je pardonne au plus grand détective privé de la littérature, Sherlock Holmes, ses penchants cruels et fautifs pour la cocaïne, moi qui dans les nervures de ses pas subtils me suit longtemps nourrie, prouvant qu’il avait là digne place aux côtés des héros de Jules Verne, de Victor Hugo, d’Alexandre Dumas, de Georges Sand et autres belles plumes d’antan, aptes à nourrir l’imaginaire fantasque des enfants qui n’en sont plus tout à fait.


Je pardonne aux Rolling Stones ainsi qu’à David Bowie leur propension d’autrefois pour les drogues illicites et leurs excès en tout genre tant qu’ils n’ont pas nui à leur talent et à leur folie scénique. Je pardonne à mon écrivain et poète favori, Alfred de Musset, ses beuveries et manquements en tout genre.

Et qui n’a jamais craqué devant la dégaine d’ange maudit de Jim Morrison, qui n’a jamais rêvé d’une mort aussi légendaire que James Dean sur la mythique route 66, lui dont la principale drogue tenait en l’ivresse de la vitesse ?

Oserai-je, une formule facile avec, qui n’a pas ses démons ?

Dans l’absolu, l’art enjolive et enrubanne les vilains penchants des pauvres humains que nous sommes, et puis que seraient le héros sans les vilains, les héros sans leur héroïne (à prendre dans le sens qu’il vous plaira), oui un bon film n’est jamais aussi jubilatoire qu’avec une haute lutte entre deux approches de la vie aux antipodes.

Le bien et le mal se frictionnant pour produire une musicalité souvent plus décadente que décapante… mort fine sur la fin d’un amour à mort…blanc et noir ne s’épousent-ils pas dans de somptueux gris pour qui a l’imagination de croire que parfois le mal triomphe, le gris prend alors des accents de rouge tranché sur le vif, carmin sur fond de dédain... couleur étrange qui ne vous veut pas que du bien…

«Pudding Morphina » - mon premier déclin -

De ce désir charnel, de ce besoin mortel, goûter à la mort lente
Avec un besoin obsédant, un désir impérieux, un sombre destin
Avec des pulsions lancinantes, des obsessions fulgurantes, dédain
Avec à la clef une vie qui doucement s’en fou de sa propre survie, démente

Noyer le chagrin par un trop plein de nuits amères, se jeter dans l’incendie
Fine mort dans ses veines, noyée de chagrin, un dernier coup pervers
Divine perte de tout contrôle, dans ses artères, accumulation de revers
Comme le flirt de sa chair avec une folle lame décadente, seuil de la folie

Morphine, vilaine fille facile dont chaque jouissance est une petite mort
Fils abandonné de Dieu, tombé dans les sombres destins du diable, tu ères
Et si parfois tu te désespères, ultime lucidité, puis tu replonges, rien ne te libère
Mord la vie, mort la vie, quand les limites tiennent à une lettre, sang et or

Mon « finamor » qui jongle entre le fil amour et fil à mort, pauvre petite dose
Du mortel, tu es le péché, du divin, tu es l’adoré, du venin, le nouvel enfanté
Mais dont toute espérance s’évapore aux confins d’une galaxie, nommée overdose
Mon « bel amour à mort » qui s’invente une décadence prodigieuse en beauté…

Mon « mort plus en vie que bien des vivants » qui s’enivre de sa drogue
Qui comme d’autres sucent innocemment leur pouce, joue à la roulette russe
Avec ce qui lui reste de bons sens, lutte pour ne pas perdre la raison, il vogue
Entre la terre si ferme et les étoiles si mensongeuses quand elles lui promettent le ciel, elles abusent et lui, il s’use…

Caliente
Illuna


« Pudding Morphina » - mon deuxième déclin -

Fine aiguille dans mon bras comme vilaine fille dans ma vie
Fine mortelle dans ma substance comme fine mouche dans mes idées
Fine et amorphe poudre dans mes veines comme insidieuse piqûre de guêpe

Fine Bouche sur les contours sales et sanglants de mes chères errances
Fine lame sur le tranchant d’une source de vie qui se proclame, comblée
Fine liqueur qui se noie dans l’océan des noirceurs de l’âme, enivrée

Mort lente et éprouvante, « caliente » dépravée, morsure alambiquée
Mort décevante et offensante, cerveau blessé, innocence brisée
Mort troublante et miroitante, pensée dérangée, vie concassée

Mort fine déposée sur le fil de la lame, rasoir de doses, sale overdose…
Mort sublime qui ne fit point mystère de son état dépravé, que l’on ose…
Mort divine flirtant avec sa chair, encore si tendre et par endroit, si rose…

Caliente
Illuna



« Pudding Morphina » - si belle sur le déclin, si soyeuse à son palais, écrin…

Sœur fatale, coupable idéale pour les âmes en mal de vivre
Position fœtale, si douce à sa substance fragile, qui l’enivre
Epouse carcérale, étreinte létale, étau intersidéral à qui il se livre
Amante royale, bouche sale dont le baiser mortel le laisse ivre
Maîtresse grand-ducale, soupçon en spirale, de cascade en dérive…
Concubine plus anale que virginale, amour dont jamais, on ne se délivre…
Symphonie pastorale au destin post-modern et au câlin post-mortem, y survivre ?

Caliente
Illuna




mercredi 9 juillet 2008

Dans tes rêves - sixième coup de coeur - ah, que je vous aime mes amis...

Caps issues de l'émission Direct8 - via forum "crazy-julien"
« Dans tes rêves… »

J’adore l’accumulation ludique de tous ces noms frôlant l’idée folle de l’amitié instantanée (ici entre des vedettes, anciennes gloires, jeunes pousses naissantes et autres), celle si vite distillée et dispensée à tort par les biens pensants, pensant forcément mieux que vous quant à savoir qui sont réellement vos amis, pompeux pensants vous rangeant dans des tiroirs bien peu confortables où leurs petites idées étriquées peuvent se mouvoir en tout confort, sans avoir à craindre les imprévus, les rebelles, les sauvages, les inclassables, les libres penseurs, ceux qui font si peur et qui causent bien des aigreurs aux timorés complexés, aux jaloux défoncés, aux penseurs plein de pensées malsaines … bref, pour un artiste, souvent le milieu dans lequel il évolue agrémenté de quelques journaleux, saupoudré de quelques paparazzis et pour le commun des mortels, les semblables mais auxquels il ne ressemble pas tant que cela, malheur à celui qui dégage par trop de classe, de charisme, d’idées neuves ou osées, de savoir faire très peu anodin, le tout arrosé d’une intelligence quelque peu hors norme, re-bref trop de dons, n’est point bonne chose, ici bas, où le médiocre fait souvent plus école que l’élitisme qui pourtant n’a pas que des mauvais côtés.


Mais comme le disent si bien les dictons : « Plus haut tu t’élèves et plus dure sera la chute ! » « Protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge ! », et ce n’est là que maigre échantillon, le talent fait des envieux comme des sangsues postmodernes. Et si tu as plus de trois amis, tu es riche, alors là au vu de la fidélité des miens, enfin de mes amis, je dois être milliardaire !!! Mais là, je vous passe les détails, histoire de ne faire ni jaloux, ni envieux, alors pour vivre heureux, vivons caché, oups, exercice difficile voir périlleux pour un artiste, suffit de se souvenir des dégâts momentanés d’un certain tapis rouge pour comprendre à quel point, un chanteur, un acteur, une star en devenir sont des gens en perpétuel équilibre sur un fil.


Et le pire, ce sont les détracteurs, ceux qui sournois attendent tapis dans le noir que la chute vienne ou la simple baisse de régime, celle qui leur permettre d’argumenter avec le célébrissime : «Tu vois, je te l’avais dit ! » et oui, ce bon vieil adage qui n’a pas pris une seule ride et qui ornemente toujours les cheminées des « concupiscants », des lèches-bottes, de mesquins, des chagrins…pauvre de nous, pauvre de lui, qui n’en finiront avec tous ce déballage pitoyable que dans une autre vie ou dans nos rêves…


Alors, mes rêves, ils vous disent…
Alors, mes fièvres, elles vous disent…
Alors, les mièvres, que vous dire ?

Des amis, ce sont des fleurs à arroser chaque jour
Des amis, on ne leur tourne jamais le dos, même par vent contraire
Des amis, on les engueule, on les moleste, on est vrai et sincère avec eux
Des amis, on pense à eux très souvent, le sourire aux lèvres, les yeux dans les étoiles
Des amis, pas tant le nombre, que l’inénarrable qualité de leur douce et tendre complicité
Des amis, on ne le remercie jamais assez de leur patience, de leur attention, de leurs mots
Des amis, ils vous protègent de vous-même, ils vous soutiennent au détriment de leur confort
Des amis, de vrais amis, ne mégoteront jamais afin de comprendre le pourquoi ou le comment
Des amis, comment leur dire merci à la mesure de ce qu’ils offrent sans cesse et depuis si longtemps…




Mes amis, je vous mérite si peu mais je vous aime tant et ne vous fâchez pas à la lecture de ceci, mes pauvres mots traduisent si peu tout le bien que j’ai de vous…

Mes amis, fidèles, prévenants, offrant plus que jamais dans les épreuves, supportant les bêtises, séchant les larmes, plus présent par temps mauvais que par beau temps, un ami c’est un rayon de soleil dans une journée de pluie, un ami, des amis, pour rien au monde, je n’en voudrais d’autres…

Caliente
Illuna



mardi 8 juillet 2008

Les figures imposées - cinquième coup de coeur - à mon âme accrochée bien malgré moi !

Photos de photographe pro - obtenues via forum "crazy-julien"
« Les figures imposées »

A ma tronche, juxtaposées
A mon âme, scotchées
A mon cœur, arrimées
A ma vie, amalgamées

A mes envies, mélangées
A mes joies, fusionnées
A mes rêves, calcinées
A mes songes, perturbées

A mes passions, combinées
A mes adorations, mêlées
A mes angoisses, ajoutées
A mes failles, additionnées

A mes ambitions, freinées
A mes attentes, vilipendées
A mes besoins, frictionnées
A mes amours, violentées

A mes chagrins, accouplées
A mes peines, accumulées
A mes larmes, entrelacées
A mes cris, à mes craintes, liées


A ma terre, incendiées
A mes ailes, tranchées
A mes racines, perturbées
A mes repères, bouleversées

A mes espoirs, brisées
A mes pères et mères, angoissées
A mes amis, bien débauchées
A mes amants, imposées…

Ces figures qui me défigurent
Ces figures, de vraies ordures

Ces figures, qui toujours perdurent
Ces figures, dures, de vraies enflures

Ces figures, à desseins bien obscurs
Ces figures, fatales, tellement impures


Ces figures, à desseins bien obscurs
Ces figures, fatales, tellement impures

Ces figures imposées qui ma vie ont cadenassée
Ces figures imposées qui mes rêves ont éclaboussés

Ces figures imposées qui ma fille ont piétinée
Ces figures imposées qui, celui que j’aimais, m’ont volé

Ces figures imposées qui maman ont bien chagrinée
Ces figures imposées qui les miens ont tant et si bien laminés

Ces figures imposées qui ma vie innocente ont abîmée
Ces figures imposées qui mes grands-parents, ont fait pleurer

Ces figures imposées qui, de moi, ont voulu disposer
Ces figures imposées qui, chaque jour, continuent d’essayer


Et qui ont pour doux noms, AVC , accident cérébral vasculaire en non abrégé, échographies, scanners, résonance magnétique, scintigraphies, lit inconfortable, bouffe immangeable, manque de compassion, manque de tact, oubli, froid, mensonges, efforts surhumains, lâcheté, pleurs sans larme, couloirs étroits et si noirs, infirmières fatiguées, médecins aux abonnés absents, envie d’hurler comme une bête fauve blessée… et de dire à ces figures imposées, que je le emm….. avec un immense E et chaque jour un peu plus !!!

Et que serait la mort à votre porte, si elle n’emmenait aussi ceux que vous aimez, grands-parents, proches, amis, votre douce moitié et votre enfant, enfin quelqu’un a dû se dire là haut, que le flirt intégral avec le froid glacé de la dame noir, ce n’était pas suffisant, le tribu a dû encore s’alourdir… et là, aussi ma réponse, est la même, je t’emm….mais là, j’ajouterai que si j’ai longtemps douté d’être vivante, là, ça va, je suis bel et bien et vie, et putain de d… (pardon aux oreilles chrétiennes), qu’est-ce que je peux aimer cela, parfois je m’amuse même à faire chier mon monde, rien que pour goûter à ce plaisir si raffiné de se faire pardonner au creux des bras des êtres tant aimés… enfin tout du moins, ceux que la vie ne m’a pas encore pris !!!


Les figures imposées, manque parfois cruellement de style et de savoir vivre mais pour y survivre, il faut les prendre comme elles sont, entrer dans leur jeu, cruel, dépourvu de toute humanité et les surprendre, les apprivoiser, les titiller, les frôler, les froisser pour mieux les battre à plat de couture…enfin quelque chose comme cela, et là, toujours du plus profond de toutes mes émotions, je les emm….mais avec toutes mes salutations distinguées comme quoi, on peut être grossier mais ne manquer ni de tact, ni de répartie, ni de bon sens et surtout pas d’éducation.

Les figures imposées, filles un peu délurées, un peu dénaturées et qui croient un peu sottement qu’elles peuvent débarquer dans votre vie et y fout… le bordel !

Les figures imposées, filles faciles qui croient vous ensorceler de leur sirène bleue et glaciale mais à leur bleu rasoir et fauchant, j’oppose un bleu « azzurro » qui vit en permanence dans mes tripes et ma substance, un bleu que je me plais même ces derniers temps à vouloir décrocher au ciel orage des miradors d’un matador nîmois qui me permet au travers de ses mots, de faire vivre les miens, de faire vivre plus que jamais le sang bouillonnant qui afflue à mes tempes lorsque je règle quelque compte avec Dame la vie et Dame la mort.



Les figures imposées, à ma santé, toujours s’attaquent, et sans relâche, à ma faiblesse de toujours, rongent le peu qu’il me reste, à mon orgueil se heurte car privée de liberté dans mon corps, je me mets à haïr, à redouter, à craindre systématiquement quiconque se mettrait en devoir d’aliéner ma liberté intellectuelle, morale ou imaginaire car assez de limites imposées par ces satanées figures, alors plus d’autres portes, plus d’autres frontières, plus d’autres interdits, plus rien qui n’altère la sauvage que je suis, plus rien qui ne prive la prisonnière que je suis, plus rien qui ne démolisse mes rêves, mes attentes, mes espoirs, alors une dernière fois, non à ces figures imposées et à leur look empoté, strict et idiot, oui à celles-là, j’ai refermé définitivement ma porte, alors qu’elle passent enfin leur chemin, je ne serai plus jamais ni leur victime consentante, ni leur proie préférée ou bien adorée, bon et si en langage clair et poli, je reste incomprise, alors je tente en désespoir de cause un : « fichez-le camp !!! ».

Goodbye, adieu, hasta la vista, auf Wiedersehen, ciao, tot ziens, sayonara, Do svidania…. Et merci d’être venues, jamais je ne vous oublierai… mais maintenant, je peux me passer de vous, pour toujours et jusqu’à la fin de mon temps.

Caliente
Illuna





Une petite paille pour mon oeil champêtre...

Caps issue de l'émission Direct 8 obtenue via forum "crazy-julien"
« Chapeau de paille, mon âme déraille »

Chapeau de paille, cheveux d’or en bataille

Chapeau d’osier, tout tressé, mon cœur tout empressé
Chapeau aux couleurs de l’été, mes sens sont débordés

Chapeau tout menu, mes songes de femme à demi-nus

Chapeau sur toison dorée, mes pensées émues et affolées
Chapeau sur tes flots azurés, lambeaux en ma chair adoubée

Chapeau colchique et champêtre, amour en tout mon être

Chapeau coquin, esprit mutin, un brin enfantin
Chapeau de garnement, à nos vies, mil tourments

Chapeau, invitation à baisers, fièvres à combler

Chapeau, tropique du cancer, homme enfant que l’on vénère
Chapeau, cœur équateur, affolement et vagues de chaleur

Chapeau, à fleur de peau, au bord de mon tout beau

Chapeau au clair de tes lunes, fatale infortune
Chapeau, gavroche, mon corps de toi, tout proche

Chapeau l’artiste, et que belle te soit la piste….

Caliente
Illuna

samedi 28 juin 2008

Bouche pute - quatrième coup de coeur - au bord de sa couche...

Caps du clip et caps en studio - via forum "crazy-julien"

« Bouche pute » comme une haute lutte pour atteindre le nirvana d’une complicité mais n’est-il pas plus doux de songer qu’il n’y a pas à lutter pour obtenir l’évidence, ce que d’un regard il ou elle vous accordera, à vous, rien qu’à vous et à personne d’autre, ce qui donne l’exquise saveur de l’importance que l’autre porte à votre présence.

Offense, est certainement l’un de mes mots préférés en amour
Défense, sans doute celui qui me séduit le moins, toutefois en amour

Impatience et attente, deux modes d’interférences royaux pour d’incroyables dérapages contrôlés, là où rien de l’autre ne vous rebute et où vous vous sentez prête à être sa petite pute. Et où lui, sait que ses exigences seront satisfaites jusqu’à l’oubli total de soi, alunissons jusque dans l’outrage, jusque dans la rage, là où le rouge et le pourpre sont saillant, les désirs exigeants et les vagues imposantes autant qu’épuisantes.



Des mots de lui que l’on tolère comme : viens-là ! (et cette vrille dans le bas du dos à me sentir chienne autant que sienne), Je te hais ! (cela me fait toujours beaucoup plus d’effet qu’un pâle, je t’aime de circonstance), ma réponse est généralement, très banale mais j’adore la susurrer avec une boucle linguale bien appuyée : Oh, oui, oui, moi aussi et, de plus en plus fort !

Tendresse inversée, femme culbutée, respect ignoré, prise de risque aux bords des anches, là où plus rien ne dérange, le sentir à la limite du brutal, du bestial et chavirer femme fatale et intersidérale, ne jamais résister au-delà de la souffrance combinée des deux équilibristes sur leur fil de soie aux tremblements improvisés, saccadés, désordonnés et dépravés.

Dépravés, là encore un horizon de mil étanchéités, délavé le visage empli de mil larmes quand l’un des deux a mené l’autre aux confins de ses limites mais qu’il a soudain découvert les siennes, sur la pointe des seins lui rendre l’orgueil intense de sa masculinité, ne jamais promettre mais savoir offrir presque enfantine l’inattendu, savoir tenir avec élégance et transe combinée l’impromptu, se découvrir, s’offrir autant que s’ouvrir à une multiplicité de possibilité, jamais tout à fait les mêmes, jamais vraiment différentes.

Lovés, comme deux bêtes nichées dans leur repaire coupable de tant de péchés mais qu’il est bon de s’abandonner, de ne plus calculer, de ne plus rien maîtriser, de chavirer en plein océan, de finir par comprendre que chercher la tempête est diabolique et divin, fatidique et sanguin mais pourtant, ne jamais admettre que le vent vous délaisse au profit de plages ensoleillées, pour tout dire, moi, je m’y emmerde ferme sur « sable et cocotiers », je préfère ancrage, déluge et sang de lune.

Allongés, comme deux réprouvés qui se damnent mutuellement pour l’éternité, malédiction pleine de sévices rendus, comme deux insensés qui d’orage en orage se délecteront du naufrage, comme deux blessés qui panseront éternellement leurs blessures, se léchant l’un, l’autre gouttant à la sueur de l’autre comme on le fait d’un nectar Olympien, mêlant odeur et substance jusqu’à outrance, se caressant jusqu’à ce que les chairs implorent grâce et pourtant crient encore famine, car de l’autre, jamais rassasié, jamais fatigué, jamais dégoûté, jamais étanché.

Soif et faim, deux mots qui dessinent bien des étendues de plaisir, se perdent dans les hautes herbes de l’envie, se noient dans les fougères de l’orgie, des bacchanales où le vin écarlate de la vie charrie des effluves dorés (si, si cela marche aussi par interférence) surtout si votre compagnon est un mâle, un vrai, pas de ceux qui s’offusquent pour un rien et doute sans cesse (de lui) parce que vous avez un coup de cœur qui lui échappe !


Ce mal qui nous fait tant de bien, l’objet des plus obscurs désirs, le sexe de l’autre, bander, un mot qui me met souvent en bel appétit, pourquoi le nier, je ne suis pas femme à me dérober, loin de là, il m’amuse même beaucoup de provoquer le jouet extraordinaire, mais si j’allume un incendie, devoir m’est alors de l’éteindre et ce, jusqu’à la dernière petite étincelle.

Souffrir par lui, voilà qui souvent m’inspire, le séduire alors qu’il s’y attend le moins, lui mentir pour créer une inutile tension, le maudire à mes heures, l’instruire de quelques idées défendues, le voir hésiter avant que s’enivrer, soupirs et désirs outranciers pour renaître au creux de ses bras, intensément plus femme à chaque seconde et l’en remercier par des coups de reins chaloupés, tanguer, dériver, presque quémander un îlot de virginité face à ses coups de butoir qui me rendent plus belle, plus sauvage et plus pleine d’espoir à chaque mouillage.

Ordure, une insulte qui trouve en ma folie décadente des échos similaires à pute, pourquoi, je l’ignore mais il est délice de délirer sur le fil fragile de certaines bestialités pour peu que ma bête soit féroce autant qu’à la noce, séduire un non-averti, galère, misère mais lester un marin dont les embruns réprouvés sont connus et avoués, nage et rage font alors bien des ravages, romantiques, s’abstenir !

« Aimer, baiser, façon Illuna »

A mort, la romance de quatre sous,
Des mains adorées,
Par un fol amant, affolée, comblée…
Des cascades délectées,
Par un complice, fouettée, chavirée…

Mais davantage, pour bien le connaître et pour bien me connaître,

Aucun embarras, si ce ne sont parfois les fragiles bas de soie
Aucun tracas, juste le besoin imminent et impératif, d’être soi !

Des morsures infamantes,
Cruelles amantes au bas des reins

Des éclaboussures brûlantes,
Belles insolentes à l’orée des seins

Des fêlures troublantes,
Celles qui m’emportent, cœur serein

Des dorures « pâmoisantes »,
Hirondelle d’un bonheur, à dessein

Des blessures affolantes,
Merveilles latentes de nuit de folie

Des brisures « adoubantes »,
Rebelles et violentes, morte et en vie

Des échancrures influentes,
Réelles perverses, nouées à toutes mes orgies

Des éraflures sanglantes,
Pucelle dans l’Orléans, sang de mes envies

Des demi-mesures bannies,
A outrance, à mort, l’innocence !

Caliente
Illuna

A un certain compagnon, qui chaque jour est patience, indulgence, confiance… et peut-être aussi parce que sans lui, je ne serais pas tout à fait moi,….merci !





jeudi 26 juin 2008

Les limites - troisième coup de coeur - bordures (a)dorées

Photos de Julien - canal + via forum "crazy-julien"

Les limites intellectuelles, celles que je franchis en rêve (ou pas), celles avec lesquelles, je flirte en permanence comme quand j’ai outrepassé mon bon droit, oublié la légalité mais qu’à coup d’intelligence, je rétablis la balance en ma faveur, aux lèvres, un sourire juste moqueur.

Les limites émotives, celles dont j’abuse pour mon seul plaisir comme lorsque je suis injuste, lorsqu’il me plaît de faire souffrir qui m’a déplu, lorsque je ne tends plus la main, laquelle craint d’ailleurs une nouvelle morsure, injustes aigreurs mais si douce rancœur, cherchez l’erreur !

Les limites « amour à mort », celles que j’emprunte allégrement lorsqu’il s’agit de défendre les miens jusqu’à mon tout petit Virgule, lorsqu’il est en péril face à un berger allemand assez féroce et dont je sais que seul un coup puissant sur sa truffe en refera un chien docile, maté, même pas peur !


Les limites amicales, bien douces pour ceux qui vivent en mon cœur et qui gonflent ma poitrine d’un immense bonheur, un perpétuel bouquet de fleurs, suspendre ma destinée à celle de ceux qui feront de ma vie, un chemin, fou, insensé, plein de mil et unes couleurs.

Les limites sexuelles, celles qui de préférence longent des couloirs interdits, imprudente jeunesse, folle impudente qui se croit au-dessus de la Loi de Dieu, mais qu’il est bon de sombrer dans les limbes d’un enfer d’une extrême pâleur et y perdre là, tout honneur.

Les limites de ma santé, celles qui m’emprisonnent dans mon propre corps, celles qui me détruisent jour après jour avec une constance jamais prise en défaut, à celles-là, je dis que je compte bien résister le plus longtemps possible, je dis aussi et surtout le mot de Cambronne, je dis ras-le-bol et parfois, je me souviens malgré elles, qu’il y a plaisir à vivre, plaisir à dévorer de ma vie, toutes les heures…


Les limites, c’est comme les contours, ce n’est pas toujours bien défini.
Les limites, c’est infime, flou, comme la frontière entre le jour et la nuit.
Les limites, c’est comme l’amour, un peu d’enfer, un peu de paradis.
Les limites, c’est un monde de fous, où rien n’est jamais conquis ou acquis.

« Les limites, dépassées pour ressentir intensément »

Les limites, prison imposée par l’éducation
Les frontières, pâmoison implosée par l’exploration

(La petite voix s’agite au fil de ce poème, c’est qu’elle a bien des choses à dire, la petiote qui adore flirter avec d’insensées frontières…, après tout, je ne peux pas la blâmer et la brider tout le temps, cette vilaine fille qui ne grandira jamais !!!)

Les limites, grivoises et libérées, impulsion
Les normes, pantoises, échafaudées, émulsion


(Oups, ignorer la norme, sortir du lot, oser se dépasser, euh, la petite voix, c’est facile de pousser les autres, moi, je voudrais juste t’y voir un peu, à mon avis dans le feu de l’action, tu ferais bien moins la maligne… si, si, je suis certaine !)

Les limites, horizon bafoué, contradiction
Les portes enfin ouvertes, exquise pénétration

(Eh, Julien, moi aussi j’adore les portes, dit une petite voix pas toujours bien raisonnable…)


Les limites, s’en émarger, s’en évader, explosion
Les codes enfin déchiffrés, pénétrés, intime violation

(Euh, sexuellement, briser les codes, c’est assez jouissif, bon la petite voix, un brin chipie, on se calme sinon, tu vas « foutre » le feu à mon popotin et ce matin avant une réunion, c’est pas du tout recommandé !!!!)

Les limites, en abuser, les frôler, charnelles et frisson
Les falaises, contours escarpés, dangers ébauchés, punition


(Punition, répète la petite voix, pourquoi, ce mot te fait-il rire, et parle plus fort, je ne t’entends pas bien, quoi, tu dis que tu aimes bien les punitions, ah, je comprends mieux quand tu mets les points sur les i… t’as pas honte à ton âge !!!)

Les limites, les provoquer, les humilier, les titiller, bénédiction
Les règlements au feu et les dictateurs au milieu, divine sensation

(Oh, les règlements, cela a dû être inventé pour les amoureux des tiroirs, bon, là, la petite voix, je te donne 10.000 fois raison, moi, aussi les balais dans le c…, j’aime pas beaucoup ça !)


Les limites, s’en jouer, s’en moquer, s’y donner à cœur joie, addiction
Les règles éludées, ignorées, bafouées, écartelées, dieu que c’est bon !


(Là, la petite voix me chuchote que les règles, cela lui fait penser à sa littérature enfantine et au derrière d’un bon petit diable qui avait mis du carton afin de moins ressentir les coups de sa vieille et acariâtre tante, j’ai des images d’anciens pensionnats qui voyagent au travers de mes neurones)

Les limites, transgressées, transfigurées, vivre enfin une grande évasion
Les préceptes enterrés, démolis, abolis, diable, c’est si bon, oh, oui, si bon !!


(Oh, la la, la petite voix jubile et frétille, les préceptes tel que « Chanter est un acte sexuel », cela la branche bien et aussi « une voix de basse pour faire ressentir le ventre des femmes », ça aussi, ça la secoue… euh, ôte-moi un doute, chère petite voix, t’es déjà une obsédée textuelle, tu ne vas pas aussi devenir une obsédée sexuelle ?????)


Euh, un dernier conseil, la petite voix, tu te calmes, sinon, je vais bien finir par t’imposer, une limite au l’autre… que dis-tu ? Ah, je ne suis pas drôle… bon, tu as peut-être raison… mais les limites de ma folie s’arrête à notre monde étriqué… je n’ai pas encore trouvé toutes les portes pour accéder en permanence aux différents degrés très conceptuels de la folie douce… mais je compte sur toi, charmante petite voix pour me montrer le chemin, m’aider à lever des barrières et accéder à un univers sans borne… dans tes rêves, bon là, on s’égare, puisqu’il s’agit là d’un autre titre à décanter, une autre source auditive pour jouir tout au long de cet « ersartz » de folie !!!!

Caliente
Illuna






mardi 24 juin 2008

Les bords de mer - deuxième coup de coeur - crève-coeur peu ordinaire...

Caps de Julien - concert au zénith - via forum "crazy-julien"

La plage, le sable, le soleil, romantisme assuré mais si l’on n’y prend garde, quelqu’un emporte vos dernières illusions avec les premières alluvions de l’aurore, et votre corps déborde d’un sel marin fatal à vos embruns de jeune écolière, le sable devient soudain plus gluant que fuyant, l’air est plus lourd et à votre infime ébauche de bonheur, bien sourd… vos pas à peine marqués au fil de votre promenade sont aussitôt effacés par le va-et-vient d’une marée qui de vos aigreurs et de vos rancœurs n’aura pas pitié, votre peine sera une infernale spirale sans fin, un impitoyable dédale sans issue, si ce n’est un flirt intégral avec la mort, dame peu charitable pour les cœurs blessés… quoi que…




Même sous l’incandescence du soleil, le sang chaud s’égoutte au fil de l’indifférence et souvent vous fait offense…
Même sous l’effervescence des étoiles, la marée montante de la mort se joue de votre encombrante innocence…
Comme lorsque vos yeux trouvent l’horizon, soudain, si pur, si clair, la vie comme une simple évidence, une marque de reconnaissance…
Ou comme lorsque le vent fouette vos tempes et emporte ainsi la plus grande part de votre souffrance, merveille et résurgence…



« Les bords de mer, sel amer, amour à mort, le miel est d’enfer »

Vague à l’âme, vogue la galère, digue sur fond de lame
Pauvre passagère des bords de mer, fatiguant trop vite, l’âme…

Les bords de mer, parfois génèrent
Des souvenirs bien solitaires et amers

Les bords de mer, souvent pervers
Egrènent de bien cinglants et « fauchants » revers

Les bords de mer, aux yeux revolvers
Lancent parfois des regrets fiers mais sincères

Les bords mer n’ont pas tous des golfes clairs
Et ne regorgent pas tous de douleurs éphémères

Les bords de mer, brûlants éclairs
Traversant une gorge chaude encore pubère


Les bords de mer, promenades légères
Mortes au pied d’un premier chagrin d’enfer

Les bords de mer, où tout s’exagère
Où le cœur lourd ressent tout à l’envers

Les bords de mer, sale et abrupt inventaire
Où se rangent aussi des couleurs bien mensongères

Les bords de mer, presque suicidaires
Pour les plaies qui ne se referment pas et me désespèrent

Les bords de mer, bonheur perdu, devenu légendaire
Pour une mémoire crevée, délavée, quelle odieuse galère

Les bords de mer, mélodie pâle d’un trouvère
Qui hante les étoiles de ses aveux « adultères »


Les bords mer, où le soleil incendiaire
Se moque bien de nos petites misères

Les bords de mer, ma barque ne fend plus les mers
Et mes rêves de grand large ont rejoint le pâle ordinaire

Les bords de mer, vagues et reflux de colères
Où une femme enfant se noie au seuil d’échos vulgaires

Les bords de mer, vague à l’âme, fol estuaire
De ses souffrances, pierre angulaire, noce de sang, solaire

Les bords de mer, pourpre et sanguin partenaire
Qui achève un bel été par un coup de poignard, crépusculaire

Les bords de mer qui me crèvent le cœur, crevure lapidaire
Les bords de mers, étouffement involontaire, apnée sanguinaire


Les bords de mer, mon bréviaire, mon rosaire, mon saint imaginaire
Epines et morphines pour atténuer les blessures aux portes de l’hiver

Les bords de mer, encre mammaire, ancre ma terre, acre et amer
Au large d’une plage indifférente où ma vie se meurt, s’oublie, se perd…

Les bords de mer, où mes larmes se perdent, entre miel et fer
Qu’importe ce qu’il restera de moi, de moi au bord de cette mer…

Les bords de mer qui parfois ne veulent pas prendre votre vie
Et décident pour vous par un sourire malicieux, d’un futur, plein de folies, de fantaisies…

Malibu Bitch at Ostende, mal qui bout, mal qui voue, beach qui sustente…
Sea, sex and sun like deadline over the laguna, et si la vie, encore vous tente…

Alors, prenez-la, cueillez-là, dévorez-la soudain plus vivante que morte, avec les rires qui m’insupportent
Mais qui sont pourtant la preuve que j’ai repris ma place dans cet univers, je suis toujours bel et bien vivante


Et par dévers moi, l’attente ne sera plus longue des jours qui à nouveau m’enchantent
J’irai le cœur plein d’espoir vers un autre, puisse-t’il être la réponse à toutes mes attentes !

Caliente
Illuna