lundi 31 décembre 2007

La passion du sang



















« Les femmes sanguines »

Toi, prince d’une nuit pâle presque sans lune
Méfie-toi des femmes sanguines, au cœur de prune
Ne leur confie pas tes attentes, elles pourraient les combler
Bien au-delà de tes espérances, et t’obliger à t’attarder

Toi, prince d’une aube sans espoir, au funeste voile
A prendre sans rien donner, fils d’un cœur sans étoile
N’ose pas transgresser la foi de vierges de l’étrange
Il pourrait t’en coûter bien plus que le fruit d’une orange

Toi, prince d’une aurore de feu, enfant d’un dieu maudit
Si tu continues à provoquer de pauvres « orphelines », pareil délit
Te vaudrait bien parmi mil tortures, celle de l’exsanguination
Car du sang au cœur, il n’y a qu’un fragment, celui de d’adoration

Caliente
Illuna

dimanche 30 décembre 2007

Un ange pour petit déjeuner...

Mil merci à "1967" du forum "crazy-julien" pour sa très belle photo et si bellement signée que je n'ai pas à rougir de ne pouvoir en nommer l'auteur

« Au petit matin avec un ange »

Je le sais pour l’avoir plus d’une fois emprunté, le chemin du lendemain d’une nuit de folie, si parfaite ait-elle pu être n’est jamais que désillusion, l’un des deux est souvent pressé d’abréger une certaine gène qui s’est installée
Mais là, le petit matin s’insinue avec son cortège de premières lueurs, j’ai fini par sombrer mais malgré la pénombre, je sens ta main qui ébauche les contours de ma silhouette avant même que de deviner tes yeux sur moi plongés
J’esquisse un sourire de te voir si doux et si prévenant en cette aube nouvelle, ta main remonte le drap comme par pudeur mais je me tourne vers toi sans rougeur, je veux me nicher aux portes du temple qui m’a honoré de sa fièvre toute la nuit passée
Bonjour, mon amour, du moins je le pense mais je me contente de bonjour, je ne veux pas déjà t’entraver à moi par des mots d’un sens trop lourd à l’ébauche de notre rencontre, et pour bonjour, tu te contentes d’arrimer tes lèvres aux miennes, si douces et si sucrées

Ton baiser, que je me contente d’accueillir est chaud et tendre, ta langue est miel à la vanille de mon antre buccale, tu es délice à mon romantisme exacerbé, je veux ma bouche un tendre calice à la malice de ton onctuosité
Tu me regardes attentif au moindre détail, voulant comprendre pourquoi je ne te rends pas ton baiser, mais là je poétise, si je te le rends, je ne pourrai plus le garder bien protégé au creux de mes souvenirs plein de ta sensualité
Qu’à cela ne tienne, tu m’en donneras un autre, et moi de t’embrasser, de mélanger nos senteurs, nos ardeurs, je recommence à avoir faim et toi très soif, ma main plisse à nouveau les draps, ta main goûte à mes entrailles veloutées
Mes caresses te font rugir d’un plaisir nouveau, entre violence et tendresse, entre amant et maîtresse, ton odeur n’enivre, tes boucles d’or m’entraînent de dérives en dérives, jamais je ne guérirai de toi mon doux amour si plein de vitalité

C’est fou comme une nuit peut déjà vous en apprendre sur les préférences et les désirs de l’autre, je sais par exemple qu’il me faut te convier à mes délires avec patience, tu aimes à comprendre mes attentes avant que de les combler
Te laisser aller n’est pas trop dans ta nature, tu aimes doucement, mais sûrement dominer alors quel n’est pas mon émoi de te voir réclamer des douceurs auxquelles je t’ai fait goûter la veille, ta nouvelle âme féminine est à tomber
Merci de partager plus que d’imposer, j’aime aussi une certaine gourmandise dont tu fais preuve en regard de ma poitrine, d’ordinaire les hommes n’osent pas ou pas assez, mais toi tu as bien vite remarqué que je suis très sensible aux hommages de tes lèvres capiteuses, je sens que je vais pleurer
Eh, oui, cette larme de plaisir, je n’ai pas pu te la cacher, tu t’en abreuves le long de ma joue, tu fais attention de ne pas me brûler au feu de ta barbe, tu es si délicat quand rien ne te perturbes, tu es mieux que dans n’importe lequel de mes rêves, tu vas encore m’aimer

Je sens tes reins plein de fougue et de véhémence, je sens que tu veux autre chose que la nuit dernière, là c’est toi qui veux que je me retourne, mais moi je n’ai pas peur du grand méchant Loup, il peut bien me dévorer où il veut, je lui appartiens, je t’appartiens
Tu es torride et bestial autant que délice et cristal, tu sais comment distiller et donner mais tu sais aussi comment exiger et imposer, cet étrange mélange fait de toi un amant inattendu, plus subtile qu’escompté, je me sens en confiance, je me sens bien
Si de tous nos échanges, je ne devais retenir qu’un instant c’est celui qui t’a surpris en cette matinée maintenant ensoleillée à essuyer ma sueur d’un bout de drap, ce mouvement impromptu m’a émerveillé les sens, la « merveille » et la magie d’un petit rien
Je ne sais pas de quoi, demain serait fait, mais hier et aujourd’hui ont été parfaits, je sais que la vie nous apportera son lot de problèmes, mais cette fois-ci lors de ta prochaine colère, je ne fuirai plus, j’essayerai de t’apporter aide et compréhension, cette pensée est déjà ce qui nous unit, un chemin de l’un à l’autre, un lien

Pour que la nuit vous soit douce… je pense avoir « bouclé » l’histoire de mon ange… mais je ne m’interdit pas d’y revenir un peu plus tard…

Caliente
Illuna

Les dérives d'un nouveau romantisme ?













Photo de Julien Doré issue du forum "crazy-julien" dont je dois encore réindentifier l'artiste - mil pardons


Les châteaux en Espagne ne sont plus ce qu'ils étaient...

« Julien, peu recommandable ? »

Simple branleur ou vrai « sodomiseur » ?
Simple flirteur de mots peu flatteurs pour écouteur ?
Ou vrai provocateur d’un langage sans fleur ?

La sodomie est une vallée située en plein cœur
Des montages fessiers, terres infondées de certaines peurs

Certains s’y hasardent et s’y perdent, d’autres s’y aventurent
Notre dieu Julien est donc de laquelle de ces deux natures ?

Est-il l’homme qui lorsque les rivières sont pourpres, emprunte d’autres chemins ?
Est-il l’homme qui fantasme sur l’amant qui jouit d’un plaisir étrange et sans fin ?

Si l’on dit volontiers en religion que les voies sont impénétrables, pour notre seigneur
A l’inverse, les voies pénétrables de l’humain, conçoivent certaines faveurs avec douleur

Et lorsque Julien prétend qu’il va «nous » enc….jusqu’à ce « nous » débordions
N’y aurait-il pas là forfanterie ou esprit plus gourmand qu’en lui d’alluvions ?

Prétendre par le biais de chansons « trash » et assumer pleinement sa sexualité, son animalité
Sont là deux concepts très différents, n’est pas qui veut le Marquis de Sade, roi de la bestialité

Jongler avec certaines limites verbales mêmes « honteusement » n’a jamais fait un homme
Moi, je veux bien mettre certaines pratiques en exergue mais es-tu à la hauteur, en somme ?

La sodomie est un art plus consommé qu’il n’y paraît et plus apprécié, qu’osé l’avouer
Mais tes salaces paroles n’ont pas de prise sur mes ardeurs, je veux bien te le prouver !


Caliente
Illuna

Romantique, apocalyptique...













Photo de Julien Doré issue du forum "crazy-julien" dont je dois encore lui attribuer son artiste - mil pardons




« Julien, faux romantique »

Oui, j’adhère assez pleinement à cette idée le concernant, qui dans mon chef n’a rien de troublante, ni d’étonnante
Sinon, pourquoi, aurais-je l’envie un peu répétitive de lui faire du mal, d’être cassante, parfois capricieuse, de lui tourner le dos, d’être tranchante

Des mois que Julien nous aveugle bien aidé en cela par l’armada télévisuelle et la presse en haut lieux qui montre de lui, ce qu’il n'a pas dans son for intérieur
Nous avons capté de lui, le merveilleux, le soyeux, l’amoureux, le demi-dieu mais nous nous pouvons ignorer l’odieux, le belliqueux, le fâcheux, le bileux, le tout fait le sieur !

Lui le fabuleux peut aussi s’avérer être un miséreux presque moralement hideux, brut de décoffrage, avec une lourdeur consommée
Peut-être est-ce douteux mélange, ce fâcheux étrange qui nous le rend si troublant, si défoncé, si agité, si convoité, si adoré, si bien aimé

Comment ne pas trouver admirable qu’en cet homme insupportable, imbuvable , limite insondable cohabite le loup-cervier et l’ours des cavernes
Alors qu’à d’autres moments, il a tout du prince charmant dont les bleus d’azur saupoudré d’indigo nous retournent l’âme et nous mettent le cœur en berne

Et cette crinière n’est-elle pas en ces temps, le premier simulacre de la bête qui aime à combler autant qu’à rudoyer ses semblables
Qui aime à leur briser le cœur pour les ramener de façon évidente, encore bien plus fidèles et dévoués à ses penchants des plus devinables

Julien se joue de tout la palette des émotions, le rude, le brut ne sont jamais que la réponse inversée au doux et au tendre, à quoi sert de bien comprendre
Pour nous donner tant d’émoi, il faut parfois aussi qu’il nous rudoie, ce mal ne peut nous faire que du bien, parfois il veut aussi qu’on aille se faire pendre

La souffrance fait partie intégrante de cet homme et ici il en joue jusqu’au sublime, gare à vous si vous le croiser dans ses mauvais jours, il vous laminera de l’absence de son regard
L’errance de ce troubadour d’une ère moderne nous ensable à ses envoûtements aussi sûrement que sa confiance ou son sourire vous porteraient à franchir des contrées inconnues, au hasard

La force de Julien réside dans les contradictions de son caractère, tout et son contraire est à redouter d’un tel homme, mais y en a-t’il ici une seule, pour vraiment s’en plaindre ?
Je pense que ce que nous attendons de cet homme n’a rien de banal, de convenu, de lui nous attendons en permanence l’original, le farfelu, qu’importe s’il doit quelque peu nous contraindre ?

Caliente
Illuna

Entre les deux, son coeur balance ?

Photo issue du forum "crazy-julien" dont l'artiste m'est hélas non reconnu - mil pardons

« Harem virtuel ou couvent conceptuel »

Tactile comme tu es, pas difficile de deviner que si le harem flatte ton ego, tu préférerais sans doute sur le long terme, un couvent conceptuel
Te laissant par là, tout le loisir de laisser rugir de temps à autre la bête qui en toi sommeille et qui de chaque femme espère et soupire monts et merveilles
Tu as beau jouer au « trash » avec ton groupe de copains, je te devine bien moins malin en solo, là plus de triche, plus de morve, juste le naturel

Alors, on retombe sur un Julien, certes insolent, déroutant, gouaille, sirotant de galéjade en bravade mais ne se permettant plus de nous bousculer (et à défaut de nous enculer)
Eh, oui Julien quelle que soit les femmes de ta vie, elles sont bien trop gentilles, avec nous je crois que même dans un couvent, tu en verrais de toutes les couleurs
Peut-être bien qu’alors tu serais le premier à découvrir certains plaisirs inavoués, voir interdits, inassouvis, et toi l’insoumis, le premier à en redemander

Qu’en dites-vous les filles, vous penchez vers quel concept ?
Alors dans son petit bocal de laboratoire, on le bouscule un peu le Julien, qui parfois se conduit comme un chien avec les filles ?
Et si cette idée ne vous dit rien, il nous reste toujours les travaux pratiques... et les blouses blanches…

Caliente
Illuna

samedi 29 décembre 2007

Entre ange et démon, nuit de folie...

Photo issue du forum "crazy-julien" dont l'artiste de cette photo m'est hélas inconnue - mil pardons
















« Ma nuit avec un ange »

Le volcan qui peu à peu nous consume ne doit rien au feu proche de nous, nous avons ri, plaisanté, mangé, bu et rien n’est venu perturber notre bonne humeur
Pas même un certain téléphone comme aime à le rappeler Julien qui prend alors sur lui de m’assurer qu’il n’a pas pris son gsm, qu’il s’est bien gardé d’en commettre à nouveau l’erreur
Je ris à gorge déployée devant sa mine quelque peu gênée, il me dit alors qu’il aime mon rire, sincère et sans détour, tout comme moi, là cela reste à voir, la-haut, nous attend toujours la chambre du « bonheur »
Doucement si c’était encore possible, il se rapproche de moi, me demande si je me sens bien, pour toute réponse je me permets de poser mes lèvres sur sa peau dorée et de goûter à sa saveur

J’aime à parcourir ainsi doucement tout son être presque sans défense et si harmonieux, je réveille un à un tous les désirs qu’il refoule depuis tout à l’heure
Je sais qu’il va me dire des mots délicieux, des mots savoureux tandis que je m’aventure afin de le faire taire vers sa bouche assoiffée, plus besoins de fleurs
Je veux te faire éclater en mille frissons mystérieux qui lécheront autant le bas de ton dos que ton moi intime, je veux que tu perdes le contrôle, mon cœur
Je veux te sentir tout à moi, je veux que tu perdes la notion de tout ce qui n’est pas nous, je te veux fou, prêt à toutes les indélicatesses, prêt à me faire les honneurs

Soudain, tu veux redevenir maître de toi, tu me forces à te regarder, tu me demandes où je veux en venir, tu es prêt à me maudire, tant ton désir te fait souffrir
Je te prends alors la main et me dirige vers les escaliers en colimaçons qui se haussent avec cachotterie vers le niveau des chambres, tu sembles presque interdit, tu as perdu ton beau sourire
Si nous passons le cap de la tempête de cette nuit qui brûle en nos entrailles depuis notre première rencontre, je t’en apprendrais bien sur les femmes, prête à tout pour oui comme pour un non, les femmes sont votre avenir
Tu enserres ma taille, fait peser ton poids sur moi, je sens tes attributs, jeune taureau, ton regard une dernière fois, m’interroge mais oui, je sais ce que je veux et aussi ce que tu veux et je vais enfin te l’offrir

J’ai peur de franchir l’espace de cette porte, que la chambre soit froide, soit impersonnelle mais il n’en est rien, elle irradie du rougeoyant de la cheminée comme nos langues passionnées, portes, elles aussi de bien des plaisirs
Dire que nous ayons pris le temps d’ôter nos vêtements est un doux euphémisme, je t’ai torturé bien trop pour que tu sois prévenant, tu me veux et même assez furieusement, tu n’as plus le choix de ta démence, et sans coup férir
Tu me prends d’une magnifique cambrure dont les toréadors doivent avoir le secret, jeune nîmois, ta lame est affûtée autant que mon fourreau prêt à t’accueillir
Je sens ta force et ta détresse, tu as perdu tout contrôle, tu aurais voulu être plus doux, plus tendre mais mon cadeau était d’être à toi, quel qu’en fût l’élan, furieux, voluptueux, fougueux, tu t’es embrasé et je me suis offerte sans plus réfléchir

Ton parfum salé-sucré m’enivre et me berce, je désire te faire don de ma vision de notre nuit, je veux jouir de notre union plus longuement que furieusement, je t’oblige à te mettre sur le ventre, je t’enlève tes derniers vêtements, j’aime tes fesses menues mais si « honteusement » masculines
Tu hésites, tu as horreur de perdre ta magnificence, n’aie crainte, je vais juste te masser le dos, la cambrure des reins, te faire renaître au plaisir de mes douces mains avant que de m’offrir encore à toi, tu ne seras pas rassasié de moi avant le petit matin, foi de coquine
Le grain de ta peau est d’une « émouvance » sans pareille, je laisse mes seins te frôler, j’aime sentir ta flamme se ranimer, les soubresauts de ton plaisir sont palpables comme de la soie qui file entre les doigts, je me sens délicieusement entreprenante et mutine
Tu te retournes, tu veux me déguster et je veux te combler, ton souffle s’accélère, tu me veux encore mais je décide de me mettre sur ton ventre, c’est toi qui va entrer dans ma sarabande, je te sens bien, je me sens reine, je me sens intensément féminine



Caliente
Illuna

Petits proverbes entre amies...

Photo issue du forum "crazy-julien" dont j'ignore l'identité de l'artiste - mil pardons le vivier est si riche !

« Julien ou l’homme qui fait mentir les dictons »

Sage comme une image, jugez sur pièce et voyez par vous-même
Le silence est d’or, mais sa voix plus encore, un chant doré qui nous emmène
L’amour est aveugle mais nous ne voyons depuis des mois que lui
Il n’y a que la vérité qui blesse mais le jury qui t’a blessé, t’a menti !
La vengeance est un plat qui se mange froid, toi, tu ne l’as pas beaucoup laissé tiédir !
A l’ongle, on connaît le lion, mais tu te ronges les ongles jusqu’au sang
Diviser pour régner mais toi tu te dissous au profit de ton groupe, rentre dans le rang
Un de perdu, dix de retrouvés mais sans toi l’incorrect, plus du tout le goût de poétiser
A l’impossible nul n’est tenu cependant tous attendent de toi le nirvana, t’as pas intérêt à bêtiser

Et mon préféré, sorry j’ai pas pu résister,

Quand on parle du loup, on voit sa queue, depuis j’attends pleine d’espoir !
Et mil pardons, si ma fin n’a ni queue, ni tête !

Caliente
Illuna

vendredi 28 décembre 2007

De la folie sans interdiction et à profusion...

Photo de l'émission du Hit machine - M6 - début 09/2007
La photo a été choisie eu égard au fait que nous avons eu Julien, un bon bout de temps sur le bout de langue lors de notre journée - rencontre, et que je ne voulais pas qu'il soit en reste...

Rencontre à liège entre quatre esprits « doux-dingues »

La journée a commencé par les prémices d’une grève et certains trains supprimés.

Pour ne pas prendre de risque, maman et moi, nous nous sommes livrées au premier train en partance pour Liège, la cité ardente, avec une certaine anticipation sur les horaires prévus à l’arrivée, ce dont j’ai averti de suite Martine (Siam) puisque habitant à proximité de la gare et n’osant pas ravir Lulu trop tôt à sa famille.

En toute logique, ce fût Belle Lulu la première à nous rejoindre où le sujet Julien battait déjà son plein (ainsi que d’autres) lorsque Martine nous apparu avec le merveilleux sourire qui la caractérise.

Nous avons alors continué à deviser jusqu’à l’appartement chaleureux, tout comme elle, de Martine où le sujet de nos addictions communes redoubla d’intensité entre l’apéritif et un dîner des plus sympa (je n’y ai hélas pas fait grand honneur, toujours prisonnière de ma « vache » de santé – mil pardons pour notre charmante hôtesse).

Là nous avons également fait la connaissance du petit monde animal de la maisonnée, tout de plumes et de poils si bellement nanti.

Et puis avec délectation, nous nous ainsi livrée à l’ivresse de notre sujet de prédilection, décliné à tous les temps, à tous les modes, servant parfois de lien à d’autres sujets, nos familles respectives, nos goûts et couleurs, et d’autres chanteurs, mais tout nous ramenait avec puissance vers Julien, ce fût jouissif et exclusif, pas une plus age que les autres, pas une plus réservée que les autres.

Chacune vécut là son fantasme, sa folie, son envie sans personne pour y mettre un frein, sans personne pour critiquer, sans personne pour y trouver rien à redire, en total respect et en toute connaissance de nos limites, insondables…

Les vidéos d’après dîner ont donné du volume et du relief, comme l’image de la passion à nos mots. Que de souvenirs, plus intenses et envoûtants, les uns que les autres. Lulu et moi avons alors constaté (ou plutôt eu mutuellement la confirmation) que deux chansons mériteraient qu’on les décline, mais nos sources d’inspiration sont pour elles, ou trop proche d’autres écrits ou trop pâle comme en regard de la cultissime « Moi, Lolita ».

Nous nous sommes promises d’y réfléchir et de voir, mais hors de question de faire du mièvre ou de se répéter.

Puis nos pas ont sillonné les Marché de Noël, une petite halte plus tard, et Julien plus que jamais à l’ordre du jour, qui ne prête pas réellement à rire mais qui nous trouve « morte » de rire d’ainsi s’amuser comme des fillettes d’à peine 15 ans, et encore 10 seraient plus proche de la réalité.

J’en ai aussi profité pour combler mes lacunes après de Lulu quant au forum, me voilà donc plus intelligente ce matin, merci belle dame, que ferais-je sans toi ?
Et comme tout ce qui est délice, ce fût bien trop court, Lulu finit par se faire rattraper par sa famille autant que maman et moi par le paternel qui se débattait avec notre pauvre Virgule (sorry, mon Vigounet mais ton grand âge ne permet plus que je t’emmène avec moi, partout, pardon d’avoir pris un peu de liberté) et qui faisait via Gsm une tempête dans un verre d’eau, comme toujours d’ailleurs.

Lulu nous quitta donc dans un souffle et nous laissâmes Martine, notre divine hôtesse, sur le quai de la gare, où nous nous promîmes de nous revoir dès que possible, un minimum en soit, je pense que notre villa des vacances sera bien heureuse d’accueillir pareille compagnie.

Merci Martine pour cet accueil doux et simple, merci à Lulu d’avoir pu se libérer et à refaire dès que possible.

Une pensée émue pour Marielle, amie d’outre-Quiévrain et qui a rendu tout cela possible par un premier MP, cet été dernier.

Caliente
Illuna

En toute animalité sommeille une part d'homme...

Photo issue du forum "crazy-julien" dont l'artiste m'est hélas inconnue - mil pardons

« La bestialité »

La place belle faite par l’homme
A tout animal qui en lui sommeille

L’émotion construite autour d’un jouvenceau
Mise à mal par le damoiseau lui-même, réveil

La fine délicatesse envahie par l’absolue détresse
De l’incarnation hérétique du mâle, simple écueil

L’effondrement total et intense des repères physiques
Pour une exaltation de libération psychique, recueil

La thérapie incendiaire par des chocs émotionnels
Comme un flot violent martelant nos âmes, orgueil

La douleur martelée qui délivre un nuage d’idées
plus sauvages les unes que les autres, tardif éveil

L’étreinte passionnée d’un amant survolté et dépassé
Comme l’embrasement étouffant d’un maudit, soleil

La déification d’un passé absolu et révolu
Avec la force d’un verbe à l’état brut, cercueil

Le cauchemar décadent d’un baiser étouffant et cinglant
Clairsemé d’un sang bleu masochiste et nihiliste, œil pour oeil

Caliente
Illuna

Les Belles et la Brute...

Photo issue du forum "crazy-julien" dont l'artiste m'est hélas inconnue - mil pardons

« Brut de chez Brut »

Comme un ours mal léché
Comme un coq qui trop se pâme
Comme un toréador qui attend les coups
Comme un garnement ravi de se faire prendre
Comme un rustre qui cherche la bagarre
Comme un loup qui se trompe de chaperon
Comme un amant qui a envie qu’on le blesse
Comme un lézard qui ne tient pas au bout de sa queue
Comme un chasseur qui prétend changer de proie tous les quinze jours
Comme un mec qui se la pète, croyant nous en imposer
Comme un homme qui croit qu’on a rien vu d’autre que sa bestialité
Comme un artiste qui ne sait pas parler aux femmes ou trop au fait ?

« Brut » comme sa barbe lors d’un baiser fougueux
« Brut » comme le bleu qu’il a laissé sur ma hanche au détour de nos ébats
« Brut » comme l’envie que j’ai de lui lorsqu’il m’a mise en feu
« Brut » comme la soif de ses saveurs exposées ainsi sans pitié
« Brut » comme sa masculinité au détour de nos fièvres de plus en plus ardentes

Brut comme Julien lorsqu’il est entré dans nos vies sans même frapper
Brut comme Julien lorsqu’il nous jette à ses pieds après les chaleurs de l’été
Brut comme Julien lorsqu’il refuse d’admettre qu’il a allumé un vaste incendie
Brut comme Julien lorsque ses coups de rein nous tuent toute vertu, toute pudeur
Brut comme Julien lorsque sa coquetterie ultime nous ignore après tant de provocation

Brut comme Julien, mais de cette brutalité nous voulons, encore et encore comme d’un orgasme multiple et à répétition.

Caliente
Illuna

Pierre de lune, brille amertume...

Photo issue du forum "crazy-julien" dont l'artiste m'est hélas inconnue - qu'elle se manifeste et hommage lui sera justement rendu
























« Brut, comme la pierre »

Brut comme le diamant qui refuse de se laisser tailler par la vie, sans y contribuer
Brut comme l’émeraude qui capture nos nuits aux abords d’un clavier passionnel
Brut comme le rubis dont les sanguines génuflexions contribuent à nos addictions
Brut comme le saphir insolent qui inonde ses yeux abreuvant ainsi nos impertinences
Brut comme l’améthyste du prince Julien qui entrave encore les chemins de Baltard
Brut comme la citrine qui parsème nos existences, jour après jour, d’une poudre d’or
Brut comme la topaze qui rivalise avec l’immensité du grand blanc, en ces temps de Noël
Brut comme la tanzanite qui dépose à nos pieds le troublant azur de tes embryons de rêves

Brut comme les mines du Katanga où tant d’hommes ont perdu la vie, pour qu’un diamant voit le jour !

Tu n’es pas le « HOPE », diamant bleu, l’un des trois plus gros jamais découvert à ce jour et issu de l’inde, mais tu portes cependant tous nos espoirs.

Caliente
Illuna

mercredi 26 décembre 2007

Merci à Ch@ et à Lulu...

Photo de "Mamzelleelfie" du forum "crazy-julien" - mil mercis















En parallèle du merveilleux texte emprunt de pleins d’émotions de Charlotte et à celui de Noël de Lulu.

« Les manques ne sont pas toujours les mêmes »

On finit toujours par souffrir d’un manque ou d’un trop plein, il n’est de fait pas toujours le même pour tous, je me permets de vous ouvrir un peu de mon espace vital face à cet étrange mais si vrai concept.

Moi, des barrières et des interdits, personne dans ma famille ne m’en a réellement posé, ma mère est un esprit sain et libre dans un corps sain et libre, et le sera toujours, elle ne m’a pas éduqué avec des ornières ou des frontières, nos yeux regardent dans la même direction, nos émotions se mêlent et il en sera toujours ainsi. Mon père était un père absent qui n’avait qu’une seule exigence, l’excellence de mes résultats, après cela j’aurais bien pu danser la polka sur le mur du Kremlin, c’était pas son souci mais 1ère à l’école oui.

Le paradis en apparence mais ici bas, tout a un prix, le mien fut mon AVC et ses conséquences. Trop de liberté finit par m’être fatal !

Enfant et adolescente, je n’avais qu’un seul et unique caprice, mon jardin des délices, ma bande de copains, que des mecs dont j’étais un peu leur petite reine. Dès Noël, pâques et les grandes vacances, je les rejoignais tambour battant, rien n’aurait pu m’en empêcher, je trouvais là l’expression proche de ce que dois être la liberté totale, sans tabou, sans interdit, de camping, en pique-nique, en vadrouille, en baignades au clair de lune, en promenades à vélo, à la marelle, à … ce que vous voulez, c’était juste le bonheur.

La seul autre fille du groupe, mon amie d’enfance (nous dirons Lara pour le forum) finit par se joindre à nous un peu plus tard (elle est de 4 ans ma cadette), nous ne comptons plus même à ce jour les mensonges et les promesses de sagesse que je servais honteusement à ses parents qui m’aimait comme une seconde fille (et m’aime toujours d’ailleurs) ce afin que Lara puisse se joindre à nos jeux « innocents ». Les parents de Lara, son père est un cerbère dont l’éducation au fer rouge tire encore régulièrement des larmes à ma Lara, toute adulte qu’elle soit. Comment j’ai pu lui vendre autant de bobards et de salades, rien que pour cela l’enfer me guette.

Aujourd’hui, au tout début, je sais que ce qu’elle aimait le plus en moi, c’était le furieux vent de liberté que je soufflais (et que je nommais déjà à l’époque le calibidou – origine certifiée de la BD érotique « Gwendoline »).

De cette époque je garde plus de souvenirs que je n’ai de mémoire, mais en tirant à la courte paille, j’en hisserai trois à la surface.

Le premier est mon grand-père maternel revenant de chez un fermier voisin où il ferrait les chevaux, plus qu’un métier, sa passion, je sais qu’il nous a vu nous baigner nu dans l’étang (nous étions alors des pré-adolescents) mais lorsque espiègle, cheveux mouillés et pieds nus, je suis revenue à l’orée de la nuit (ces nuits chaudes des seventies pour celles qui les ont vécus), il m’a souri et m’a tendu un grand essuie de bain, m’a enveloppé et frotté la tête vigoureusement et a opposé un tendre baiser sur mon front et m’a dit « ça va ma belle ? » (l’amour contenu dans ces gestes successifs rayonne encore dans mon cœur et dans mes yeux tout comme l’écho de sa voix). Ma seule réponse fût comme toujours, mon sourire, et quand on connaît le pouvoir de son sourire, l’on en abuse.

Fuse de suite un souvenir que j’adosse volontiers à celui-ci, nos Noëls, où nous allions chanter à l’église avec les copains, les cadeaux de Noël dont l’église était parsemée par Monsieur le curé (je ne suis pas croyante et si je l’avais été, j’aurais totalement perdu la foi après mon AVC) mais cet homme m’a fait croire à la magie de Noël et au bonheur du partage avec les plus démunis (je pense que je lui dois de m’être aujourd’hui retournée à nouveau vers le bénévolat – une bonne thérapie d’aider plus malheureux que soi, après on va toujours mieux – sauf quand la veille d’un concert des DUE, on a fermé les yeux d’un pauvre vieux livré à l’alcool et abandonné de tous et que l’on doit éviter à son chien d’être zigouillé dans l’heure qui suit parce que la « fourrière » n’en a rien à c….), mais rien n’est de fait, parfait !

De ce souvenir je garde haut la bannière de cette suprême liberté, celle d’un homme bon et simple de septante ans (un autre monde, une autre éducation) qui n’en a pas fait trois tonnes de la honte que j’avais bien due, bien malgré moi lui causer ! Et aussi la chaleur de Noël par la grâce d’un curé de campagne que je sais mort depuis peu, mais qui vit en chacun de nous (et aussi son extraordinaire esprit d’ouverture – me laisser chanter à l’église alors que je n’y connais rien moi à la religion !)

Mon deuxième souvenir est ce jour d’anthologie où ma Lara du haut de ses 14 ans (j’en avais alors 18) m’a supplié de ne pas la laisser aller à sa première boum sans savoir comment on doit embrasser, interdite, je lui explique alors que nous avons à notre disposition tout un cheptel de 13 copains plus dévoués à cette tâche, les uns que les autres, elle me répond alors que le fantasme de la bande c’est moi, elle seulement leur petite sœur, je lui demande donc peu rassurée ce qu’elle attend donc de moi (je craignais la réponse mais la connaissais d’avance), elle me répondis alors d’un rouge pivoine que je connaissais pas à ses joues et dans un soupir plus que murmure : un baiser, rouge pivoine à mon tour je comprends (du moins j’essaye de toutes mes forces) qu’il lui a fallu des semaines de courage pour en arriver là, je me risque à un simple, pourquoi moi ?, la réponse tenait en quelques mots désarmants : tu es ma sœur, ma confidente, tu ne te moqueras pas de moi, et si un jour tu en parles, on en reparle, ce sera avec la grâce d’un papillon, bref j’ai confiance et puis surtout tu seras le seul être à ne pas croire que j’ai « viré » de bord, je veux juste un peu de pratique pour arrêter d’être la risée d’un groupe de fille, et ce depuis de longs mois.

De ce souvenir je garde le bien être d’une immense liberté, et quand nous évoquons ce moment, nous aimons à nous en souvenir comme de deux pivoines qui ont « accouché » d’un coquelicot !

Là où mon troisième souvenir va venir contrarier le bien être de toute cette liberté, c’est que quand on est un être blessé, frustré, le vent de liberté que l’on souffle peut alors tout ravager autour de soi, et qu’à force de mépriser la vie, sa vie, il y a un prix, vous connaissez le mien.


Donc, le seul homme (non virtuel celui-là) auquel je crois avoir pu apposer le mot amour, s’y est très mal pris pour déclarer sa flamme (vous le narrer est hélas impossible mais cela fût un réel cauchemar) dont la blessure n’est pas encore refermée, j’ai le pardon dur (je ne tends jamais deux fois la main à qui m’a mordu et pas de 2e joue non plus), pas de vengeance non plus, cela ne fait pas partie de mes besoins vitaux, mais de vengeance, s’il y en eu une, ce fût envers moi (je le comprends aujourd’hui mais trop tard) puisque de 18 à 31 ans, j’ai profité et abusé de tous mes charmes, ce dans le seul but de n’arriver à jamais rien construire, pas de mariage, pas de bébé, pas de…. la liste est très longue. Mais quand la vie vous fait de gros cadeaux, il vous veiller à les conserver, et surtout aimer la vie, votre vie sinon un jour elle vous lâche.

Je pensais donc à tort qu’à 31 ans, j’avais encore toute la vie pour remédier à certaines de mes erreurs, là fût ma plus grosse erreur, de le croire.
A 31 ans, j’aimais les gens de ma vie mais pas ma vie, j’avais oublié que le 1er devoir de vie est d’aimer cette vie.
Lasse de moi, la vie m’a alors retiré tous mes droits, fini 55 kilos pour 1m63, fini le sourire « j’emballe » qui je veux, quand je veux, fini, l’insouciance.

Du jour au lendemain, je ne parlais plus, ne marchais plus, mon visage quand j’ai enfin pu le voir ressemblait à un champ de mine plein d’étoiles rouges explosées, mes yeux ne vivaient plus sous la même latitude, mon axe facial était décentré, ma vision faible et mes mouvements inexistants.

Prisonnière des méandres de mon âme, face à une armada hospitalière (inhospitalière leur conviendrait bien mieux !) pas très optimiste (doux euphémisme de « pas optimiste du tout ») et qui ne misait pas un penny sur mes chances d’une vie à nouveau dite normale, pour peu que je menais d’ailleurs à cette époque une vie normale !

Mais c’est mal me connaître, moi la reine des puzzles, je comptais bien reconstruire mon « 5000 pièces » dévasté, ah, la vie ne veut plus de moi mais elle ne va pas au bout de son idée, pas le courage de m’achever, même un vieux cheval on a pitié, alors pas grave si la vie ne m’aime plus moi je vais l’aimer pour deux, je vais enfin apprendre à la respecter, je vais m’imposer à elle, bien malgré elle ! D’autres l’on dit et écrit bien avant moi (et bien mieux) mais l’on est jamais aussi vivant qu’aux portes de la mort, et pour moi ce fût si vrai !

Mon plus grand bonheur fût alors de savoir que l’un de mes quatre grands-parents n’aurait pas à vivre cette période noire, cette lutte de chaque seconde, de fait mon grand-père maternel étant parti vers le paradis des chevaux cinq ans plus tôt, il n’aurait pas à voir sa belle et rebelle ainsi entravée et démolie ! Merci la vie, le chagrin de l’être trop tôt disparu trouve parfois ses raisons dans la vie, elle-même.

Mais mon plus grand malheur fût mon autre grand-père, présent jour après jour, et qui du fond de sa campagne, me parlait par téléphone des choses de la vie, de sa vie, du jardin, des fleurs, de leur couleur, que j’écoutais alors religieusement comme le plus doux des hymnes de vie puisque je ne pouvais lui répondre mais cette épreuve dû avoir raison de ses forces, il en a nourrit sous le choc (ou alors le hasard est plus qu’un mauvais génie) un cancer féroce qui allait le dévorer sur une période de trois ans où je ne pu beaucoup l’aider (sauf le jour où déjà aux portes de la mort, il m’a vu débarquer « seule » venue par le train – mes premiers pas solos dans ma nouvelle vie – presque 3 ans après l’accident – accompagnée du plus délicieux être vivant qui ait croisé ma route, mon VIRGULE, teckel roux de son état, eh, oui il a connu le fameux binôme !!! – le fait de voir que j’avais récupéré mon autonomie, ma vie, ma liberté, une vraie liberté de mouvements, lui a été profitable encore quelques mois durant).

Pour revenir à moi, chaque jour fût dès lors un combat, je suis devenue Madame « NON », à chaque raisonnable, j’ai répondu d’un déraisonnable, et bien encore davantage lorsqu’ils m’ont appris que la seule chose qui me restait de bon dans tout l’organisme était mon cœur, en béton, qu’ils ont dit (je le savais dur comme fer, mais en béton…), pas certain qu’il s’attendait à tout ce que je lui ai fait voir, mon petit cœur. Mais le principal est qu’il était tenu bon l’électrochoc.

Aujourd’hui en dehors d’un excès de poids évident à l’œil nu, il ne subsiste plus rien en apparence du moins de tous les autres ravages.
Ma mère fût fidèle à elle-même, admirable de jour en jour, mon père croit avoir « accouché » d’un gros bébé de 31 ans, il répare les lacunes des trente et unes premières années, mais souvenez-vous j’ai la dent dure, et je ne suis pas là de lui pardonner ses manques d’avant, qu’il répare, qu’il s’affaire, on verra bien plus tard, s’il a droit à mon amour.
J’aime peu et utilise au quotidien, peu ce mot, l’écrire est facile, le prouver l’est moins, donc j’évite de le galvauder au quotidien.

Mes amis créèrent une onde de dévotion autour de moi et entreprirent « Les jardins d’Illuna » (j’ai toujours raconté des histoires à mes amis – et le temps de mon silence, c’est eux qui m’en ont raconté), ce dans le but évident de me sortir de mon mutisme qui était devenu une punition pour tous.

Vous le croirez ou non, je travaillais alors dans un centre pour handicapés mentaux et physiques lourds, et leur premier acte de remerciement pour 10 ans de bons et loyaux services fût de me licencier, difficile de croire que c’est parfois dans ce genre de milieux (si chers à certaines familles royales) que l’on rencontre le moins de charité « chrétienne », à la place des parents qui confient leurs enfants, je me poserais bien des questions.

Un problème dont je n’avais d’évidence pas besoin, mais mon amie d’école (nous l’appellerons Sara) se fit un plaisir de mettre sa matière grise à mon service afin de leur faire cracher la moindre pénalité pour leur mauvaise conduite, du fond de mon silence, j’ai bien ri de tout ce qu’elle leur a fait voir en mon nom, mandatée qu’elle était pour le faire. Sara, d’une haute rigueur morale éplucha des mois durant tous les textes de Loi, pour qu’ils replongent à chaque ligne de mon contrat de travail non respecté, j’ai encadré deux des lettres d’anthologie qu’elles a fait parvenir au centre et chapeautée en cela par mon syndicat, très jouissif à mon souvenir ! Et après coup, l’idée du siècle ce licenciement…car j’avais encore plus envie de me battre, ils m’ont mis dans un tel état de rage, que j’ai dû faire plus de progrès ces six mois-là que pendant les deux autres années et demies.

Quand le temps fût venu, je me m’y en recherche d’un autre boulot et chemin faisant j’allais croiser la route du petit être le plus important de ma vie (maman exceptée), mon bébé bulle, mon VIRGULE.

Depuis lui, les Noëls chantent à nouveaux, il décore le sapin avec nous, a les « boules » avec nous, il aime que je lui chante les chants d’autrefois que ma mémoire a gardé précautionneusement en elle, seule partie de mon être non chamboulée ma matière grise, mes souvenirs, ma mémoire de Titans, bref si VIRGULE va bien, je vais bien et inversement.
Il illumine mes jours et mes nuits, et je ne me sens plus, un pauvre petite chose sans enfant, lui il est tout ce que la vie ne m’a pas donnée sous une autre forme et je n’y voudrais rien changer !
Comme le disaient autrefois mes grands-mères partie elles aussi vers d’autres cieux, Tintin et Milou, pour l’une et Boule et Bill, pour l’autre, eh, on a la culture BD, que l’on peut.

Virgule est la rencontre que l’on attend plus, celle qui vous comble jusqu’à l’absurde, qui vous guérit, qui vous chérit, toute d’innocence, qui ne demande rien (ou si peu) mais donne tout, celle qui d’un regard vous offre la Lune sur un plateau d’argent, je mourais sans regret pour lui mais refuserais qu’il y ait sur sa tête la moindre menace.

Et Julien dans tout cela, et bien c’est un peu de vent de liberté de mon enfance, que m’a ramené le printemps passé (né à mes yeux au printemps tout comme mon Virgule), j’aime son manque de tabou, de limite, son impertinence, son insolence le tout parfois rustre, le tout parfois délicat, Julien me replonge avec bonheur dans mes excès d’autrefois et c’est d’autant meilleur que je connais le prix de trop de liberté comme son manque, j’ai tâté des deux faces de la pièce, je peux donc me régaler en connaissance de cause.

Bien heureuse Charlotte qu’il t’ai libéré d’un carcan d’éducation, moi il m’a replongé dans un océan de liberté quand à mon premier Noël avec Julien, eh, bien pour la première fois à la maison depuis treize Noëls, doivent cohabiter deux « calibidou », au bonheur fou de Virgule s’est ajouté le bonheur plus subtile de Julien, et comme vœux sous le sapin que l’un des deux ne m’en veuille pas si je lui ai naturellement préféré l’autre, je ne voulais pas que Monsieur VIRGULE me reparle de ses valises.

Virgule et Julien sont pour moi deux thérapies qui contribuent à beaucoup de bonheur, longue vie à mon âne, 35 ans au moins (et pour un certain fiston aussi), et une belle carrière pour le second, tant et si peu que cela lui apporte le bonheur.

Merci à Charlotte et Lulu qui ont permis à mes émotions de s’exprimer ainsi sans détour, j’en avais sans le savoir, sans doute un grand besoin.

Calente
Illuna

"Monseignor", il est l'or...

Photo issue de l'émission des "Hits de Diamant" - M6

« Tout ce qui est brillant, n’est pas d’or ! »

Tu n’es pas Boucle d’or
Mais pour la première fois
Je veux bien être un des trois oursons

Tu n’es pas la Toison d’or
Mais pour la première fois
Je veux bien être Jason et ses argonautes

Tu n’es pas le cours de l’or
Mais pour la première fois
Je veux bien « grimper » en bourse

Tu n’es pas les pages d’or
Mais pour la première fois
Je veux bien te chercher de pages en pages

Tu n’es pas le nombre d’or
Mais pour la première fois
Je veux bien me perdre dans des calculs savants

Tu n’es pas le Lion d’or
Mais pour la première fois
Je veux bien faire « un peu » de cinéma

Tu n’es pas la palme d’or
Mais pour la première fois
Je veux bien regarder un film d’un mortel ennui

Tu n’es pas la règle d’or
Mais pour la première fois
Je veux bien suivre tous tes préceptes

Tu n’es pas Louis d’or
Mais pour la première fois
Je veux bien monnayer mes charmes

Tu n’es pas le « noir » or
Mais pour la première fois
Je veux bien creuser le sol à mains nues

Tu n’es pas l’ordre de la Toison d’or
Mais pour la première fois
Je veux bien t’adouber chevalier, les yeux fermés !

As-tu un cœur en or ?
Je n’en sais rien, mais pour la première fois
Je veux bien te donner le bon Dieu, sans confession !

Caliente
Illuna

mardi 25 décembre 2007

Changement dans nos vies...

Photo prise lors de son voyage à la Réunion dans le cadre des derniers concerts de la "Nouvelle Star 2007"














« Julien nous a changées »

A celles qui dormaient mais ne rêvaient plus
Il a offert ses déhanchés et les fièvres de l’été

A celles qui s’ennuyaient, faute d’imagination
Il a ouvert de multiples portes avec connotation

A celles qui n’écrivaient plus la folle passion
Il a lancé trois plumes au vents des quatre saisons

A celles qui ne dessinaient plus l’adoration
Il a distillé les parfums et les couleurs du frisson

A celles qui tournaient en rond sans illusion
Il a entonné son chant puissant avec délectation

A celles qui écoutaient mais n’entendaient plus
Il a jeté trois notes de musique de fêlé et d’endiablé

A celles dont le regard éteint n’y croyait plus
Il a agité ses dorures et ses fourrures avec générosité

Et à celles qui résistent encore à son amour
Il leur décochera bientôt son regard de velours !

Un jour…

Caliente
Illuna

lundi 24 décembre 2007

Dans la savane vivait un certain roi...


Illustration de Gustave Doré et photos issue du forum "crazy-julien" et signée "Mamzelleelfie"



« Le roi Lion »

De ces temps-ci je te hume bête plus proche du Lion
Que du loup-cervier ou de l’ours des cavernes, osons

Sans doute l’effet puissant de cette ébouriffante crinière
Dont chaque boucle s’offre toute d’or à la boutonnière

Sans doute la faute à l’écho de tes scéniques rugissements
Dont chacun de tes concerts raisonne avec affolement

Sans doute l’impact de la presse qui à ta suite comme en brousse
Dresse un cheptel impressionnant de femelles que d’après elle, tu trousses

Sans doute le souvenir d’un spectacle en ton honneur
Dont toi, le roi Lion, n’était que spectateur, oh, horreur !

Sans doute la magie de ta peau, de ta fourrure si dorée
Si bellement ornée de beauté naturelle, de brut si bien ourlée

Sans doute l’incidence de ce caractère félin mi-enfantin, mi-chagrin
Toi qui râle pour un rien, lâche un beuglement tout terrain !

Sans doute le comportement mi-féodal, mi-bestial qui sommeille
En toi l’animal tribal et dont il faut craindre les affres du réveil

Sans doute la fureur du Roi qui a par trop de choix
Et qui ne sait quel morceau de roi, il va choisir, ma foi !

Caliente
Illuna

dimanche 23 décembre 2007

Un ange qui a de la suite dans les idées...

Bien le merci à "Mamzelleelfie" du forum "crazy-julien" pour ses belles photos
















« Tête-à-tête avec un ange »

Je suis à nouveau dans tes bras, je t’ai fait attendre plus de 15 minutes sous une pluie battante mais rien n’a semblé pouvoir entamer ton éclatant sourire
Il faut bien avouer que tu étais désarmant, armé contre les gouttes de ton seul bouquet de roses mais que fût divin l’instant précis de nos retrouvailles, rien à y redire
Tu sembles bien navré pour la dernière fois, ta mauvaise humeur tu veux expliquer mais je ne veux rien savoir, cela appartient déjà à ton seul passé
Là, je respire l’instant présent, je sens les battements de ton cœur comme un tintement magique à mes oreilles, une source de vie jusque là, insoupçonnée


Ton odeur est aujourd’hui plus boisée qu’ambrée, je me demande quel parfum tu as mêlé à ton épice naturelle, elle me trouble les sens, c’est à tomber !
As-tu voulu davantage m’ensorceler à tes charmes naturels, j’ai presque envie de te dire : pas besoin, ton essence originelle est si envoûtante que rien ne doit y être ajouté !
Cette fois, j’ai voulu un terrain neutre pour notre rendez-vous, en apparence du moins, une charmante petite auberge avec un grand feu ouvert, un cadre rassurant et romantique
Tu sembles d’emblée beaucoup apprécier cette ambiance feutrée, les tables basses, le divan moelleux, ce havre de douceur illumine tes yeux de petit garçon, idyllique !

Ce que tu ignores et c’est bien ainsi, c’est que je connais bien les lieux tenus autrefois par des amis, et que j’ai réservé une chambre à l’étage mais tu y accéderas seulement si tu es sage !
Oh, je dois avoir une bien drôle de conception de la sagesse, alors précisons simplement que je n’envisage pas ma première nuit avec un homme en colère, l’amour, cela se ménage !
Par contre là, il est vraiment temps de s’occuper de ta crinière, faudrait pas que la bête attrape froid, un chocolat chaud et je me risque à demander une serviette, un essuie-main ?
Je bénirai ma vie entière ce bout de tissu qui me permet de te sécher les cheveux, tes mèches bouclent naturellement, elles sont aussi sauvages et rebelles que toi, j’y joue avec mes mains.

Tu sembles beaucoup aimer mes doigts dans ta chevelure, tu as tout du lion redevenu petit chaton, je te sens prêt à ronronner, ta toison est si douce, un immense appel à la tendresse
Et cette nuque, sans doute ton talon d’Achille, où j’appose un baiser fiévreux, te donner ma chaleur, mon ardeur en terrain neutre est pour moi un vrai délice, et sentir les prémices de tes hardiesses, tes appels à de plus ardentes caresses, mais rien ne presse
Nos mains se joignent, se trouvent, se découvrent, les tiennes petites et menues pour un homme, la première fois que mes petites mains de femme ne se sentent pas perdue au milieu d’une paume masculine
Tu te ronges horriblement les ongles mais cela ne me gène pas, un peu d’imperfection, c’est bon aussi, tout est si soigné, léché chez toi sauf ce centre névralgique de crise où déferle ton énervement, « crise divine »

Tu sembles vouloir t’excuser de leur sale apparence, mais j’appose un doigt sur ta bouche, je touche tes lèvres, elles ont le pouvoir de la confusion, nos chaleurs se mélangent, fusion
Je pose mes lèvres sur les tiennes, ta bouche s’entrouvre, bonjour langue mutine et gourmande dont je connais déjà les délices, je m’abandonne à ta science, m’ouvre tout entière sur ta passion
Nos corps se rapprochent, tes mains déjà plus entreprenantes moulent l’espace de mes seins mais n’oublient pas les lieux pour autant, ta force brute fuse au travers de mes vêtements
Le temps s’écoule complice, c’est la première fois que rien ne trouble notre tête-à tête, ni ma peur d’aller trop vite, ni ta mauvaise humeur, nous venons peut-être de gravir les premières marches de notre firmament…

Et que la nuit vous soit douce jusqu’à la prochaine rencontre avec notre ange…








Caliente
Illuna

Une pluie d'étoiles pour ma star...

Photo de Julien issue du forum "crazy-julien" - merci à l'auteur



«L’étoile »

Je cherche mon étoile
Comme d’autre leur chemin
Sera t’elle bonne ?

Je cherche mon étoile
Un ciel d’un étrange voile
M’obscurcit l’horizon

Je cherche mon étoile
Mon bateau tout de voiles
M’entraîne sans concession

Je cherche mon étoile
Que la voie lactée se dévoile
Astéries, je veux à profusion

Je cherche mon étoile
Que le firmament soit ma toile
Je te rêve en circonvolution

Je cherche mon étoile
Peut-être plus de chance
Sur Hollywood Boulevard ?

Je cherche mon étoile
Suivre celle du berger, attirance
Ne rien laisser au hasard

Je cherche mon étoile
Comme d’autres leur destin
Mais tu es là et je vais bien

Je cherche mon étoile
Elle est là brille de mil feux, divin
Ses escarboucles étincellent, angevin

Je ne cherche plus mon étoile
Elle m’a capté l’hiver dernier
A ses traînées, je me suis arrimée

Je ne cherche plus mon étoile
Elle se dore la crinière, oh, le fier !
A sa suite, quelques poussières d’or

Je ne cherche plus mon étoile
Elle décore avec génie mon sapin
A ses pieds dorés, je fais un vœux…

Même si tu es d’une autre galaxie,
Que tu sois mon aurore boréale…

Ceci est la face visible du vœux…
Du reste, rien ne se dévoile, même en intersidéral !

Caliente
Illuna

samedi 22 décembre 2007

Promenons-nous dans les bois...

Photo issue du forum "crazy-julien" - se référer à la signature



















« Les sous-bois, entre ombrés et mordorés »

Perdues dans l’épaisseur des sous-bois asséchés
Nos deux solitudes éparpillées ont réussi à se retrouver

Mon corps est de cette journée, fatigué et souillé
Ce soir, j’ai besoin que tu l’aimes jusqu’à le redorer

Ta force m’est vitale autant que ta douceur étoilée
Ce sont de ton goût et de ta couleur dont tu dois me combler

A l’écoute gutturale d’un de tes sauvages rires
Je fais peau neuve, fini la crasse des mauvais souvenirs

Je te prends tel que tu es, tout de tentation et d’émotion
Je t’accepte ainsi tout entier, du moindre de tes frissons

Je me frotte et m’abandonne à ton corps ambré
Si tu m’as trompée d’un sourire avec une autre, oublié !

Je te laisse, un temps songeur, ma porte entrouverte
Pour qu’un vent charmeur vers toi tout entière, m’emporte

Les messages fragiles que l’on se dit avec les yeux
Mes bleus au cœur qui se fondent au ciel de tes sombres bleus

Je t’aime tel que tu es, imparfait, changeant mais sans mensonge en ton âme
Et dans tes bras, quoi que de différent coule en nos veines, je suis ta femme

Je te laisse volontiers ta part de liberté, elle est ton plus émouvant grain de beauté
Parce qu’elle ressemble en tout point à la mienne, je ne peux douter de sa sincérité

Cette nuit emplie de mil délices et d’autant de supplices mais sans artifice
Nous jettera errant vers une aube nouvelle mais plus que jamais complice !

Caliente
Illuna

Petits souvenirs doux à ma mémoire...

Photo prise avec Sharko lors de l'émission radio live de Pure FM du 21/11/2007















«Entre élucubrations et divagations »

D’ordinaire, l’on dit volontiers des absents, qu’ils ont tort
Je ne ressens pas cet adage dans le sillage de notre ténor
Tout au contraire, son absence me parle autant que sa présence
N’y voyez aucune offense, juste une adorable innocence
Julien, qui est criant d’insolence, nous plonge en interférence ?
Avec nous-mêmes lorsque nous découvrons notre ignorance
De bien des états dans lesquels, il a le pouvoir de nous plonger
C’est que l’artiste n’est pas banal, il a de quoi nous combler
Dans la douceur, il est plus émouvant que de sublimes roses
Dans la colère, il nous brusque, nous offusque de sa violente prose
Dans les sentiments, il est le roi de la confusion et des circonvolutions
Dans la chaleur, il opère sur nos corps une puissante attraction
De ses silences naissent une complicité en équilibre sur un fil
De ses absences émanent un mystère qui nous isole de tout style
Nous cherchons alors à comprendre ses propositions, ses confusions
Ce qui est sûr au bout du chemin, c’est que nous resterons en adoration
L’homme ne cherche pas les ovations, n’espère même pas de l’admiration
Mais il veut qu’on le respecte, même s’il doit encore vivre de privation
Nous savons déjà que ce créateur ne sera jamais à court d’inspiration
Ses œuvres sont comme d’énormes déflagrations en recherche de considération
Ses tentatives ne sont pas toutes des révélations, ni de riches moissons
Mais à la réflexion, il nous fait voyager, nous invente des pays qui fleurent bon
Il nous offre des rêves dont nous n’osions croire à leur simple évocation
Et la plus grande de ces magies est que leur folie perdure encore plus que mélancolie !



Caliente
Illuna

vendredi 21 décembre 2007

La chute d'un ange...

Photo issue du forum "crazy-julien" - se référer à sa signature

















« 2e rencontre avec un Ange »

Quand le miel et la vanille s’octroient le droit et le temps de la découverte, ils leur arrivent de papillonner avec le fiel et la brindille

Dès le premier regard, je te sens dans un désir sombre presque à la limite de la violence, ta journée n’a pas dû répondre à tes attentes
Dès cette ébauche de notre deuxième rencontre, je me sens plus que jamais vulnérable, prête à tout accepter de toi, même une fièvre ardente
Dès que tu as senti mes doutes, tu t’es adouci, attendri, craignant de me blesser, tu as amorcé un tendre baiser au creux de ma nuque, latente
Dès que tu as perçu les émois de ce contact, tu t’es enhardi, ce sont tes mains que je sens à présent sous mon chemisier, je les voudrais plus clémentes
Dès mon refus de me donner plus entière à tes ardeurs, tu m’as livré un regard confus, perdu, tu m’as alors invitée à te faire goûter à mes tourmentes

De cette invite que j’ai captée comme un cadeau, j’ai alors pris le temps d’entrouvrir ta chemise, pour la première fois, j’entrevois de ta peau le doux pigment
De cet instant qui capture toute mon attention, je ne suis de la tête au pied qu’un seul et énorme frisson, je penche mes lèvres qui divaguent sur ta poitrine, intensément
De mon excitation va naître ta passion, comme un incendie que je ne pourrai éteindre de mes seules mains, de mes seules lèvres, pas même de ma langue, tu me veux férocement
De ce message pleinement reçu, je ne peux me dérober encore sous peine de cruauté, mais je peux cependant te faire patienter, le prix de ta mauvaise humeur, finalement
De ces derniers instants où je semble maîtriser la bête qui vit en toi ce soir, j’aime alors à regarder les bleus intenses de tes yeux qui sont une invite à l’amour, passionnément

Comment te faire comprendre que pour cette première fois, je la veux chaude, intense, démente mais aussi douce, presque innocence, des vagues intenses mais sans virulences
Comment expliquer à un homme aux portes de l’abandon, en une fraction de secondes, ce que l’on désire de lui, ce que l’on attend, et dans un tel moment sans offense
Comment, et soudain, je sens ta bouche qui part à la découverte de mon corps, et à laquelle répond le plus naturellement la mienne, tu as deviné mon cœur, et mon corps te répond en transe
Comment à tes lèvres douces et patientes enchaîner le moindre refus, tes mains sont moites et ton corps aussi, chaque découverte est plus émouvante, chaque geste apporte plus de liberté et d’insouciance
Comment t’avouer que de tous tes trésors, c’est ton odeur simple et ambrée qui a mes faveurs, suivie de près par tes perlées de sueurs que j’aime récolter de ma langue en toute impertinence
Comment avant de te céder, te confesser que ta crinière mordorée qui se décline parsemée tout le long de ton corps m’émeut plus que de raison, jusqu’à en perdre le moindre de mes sens

Mais comme certaine journée qui ont mal commencé et qui ne peuvent donc bien se terminer, le téléphone retentit, ce bruit ramène ta colère et ses fruits
Mais je me veux confiante pour nous, il y aura de meilleures nuits, je me rhabille mais à chaque vêtement qui alourdit mon corps, je lis dans tes yeux une profonde détresse, tu te maudis
Mais nulle raison à ce mauvais regard, je prends alors tes lèvres, le téléphone attendra bien deux minutes, je sens ta langue confuse, hésitante redevenir plus gourmande et heureuse, à nouveau tu t’enhardis
Mais ce ne fût pas la deuxième fois de mes rêves, tu as été colère mais je te pardonne, tu as été fièvre mais j’en redemande, tu as été sincère et c’est pas si mal, flirt avec les interdits
Mais je préfère te laisser à tes problèmes, je ne te connais pas encore assez pour m’y plonger tout entière, et toi de te dire : elle s’enfuit….

Pour qu’une autre nuit vous soit douce… jusqu’à une prochaine rencontre… si vous le désirez….

Caliente
Illuna

Le fil de ses rencontres...


Photos provenant de l'émission de Ruquier - A2 - 10/09/2007













































« Lui faire confiance… »

Lorsque Julien rencontre les pontes de la mode, Lagerfeld, Gaultier ou Lacroix, on crie génial !
Lorsque Julie croise le chemin d’un des meilleurs acteurs français, Fabrice Luchini, on applaudit, idéal !
Lorsque Julien devise gaiement avec Thomas Lélu, écrivain cru de son état, on observe, pas banal !
Lorsque Julien confirme des amitiés naissantes avec Virginie, André Manoukian ou Pierre Mathieu, on se rit de l’animal !
Lorsque l’on sait que Julien a chanté avec Virginie au Cirque Royal pour une bonne cause, on acquiesce impérial !
Lorsqu’il chante avec Elodie Frégé à l’Olympia pour une autre association « chapeautée » par Nikos en Monsieur Loyal, on pense là encore original !
Lorsque Julien attire les convoitises de Ruquier, de Fogiel ou d’Ardisson, en autre, là encore on se dit, normal !
Lorsque Julien reçoit des compliments de gauche et de droite, des uns et des autres, on frôle l’intersidéral…
Lorsque Julien sympathise humainement et musicalement avec Sharko, que l’on découvre les concerts et les échanges, on atteint au subliminal !
Lorsque Julien, tel un enfant rencontre ses idoles, Arno, Christophe, on espère pour lui un bel aboutissement, fatal !

Mais là, où soudain tout se complique, c’est avec les femmes…
Il est ébloui par la chanteuse Rose, souhaite, lui en faire part, et cela débouche à la Une des magasines, par une supputée liaison
Il accepte la bouche en cœur les lourdes plaisanteries et un duo foldingue avec Axelle Laffont, la presse en remet une couche, ça part en ébullition
Il sympathise avec la miss météo de canal + ,il n’en faut pas plus à la presse pour de nouveaux titres alléchants, idioties à profusion
Et j’en oublie… Selon la presse, j’en conclu volontiers qu’il doit avoir une sacrée santé, le gars ou sa compagne, une sacrée patience !

Puis l’on vient à parler d’un futur duo de lui et de Valérie Damidot pour les fêtes de la Saint-Valentin, et la bêtise repart de plus belle.
On sent les hésitations et les moqueries poindrent.
Pourquoi, parce qu’elle n’a pas le physique d’un top model, mais c’est pourtant de la première heure, une fidèle !
Mais Julien à la parole, le geste joindre.
Et de rencontrer petit à petit, ceux qui lui ont témoigné de l’estime au cours de l’émission Nouvelle Star, sachons lui faire confiance.
Il aime à sympathiser et à concrétiser des liens de tout bord avec ceux qu’il a ému lors de son parcours, laissons le agir sans y adjoindre méfiance.

Qui vivra , verra ?

Caliente
Illuna

jeudi 20 décembre 2007

Un peu de fièvre aux bords des lèvres...

Photo issue du forum "crazy-julien" se référer à sa signature




















« Le dernier »

Le dernier, on l’ignore encore et pourtant c’est bel et bien le dernier
Le dernier geste de tendresse, de la douceur à la détresse, mais rien ne transgresse
Le dernier regard, un égard peu bavard, mais déjà comme un écho en retard
Le denier mot, maladroit comme un jeune chiot, vacillant tel un vieux bibelot
Le dernier cri, déjà un peu gris, un dernier défit, un ultime déni et oublier tous les soucis
Le dernier baiser, un dernier mélangé de toi et de moi, le miel et la vanille vont divorcer
Le dernier frisson, l’effroi de la passion, les dernières vibrations de nos émotions
Le dernier poème, un dernier je t’aime comme un énième et inutile théorème
La dernière larme, toute de charme vêtue, toute de drame venue, mais on désarme
La dernière heure, trop vite écoulée, déjà oubliée, noyée de trop de peur et d’erreur
Le dernier sourire, qu’on emporte comme un grand rire, il va combler les années à venir…

Caliente
Illuna

mercredi 19 décembre 2007

On en rêve toute de cette première fois...

Photo prise sur le site "internautes.com/femmes/people"




















« A la découverte d’un ange »

Mes mains espiègles s’immiscent sous tes étoffes jalouses, enfin j’ose
Je sens la soie de ta peau brûlante qui tangue entre fièvre et overdose
Je m’enhardis de te sentir si docile bien que ton odeur ambrée m’en impose
Je me glisse chaude et fébrile, tu trembles sous mes caresses, apothéose !
Bien que quelque peu malhabile, ton apparente soumission influe sur notre osmose

Mes doigts titillent l’un des tes seins, je sens le grain de ta substance qui explose
En mil frissons polissons, je devine ton regard sur moi, qui veut me dire quelque chose
Je songe qu’il n’est nul endroit plus troublant que l’espace de tes bras, grandiose !
Je m’aventure un peu en dessous de la ceinture, mon toucher t’est torture, je suppose
Puisque je t’interdis de me rendre la moindre de mes délicatesses, tu vires au rose

Ma bouche veut alors sentir la chaleur de ta bouche, je veux que l’on se mélange
De toi, je veux cesser t’imaginer le goût de tes lèvres, je les sais douces, mon ange
Je veux que ta langue et la mienne flirtent avec les interdits, les compromis, cela me démange
Je suis à l’orée d’un de tes paradis, je m’y consacre toute entière, que plus rien ne nous dérange !
Mais des ondées de désirs ne peuvent s’abreuver d’un seul baiser, de toi, j’ai faim et je mange !

Ma langue menue et onctueuse déguste la tienne charnue et savoureuse, en un feu étrange
Nous nous consumons comme des adolescents, nous nous désirons jusqu’au dernier grain des vendanges
Nous nous perdons dans les méandres de tout ce qui n’est pas nous, nous passons à l’orange
Nous sommes bien au-delà de toute attente, pleinement réceptif et captif l’un de l’autre, deux archanges
Mais nous saurons raison nous imposer, et avec patience prendre et accepter les bienfaits de la découverte, nous devons rester sur le bonheur de ce premier échange !

Pour que la nuit vous soit douce…

Caliente
Illuna



Acte de foi, mais la quelle ?





Photo de Julien Doré issue de l'émission "La Nouvelle Star 2007 - M6
















« La génuflexion »

Comme une sensation de soumission, un aveu, une adoration sans compromission
Comme un geste mystique qui m’a souvent interpellée tel le cavalier entrant dans une église, privilège réservé à la caste des nobles
Comme si s’agenouiller était une offrande de sa force face à plus démuni, comme un acte dépouillé de toute source ignoble
Comme un don ultime, un cadeau infime, offrir aux autres les gestes de son imploration

Alors, Julien soudain à genoux, après avoir bravement toréé, multiplié les circonvolutions
C’est aussi s’interroger sur les sens de cette donation, plus subtile dans son apparence que dans son évidente élégance
C’est encore oser interpréter l’intimité de cette libation, plus sublime dans son engeance que dans son impérative évidence
Alors, Julien, demi-dieu dédiant ses fièvres à son public ou poète maudit certifiant du bout des lèvres mais à vos pieds, sa confiance

Mais un Nîmois, qui joue sa vie dans une arène, doit-on croire à ses ultimes palpitations ?
Doit-on adhérer à la vénération du diable lorsqu’il vous tient en ses filets, lorsqu’il vous a imprégné de sa griffe
Doit-on désarmer sa circonspection devant Méphisto lorsqu’il vous enserre le cou encore un peu plus fort, craintif
Mais un Nîmois, bel hidalgo de surcroît, piétine les fleurs qui le comblent de bonheur, damnation !

Alors l’être Doré, qui ne peut exprimer ni soumission, ni supplication atteint là, divination
C’est essayer de comprendre s’il y a vénération d’un art ou bien davantage abstraction plus conforme au mouvement Dada, si cher à son cœur
C’est enfreindre les codes de ce que l’on nomme le bon goût, que d’implorer le pardon de ce que l’on vénère, ce sont les balbutiements d’un homme sans peur
Alors l’être Doré, de sourire à l’expression de sa passion, de se griser de son inclination !


Caliente
Illuna

Dieu que t'attendre est un long chemin...

Nouvelle photo officielle - prise sur le forum "crazy-julien"




















« Entretenir la flamme »

Gardiennes du temple en l’absence de leur Dieu, parti en d’autres cieux
Vestales de la maison dorée, en attente de leur mentor, en ces doux lieux

Cariatides, fidèles et solides, arborant pour lui, charmes fluides et cœur en or
Déesses, doutant à tort, de leur héros Julien, parti à la conquête de la toison d’or

Prêtresse, préparant l’autel et la cérémonie, pour leur génie des harmonies
Prophétesse, exaltant l’oracle, pythie de la lumière, de leur Apollon de folie

Dieu, revient en ton antre, les bacchantes et les cassandres n’ont de cesse de te désirer, de se damner à ton art et de faire de ton culte, le nouveau miracle, le nouvel oracle, écoute leur chant exhortant à un bel avenir, telles filles des écumes, écartant de ton chemin les mauvaises brumes, Grâces et Muses rivalisant de leur savoir, de leur poésie et de leur charme, toutes Vénus, sortant des eaux, pour toi, leur ténor de droit divin !


Caliente
Illuna

mardi 18 décembre 2007

Délires collectifs pour âmes en perdition...

Mil mercis pour cet adorable souvenir de photo prise par "1967" du forum "crazy julien"










« Fantasmes »

Toi, de ton émouvante beauté, allongé nu
Moi, plus besoin de rêves, tu es enfin venu

Toi, l’œil de velours, tout de bleu violacé
Moi, pas assez de mes yeux pour tout regarder

Toi, d’une peau si belle mais d’un caractère si rebelle
Moi : Laisse-toi faire, je n’ai rien d’une jeune donzelle

Toi, d’une carnation qui passe en mode confusion
Moi, d’une adoration au comble de la passion

Toi, d’un sourire qui en dit long
Moi, d’une hésitation à la fusion

Toi, prêt au sacrifice, quelle grandeur d’âme
Moi, d’une dernière coquetterie de femme

Toi, qui commences à comprendre que l’attente a du bon
Moi, d’une allitération à ton ventre chaud de pâmoison

Toi, que mes doigts survolent comme duvet de chaton
Moi, qui sais comment faire monter tes émotions

Toi, qui te loves, te courbes, qui vibres en mil frissons
Moi, qui frôle le centre de toutes folies, palpitations

Toi, qui supplies, qui mendies, tu en veux encore ?
Moi, qui tempère, te voir ainsi sombrer, j’adore !

Toi, le loup-cervier qui grogne, qui crie pitié ?
Moi, qui caresse ta fourrure, ta crinière…

Toi, qui gémis, qui blêmis ton venin en encolure
Moi, qui voyage de tes soies en tes dorures

Toi, animal fougueux qui maîtrise ses tempêtes
Moi, dont une larme vient me réveiller d’un air bête !

Fantasmes (et je ne suis pas la seule…) !!!!!

Caliente
Illuna