mardi 8 juillet 2008

Les figures imposées - cinquième coup de coeur - à mon âme accrochée bien malgré moi !

Photos de photographe pro - obtenues via forum "crazy-julien"
« Les figures imposées »

A ma tronche, juxtaposées
A mon âme, scotchées
A mon cœur, arrimées
A ma vie, amalgamées

A mes envies, mélangées
A mes joies, fusionnées
A mes rêves, calcinées
A mes songes, perturbées

A mes passions, combinées
A mes adorations, mêlées
A mes angoisses, ajoutées
A mes failles, additionnées

A mes ambitions, freinées
A mes attentes, vilipendées
A mes besoins, frictionnées
A mes amours, violentées

A mes chagrins, accouplées
A mes peines, accumulées
A mes larmes, entrelacées
A mes cris, à mes craintes, liées


A ma terre, incendiées
A mes ailes, tranchées
A mes racines, perturbées
A mes repères, bouleversées

A mes espoirs, brisées
A mes pères et mères, angoissées
A mes amis, bien débauchées
A mes amants, imposées…

Ces figures qui me défigurent
Ces figures, de vraies ordures

Ces figures, qui toujours perdurent
Ces figures, dures, de vraies enflures

Ces figures, à desseins bien obscurs
Ces figures, fatales, tellement impures


Ces figures, à desseins bien obscurs
Ces figures, fatales, tellement impures

Ces figures imposées qui ma vie ont cadenassée
Ces figures imposées qui mes rêves ont éclaboussés

Ces figures imposées qui ma fille ont piétinée
Ces figures imposées qui, celui que j’aimais, m’ont volé

Ces figures imposées qui maman ont bien chagrinée
Ces figures imposées qui les miens ont tant et si bien laminés

Ces figures imposées qui ma vie innocente ont abîmée
Ces figures imposées qui mes grands-parents, ont fait pleurer

Ces figures imposées qui, de moi, ont voulu disposer
Ces figures imposées qui, chaque jour, continuent d’essayer


Et qui ont pour doux noms, AVC , accident cérébral vasculaire en non abrégé, échographies, scanners, résonance magnétique, scintigraphies, lit inconfortable, bouffe immangeable, manque de compassion, manque de tact, oubli, froid, mensonges, efforts surhumains, lâcheté, pleurs sans larme, couloirs étroits et si noirs, infirmières fatiguées, médecins aux abonnés absents, envie d’hurler comme une bête fauve blessée… et de dire à ces figures imposées, que je le emm….. avec un immense E et chaque jour un peu plus !!!

Et que serait la mort à votre porte, si elle n’emmenait aussi ceux que vous aimez, grands-parents, proches, amis, votre douce moitié et votre enfant, enfin quelqu’un a dû se dire là haut, que le flirt intégral avec le froid glacé de la dame noir, ce n’était pas suffisant, le tribu a dû encore s’alourdir… et là, aussi ma réponse, est la même, je t’emm….mais là, j’ajouterai que si j’ai longtemps douté d’être vivante, là, ça va, je suis bel et bien et vie, et putain de d… (pardon aux oreilles chrétiennes), qu’est-ce que je peux aimer cela, parfois je m’amuse même à faire chier mon monde, rien que pour goûter à ce plaisir si raffiné de se faire pardonner au creux des bras des êtres tant aimés… enfin tout du moins, ceux que la vie ne m’a pas encore pris !!!


Les figures imposées, manque parfois cruellement de style et de savoir vivre mais pour y survivre, il faut les prendre comme elles sont, entrer dans leur jeu, cruel, dépourvu de toute humanité et les surprendre, les apprivoiser, les titiller, les frôler, les froisser pour mieux les battre à plat de couture…enfin quelque chose comme cela, et là, toujours du plus profond de toutes mes émotions, je les emm….mais avec toutes mes salutations distinguées comme quoi, on peut être grossier mais ne manquer ni de tact, ni de répartie, ni de bon sens et surtout pas d’éducation.

Les figures imposées, filles un peu délurées, un peu dénaturées et qui croient un peu sottement qu’elles peuvent débarquer dans votre vie et y fout… le bordel !

Les figures imposées, filles faciles qui croient vous ensorceler de leur sirène bleue et glaciale mais à leur bleu rasoir et fauchant, j’oppose un bleu « azzurro » qui vit en permanence dans mes tripes et ma substance, un bleu que je me plais même ces derniers temps à vouloir décrocher au ciel orage des miradors d’un matador nîmois qui me permet au travers de ses mots, de faire vivre les miens, de faire vivre plus que jamais le sang bouillonnant qui afflue à mes tempes lorsque je règle quelque compte avec Dame la vie et Dame la mort.



Les figures imposées, à ma santé, toujours s’attaquent, et sans relâche, à ma faiblesse de toujours, rongent le peu qu’il me reste, à mon orgueil se heurte car privée de liberté dans mon corps, je me mets à haïr, à redouter, à craindre systématiquement quiconque se mettrait en devoir d’aliéner ma liberté intellectuelle, morale ou imaginaire car assez de limites imposées par ces satanées figures, alors plus d’autres portes, plus d’autres frontières, plus d’autres interdits, plus rien qui n’altère la sauvage que je suis, plus rien qui ne prive la prisonnière que je suis, plus rien qui ne démolisse mes rêves, mes attentes, mes espoirs, alors une dernière fois, non à ces figures imposées et à leur look empoté, strict et idiot, oui à celles-là, j’ai refermé définitivement ma porte, alors qu’elle passent enfin leur chemin, je ne serai plus jamais ni leur victime consentante, ni leur proie préférée ou bien adorée, bon et si en langage clair et poli, je reste incomprise, alors je tente en désespoir de cause un : « fichez-le camp !!! ».

Goodbye, adieu, hasta la vista, auf Wiedersehen, ciao, tot ziens, sayonara, Do svidania…. Et merci d’être venues, jamais je ne vous oublierai… mais maintenant, je peux me passer de vous, pour toujours et jusqu’à la fin de mon temps.

Caliente
Illuna





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