mercredi 30 avril 2008

Survoler les débats que l'on sème à tout vent...

Caps issue de Taratata - via forum "crazy-julien"
« Comme cri face à la mer ! »

Comme le vent dans les voiles,
Insolente et imprudente va ta goélette

Comme le sel marin dans nos yeux,
Piquant et mutin va ton trois-mâts

Comme les embruns, fin crachin,
Mouillant et s’épuisant va ton voilier

Comme l’air salin à plein poumon,
S’insinuant et se rebellant va ta caravelle

Comme la tempête au cœur de l’océan,
Doublant le cap Horn va ton vaisseau

Comme l’ouragan qui emporte tout,
Se perdant dans le triangle, va ton rafiot

Comme le brouillard qui enfuit tout,
Tâtonnant plus qu’avançant va ta nef

Comme l’espoir d’enfin toucher terre,
Se grisant d’être arrivé, va ton bateau

Comme les rugissants qui l’abandonne,
Folle de douleur et chavirant, va ton embarcation

Comme un enfant se jetant à l’eau,
Se perdant et se trouvant, ainsi va notre tout beau !

Caliente
Illuna

mardi 29 avril 2008

Ras-le-bol des reprises... et pas qu'un peu !!!

Caps issue de l'émission Taratata via forum "crazy-julien"
« Champion du monde des reprises »

Bon, je vous l’accorde, il y a pire comme « qualificatif et/ou superlatif » mais tout de même, l’entendre si souvent, pour ne pas dire bien trop souvent, ne me fait pas que du bien, pire parfois cela me défrise et sur toute la longueur du cheveu.
Bien sûr Julien n’est, dans cette idéologie-là, pas du tout en mauvaise compagnie, de fait Arno revisite actuellement via son nouvel album, des titres qui ont de forts belles lettres de noblesses. Gainsbourg a lui-même revisité la musique des grands compositeurs d’un autre temps pour la remettre à sa sauce et à ses mots. Sinatra et Elvis ont popularisé et mondialisé « Comme d’habitude » en la reprenant, elle qui peinait à s’envoler vers les chemins aléatoires de la gloire, en en faisant « My Way » pour l’éternité des éternités.
Bref, ce côtoiement-là n’est pas à dédaigner, loin de là ! Et d’ailleurs, aucune création ne mérite un total dédain, tous les goûts sont à l’évidence dans la nature.
De toute façon, nous vivons dans une société qui fait la part belle aux reprises en tout genre qu’il s’agisse de pseudo ready-made chantant (en fait, j’en ai marre que l’on me dise c’est une vieille chanson mais regardez-là sous un angle neuf telle que vous en l’avez jamais vue) ou d’espèces revisitées, remodelées voir relookées lors d’anniversaires du disco, de Clo-clo, de Mike Brant (et là, pourtant je suis grave fan mais du Mike chanté par les autres, beurk !!!!), de Jo Dassin et j’en passe, à nous d’essayer encore et toujours d’y trouver ce qu’il nous plaira dans cette démarche du déjà vu, revu, corrigé et « rerevu » !
En 1976, « Music was my first love » de John Miles fut incontestablement l’un des trois morceaux de l’année tout comme Hôtel California, le fût en 1977. Ce morceau « Music » emprunte allégrement sa partition à la musique classique et est aujourd’hui encore la chanson représentative des concerts « Night of the proms », comme quoi que l’idée de faire du neuf avec du vieux a encore de beau jour devant elle… et ce même si tout le monde ne peut se targuer d’avoir le talent « hors norme » d’un Julien !
Mais malgré ces constatations encourageantes, je suis plus que jamais en désir d’entendre enfin du Julien Doré au travers d’une démarche autre que du régurgité, fut-ce t’il génial !
Bien sûr, je sais que ce qu’il va nous proposer sera empreint et nourrit de toute sa démarche artistique, de sa vision de l’art, de ceux qui l’auront marqué ou troublé mais en finalité, le principe de base, ce sera quand même bien une approche nouvelle plutôt qu’une revisite ou réactualisation des lieux.
En fait entre les commémorations de tout bord de toutes les émissions de variétés, la star Ac et la Nouvelle star, j’ai fait le plein de reprises pour environ plus de dix bonnes années et quand même Taratata s’y met, je suis tout prête à « hurler », je veux du neuf, du beau, du pas encore entendu. Parce que si au départ, je cultive volontiers une certaine nostalgie, là je dis stop, j’ai atteint ma dose maximale, la mesure exacte de mon overdose !

Caliente
Illuna

lundi 28 avril 2008

Mélanges confus entre plaisir et désir....

Caps issues des photos de la revue L'express - via forum "crazy-julien"
« L’homme face au désir »

Homme, qui es-tu devant le désir ?

Moi, femme, je ne suis qu’instinct, si tu me plais, je dis oui à tout mais me plais-tu souvent ?

Trois fois seulement tu m’as touché, coulé…. La première, ce fut un ange noir et la descente fut celle des enfers, la seconde fut la bonne, la venue d’un ange blanc, celle qui vous grandit, qui justifie de votre vie d’hier, d’aujourd’hui et de demain et ce même si l’ange est mort depuis bien trop longtemps et la dernière fut virtuelle par l’entremise d’un artiste « hors norme », une rencontre pleine de « sérendipité » ! Le moins que l’on en puisse dire !

Trois nirvana dont un « artificiel mais non moins charnel» dans une vie, est-ce suffisant pour bien cerner le désir des « mâles » ? Fusse « l’art du ciel » et le fusionnel conjoint, il ne s’agit là que de parfaite osmose avec un certain « harem conceptuel » !

Les autres mecs étant des potes, des amis, des copains, je ne peux me targuer de dominer mon sujet, ce même si je suis très réceptive et très à l’aise dans l’univers des « tebi », ce que je ne peux nier en regard de multiples rapports plus que complices que je partage avec un certain nombre de zouaves délurés à qui je demande sans coup faillir un petit peu d’aide pour les idées qui viendront nourrir l’écriture de mes anges (enfin pour le 18e et ceux qui suivront).

Rien n’est plus doux à mon cœur de femelle, quand l’homme qui pourrait dominer fait le choix délicat de communier, mieux de s’offrir, de s’abandonner et cela sans crainte d’y perdre le moindre effet de testostérone. Quand l’homme peu inquiet de sa virilité accepte les caresses, la sensualité, la douceur, quand il se livre nu, corps et âme sans craindre de passer pour un faible et un idiot mais il faut pour cela qu’il ait au préalable su écouter les attentes et les appels de sa compagne, qu’elle soit d’un jour ou de toujours ! Mais pour en arriver là, il faut aussi que l’homme ait perçu une compagne apte à accepter sa faiblesse, bien des blocages masculins ont pour origine l’attitude de départ de l’entité féminine, certains à force de chercher à nous plaire ne savent plus quoi ou comment faire, ce sont nos doutes qui éliminent leur rapport « brut de brut » avec le sexe. L’homme simplifie, la femme complique, il faut juste milieu pour harmonieuse rencontre, parfois l’homme n’ose nous dire qu’il a envie, pire qu’il en a besoin, ayant peur de passer pour une bête, sentant que cela n’est de toute évidence pas le moment pour nous, il vit là une frustration (les femmes ne sont pas les seules créatures qui puissent se sentir frustrées) dont il ne ferait pourtant pas grand mystère si nous pouvions en percevoir les codes, nous pourrions alors l’aider, l’amour a tant de possibilité que chacun peut y trouver réponse et bien-être.
L’amour pour une femme est souvent la réponse à bien des attentes là, où pour l’homme, l’amour est souvent une question, une énigme supplémentaire en regard des mystères de la libido féminine. L’homme se demande très souvent où, quand, comment tandis que la femme se demande souvent pourquoi !
De toute façon la femme qui sait parler avec son corps (et sa cuisine mais ce n’est pas le sujet ici) à son compagnon, s’assure du pouvoir de savoir désamorcer bien des conflits, bien des problèmes, l’accepter ne fait pas de nous des perverses mais bien davantage des promesses devant lesquelles l’homme s’épanouit aussi à son tour.
L’homme qui se livre à ses démons, l’homme qui aime bien plus naturellement que les femmes diverses positions libidineuses mais qui au cœur fragile de donzelles deviennent vite calamiteuses. Homme qui doit apprendre patience et femme qui doit nourrir sa confiance, je pense que quand patience et confiance se sont rencontrées, l’amour ardent peut alors trouver la plus belle des places, celle de l’oubli, là où l’accouplement est un acte naturel et non plus pensé, un don et non plus un besoin, une offrande et non plus une demande, l’oubli de soi au profit de l’autre, il n’est à mes yeux plus grand plaisir que celui que l’on offre et lorsque l’on sait comment et quand donner, en amour, on reçoit alors plus qu’escompté… ainsi l’ai-je vécu avec mon ange « blanc ».

Julien, pour en revenir à lui, est délicieusement charnel, tactile, de ces êtres auxquels on peut parler au corps lorsque l’esprit est fermé, embué, une des clefs selon moi pour vivre au quotidien avec de tels hommes.
La femme qui rendra heureux cet homme aura su se faire rencontrer l’homme timide, parfois presque pudique avec l’artiste beaucoup plus déluré, provoquant et en proie naturelle à bien des démons.
Mec Doré, alors toi délice entre les délices, je t’envisage, si pleinement tu assumes ta part de masculinité et de féminité, comme un trésor d’équilibre face à ton propre désir (et ce même si tu viens à douter de toi), déjà tu avoues le trouble des lectures « julienales » suite aux multiples écritures des sauterelles, tu acceptes de plonger dans la luxure de la chair de nos mots, dans le luxe voluptueux de notre virtuelle décadence pour ne pas cadence, cela sans nous lancer nulle honte à la figure, tu n’es ni sainte-nitouche, ni si farouche que cela, tu es ce que tu incarnes dans le créatif, un « mâle » sensuel qui joue et se joue des codes de l’amour tout en admettant que ces codes puissent être des portes que tu ouvres sur des messages à déchiffrer, à deviner et à sublimer au fil de nos émotions réciproques… jeux de l’amour, jeux des contours, jeux de troubadours, jeux sans retour, la porte du labyrinthe franchie, chacun et chacune se doit de rejoindre le centre du cœur palpitant de nos bucoliques mais ardentes bacchanales, aphrodisiaques déhanchements en réponse à des mots par trop charnels ou bien est-ce l’inverse, les fièvres montent et nous éloignent de tout sens de la vérité si tant soit peut, qu’il y en ait une à portée de nos échanges.
Et ainsi, il me plaît virtuellement de le ressentir en regard de Julien, celui qui fait des cadeaux, pas toujours ceux que l’on attend mais sachons tout de même les recevoir et en jouir !

De manière générale, l’homme est sans détour, là où bien souvent la femme n’est que détour mais lorsque les différences s’amenuisent, s’annihilent, le bonheur est prêt pour un extraordinaire tour de force !

Caliente
Illuna

dimanche 27 avril 2008

Trouble intense face à tant de personnalité(s)...

Caps provenant de Tarata via forum "crazy-julien"

« Quatre expressions, quatre impressions… » et j’aurais ainsi pu m’amuser à l’infini avec chacune de ces caps, toutes plus révélatrices les unes que les autres de la vaste étendue de l’insondable personnalité de notre « doré-attitude ».


La première m’inspire la force qu’a cet homme de s’imposer d’emblée, son aptitude à créer une atmosphère, sans doute ce qui nous a transposé de suite vers de grandes possibilités en corrélation avec le monde du cinéma : Moi, Julien Doré, être à tort sublimé, un brin déjanté, à la personnalité extravagante et piquante, moi, énigme vivante, il faudrait ainsi que je vous livre le fond de ma pensée, insensé et dommageable en regard de ma démarche artistique qui cultive volontiers un brin de mystère !


La seconde révèle pour moi : l’abandon du Doré au profit de Julien, là pas de comédie, de fantaisie exagérée, de galéjade appuyée, juste une fraction « espace-temps » où l’homme laisse transparaître le vrai bleu azur, celui d’une ébauche de rire d’enfant, celui qu’il se souvient parfois avoir été, là il n’est pas dans la séduction, c’est davantage son naturel qui séduit !


La troisième dénote à mes yeux : le passage de l’innocent vers le conscient, le calculé et donc le sourcil levé qui s’amuse de lui-même, le jeu des degrés commence sa sarabande, l’homme entame un jeu de magie où il va tenter de vous voler votre cœur, votre vie, vos envies, vos pensées et vos émois. Batailler ferme sinon, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, il vous aura tout volé !


La quatrième tente d’amorcer l’idée du recul que le bougre veut sur lui-même : échapper aux clichés, fuir le banal, éviter d’ennuyer, tenter d’apporter un œil neuf même sur la moindre des futilités, ne pas se lasser, ni lasser, créer l’éveil des sens, de tous les sens, proposer sans cesse des chemins inconnus, lever des barrières interdites, profiler un monde ouvert à la différence et à une certaine propension vers l’outrance… tout ce que j’aime.

Caliente
Illuna



samedi 26 avril 2008

Very accroc...

Bien le merci à 1967 - forum "crazy-julien"
« L’antre du micro, jolie proie pour mes crocs »

Endroit assassin
A ne pas mettre entre toutes les mains

Cœur du destin
A frôler pour plus plaisirs des plus malsains

Antre du malin
A lécher du bout des lèvres, si exquis, si divin

Nid à câlins
A toucher pour qu’il enivre comme le bon vin

Espoir du matin
A découvrir pour l’éveil du creux de ses reins

Tentateur chérubin
A aimer comme le plus fabuleux des festins

Caliente
Illuna




vendredi 25 avril 2008

L'amer remplace parfois l'amour...

Caps issue de l'émission "La Nouvelle Star, ça continue" - W9 - via forum "crazy-julien"
« Désillusions »

Du venin dans les veines comme une vieille haine
Pour pas un seul « je t’aime », combien de problèmes
Sac de nœuds dans le sang, illusions semées au vent
Voile obscur sur pensées, hélas pure perte de temps !
Pas de deux au bord des lèvres, de toi, amant, j’en crève !
Danses pelviennes en vain rêve, amères amours en grève
Entre violence et méfiance, s’envole la douce confiance
Bien pire même, puisque s’ébauche là, froide défiance
D’un roi maudit, bien de cruelles offenses pourpres au lit
D’un cœur qui bien trop souffrit, une fragile reine en périt

Et parfois au milieu de nulle part, l’innocence en étendard
Un immense sourire, un partage unique, la fin du brouillard
Une éclaircie dans un ciel gris, et l’homme à nouveau sourit
Du bout des cils, il tente de délivrer un message, tout n’est pas dit
Il s’ouvre un peu au bonheur et cherche encore une âme sœur
Cesser de vivre et d’errer sur les chemins incertains de la peur
Que dire, que craindre alors, si ce n’est de perdre ce cher trésor ?
Le retenir, stérile, le combler, puéril, le damner, inutile, quoi alors ?
Mais il n’est rien que femme déterminée n’endure pour que joie perdure
Si ce ne sont de tranchantes blessures qui jour après jour, la défigure

Tout supporter ou presque, cela pour peu que des miettes d’amour
Puissent retrouver un tout petit peu les fiévreux chemins de toujours…

Caliente
Illuna

jeudi 24 avril 2008

Un rire de mil éclats pour une passion dorée...

Caps issue de l'émission "Après la Nouvelle Star" - W9 - via forum "crazy-julien"
« La passion a maintenant un nom, il est de lettres dorées »

Mais la nommer, c’est avouer, c’est l’appeler, où est-elle ?
Mais la désirer, c’est se consumer à ses pieds, elle si rebelle !

Elle se niche au creux de ton épaule
Elle dissimule mal sa folie, elle miaule

Elle s’abrite à l’orée de tes lèvres-fraises
Elle s’invite aux abords de ton corps de braise

Elle se cache dans ta sublime toison d’or
Elle escamote le fil de la vie, lui fait un sort

Elle se dérobe grâce à un grain de beauté
Elle occulte avec soin sa belle identité

Elle se camoufle sous un tatouage bleu
Elle s’offre impudique et tout en « je veux »

Elle s’enflamme au détour de ton nombril
Elle dégouline de ta classe et ton style

Elle éclabousse et détrousse nos vies
Elle s’insinue au fil de l’aveu de nos envies

Mais quoiqu’il en soit, nous ne pouvons plus l’ignorer
Mais quelle que soit la raison, nous ne pouvons que la sublimer !

Passion dorée, si vite comblée, bien trop adorée
Passion mordorée, quelque peu affolée, trop colorée
Passion capturée, peinturlurée, dénaturée, perturbée
Passion sculptée, tatouée, à demi-avouée, énamourée… et pardonnée ?

Caliente
Illuna

mercredi 23 avril 2008

Emotion autre que le Julien...


Une bêtise, une sensiblerie que j’ai envie de partager en lieu et place du texte prévu (et concernant Julien, celui-là).

« Demoiselle Piaf »

Là, où je prends le tram, c’est une charmante petite place, un de ces rares viviers de fraîcheur en pleine ville, avec arbres, arbustes, plantations florales, fontaines, de très belles « choses » auxquels nos yeux ne rendent pas assez hommage, à trop les voir, on en oublie leur magie.
Là, j’arrive donc comme bien d’autres matins avant celui-ci près de quatre petits enfants dans tous leurs états, ile viennent de recueillir un petit piaf qui a l’air bien mal en point, il bouge un peu mais je sens lorsque l’on le pose dans ma paume qu’il est en bout de piste, quels que furent ses malheurs, je n’y pourrai sans doute plus rien dans très peu de temps.
Pour faire un peu de bénévolat auprès des animaux, je sais oh combien ces petites miniatures que sont les moineaux sont d’une beauté à fendre l’âme, d’une fragilité émouvante lorsque l’on les tient au creux de notre main, mon pierrot qui ne bouge plus beaucoup est une petite femelle facile à reconnaître suivant sa gorge unie mais je ne parlerais pas de plumage plus terne que le mâle, ce serait bien injuste tant la joliesse est délicatement ourlée de partout.
Bien qu’ils puissent vivre environ 12 à 13 ans, ma minuscule pauvrette a à peine le cœur qui bat, ses yeux semblent déjà prêts pour le grand sommeil, du mieux que je peux, je tente de réchauffer le corps de mes petites plumes, de lui glisser un peu d’eau pour voir sa réaction à l’aide d’un coton tige (j’en ai toujours sur moi en rapport avec Vigounet et ses longues zozos), je masse à l’aide d’un doigt le petit cœur mais rien n’y fait, la vie quitte lentement mais surement cette merveille de fébrilité. Dans ces yeux là, bien de la tendresse et bien de l’émotion, comme celle qui me gagne de partout à présent !
Je regarde les enfants, ils ont les larmes aux yeux, ils ne sont pas les seuls, ces bout'choux réalisent qu’ils ont raté leur tram, l’un d’entre eux me demande ce que je vais faire du petit corps encore tout chaud mais déjà si loin de nous, je les rassure, pas de poubelles pour les belles ailes, je vais rentrer à la maison, je mets le corps duveteux dans de la ouate et dans une boite à chaussures, le Vigounet est en affaire, je sais qu’il ne cessera de tourner autour de moi que quand je lui aurai montré la charmante bestiole, ce que je fais après lui avoir intimé l’ordre de ne pas la mordre, sentir du bout de la truffe mais rien de plus, ce que fait mon teckel qui est frustré lorsqu’il comprend que la vie s’en est allée. Je vois alors dans ces prunelles ébène, toute l’interrogation et le mystère que peut provoquer l’absence de vie dans le corps si chaud bouillant de mon petit phénomène qui a toujours besoin de comprendre et là pour peu, je vois bien qu’il a compris mais qu’il n’aime pas sa découverte.
La boite est alors mise dans la cour, je m’occuperai de la belle demoiselle ce soir, j’appose un gros « poutou » sur la truffe mouillée de mon tecket-boy et je repars vers mon boulot, le cœur un peu plus lourd d’une vie qui a quitté ce monde. Oh, bien sûr cela ne changera pas la face du monde mais cela a changé ma perception de ce matin ainsi que celles de quatre enfants.
Comme diront les insensibles ou les moralisateurs, tout cela juste pour un piaf, eh, oui mais pour aimer un tout petit peu les gens, cela commence au minimum par le respect des plantes et des animaux.

Pardon, d’avoir délaissé Julien mais j’avais envie de dire quelques mots pour une jolie demoiselle… dont la fin de vie m’a touchée.

Caliente
Illuna




mardi 22 avril 2008

Parfois, ne pas comprendre, fait aussi du bien !

« L’univers de Julien »

Un zeste de foutage de gueule, un brin de folie
Des promesses d’éternité, des touches de génies
Un peu d’espoir dans un monde de brutes, la vie
Des ébauches de lumières, des parcelles d’envie
Un chouia de gouaille, un fifrelin d’harmonie
Des portes à ouvrir, des frontières à franchir…

Un subtil mélange de délicatesse et de brutalité
Des désirs inassouvis, des plaisirs introvertis
Un cœur d’enfant dans un corps, arbre à péchés
Des envies dans le bas des reins, le goût de l’interdit
Un amour d’artiste, un homme tout de beauté
Des routes à parcourir, des chemins à découvrir…

Une caresse sur le bord poussiéreux d’une route déserte
Une estampe envoutante qui s’impose à nos harmonies
Un doigté princier sur les galères
Un regard outrancier sur l’amer
Un reflux carnassier sur l’enfer
Une annonce de déluge sur une allée bien trop verte
Un arôme subtil qui distille plus que raison la folie…

Caliente
Illuna

lundi 21 avril 2008

Mimétismes affolants et charmes obsédants

Caps issues de la prise de photos de la revue "L'express" - via forum "crazy-julien"
« Mime-moi qui tu es et je te dirai qui te hante ! »

Parfois, plutôt que de m’aventurer sur les traces de Julien, sur les morceaux de lui qu’il laisse tomber à plaisir et à loisir lors d’interviews énigmes, il me plaît d’errer sur d’autres pistes, celles que mon instinct ressent au plus profond de ses propres méandres.
En fait, ses paroles et ses mains vous disent, suivez le guide alors que la lignée de son corps délivre une autre perception et que l’ombre de son visage ainsi que ses yeux traduisent encore d’autres envies, d’autres besoins, d’autres messages.
Ainsi je me surprends à songer que cet homme qui se met volontiers en scène, laisse très souvent la parole à son corps (est-ce alors à son corps défendant ou à son corps défendu ?), tandis que ses mots et ses paroles s’aventurent parfois dans d’obscures venelles sans issue, ses gestes semblent davantage un écho subtil de son expression principale pour ne pas dire basique, ses mains sont aux commandes mais mentent aussi en dehors de la scène là où son visage, son regard et son corps ne le peuvent et ne le veulent. Au quotidien, ses mains suivent volontiers le chemin quelque peu mensonger, incomplet, trompeur parfois de ses dires alors même que son visage par de fragiles reflets comme une ombre chinoise fidèle transcrit des messages à décoder, telle une fragilité qu’il laisserait poindre au détour d’une remarque acide, tel un charme qui demanderait pardon d’être là si flamboyant, si insolent, tel un artiste qui n’en finirait plus de s’excuser d’avoir tant d’envies théâtrales à laisser poindre à la lumière du jour. De même, son corps qu’il accuse à tort d’être lourd voir simple frigo et qu’il forcerait presque à la maladresse alors qu’il est pourtant capable d’une fluidité assez exceptionnelle pour un homme, à ce point que s’il n’incarnait pas la « mâle » attitude par excellence, l’on pourrait presque croire qu’une femme vit ou cohabite en cet homme. Un peu, comme un hermaphrodite post-moderne. Croisement bâtard entre la fantasmagorie et l’allégorie !


En fait, il nourrit un besoin constant de vivre intensément ce qu’il crée par l’entremise de sa substance. Sa gestuelle n’est jamais en total abandon, elle véhicule la plupart du temps un message, une interprétation délicate d’un morceau de vie, un langage qui ne passe que par le corps et qui fait partie prenante de son œuvre, une part de conscient et d’inconscient qui s’apprivoisent au quotidien. J’apparente cela à un mime permanent comme le besoin de traduire de manière récurrente un trouble, une souffrance d’exister. Bien sûr l’équilibre veut qu’il puisse aussi traduire la joie comme un Charlot en opposition à un Keaton. Sa façon de concevoir très naturellement cette approche de la pantomime flirtant avec les caprices immédiats de la vie rapproche le tout de l’art total qu’est indiscutablement le théâtre, où il faut cueillir instantanément le fil de la vie, l’accepter en son état brut, sans feinte, sans réflexion comme une jouissance sans calcul.


Et parce que Julien est résolument installé dans le présent, je le compare volontiers à l’approche d’un Jean-Louis Barrault, dont le côté pierrot lunaire est bien en accord avec Julien tel que je perçois à ce niveau-là. A savoir aussi qu’un Marcel Marceau affichait avec aisance plus d’une corde à son arc, tel un don évident pour la peinture et le dessin. La multiplicité des talents de tous ces hommes, comme clef principale au service de l’Art, avec un grand A, celui que l’on entrave pas, celui qu’on laisse libre d’ouvrir plus d’une porte, de déchiffrer plus d’un code. Là où l’improvisation est reine mère face au contrôle que les puissants des arts médiatiques tentent encore et toujours d’imposer alors que l’on peut espérer que quelqu’un comme Julien Doré soit une nouvelle amorce, une nouvelle espérance autant que la confirmation de chemins différents pour le futur de toute création.

Caliente
Illuna






dimanche 20 avril 2008

L'abandon comme ultime vertu...

Caps issue de la séance photos de la revue "L'express" - via forum "crazy-julien"
« Abandon en mode dérive » – 2e partie

pour léger appel de là où je vous avais abandonnées,

Avec une lenteur consommée de diva, il enleva son t-shirt et son pantalon, ne laissant sur lui que son maillot, celui que je lui avais vu l’après-midi et sans plus d’hésitation supplémentaire si ce n’est un doigt subtil à la surface de l’eau tout en ne me quittant pas des yeux, jeu sournois entre le chat et la souris, il se glissa dans l’eau tout doucement. Je le vis alors disparaître de la surface avec une grande fluidité pour réapparaître après ce qui me sembla une éternité, juste derrière moi où sa main osa le premier attouchement de ce qui allait devenir un souvenir des plus sulfureux.

Et donc pour suite,

Sa main posée sur mon épaule se permit de longer mon bras du tout long pour arriver jusqu’à ma main sur laquelle il referma la sienne avec douceur, tout en mélangeant nos doigts et sans se départir d’un sourire aussi angevin qu’énigmatique. Tout en osant ce premier contact son corps fit autour de moi un demi-rond à la surface de la piscine, pour se retrouver en finalité devant à moi. Un divin face à face où ses yeux semblent maintenant parler aux miens et leur proposer un voyage où perdre toute pudeur, tout contrôle, toute innocence et toute notion du temps est pur délice.
Je m’abandonnai donc à son invitation des plus impromptues et je le suivis lorsque tout doucement il m’attira au bord de la piscine. Il choisit de s’adosser au muret où le reflet des lumières longeant la pièce d’eau faisait danser des couleurs étoilées dans l’écho de sa chevelure mouillée et sur son visage. Je me retrouvai ainsi, libre de tout mouvement, maîtresse de toutes mes envies, il avait choisi d’être mon prisonnier, d’être celui qui s’offre à l’autre peut-être simplement dans le but de m’enlever toute crainte de l’inconnu et ainsi me permettre jusqu’au dernier moment, de lui dire non !
Attenant au mur par l’une de mes mains, j’étais libre de l’autre pour entamer une dérive presque encore onirique sur sa substance aussi invitante qu’enivrante, je finis par poser mes doigts sur le tatouage dont je réécrivais à présent chaque lettre, plaisir étrange de sentir ainsi la chaleur de l’autre alors même que l’eau devrait refroidir nos corps mais plus ma main découvre ce corps et plus elle sent qu’il est vibrant et particulièrement brûlant.
J’ai quitté son regard presque à regret, pour découvrir plus goulûment chaque parcelle que je touche, l’orée de sa gorge, sa pomme d’Adam peu proéminente, les poils clairsemés de sa barbe, ce visage qu’il me plairait aussi de découvrir sans cet artifice, cette bouche où mes doigts s’abandonnent, cette chair plus rose, plus ourlée du bas que du haut, ces courbes presque féminines qui s’entrouvrent pour déposer un baiser délicat sur mon impertinent index, je sens encore une légère morsure qui tente de retenir ce libertin aventurier mais j’ai aussi envie de laisser ma main toute entière s’ouvrir et s’épanouir au toucher de la moitié de son visage, en courbant un peu sa tête, il la laisse à présent reposer sur ma paume qui l’accueille comme un trésor.
L’une de ses mains a maintenant pris possession de ma taille et me rapproche de lui, imperceptiblement, irrésistiblement, ses lèvres partent à la conquête des miennes, la soie de sa bouche accompagnée du duvet légèrement piquant de sa moustache parle à mes fragiles roses qui peu souvent sont sensibles à un baiser d’homme, parce que communément trop brute, trop rapide, trop humide ou bien trop « mâle ».
Mais là, rien de tout cela, la câlinerie de ses lèvres a bien préparé le chemin de cette langue coquine que je sens gourmande quelque peu impatiente, impertinente, le mélange de nos peaux, de nos salives, de nos envies combinées envoie des étincelles à mon cerveau autant qu’au creux de mes reins et au bas de mon ventre qui s’arque à présent de mon désir de lui. Mon désir qui rencontre aussi sans grande équivoque son désir, le mélange de nos substances par l’entremise de quelques baisers langoureux, vaporeux, voluptueux, fiévreux fait de toute évidence bien des étincelles.
Ses lèvres qui se sont maintenant posées à l’aube de ma gorge et qui flirtent avec ma poitrine, sentent que je ne peux réprimer un frisson, autant de froid que de désir, curieux mélange d’un corps en plein désarroi. D’un mouvement complice, il me montre alors le jacuzzi, charmant espace chaud d’où s’échappent quelques vapeurs tout à fait propices à nos futurs émois.
Nous décidons finalement de sortir de la piscine pour nous glisser dans le « baquet » chauffé mais il choisit avant de s’y glisser d’enlever son maillot, ses fesses sont rondes, menues autant que fermes, j’y mordrais sans équivoque et sans regret comme dans une pêche, mes yeux doivent profondément trahir cette envie puisque son sourire vire au rire duquel résonne l’ébauche de cette voix qui a un réel pouvoir sur moi. Il n’affiche pas d’emblée son sexe à ma vue, ce que j’apprécie comme une pudeur plus destinée à une dernière délicatesse envers moi que par pudibonderie exagérée ou voulue par lui, puis je le vois se plonger dans cette chaude atmosphère et je l’entends me dire « Elle est fabuleuse, tu viens ? ».
Je vais et je viens, l’écho subtil d’une chanson sans grande équivoque sur les ébats de deux êtres hante à présent ma mémoire, je m’approche de la pièce d’eau chauffée, je suis hésitante, je porte un maillot une pièce, vais-je l’enlever avant d’entrer dans l’eau ou une fois seulement dans l’eau ?
J’en viens à me persuader que cet homme mérite bien un petit effort sur ma retenue habituelle, j’enlève alors mon maillot et lentement, nue, pour le seul plaisir de ses yeux, je contourne la cuve et je me glisse enfin dans cette fontaine de jouvence.
Il s’approche de moi et murmure sensuellement à mon oreille : « Merci pour ce cadeau ! », nos corps se trouvent d’instinct, sa peau bien que noyée de chaleur irradie d’une force et d’une brûlure qui conquièrent d’emblée la totalité de chaque fibre de ma chair, il goûte à présent à mon total abandon, tout est si facile quand deux êtres se trouvent et se comprennent d’un regard, pour le bien dire, tout coule alors de source…
Il est aussi des plus vrai que l’eau chaude est une invite autant qu’un bienfait à nos espoirs corporels, de fait l’eau n’est-elle pas notre premier espace de vie ?
Ainsi perdue au fil ténu et incongru de mes pensées, je le sens prendre pleinement pouvoir sur mon corps, lui imprimer son rythme, ses désirs tout en cherchant encore une fois à combler mes propres envies qu’il devine le plus naturellement du monde, suis-je transparente ou est-il de ces hommes qui ont des femmes, une réelle écoute ?
Mon bassin ondule et chavire suivant les mouvements qu’il lui distille, par la position de notre accouplement, sa tête est tout proche de la mienne, j’aime l’impulsion sauvage et la lueur fauve que je lis dans ses yeux, sous l’influx du plaisir, ces yeux, ébauche d’azur, sont maintenant presque d’un indigo-ébène, nos souffles s’accélèrent alunissons, chacun semblant vouloir être certain du plaisir intense de l’autre et alors que nos jouissances se combinent, se mêlent, s’entrelacent à l’évidence, je ne résiste à lui tirer la tête en arrière par l’entremise de cette tignasse qui peut, elle aussi, se targuer d’un grand pouvoir sur mes sens.
Ce qui lui arrache un mot banal mais si sensuel lorsque dit ainsi : « Ah…. » comme une dédicace très suggestive à la fin de notre premier voyage charnel… le premier d’une longue lignée, comme quand le sexuel peut espérer renaître après chaque feu, et qui sait peut-être bien, de plus en plus amoureux ?!

Caliente
Illuna

vendredi 18 avril 2008

Abandon de toute pudeur...

Caps issue de la séance de photos de la revue L'express - obtenue via forum "crazy-julien"
« Abandon en mode dérive » - 1ère partie

Encore une journée qui a été très chaude, l’air irrespirable et l’énergie des gens qui s’évapore au fils des jours, le tout donnant à la vie des allures de langueurs monotones.
L’enfer est-il aussi cuisant pour l’esprit que le soleil pour nos organismes ?
Mais, là enfin, je me sens bien, je me laisse aller, il fait bien moins chaud, je ne suis qu’apesanteur et dérive, alanguie, abandonnée presque au milieu de nulle part, le brouhaha a cessé, enfuis les cris, envolés les bruits, je peux enfin profiter du relatif silence, de la fraîcheur du début de la nuit et me détendre.
Je flotte dans tous le sens du terme, mon corps flirte en un divin équilibre avec l’eau de la piscine, dans le lointain on dirait que même les oiseaux ont mis une sourdine comme un écho charmant et subtil à ma sérénité et à mes pensées qui s’évadent du côté de cet homme que j’ai remarqué tout à l’heure alors même que la vie battait son plein.
Oh, ce ne fut qu’un regard mais il n’avait rien de furtif, il m’a pénétrée du bas jusqu’en haut et inversement, j’ai dû rougir mais je n’ai pas détourné les yeux, tout du contraire j’ai profité à profusion de la vision de rêve.
Un « mâle », un vrai, fort et fragile à la fois, au sourire doux et énigmatique, à la longue chevelure sauvage et mordorée, aux tatouages qui m’ont attiré comme autrefois les naufrageurs qui invitaient les bateaux à faire naufrage, à la peau claire qui commence un corps à corps sauvage avec le soleil qui ne manquera pas de lui donner un joli teint hâlé, rencontre d’une rare « émouvance » et aux épaules bien masculines mais qui se terminent par d’adorables avant-bras de fillette, contraste fatal à mon cœur de femme, le tout m’a littéralement achevé.
J’ai donc profité de la magie tant qu’elle a duré, je m’en suis nourrie pour la suite de cette journée au parcours infernal mais là dans le silence naissant de la nuit, cette vision, sa vision me revient avec grande force, une force proche de l’obsession.
Je dois avouer que cette entité masculine m’a chaviré en un seul regard, pas de fausse pudeur, ni de veine réserve, pas non plus de vieux principes, tout a disparu à sa seule vue, et à la chaleur lourde et estivale s’est ajoutée ma fièvre de femme.
Depuis, des jours, des semaines, voir des mois, rien ne m’a ému comme cet homme, il n’en sait probablement rien mais il a été mon oasis de paix mais aussi ma fontaine d’ivresse en plein milieu des uppercuts du quotidien.
Puis soudain, je me mets à penser, oh, combien il me serait doux qu’il sache à quel point il m’a troublée. Connait-il le pouvoir de son regard, de ses yeux bleus ? Sait-il son pouvoir sur les femmes, en abuse-t’il ? En joue-t’il ?
Là au milieu de presque nulle part, je vais de l’émotion de mes pensées à l’émotion de mon corps, je divague perdue dans mes songes de « pretty girl », noyée au propre comme au figuré dans l’étrange d’un moment qui n’est plus et qui pourtant s’impose d’une violence à ma mémoire.
Je plonge alors ma tête dans l’eau, je me laisse flotter, je fais quelques mouvements, quelques battements des pieds et puis au sortir de la béatitude du fil de mes pensées, je commence à percevoir une présence, mieux une voix.
J’émerge alors de mon cocon d’eau bienfaisante et apaisante jusqu’à constater une silhouette encore ténue, quelque peu diffue et à m’étrangler sans en rien montrer lorsque la silhouette s’apparente maintenant à cet homme plein de charme entraperçu l’après-midi.
Interpelée, je dois lui paraître étonnée, lorsqu’il me répète avec un accent légèrement guttural et chantant : « Elle a l’air bonne ? »
Arrivant à ne pas me mouiller davantage dans le flot de mes interrogations, je lui réponds avec mon plus beau sourire : « Oui, effectivement, elle l’est ! »
« Délicieux après un emploi du temps un peu bousculé ? », me dit-il, ce qui me laisse aisément à penser qu’il a dû m’observer pour savoir cela.
« Oui, délicieux après la cohue et les va-et-vient incessants mais que faites-vous encore là ? », curieuse d’entendre la réponse.
« Je vous… je t’ai observée brasser avec détermination toutes les données d’une journée harassante, tu sais y faire avec les gens, tu es patiente et efficace », m’affirme-t’il avec le plus innocent des sourires, à tomber dans la piscine, si je n’étais déjà dedans.
« Vous… tu m’as observée ? », quelque peu idiote et confuse, pour ne pas dire interdite et carrément perdue.
« Oui, je l’avoue, cela te dérange ? »
« Non, pas vraiment…»
« Je peux te tenir compagnie ? », la question idiote par excellence venant d’un homme tel que lui, beau à en crever, et se tenant là, négligemment au bord de la piscine avec un t-shirt à courte manche presque trop petit pour lui et qui ne cache pas grand-chose de ses beautés. Il est à tomber encore plus par sa simplicité que par n’importe quel inutile artifice.
« Oui, si tu veux… » et la suite fut sans parole… je vous laisse juge.
Avec une lenteur consommée de diva, il enleva son t-shirt et son pantalon, ne laissant sur lui que son maillot, celui que je lui avais vu l’après-midi et sans plus d’hésitation supplémentaire si ce n’est un doigt subtil à la surface de l’eau tout en ne me quittant pas des yeux, jeu sournois entre le chat et la souris, il se glissa dans l’eau tout doucement. Je le vis alors disparaître de la surface avec une grande fluidité pour réapparaître après ce qui me sembla une éternité, juste derrière moi où sa main osa le premier attouchement de ce qui allait devenir un souvenir des plus sulfureux.

Suite et fin - demain

Caliente
Illuna

Entre raclures, toujours un esprit d'ouverture...

Mon ordi étant un peu vieux pour certaines cabrioles et comme je suis pas très amoureuse de moi en photo, bref, j’ai demandé petit conseil à Cha (big merci à elle), et voilà ce qu’il en a résulté.
Petit mon bébé teckel très émotif avait eu la mauvaise idée d’un petit pipi sur le beau tapis chinois de ma grand-mère, laquelle lui avait alors dit : « sale petite ordure, vilaine raclure, tu vas finir sur un tas de fumier ! » J’avais alors récupéré une petite raclure toute tremblante que j’ai niché tout contre moi pour un gros câlin et puis je nous ai confortablement installé pour la journée au fond du jardin dans un petit coin à l’ombre. A l’heure du goûter, moment privilégié du cake ou de la crème vanille, ma grand-mère finit par nous retrouver près du fumier où les ordures ménagères et « jardinières » avaient été enlevées la veille, seule persistait dans la troisième « auge », de l’herbe fraîchement coupée dont l’odeur embaumait et que j’ai alors mis en monticule avec un petit pull en laine au-dessus, nichoir improvisé et bien confortable où ma raclure-ordure préférée dormait les « quatre fers en l’air », comprenez zizi en l’air et moi bien installée dans la seconde « auge » dans mon bon vieux transat.
Question de rigueur de la grand-ma : « Mais que faites-vous là ? »
Réponse : « Eh, ben t’as dit qu’il finirait sur un tas de fumier alors je l’ai installé confort…. »
Re-question : « Oui, mais toi ? »
Re-réponse : « Eh, ben, où il va, je vais… entre raclure-ordure, on se soutient toujours, non ? »

Je vous livre ma photo préférée, celle des deux raclures qui se sont bien trouvées et qui après plus de treize ans de vie commune, n’envisagent toujours rien d’autre que le bonheur à deux…



En hommage à un autre esprit raclure, celui du forum "crazy-julien"

« Esprit raclure »

Oh, raclure, oh, exquise ordure, toi, souvent fond de poubelle,
qui parfois fais bien les affaires de ceux qui ont la vie cruelle
Oh, raclure, oh, délicieuse ceinture, toi qui enserres ses contours,
qui parfois longes et songes à ses aphrodisiaques nids d’amour
Oh, raclure, oh, exquise brûlure, toi qui enflammes mes envies,
qui oses prendre mon quotidien en otage, m’enlever à ma vie
Oh, raclure, oh, petite enflure, toi qui ravages par tes galéjades,
qui me prends la tête par tes jeux d’esprits, par tes grimages
Oh, raclure, oh, sainte capture, toi qui fis merveille sur le forum,
qui délias bien des pudeurs, qui nouas bien des ardeurs, décorum
Oh, raclure, oh, pas de censure, à bord de ta caravelle, liberté,
qui ne rêve que de voyager au long cours, égalité et fraternité
Oh, raclure, oh, perverse créature, qui sans cesse se contredit,
qui tance, balance sur l’être adoré, parfois aussi bien maudit
Oh, raclure, oh, vieille crevure, pintade lubrique et volaille critique,
qui se désole de son loup infidèle sur tapis rouge, pathétique
Oh, raclure, oh, chevelure, toison qui nous a enchaînées à ses fils d’or,
qui ne nous ménage pas mais de ses blessures, nous en voulons encore
Oh, raclure, oh, divine aventure, toi qui nous entraînes sans égard,
qui nous molestes, nous bouscules et nous donnes le teint blafard
Oh, raclure, oh, drôle de bavure, toi qui perdures au fil des saisons,
qui nous attaches à lui au fil des jours et des nuits, il est l’horizon
Oh, raclure, oh, bestiale fourrure, toi qui nous émeus aux fièvres de l’été,
qui nous montres un homme dont la « mâle » attitude veut nous combler
Oh, raclure, oh, somptueuse gravure, toi qui se laisses piéger par ses dorures,
qui combats pour ta dignité, en pure perte, avoue que le Doré a fière allure !

Caliente
Illuna

Comme j'aime ce regard...

Caps issue de l'émission "La Nouvelle Star ça continue..." - W9 - 02/04/08 - via forum "crazy julien"
« Un certain regard »

Une foule de regards, mais je ne vois que toi
Un seul regard perdu dans la foule, il n’est qu’à toi
A la seule vue de tes charmes, c’est moi qui désarme
A la vue d’une seule larme et pour toi, je prends les armes
Beaux yeux bleus dans une mer de convoitise, ma charnelle friandise
Lumières de mes jours et de mes nuits, de toi je veux, qu’on se le dise !
Mes boucles blondes, mes escarboucles, ma passion dévoilée
Ma belle âme tourmentée, ma belle vie ensoleillée, ma belle étoilée
Ma vision d’ange, ma part d’étrange, mes affolantes vendanges
Un jour sur la poignée d’une porte, j’apposerai un petit mot : « interdit que l’on nous dérange ! »

Et alors, rien que pour nos yeux, nous disserterons « corps à corps »
Et jouerons espiègles, à savoir qui de nous deux, le mieux, s’en sort ?

Caliente
Illuna

jeudi 17 avril 2008

Marin d'eau douce avec bulles de savon...

Photo issue de la revue L'express - via forum "crazy-julien"
“Macho mousse, maousse costaud”

Marin d’eau douce, viens donc tanguer mon cœur endolori le long de tes côtes !
Capitaine au long cours, court, long, croisé, démâté, ancre ma vie à la tienne…
Pirate à la barbe de feu, enchaîne moi à ton grand mât, brise mes reins de tes reflux
Corsaire d’une galère, sang de mer, voiles d’enfer, mets-moi à fond de cale, aux fers
Amiral, amoral escobar, à ton bord, toutes voiles dehors, je cherche mon beau trésor
Flibustier, trousseur de bustier et de corsage, enivre mon corps, ploie-le sous tes naufrages
Ecumeur des bas fonds, pourfendeur de lames de fonds, à tes tempêtes, je m’accroche
Naufrageur en plein cœur océan, dérive en manque perpétuelle de vent, escale volage
Moussaillon, cherchant son cap, osant rêver de tenir la barre au beau milieu d’un ouragan
Boucanier, pourfendeur d’âmes innocentes, emmène moi sur ton île bleue, oh, oui de toi, de tes yeux bien trop bleu, je veux !

Caliente
Illuna

mercredi 16 avril 2008

Ne pas trop réfléchir a aussi du bon !

« A trop analyser… »

A trop disséquer la « bête » artistique, il m’arrive parfois d’oublier de prendre du plaisir à son écoute ou à sa simple vue.
Bien sûr dans la mesure où l’étude, la découverte et les questions sont aussi passionnantes que l’amorce des réponses, chaque étape nous occupe fiévreusement mais depuis quelques jours je me suis surprise à admettre que parfois ne pas chercher à comprendre a aussi du bon.
Alors, je me dis, laisse-toi embarquer, laisse-toi faire, l’homme a prouvé maintes fois sa valeur, alors suis-le et de temps en temps, profite… ne cherche pas toujours à savoir, à interpréter, à analyser, à faire sans cesse cela, tu vas peut-être louper l’essentiel, la grâce de l’abandon !
C’est vrai que le plaisir de son écoute dans une profonde nuit noire a largement droit de ne susciter rien d’autre que du plaisir, la nature-même du plaisir pouvant varier suivant ma libido du jour, parfois ce sera cœur serré et lèvre humide, parfois petite fille en pamoison, parfois femme bien plus charnelle que maternelle, parfois encore ce sera fiévreux et intense, à la fois une et toutes les ébauches de la féminité, à la fois Julien, unique et incomparable et mais encore et surtout Julien, avec cette voix qui m’emporte qui va de la passerelle de mon imaginaire au sien ou bien l’inverse, le mélange est subtil, loufoque, bipolaire, limite adultère mais jamais insipide, insignifiant ou pire mièvre.
Cette perception de béatitude me berce et me distille du bonheur au cœur comme lorsque mon grand-père me glissait dans la main, un bonbon en me disant, pour toi, ma belle sauvageonne.
Une sensation légère et presque volée à notre monde « de brutes », comme une pointe d’humour, comme un zéphyr après une journée bien trop lourde, comme un sourire au milieu de quelques larmes, comme la voix de Julien dans la nuit complice…

Caliente
Illuna

mardi 15 avril 2008

La peur du noir...

Caps issues de la séance photos L'express - via forum "crazy-julien"
« Peur dans le noir, peur de ne te voir.. »

Il a décidé de jouer avec moi, je me sens comme une poupée chiffon, une peur primale monte de long de mes reins, j’ai les jambes fragiles et le cœur au bord des lèvres.
Il ressent du plus profond de son être mes hésitations, bien que cela l’amuse quelque peu, il ne peut s’empêcher de me murmurer d’une voix câline : « N’aie pas peur, aie confiance ! ».
Peur, voilà le mot lancé, là je l’ai bien calé dans la gorge mais il ne me laisse pas le temps de me perdre dans l’émotion de mes pensées, il se place derrière moi et pose un bandeau sur mes yeux, histoire de corser encore un peu l’afflux de mon trouble.
Il en profite tout en nouant le tissu pour toucher lascivement mes cheveux, son souffle court fait exprès de tancer l’une de mes oreilles, quoi que je vais vivre, ce sera intense ouvert à tous les plaisirs sauf celui des yeux.
Tous mes sens sont plus que jamais en éveil, je l’entends bouger, ses pas sont feutrés, je le devine loup, il m’a pris la main et à ajouté : « Laisse-toi faire ! ».
Son odeur aussi guide mes énergies, entre l’ambré et le sucré, sa substance remplit l’espace de ses effluves naturels, il fait alors glisser ses bras le long des miens, ses caresses frôlent le nœud du coude, la sensation en est exquise, elle a un goût d’enfance, je me sens pour le coup très petite fille.
Ses lèvres parlent aux miennes, du bout de sa langue, il m’invite à lui ouvrir la porte, à lui laisser découvrir le seuil de ses premiers désirs, l’effleurement est brûlant, l’étreinte est étrange alors même que nos yeux se ferment pourtant toujours à la rencontre de nos bouches mais là plus intensément et ce sans logique aucune, je nourris ce baiser d’une flamme plus passionnelle, ce qui lui fait dire lorsque nos chairs se séparent: « Doucement, ma gourmande, doucement… ».
Je sens alors ses mains, chaudes, douces mais déterminées, qui ébauchent les prémices d’un effeuillage qu’il va rendre très lent et lancinant pour en mieux goûter chaque découverte, la pointe d’un sein, le grain de ma peau, des frissons au fil de ma chair tendre et offerte, la rondeur de mes hanches qui déjà l’appellent, et lui au milieu de tout cela qui rit, de ce rire auquel je ne résiste jamais et qui m’émeut d’une seule écoute et qui remplit à présent l’écho de chaque coin de la pièce, ce rire dont il connait le pouvoir, dont il en use et abuse à mes dépens.
Et plus son âme reflète celle de l’enfant qu’il n’a pas encore cessé d’être, et plus son corps me trouble par sa force et sa masculinité, comme si le mélange se voulait à contrario terriblement aphrodisiaque.
Je crois deviner qu’à présent, il va se déshabiller mais il n’en est rien lorsque sa main m’invite à le faire pour lui, je ne peux alors retenir un petit cri d’excitation que je sais qu’il accompagne d’un léger sourire sonore.
Je dois pour bien exécuter ma tâche, palper, jauger, toucher suivant les replis de son corps, invitation onctueuse à la débauche tant par son enivrante source de chaleur que par l’odeur évanescente de son désir qui se mêle au mien ou bien encore par les attouchements qu’il ne manque pas de me compliquer au fil ténu de mon exécution, diable d’homme, qui se complait dans l’ivresse de cette délicieuse et scabreuse situation.
Moins il a de vêtements sur lui et plus la rencontre de sa peau me met en émoi, j’ai les joues en feu à cela s’ajoute le besoin irrésistible de le toucher partout, besoin impératif qui s’empare de ma dignité et l’écrase sans plus un soupçon de pitié pour elle, ne pas le voir me rend dingue mais cette posture imposée à ma pudeur en ajoute à ma convoitise qui ne cesse d’augmenter au fil de ce noir délire.
Sa main prend alors la mienne, il m’attire et m’installe dans un fauteuil donc le moelleux sera des plus propices à sa prochaine frénésie, il m’oblige à bien y caler mes fesses tandis que sans plus de pudeur exagérée, il m’entrouvre les cuisses pour ainsi goûter aux délices du plaisir que ses divagations ont fait naître aux abords de mon calice de femme.
Sa langue ne m’épargne aucune forme de sensualité, elle est complice de mon abandon, je vibre à présent en toute simplicité, il n’est nulle folie que je pourrais à ce moment très précis, lui refuser, de ma vie, il est le divin maître et de cela, je me garderais bien de le nier sous peine de passer pour folle ou stupide femelle.
Le mâle qui vit en cet homme m’a conquis de haute lutte et a fait de moi, la sauvage, une rebelle de salon prête à la moindre de ses envies du besoin irrésistible de la satisfaire !

Caliente
Illuna



Vue sur obsession...

Caps issue de la séance de photos pour la revue L'express - issue du forum "crazy-julien"
« Oh, toi si subtilement offensant »

Obsessionnelle envie de te découvrir au cinéma, toi dont le corps fait l’amour à la caméra
Odalisque soumise à nos rêves « kusturicien », odyssée désirée par nos songes mis à plat
Olibrius capable d’enflammer nos imaginaires, de les dépoussiérer de tout falbala et embarras
Ondine pleine de charme pour ta part enfantine, opium d’un peuple soudé à tes divins pas…

Opprobre dont j’entache chacune de mes pensées par toi, ainsi si bellement comblées, si indignement affolées, si facilement « violées »…

Oublieuse de tout ce qui n’est pas toi, là si divin au pied de ce lit
Onctueuse chair ainsi habillée, plus attractive et « addictive » que nue
Offert à l’intense caresse de mes yeux, abandonné à mon bon vouloir
Originel péché que le délice de l’oubli de soi en regard de l’autre
Ortie blanche déposant au creux de mes reins, un carmin délicieux
Onde de chaleur, dégoulinante sur fond de chambre insolente et affolante
Opale à la beauté « chavirante », éprouvante, d’une ivresse désarmante
Ode câline, ode divine, nuit de Chine en déclinaison d’un amour de feu
Omphale, sublime sanguin dont les assauts sont souverains et de haute lutte
Onction d’une extrême délicatesse, d’une « émouvance » à couper le souffle
Ombrageux, bel amant fougueux, étalon à la séduction des plus ravageuses
Offrande publique d’un plaisir privé, venin distillé par un baiser voluptueux

Oh, toi, oui, toi, étendu là, oublié de tous, oui, aime-moi !

Même par écran interposé, même si tu ne me vois pas…

Caliente
Illuna

lundi 14 avril 2008

L'humour pour désamorcer...

Caps de l'émission Nouvelle Star 2008 via forum "crazy-julien"
« Son brin d’humour, un brin ringard… »

Décapé ou décapant
Allumé ou allumant
Excédé ou excédant
Bousculé ou Bousculant
Exécuté ou exécutant

Bref, l’humour de Julien vaut parfois juste à peine un pesant de cacahouètes, limite il est balourd, limite il est galéjade, limite il est le fondement de base de l’escroc, celui qu’il nous vend depuis le début de l’aventure comme pour s’excuser d’avoir du talent, beaucoup de talent.
Eh, oui parfois il faut bien désamorcer la pression qui ne cesse de s’accroître au fur et à mesure du fait que de la date de sortie de l’album se rapproche.
La presse, les professionnels, le public des peoples, le public des anonymes, tout le monde a placé la barre si haut que même un beau succès pourrait être pris pour un demi-échec.
Julien profite donc à fond les manettes de la fin d’une époque dorée, celle où il bénéficie encore des fruits de ses capacités « hors normes » de « performeur » et de « transformeur » ainsi que des feux de l’été dernier.
Plus tard, sur base des fruits de son travail en studio, nous découvrirons ce qu’il en adviendra de lui en regard des oublieux, de la génération kleenex, des médias people friand de sang et des jaloux de service, la peste de chaque société.
Moi, à mon tout petit niveau, je lui donne le droit de me décevoir mais je doute qu’il le puisse avec son album dont les amorces et les ébauches m’accrochent déjà. Je pense qu’il m’étonnera, qu’il me bousculera, qu’il m’enchantera et que le ressenti ira même jusqu'à varier au fil des morceaux, et je m’en réjouis déjà par avance.
Alors qu’entre temps, il fasse parfois le pitre, qu’il dépasse les limites, celles si chères à son cœur de casseur de cailloux en Guyane, cela me ravit le cœur de voir qu’il se souvienne parfois qu’il n’a que 25 ans, qu’il a le droit d’être léger ou lourd suivant les amortisseurs qu’il a réservé à sa boutade et cela même si cela va jusqu’à un remonté de pantalon lors d’un reportage ou au débat ouvert et très « green » des bienfaits d’ablutions collectives, parfois un homme qui sait aussi me faire rire, a droit à plus de bienveillance qu’un autre.

Alors Julien le magicien, le divin lutin, Jules le farfadet qui joue au simplet ou Julot le rigolo pas toujours si drôoooole, ne change surtout pas… c’est si bon et si délicieusement imparfait ainsi…

Caliente
Illuna

dimanche 13 avril 2008

La belle frondeuse...

Caps issue du reportage des photos de la revue "L'express" - via le forum "crazy-julien"
« Sale rêveuse »

Avec Julien, je pourrais être coiffeuse mais si pour être professionnelle, je ne pouvais abandonner quelques secondes durant mes mains dans son inénarrable toison blonde, à quoi bon ?

Avec Julien, je pourrais être maquilleuse, cheminer ainsi au gré des sillons que la vie a posé sur son beau visage, m’émouvoir de ses rides autant que de ses lèvres-fraises mais saurais-je ne pas trembler pour lui repoudrer le bout de son nez ?

Avec Julien, je pourrais être habilleuse, lui proposer des tenues que lui seul peut porter sans connaître le banal, le voir s’enflammer pour une couleur, un tissu, deviner, anticiper ses goûts, le voir vibrer et rester de marbre, ultime gageure ?

Avec Julien, je pourrais être masseuse, divaguer en pensée le long de sa substance, entrer en transe mais n’en laisser aucune apparence, lui donner de mes mains, un plaisir que nul ne saurait me reprocher puisque accompli dans le cœur du devoir !

Avec Julien, je pourrais être voleuse, comme la pie, lui dérober d’intenses minutes de bonheur, que je nicherais au fond d’un coffret tel un bijoux précieux et que je m’autoriserais à ouvrir de temps en temps pour m’en souvenir jusqu’à rougir comme une petite fille !

Caliente
Illuna

jeudi 10 avril 2008

Petit hommage entre beautés...

Belles bannières de 1967 du forum "crazy-julien"

« Mon bel oiseau , mon cher plumeau »

Aimer sur le fil d’un roseau ou sur le bord d’un ruisseau
Toiser quelques gouttes d’eau, faire des ronds dans l’eau
Espérer chaque fraction de seconde, un désordre nouveau

Tancer de très loin, la bravoure du taureau ou la hache du bourreau
Jouir de l’offense autant que de l’outrage sur le coin d’un carreau
Pénétrer les coulisses du tout beau, jeune et fougueux lionceau

Exulter mais ne pas être menée en bateau, refuser tout du fardeau
Admirer en cachette ses biscoteaux, découvrir la pointe du hameau
Prendre sa détresse comme un aveu et son ivresse comme un cadeau

Dégouliner d’amour près de l’anneau, être la douce muse du cerceau
Se gonfler de désir à l’orée du flambeau et s’abandonner à flan de coteau
Laisser miroiter mes sens à fleur de sa peau, ensorceler le godelureau

Dévorer sa chair comme un tendre perdreau, mordre dans ses « cuisseaux »
Faire ripaille, guindaille et gouaille tel fiers hobereaux, jeunes nobliaux
Rouler, chavirer nos corps dans le caniveau, qu’il soit homme mon damoiseau

Pincer avec délice et malice les cordes de l’instrument, y faire naître divin rondeau
Redessiner ses contours affolants suivant le fil ludique et onirique de mes pinceaux
Accepter que sa fougue me marque de son sceau après l’avoir cru doux tel l’agneau

« Grivoiser » et pavoiser de nos deux cœurs jumeaux, se sentir « gémeaux »
Voir sa substance onduler le long de mes canaux, le voir jouer du pipeau
Deviner parfois sa soif au détour de ses soubresauts, câliner le joli plumeau

M’en amuser avec déraison et ne rien perdre à attendre de mon roi, ce morceau !

Caliente
Illuna


« Il a un fort bel esprit, cela aussi doit être dit ! »

Donc résumer Julien Doré à ses seuls charmes physiques,
C’est quelque peu abuser, c’est ignorer le génie artistique !

Ne délimitons donc pas cet artiste à son beau corps frigo,
Puisqu’il y a bien matière sous le « joli » bonnet en tricot

Certes sa substance d’éphèbe nous a bel et bien jeté un sort
Mais de son esprit d’esthète, tout ne fut pas dit, du cher trésor

Parce qu’il n’est point sot, ni fayot, il me faut ajouter quelques mots
Parce qu’il sort du lot, et pour que le reconnaître, ce n’est pas trop tôt !

Rien de faible ou de palot chez lui, ni à bâbord, ni à tribord
Rafiot, cargo ou paquebot, je suis matelot, à son cher bord

Espérons qu’un jour, l’on dira de lui, le Doré, notre héros
Comme l’on entend dire aujourd’hui, le Belmondo, le Bono

Parce qu’il a d’inestimables neurones et entre ses mains de l’or
Nous sommes en perpétuelle attente des allégories de l’alligator

Bien sûr il aime jouer au charlot, nous rendre quelque peu dingo
Cependant avec son savoir d’angelot, il est loin d’être un manchot

Alors usons à notre tour de cet humour de fayot, mélangeons méli-mélo
Imaginons-le, troublant assassin au Cluedo, divin double six au Domino

Pleine de confusion et d’addiction, à son approche, j’affûte mes crocs
Ce, depuis qu’il s’est introduit dans ma vie avec son côté « escroc » !

Caliente
Illuna




mercredi 9 avril 2008

Le plus doux des sourires, celui de l'innocence...

Caps issue de la vidéo en relation avec les photos de la revue "L'express" via le forum "crazy-julien"
« L’aveu »

Le plus doux, le plus tendre des aveux
Celui qui nous vient du merveilleux
Celui qu’il lance de ses prunelles d’un beau bleu

Comme un cadeau des dieux et si somptueux
Comme le plus beau ruban, le plus charmant des nœuds

Comme la plus belle étoile, là-haut dans les cieux
Comme un partage, une offrande, le goût de malicieux

Avec l’abandon de tout calcul, on atteint le fabuleux
Avec l’offrande de la confiance, il semble enfin si heureux
Avec l’absence de toute crainte, toute semble ouvert, faites vos jeux !

Le plaisir n’est pas loin de ses deux yeux
Il vit où son regard surligne le délictueux
Là, où il épouse des contours bien délicieux

Là, où l’arrondi de son sourire est chaleureux
Là, où cascade le bonheur comme un vœu pieu

Là, où ses lèvres sont une invite, un don des plus voluptueux
Là, où une parenthèse osée flirte avec le sulfureux

Là, où la lumière se noie dans sa substance, cérémonieux
Là, où disparaît toute trace d’ennui, du soucieux

Là, où la frontière est ébauche entre charnel et sensuel, onctueux
Là, où l’amorce de la joie est un appel des plus fiévreux, langoureux…

Comme un baiser, troublant, perturbant, bien capiteux et si soyeux !

Caliente
Illuna

vendredi 4 avril 2008

Coup de chaleur chez l'ange...

Caps issue de l'émission "après la nouvelle star" - W9 - obtenu via forum "crazy-julien"
« La température monte auprès de mon ange »

Le milieu de cette nuit tiède a encore accueilli nos ébats, j’ai senti ton malin plaisir à me faire crier voir hurler, sûr que je n’oserai de bon matin regarder ma meilleure amie sans rougir, et le pire est que je soupçonne que tu y prendras plaisir, tu es comme le lion qui marque son territoire même chez le voisin, tu ne peux t’empêcher de mettre ton emprunte sur ma peau, ta griffe, tien à propos de griffe pour ta peine de vilain garnement, je t’ai zébré le dos avec mes ongles, ce qui à mes cris a rajouté les tiens, la honte intégrale
Mais il sera bien temps d’en débattre demain au lever, pour l’instant tu me regardes prendre une douche, je suis tellement en feu que si je ne fais pas descendre ma température, je ne dormirai pas, l’eau est fraîche mais elle lutte avec tes yeux de braise, tu ne m’épargneras rien, j’en ai bien peur, pourquoi ai-je donc parler d’effeuillage, pourquoi t’ai-je nargué, pourquoi t’ai-je provoqué, toi qui aime tant relever les défis, là tu sais le feu qui me dévore et tu ris de mes vaines tentatives pour échapper à tes envies de plus en plus amorales
J’ai l’impression que ta confession a libéré un bonheur que tu exprimes cette nuit par l’entremise de désirs charnels et coupables, comme si plus aucune limite n’existait entre le mal et le convenable, tu t’approches et je crains déjà la suite, tu es fou et d’une énergie peu commune tant la joie inonde ton cœur et te met du rouge aux joues, tu poses tes mains sur moi, tu n’as même pas pris le temps d’enlever ton t-shirt qui fait maintenant corps avec ta substance, tes muscles et tes courbes se dessinent au travers du tissu, subliminal
Tu me regardes, pire tu me dévores et cela même sans plus me toucher, ton visage irradie de malice, je baise les yeux mais tu m’insuffles l’ordre bouillant de te regarder, tu me demandes alors avec une lenteur chaude et bien soupesée de te dire par des mots superflus mais que tu rêves d’entendre, le désir que j’ai encore de toi, là sous cette douche, tu sais que tu me soumets à une certaine torture tant les mots ont parfois bien du mal à traduire l’évidence, l’appel de mon corps mais j’obtempère et y mettant les formes et une voix des plus douce amorce à l’orée de ton oreille : « Julien, oui je veux, je veux encore, oui, Julien fait moi mal ! »

Les paroles ont eu beaucoup d’effet et la douche s’en souviendra encore longtemps, tu n’as pas été raisonnable, ni moi non plus d’ailleurs je ne sais toujours pas comment j’expliquerai à mon amie comment le rideau de douche a été mis sur la touche suite à nos impétuosités combinées, toi, je le sais tout cela te fait rire, d’ailleurs depuis le début de cette nuit, tout te fait rire, il est maintenant six heure du matin, nous n’avons toujours pas fermé l’œil, là comme un sale gosse tu tentes de m’expliquer au détour de la courbe d’un sein, l’effet que je te fais ainsi abandonnée, soumise et conquise
Tu me parles de notre rencontre, des doutes que tu avais que je ne vienne la seconde fois, en fait tu me fais entrer dans tes pensées, tu me livres ton intimité, tes réactions et tes espoirs au fil de nos rencontres, tu le fais avec une sincérité désarmante, avant toi, j’avais même pas idée qu’un mec puisse avoir autant de doutes face à l’ébauche d’une relation avec une nana, je découvre que tu es loin d’être aussi carré, abrupt qu’escompté, tu es fragile et tu me le livres avec honnêteté, je t’écouterais des heures entières, tes confidences me touchent, j’en ai les larmes aux yeux, notre bien-être se matérialise, se concrétise
Ta main capture ma larme et tu déposes un baiser sur mon front tout en me disant : « Je t’aime », ce qui déclenche un spontané et vibrant : « je t’aime aussi, oh, oui, je t’aime », tu constates alors avec un œil moqueur que je n’ai plus peur de l’avouer, plus d’embarras à le dire, tu me pousses d’une main, tout contre l’oreiller ma tête atterrit et est suivie de près par ta bouche dont tes lèvres veulent un baiser de feu, tu écartes les miennes sans égard mais non sans douceur, ta marque de fabrique, puissance et tendresse, l’alliance est intense et sans refus possible à la clef, tu « brutalises » autant que tu « poétises »
Mon corps en redemande à chaque fois autant que ma bouche et ma langue, de toute façon la nuit laissera des marques sur ma chair autant que des stigmates profonds dans mon cœur et mes souvenirs, tu m’as comblé, tu m’as aimé et,…. soudain, on frappe à la porte et mon amie nous annonce le petit déjeuner, petit déjeuner au lit pour amoureux bruyants qui n’ont pas pitié de leur hôtesse, nous tirons légèrement le drap sur nos corps nus et répondons en cœur : « entre, fais… comme chez toi ! », ma douce complice n’a visiblement pas beaucoup dormi, ses traits sont tirés mais elle est toujours pourvue de son sens de l’humour, lorsqu’elle nous culpabilise

Bon, rappelez-moi un truc les amoureux, plus jamais sous mon toit sauf séparément et en cas de dispute, ok, clair comme cela… l’air coupable de Julien m’achève définitivement de honte, je bredouille un pitoyable « pardonne-nous » mais à l’éveil de son sourire, je comprends qu’elle nous mène en bateau, de toute évidence, elle semble très heureuse pour nous mais je rougis encore trois fois plus lorsqu’elle nous tance d’un inattendu : « n’empêche, quelle belle santé, tu es une petite veinarde, oui mon amie est une petite veinarde, il faudra que tu me files la recette maintenant que tu sembles l’avoir trouvée », je ne sais plus où me mettre
J’essaye de dire quelque chose d’intelligent mais rien ne sort, je me contente de me nicher dans les bras de Julien, espérant qu’il aura quant à lui plus de ressource que moi mais le silence règne en maître après les mots de notre douce hôtesse, qui surenchérit : « bon, puisque je vous ai coupé la parole, j’espère que mon attention du matin ne vous aura pas coupé aussi l’appétit, et là je vous parle de nourriture terrestre, rien d’autre n’est-ce pas ! », tu nous invites alors à venir au marché avec toi, ce que nous acceptons de bon cœur dès que de tout cela nous aurons réussi à nous remettre
La porte refermée, nous éclatons de rire comme des enfants qui ont été pris en flagrant délit, et moi d’ajouter, elle ne sait encore rien du rideau de douche, elle doit me prendre pour une bête insatiable, me dis-tu, ce à quoi je te réponds soudain, très sérieuse, non, elle sait à quel point j’ai été malheureuse et je crois qu’elle te voit comme une bénédiction, comme un mec bien et fou amoureux mais aussi tendre, drôle, têtu, passionné, bref quelqu’un susceptible de m’offrir enfin des jours heureux, tu demanderais à mon amie de marcher sur l’eau, en regard de ce que tu m’offres, elle le ferait, tu es pour elle, celui qui m’aide à renaître
« Oh », me dis-tu, oui, mes amis sans te connaître, savent que tu m’aides à me reconstruire et pour cela, déjà il te respecte et t’aborde sans préjugé face à ta vie d’artiste, tu es important à leur yeux parce que tu es important pour moi mais j’ai tardé à te dire tout cela parce que je veux que tu puisses rester libre de ta vie, de tes mouvements, libre de tout engagement, tu m’offres tant mais tu ne me dois rien, je le veux ainsi en regard de tout ce que tu as à construire dans l’artistique, je ne veux pas être un frein à ta création, tes besoins, tes envies, ton ambition, et de tout cela, je veux que tu arrives à le réaliser, à l’admettre

Nous déjeunons dans un silence religieux, tu me tiens la main, me prépare mes toasts, tu joues avec la confiture dont je conçois à peine qu’elle va servir à d’autres desseins qu’à être tartinée alors que tu en déposes un coulis sur l’un de mes seins et dont tu te plais à récolter avec application chaque parcelle sucrée par le biais complice de l’onctuosité de ta langue, tu n’as pas l’air décidé à te montrer raisonnable et je n’ai pas l’air décidée à vouloir te résister, te repousser, je te laisse donc me déguster comme un petit toast, j’ai l’impression de passer sur le grill de tes folies lorsque par la plus grande des cruautés, tu t’interromps en me disant qu’ainsi la brûlure de mon désir inassouvi se consumera jusqu’à notre prochain corps à corps
Je te hais et à la fois, je trouve l’idée grandiose, insatisfaite, tu oses me laisser ainsi, très bien, je te jures alors que tu seras le premier des deux à capituler, à quémander, tu me réponds alors qu’il n’en sera rien, que ce sera ton petit pépin de raisin qui en demandera le premier, qui ne pourra se satisfaire la journée durant de ce goût de trop peu, j’aime nos jeux, la puérilité de nos dualités, la sensualité de nos regards, nous aimons jouer mais nous aimons perdre, ce qui nous permet toujours de jouir de concert de nos hautes luttes, de cet instant où l’on se retrouve et où l’un des deux murmure à l’autre : « encore, oui encore… »
Mais nous voilà donc au marché avec le fruit de nos envies dans le bas des reins, tu me tances, je te relance, nos jeux doivent sembler d’insupportables gamineries aux yeux de ma douce amie qui garde sur nous un regard des plus bienveillant, malgré tes lunettes noires, une jeune fan te reconnais et te demande un autographe, tu t’exécutes tout en lui demandant de se calmer et puis nos idioties reprennent de plus belle, parmi les fruits et légumes de cet endroit bucolique pointe un péché grandissant au charme ensorcelant et dégoulinant de tout bord !
Nous faisons une pause café où nos jeux de mains deviennent d’intenses appels du regard, nous arrivons toutefois à tenir une conversation avec notre patiente comparse, le moins que nous lui devons pour son extrême délicatesse puis j’ai la plus saugrenue idée qui soit, je me souviens d’un petit magasin où ils vendaient il y a peu encore de fort jolies robes dont la coupe me sied à ravir, mon amie me confirmant que le dit magasin existe toujours, nous nous y rendons et alors que je craignais que ma demande n’embête Julien, il n’en est rien, tout du contraire, je vois une étonnante malice danser aux abords de son beau visage, et comme l’on dit souvent dans ces cas-là, si j’avais su, je me serais abstenue… et de la suite, j’en rougis encore…

Caliente
Illuna

Puisque la vie sourit parfois...

Photo issue passage radio obtenue via fourm "crazy-julien"
« La vie décide de tout, pas vous ! »
ou
« Ode à Gwenaëlle »

Ce texte, je le dédie à toutes celles qui prendront du plaisir à me lire, seul but avoué de mes textes.

Et mon cœur s’est arrêté de battre*… lorsque j’ai cru que plus jamais je ne remarcherais, que plus jamais je ne reparlerais, que plus jamais je ne serais une femme épanouie comme les autres, lorsque j’ai cru que plus jamais je ne reverrais celui que j’avais tant aimé une nuit durant. Mais la vie folle, insolente presque agaçante a continué de battre dans ma poitrine et ce, presque malgré moi, j’ai franchi alors à nouveau toutes les étapes comme le super examen d’une vie, j’ai gravi chaque marche, la haine et la rage au ventre comme le boxeur déjà à demi-k.o. Et cerise sur mon fragile gâteau, l’ange a resurgi dans ma vie après deux ans d’intenses recherches comme si les miracles pouvaient eux aussi prendre pleinement forme et vie sous nos yeux de pauvres victimes humaines, si peu consentantes au mal que l’existence peut nous imposer. Mais le bonheur a un prix, le plus atroce, la mort ! Alors peut-on mourir de la mort de l’autre, peut-on refuser la vie alors qu’elle vibre dans vos veines et même dans votre ventre, peut-on mourir deux fois en un même mois, perdre deux vies et encore un peu plus de sa vie et y survivre ? Il faut croire que oui, puisque je suis là avec une vie particulièrement chevillée dans mes entrailles, combien de gens n’ai-je croisé me disant à quel point, pour eux j’incarnais la vie, le sang bouillonnant, à cela je me dis que je ne dois pas être transparente, moi et mes idées noires, sommes donc totalement invisibles au monde des vivants.
Puis, des petits miracles surviennent comme des bulles d’air, des espaces de liberté insoupçonnés, comme un « tecket boy » au cœur et aux pensées vif argent et un artiste aux fabuleux devenir, un homme si bellissimement nommé, Julien Doré.
Alors, pour faire bonne mesure, je vis sans partage toutes les folies inimaginables avec l’un des êtres les plus fous jamais rencontrés, une vie tout en poils et tendresse, une vie tout en truffe et caresse, si je lui dis oui, il m’emmène avec lui, on ne nous voit jamais l’un sans l’autre, et mère exceptée, je ne le sacrifierais pour rien, ni personne, et le fait que je sache qu’il le sache, fait de notre synergie, un concept détonnant et décapant, lui sème dans mon quotidien des particules d’oxygène juste pour que je respire comme il faut entre deux sourires ou deux fou rires qu’il déclenche, il a longtemps été sans le savoir ma bouée de sauvetage, quand on l’a posé dans mes mains encore bien fébriles et malhabiles, j’ai compris qu’à nouveau j’étais responsable d’une vie et qu’attenter à la mienne pour cause de chagrin inguérissable, serait attenter à la sienne, et ma plus grande faiblesse est de ne pouvoir accomplir le mal sciemment, et aujourd’hui encore je lui dis chaque jour, merci pour le cadeau de ma vie, merci aussi sans le savoir de m’avoir amenée vers Julien.
Julien, être lunaire, qui irradie mon ordinaire de sa poudre dorée, ses énigmes et ses charades m’enchantent, sa voix me berce autant qu’elle me perce à jour, elle me force à admettre que je suis en vie et que j’aime ça, que j’ai fini par reprendre définitivement goût à la vie. Julien, être parfois incendiaire, être totalement attractif même au travers de toutes ses imperfections, plus émouvantes que répulsives, aussi captivantes qu’ « addictives » qui chaque jour nous pousse à découvrir et à parcourir d’autres chemins, Julien qui nous ouvre à nous-même, qui nous mets les sentiments à découverts, qui nous oblige à la vérité, qui brise nos pudeurs autant qu’il nourrit nos fureurs, Julien qui fait la pluie et le beau temps au ciel de votre vie !
Julien qui nous fait la grâce de ne pas s’offusquer du cadeau qu’il représente pour nous, Julien qui accepte nos folies autant que nous, les siennes, Julien qui apprend à ne plus nous fuir, ni nous craindre, Julien qui veut bien se rouler « virtuellement » dans la luxure qu’il alimente lui-même au fil de nos épistolaires, Julien qui grandit chaque jour sous nos yeux, un peu plus…. Julien, si présent de sa substance, si charnel, si vivant…

Merci la vie, parfois, je l’admets, c’est toi qui a raison, tu sembles savoir ce que tu fais… mais, je ne serais pas tout à fait Illuna, si parfois, je ne doutais…

Caliente
Illuna

* titre d’un film français qui m’a plu de suite pour son évidente symbolique.

« Gwenaëlle »

Ma fée, ma fragile, ma belle
Morte-née dans mon corps venelle
Mon amour, ma force, ma citadelle
Mon ange, ma tourterelle
Née d’un amour « ritournelle »
Née de la magie, ma merveille
Ma Pimprenelle, qui de là-haut, veille
Sur sa maman, lance des neiges éternelles...

Caliente
Illuna