vendredi 29 février 2008

Un ange peut en cacher un autre...

Photo issue du forum "crazy-julien" - mil mercis à l'artiste
« Provence auprès de mon ange »

Tu as choisi la formule du train pour notre descente de Paris vers la Provence, option qui nous a réservé bien du temps pour parler, échanger nos idées, nos câlins et à la gare, tu as jeté ton dévolu sur la location d’une voiture qui nous laissera le plus libre possible au niveau de nos allées et venues, une très bonne idée, en soi
Nous arrivons donc au mas, quelques heures à peine après notre arrivée, nous sommes déjà bien installés, tu as fait quelques courses et j’ai peaufiné notre logis, notre lit et une collation pour quatre heures, par l’entremise d’un chocolat chaud pour nous préserver quelque peu du froid
Je te propose alors d’aller saluer des amis de mes parents, nous passons avec eux et de façon étonnante une très bonne soirée, leur simplicité te va droit au cœur, la discussion tournant autour de certains projets de la région te passionne, tu es heureux et cela se voit
De retour en notre douce et maintenant chaude chaumière, je sens ta joie de vivre flotter dans chaque parcelle de la maison, je sens aussi que tu te rapproches dangereusement, le petit poisson mordra-t’il à l’hameçon, le requin ne semble pas en douter, cela va de soi

Tes mains sont délices à mon corps, dans tes bras, je deviens vite comme un pauvre chiffon sans défense, cette fois encore, tu ne sembles guère décidé à épargner mes vêtements, je te suggère de m’allouer un budget spécial en regard de tes empressements, ce qui a le don de te faire éclater de rire, et moi de me dire, pourvu que cela ne lui coupe pas ses effets
Et de me promettre d’être plus doux, mais tu es doux, avec moi, seuls mes vêtements ont à se plaindre de tes ardeurs, ta bouche me dévore sans déjà plus de retenue, tu es folie à mon contact, je sens ton corps qui pèse à présent contre le mien, lourd, exigeant, j’aime tout particulièrement ce moment où tu « forces » mes dernières défenses
Où tu luttes avec nos vêtements respectifs, où nos peaux se rencontrent enfin, où nos odeurs se mélangent, où tes mains sont gourmandes et insolentes, où je me languis à l’avance du plaisir que tu vas m’offrir, où je vais enfin te sentir en moi, où je vais m’accrocher à toi plus que de me défendre de l’offense qui m’est faite
Je suis comme dans une bulle de bonheur, si présente et si absente à tout ce qui n’est pas toi, comme j’aime tes brûlures et tes morsures, nos jeux intimes nous permettent à présent d’atteindre à certaines complicités et subtilités dont le partage nous enivre tous les deux, et je sais que notre harmonie n’est pas surfaite

Je sens parfois qu’au milieu de tes foudres, tu adoptes une autre déferlante afin de me procurer davantage de plaisir, jamais tu ne cherches à jouir avant que tu ne sois tout à fait sûr que mon plaisir ait été entièrement satisfait, tu es attentif à cela et je t’en remercie
De tous ces petits détails naît la confiance, le fait aussi que nous apprenons à connaître et à respecter nos limites qui par chance rencontrent les mêmes frontières, nos fiertés réciproques sont nos limites et nos faiblesses mais en s’apprivoisant, il en est que l’on oublie
J’aime t’embrasser lorsque tu sembles hors de souffle, car ma bouche prend alors le pouvoir sur toutes tes richesses, qu’est-ce que je peux divaguer aux abords de ton cou, de tes épaules, de tes tatouages, j’y fais souvent naufrage, je me sens comme une walkyrie
Folle et ivre, à l’orée aussi de tes cheveux, toi qui pensait les couper, je me suis empressée de te le déconseiller, oh, ne plus toucher ses « blondors », ne plus les caresser, les humer, j’ose à peine l’imaginer, et puis je m’efforce d’en prendre le plus grand soin, veiller sur eux comme une mère poule, pire une vraie harpie

Je t’aime mais les mots ne franchissent toujours pas ma bouche et le dire lors de nos ébats me semble d’une telle banalité mais toi, tu me l’as dit hier pour la première fois dans l’appartement un peu avant de partir, je n’ai su quoi répondre, j’étais juste au bord des larmes
Je me souviens que tu m’as embrassée, essuyé une larme et que tu m’as dit aussi, tu verras quand tu pourras me le dire, cela te libérera, tu grandiras un peu pour nous, comment t’expliquer que je crains ces mots, que j’ai peur de rendre trop vite les armes
Soudain mes pensées me rendent nostalgique, tu sens mon détachement, tu me serres plus fort dans tes bras, me caresse les cheveux, tes baisers sont tendres comme envers un enfant que l’on sent craintif, ton charme et ta douceur me désarment
Tu sens malgré tout qu’imperceptiblement, je m’éloigne, je me renferme dans une bulle, tu cherches à en connaître la raison, honnête je t’avoue que je repense à hier et à ton premier « je t’aime », tu me forces alors à te regarder et tu me dis que c’est toujours vrai aujourd’hui mais que je ne dois pas me sentir ennuyée, ni obligée, que le temps viendra pour moi de l’assumer aussi et que tu seras heureux d’entendre ses mots-là mais qu’avant d’en arriver à cela, il n’y a pas lieu d’en faire un drame

Le feu se meurt dans la cheminée, j’ai dormi une partie de la nuit dans tes bras comme un bébé et je suis maintenant perdue dans mes pensées alors que le sommeil m’a quitté, ton souffle est régulier et les battements de ton cœur rythment à présent le mien
Ne respectant plus ton repos, mes doigts parcourent ton torse, jouent avec l’un de tes seins, je surligne ton tatouage limite volage, je touche aussi ton bas ventre, à demi-réveillé tu me dis que ce n’est pas bien de profiter d’un homme sans défense même si c’est le tien
Mes lèvres achèvent de te réveiller, elles papillonnent à leur tour autour de tous tes charmes, elles sont de plus en plus gourmandes, nos corps se rapprochent et à demi-assis, se mélangent et alors que ma tête se pose sur ton épaule, tu vas recommencer à ton tour à me faire du bien
Je te sens si délicieusement bien, si follement au creux de mes reins, nos tempos sont en symbiose parfaite mais au lieu d’accélérer la montée de tes pulsions, tu les ralentis autant que faire se peut pour que cette cadence nous donne encore plus de plaisir, tu es en moi et d’autre, je ne ressens plus rien !

Caliente
Illuna

La beauté, si relative et pourtant quel fléau !!!!

Caps de l'émission des "Hits de diamant - M6"
« Nous te trouvons beau, honte à nous ! »

Nous osons, pauvre de nous sauterelles, aussi t’aimer parce que nous te trouvons beau.
Crime de lèse-majesté selon celles et ceux qui ne voient en toi que l’artiste.
Bon, il faut quand même arrêter là un léger degré d’hypocrisie, je vais prendre pour cela certains faits de vie, à témoin.
Avant mon AVC, il n’était pas rare que plusieurs fois par jour, l’on me dise que j’étais belle et je n’y prêtais pas grande attention, limite j’étais frustrée qu’on me limite à mon corps mais aujourd’hui alors que je me bats avec les kilos en trop, lorsqu’un homme me dit que je suis belle, j’en pleurerais presque, non pas que je sois laide mais le prix de cette nouvelle beauté m’est bien plus cher qu’autrefois, je l’ai arraché de haute lutte. Ce qui relative le concept de ce que l’on peut trouver beau ou non !
Quand j’ai acheté Virgule, je ne l’ai de fait pas choisi que pour sa beauté mais mon cœur vrillait cependant de le voir si beau. Et lorsque l’on me dit alors qu’aujourd’hui il a treize ans, qu’il respire la santé, que son pelage est doux, j’en suis heureuse et je ne fais pas un procès d’intention parce que l’on n’a pas parlé de son extrême intelligence (oui, c’est mon chien mais lui il est vraiment intelligent, j’en ai eu d’autres moins « neuroné ») ou de ses dribles du tonnerre lorsqu’il se prend pour Pelé, dieu des stades de foot.
Bref, tout cela pour dire que nous avons tous un rapport direct face à la beauté, elle nous touche, nous émeut, nous projette. Lors de la contemplation d’un tableau, d’une œuvre d’art, d’un jardin, de fleurs ou de quoi que cela soit d’autre, notre émoi n’est pas transcendé si nous nous heurtons de plein fouet à la beauté ou à l’une de ses multiples facettes.
Et donc Julien voudrait n’être aimé que pour son œuvre, nous devrions donc oublier que lui le premier nous a tancé, remué les sens dès Baltard, je ne suis pas amnésique, Tainted Love a bien existé, il y a bien joué de son physique, de sa félinité, se son aptitude à bouger avec sensualité et féminité et qui a offert plus que généreusement son « calibidou », son torse, ses poignées d’amour, jusqu’à ses grains de beauté à la vue de tous lors des concerts de l’été, posé pour Play boy et remis le couvert lors des Démons de Minuit. Non, tout cela, je ne l’ai pas rêvé !
Julien est même à son corps défendant, un homme d’une extrême et exquise sensualité, il a bel et bien allumé un grand incendie et maintenant il joue au pompier avec sa petite lance et avec Louise sous le bras, afin de calmer nos ardeurs.
Julien, malgré ton âme féminine, malgré ta compagne, tu connais encore bien mal l’âme féminine, les femmes parfois aiment souffrir par celui qu’elles ont choisi d’aimer parce qu’en dépit de tout, nous aimons notre prison dorée, ses pistes étoilées, ses méandres endiablés, ses détours mal venus, ses venelles obscures, ses envolées lyriques. Le labyrinthe s’est refermé sur nous, essayons alors d’en rejoindre son cœur !
Donc, si je comprends bien, on aurait le droit de complimenter un artiste en devenir pour sa culture, son intelligence, sa voix à nulle autre pareille, sa bipolarité, ses galéjades mais en aucun cas pour sa beauté. Mais la beauté est loin d’être une malédiction, pire c’est un don de Dieu, et je pense aujourd’hui que de la mépriser est un péché !
Donc, dans ce stupide processus, je me fais violence et la prochaine fois que je t’approche, je te congratule pour ton immense laideur ? Comme ça tu seras enfin content ?
Lorsque j’apprécie Sean Connery, âgé de plus ou moins 75 ans, on ne m’accuse pas de fantasmer, on me répond : oh, oui, lui, il est classe et impressionnant, bel homme et si bon acteur…
Lorsque j’apprécie Johnny Depp, plus ou moins de ma génération, beaucoup répondent la bouche en cœur : ah, lui, quel acteur, quel carrière atypique, et quel homme, j’en ferais bien mon ordinaire…
Alors pourquoi, je devrais avoir honte d’avouer que Julien Doré, mon cadet de 20 ans, me fait vibrer, qu’en dehors de sa voix qui m’ensorcelle, de ses plaisanteries parfois de mauvais goût mais qui arrivent cependant encore à me faire sourire, de son esprit tordu mais sincère, de ses démons et ses fièvres intérieurs, de ses mains qui me cajolent par écran interposé, je suis sensible aussi à son corps, à l’étendue de toute sa beauté, partie intégrante de tout son être. Et pourquoi, devrais-je en rougir, non Julien ne comble pas tout et certainement pas une libido que certains se plairaient à croire frustrée, je suis libre et l’ai toujours été et je déclare que j’ai (qu’on a) le droit de l’aimer aussi à travers ça et de l‘assumer pleinement !!!
A mes (nos) détracteurs, je leur répondrai qu’une vague de plaisir intellectuel et culturel n’est pas toujours suffisante pour assouvir tous mes appétits, je suis en vie, bien que j’en ai longtemps douté et je revendique haut et clair le privilège de m’adonner aux fantasmes qu’il me plaît et ce droit je le revendique aussi au nom de toutes les crazys et de toutes les sauterelles.

On ne t’aime pas que pour ça, mais on a le droit de t’aimer aussi pour ça !!!

Caliente
Illuna


jeudi 28 février 2008

Petites questions entre nous...

« Julien viserait-il le casque de Cornillac ? * »

A cette remarque d’un drôle, j’en viens à me dire qu’alors que je pratique volontiers l’humour sous toutes ses formes, rien ne me rendrait paradoxalement plus triste qu’un Julien débutant au cinéma par un rôle comique ou aux effets vaudevillesques.

Je sais pourtant pertinemment que les plus grands comédiens, capable de la plus sincère des émotions sont souvent les grands comiques, tels Bourvil, Fernandel, de Funès, et j’en passe… (pardon si mes références semblent dater mais au moins pour les deux premiers, je suis certaine que la palette de leur jeu d’acteur était complète).

Mais par contre, je suis moins preneuse du concept « Brice de Nice » ou « Chouchou » lorsqu’il s’applique à Julien, et ce même si j’adore l’humour décalé, voir cinglant de Julien.

J’essaye alors de comprendre pourquoi, et là je cale !!!

Est-dû aux films comiques actuels du cinéma français où je n’arrive pas à imaginer Julien en nouveau « Poelvoorde » en nouveau « Clavier » ou en nouveau « Depardieu », bref, pour être tout à fait honnête, cela me file presque une trouille du tonnerre de dieu !

Pourtant les films qui cartonnent au box-office en France sont souvent ceux à l’humour appuyé et donc j’en viens à me dire que pour lui éviter cela, il va falloir le faire tourner dans le cinéma d’auteur, comprenez par-là, celui qui est si confidentiel qu’à part la critique, personne ne sait ce dont on parle ?

Et donc, me voilà devant un nouveau problème, il me semble que l’ébauche du talent de l’homme, alors qu’encore dans les travées de Baltard, mérite mieux qu’un succès d’estime même si l’estime, ce n’est déjà pas si mal pour des premiers pas au cinéma !

Ce qui semble tenir la corde entre les critiques et le public, ce sont les films autobiographiques sur une star ou personnalité mais là, non plus cela ne me satisfait pas, Julien a trop de personnalité pour aller s’enfermer dans l’ébauche d’un copier/coller, puis Piaf, cela a déjà été fait, césarisé et oscarisé !

Alors, quoi ? Un poète maudit ? Un assassin ? Un amoureux dingue ? Non, décidément, je ne trouve pas, et vous les filles, vous vous êtes déjà fait tout un film avec le Jules ? Déjà, une envie précise ?

Et, où sont les grands films français d’antan, les visiteurs du soir, les « Casque d’or », les « Jules et Jim », les …. J’en passe et des meilleurs ? Je n’ose croire que la source est tarie !

Heureusement, que ce n’est pas moi, qui doit écrire le scénario, parce que là et même si j’ai une plume qui n’est pas avare de textes, poèmes et autres « bêtises », le film ne serait pas là de voir le jour ?

Suis-je bêtement snob à croire que seul l’Amérique, l’Angleterre, l’Australie, l’Italie ou l’Espagne pourraient lui proposer un rôle à sa mesure « hors norme » ? Non, je n’ose le croire !

En fait, le comble du cinéma, c’est déjà de s’en faire tout un film, ce avant même que la première miette de pellicule ne soit tournée.

Peut-être me plairait-il de voir en lui le Johnny Depp français (et même si je souhaite que l’on ne compare Julien qu’à lui-même), parce que qu’on l’aime ou pas, le Johnny, il a un sacré jeu d’acteur, il peut tout jouer du cocasse en fanfreluche au lord décadent, à l’inquiétant mari, au parano, à l’abruti, il capte la lumière, la caméra fait l’amour avec lui (tiens là, ça me rappelle quelqu’un), et donc de tout cela il m’arrive d’en rêver pour Julien.

Mais peut-être est-ce trop demander ? Bon, je vais arrêter de me faire tout un film de son premier film… même si me poser des questions est le nerf moteur de ce qui me fait avancer dans la vie.

Quoi, qu’est-ce qu’il y a, j’ai dit moteur, bah, oui ça roule, non pour être exact ça tourne !

Allez-les filles, soyez chic, donnez-moi des idées…

Caliente
Illuna

* titre et déclinaison parti d’une idée de Trotinette.

« Une autre petite réflexion qui me trotte dans la tête»

Si je ne peux réellement souffrir par Julien, je suis de fait contente de son bonheur même si comme Lorelei, le dit si bien, on aimerait parfois être à la place de la fille, par contre il m’arrive parfois de souffrir pour Julien, même si je sais pertinemment que c’est d’un idiot patenté !!!
Je m’explique, et ce au niveau d’une perception « belge » pour ce qui va suivre.
A chacun son parcours, ça je respecte mais où je m’interroge quand même c’est quand la chaine de télévision belge PLUG TV, diffuse l’année passée, deux émissions faisant la part belle à Christophe Willem, alors nouvel espoir pour la chanson française et que l’on nous ressert la même soupe cette année comme si la cinquième saison n’avait jamais existé. Et il y en aura pour s’étonner que le premier album de Julien (même si très réussi) ne fasse qu’un succès d’estime en Belgique mais on zappe le bonhomme (et cela même si je sais que Julien déteste se vendre sauf au bras de sa belle). De plus, quel n’est pas mon étonnement de lire dans TELE MOUSTIQUE (pourtant pas très cancan) que chez Ruquier, Manu Katché a dit qu’il n’aime pas Julien (je regardais d’un œil distrait cette émission mais je n’ai pas capté ce passage), alors boutade ou réalité, mais alors il devait parler de l’homme parce que l’artiste n’a même pas encore sorti son album !
Bref, toute cette contre-publicité, ce manque de publicité, cela n’augure rien de trop bon, les revues télévisuelles et la télévision ont tout de même un gros impact sur la population, il y a encore beaucoup de gens qui ne fonctionnent pas par rapport à Internet !
Enfin, tout cela pour vous expliquer que toutes ces bêtises-là m’agacent et me portent à croire (en tout cas) pour la Belgique que si le premier single ne fait pas les yeux doux aux radios (hyper puissante quant à un embargo) et ne remporte pas la mise, c’en sera cuit pour ses chances d’un album couronné de succès en Belgique.
Oiseau de mauvais augure, non pas vraiment j’ai travaillé suffisamment longtemps dans le domaine de la publicité pour en connaître bien tous les bons comme les moins bons côtés !
Je prends à témoin l’impact télévisuel de TF1 ? Jenifer cartonne mais elle passe 3 ou 4 fois à la Starc Ac, même si l’émission est en perte de vitesse, cela aide et hop, encore un prix du public pour l’album tandis que Elodie passe une fois et doit se contenter (ce qui semble malgré tout faire son bonheur) d’un succès d’estime, or en matière d’oreille (et, non je n’ai pas de la merde dans les oreilles), je pense le dernier album d’Elodie plus petit bijou que celui de Jenifer. Un autre exemple de deux belles réussites, Mae est la meilleure deuxième vente de l’année et passe 5 à 6 jours en publicité sur TF1 pour l’album et les concerts tandis que Christophe Willem passe deux fois, là aussi succès mais moindre malgré, tout.

Alors, vous me direz, si l’album cartonne, tout cela on s’en fout mais j’ai des aigreurs lorsque je perçois le cruel jeu des injustices auquel le manque ou l’excès de publicité arrive.

Et quand je vois en France, les 4 meilleures ventes d’album, MIKA, MAE, MARCHAL et WILLEM, je m’inquiète, certes du « good job » et deux belles voix là-dedans mais rien de très original, cependant, on nage là en plein convenu… donc quand je me pose certaines questions, un chouia, je m’inquiète pour Julien.

Bon, ma tempête des 50 ans (ma vague d’angoisse pas mon âge) étant terminée, je m’en retourne à ma nature sereine et optimiste.

Surtout, que personne ne me croit triste, juste envie de vous livrer un ou deux doutes…

Si, vous y voyez plus clair, n'hésitez pas à me proposer vos lumières, elles seront les bienvenues...

Caliente
Illuna

mercredi 27 février 2008

Pauvre petit coeur !

« Mon cœur n’est pas toujours le même »

Parfois, il prend les crayons de couleur et dessine l’arc-en-ciel de mon amour
Parfois, il doute, il saigne, il s’épanche dans la souffrance comme un vautour
Parfois, il tremble, il a peur, de ne pouvoir te comprendre sans plus de détour

Parfois, il a la virginité d’un nuage, il est léger comme le vol d’un oiseau
Parfois, il ne calcule pas, il s’enflamme, il dérive, pour toi, mon tout beau
Parfois, gourmand, charnel, il veut sa part de cette chair si belle sans oripeau
Parfois, seul et perdu, il a peur de te perdre, il a aussi peur de s’y perdre !
Parfois, tel un bijou, il bat plus fort, il étincelle et irradie de mil foudres
Parfois, délicat, fragile tel le pétale du perce-neige dont le charme va s’étendre !
Pour toi, les balbutiements de mes égarements…
Pour toi, les palpitations de ma passion…
Pour toi, mon cœur, à la boutonnière comme une fleur !

Caliente
Illuna








Te quitter, oui mais pas sans m'amuser un peu à tes dépens !!!

« Ton territoire étendu si loin sur le mien… »

Jamais je ne laisse un homme franchir la limite de mon espace vital, mais toi alors que tu m’es et le resteras sans doute à jamais un parfait inconnu, tu as déjà réussi à prendre un peu trop de place dans mes journées et mes nuits. Comme si cela ne suffisait pas, tu prends un malin plaisir à être déroutant, à force cela devient lassant alors, j’ai trouvé bien des raisons de te larguer, non de ma vie, dieu merci t’es pas mon mec mais de mon horizon….

Tu oses être responsable du cafard lattant sur tout un forum et sans faire ni une, ni deux, tu viens jeter un coup d’œil sur le terrain de tes exploits, et ce sans jamais un mot et pire sans aucun remord, je vis donc je suis…

Tu te la joues star, tu refuses au gré de tes humeurs, un autographe à l’une que tu accorderas à l’autre, trois secondes plus tard, non ne nie pas, je t’ai vu faire, tu accordes des photos à trois greluches énamourées (et qui t’auront oublié dès la nouvelle saison de NS) mais tu refuses à une fille douce et gentille, pas bien Julien, des caprices de star alors que si tu te retournes, là juste derrière toi, il y a la porte des toilettes, alors caprice oui, mais star, pas encore !!!

Tu mets un temps infini à faire ton album et pas une seule miette durant la longue attente, sauf une apparition « tape à l’œil » en limousine blanche, smoking noir sur tapis rouge, ta nana à ton bras, impudence ultime comme si tu surlignais ton crime, tu sais au minimum que tu leur as fait mal, mais tu t’en fous, t’es juste « tebi » égoïste comme les autres.

Tu te ronges affreusement les ongles, et face aux affres que tu nous fais vivre, j’ai finis par me ronger les ongles, moi qui les avaient si longs et si beaux, je te hais des fois, non mais !!!

Tu bois parfois comme un trou et l’odeur de l’alcool m’est intolérable !!!

T’as une pratique grivoise du tabouret (mais là, je cautionne un peu… eh, je ne suis pas parfaite…).

T’as mauvais caractère et tu t’en vantes, double crime !!! (N.B. j’ai aussi mauvais caractère mais moi, j’e, demande souvent pardon, l’humilité, Julien, l’humilité …)

T’es incapable de soutenir un regard, t’as pas de assez de cran, idem pour répondre à un sourire, et c’est un triple péché quand on sait à quel point ton beau sourire illumine ton visage !!!

Tu m’as déçu le 24/11, et j’ai une mémoire de titan, t’as intérêt à remettre un couvert plus lustrant lors de ton prochain concert, sinon, j’apporte des tomates… et ne me dis pas que j’oserais pas, crois-moi, avec moi non plus t’es pas au bout de tes surprises…

Bon, j’arrête là, j’ai plus d’encre, quoi tu dis que je tape sur un ordi et que j’ai pas besoin d’encre alors Julien, laisse-moi bien t’expliquer une ou deux choses puisque tu n’as pas l’air de savoir, d’abord un gentleman ne contrarie jamais une dame et de plus, il n’y a pas que les « tebi » qui sont de mauvaise foi, les ladies aussi (et ici par n’importe laquelle puisque c’est une crazy) !!!

Bon, si tu as tout compris, fais-moi un signe et un dernier conseil, si tu désires qu’il y ait plus de trois crazys à acheter ton album, tu te calmes, tu te calmes car au rythme ou tu les fais souffrir, c’est pas gagné d’avance…

Et comme, je dis souvent à Mon Vigounet (teckel de son état…) : « plaisaaaaanterie !!!!! »
A ce mot, mon chien ne se tient généralement plus de bonheur, il sait que je l’ai mené tout du long en bateau… et aussi parce que la vie n’est jamais aussi belle, que quand on ne l’a prend pas trop au sérieux !

Un dernier détail, je ne vois pas pourquoi, je te larguerais puisque les mauvais jours seront davantage pour elle, la jolie Louise, que pour nous (enfin, moi, les jours où je ne partage pas) … eh, on se console comme on peut !

Caliente
Illuna

mardi 26 février 2008

Mes obsessions bleues...

« Obsession »

Pour que tous ces bleus merveilleux soient un peu de baume pour les petits cœurs, encore endoloris...
Sur un océan enfin apaisé, tu es ma coque, ma voile, mon espoir de voyage

Au milieu de l’eau au calme si trompeur, tu es mon île, mon repaire, mon ancrage

Dans la folie des éléments, tu as ma vague blanche, mon intense et diluvienne rage

Tu es aussi mon île mystérieuse, celle qui cache ses aspérités au fond de ses bleutés

Tu es encore tel un fantasque météore, mes chutes abruptes, mes indolentes voluptés

Palmiers sur fond d’horizon avec pour ultime frisson, toutes tes merveilles et beautés

La violence d’une nature que l’on se doit de découvrir avec le plus grand respect

Mes neiges éternelles dont la pointe des lames changent au fil des saisons, d’aspect
Toi dont les exquises marines se marient si bien avec mes sanguines, mélange des excès !
Caliente
Illuna








Toi, toi, mon toit, toi, toi, mon tout, mon roi...

Photo issue du forum "crazy-julien" - mil mercis à l'artiste
« Pourquoi toi et pas un autre ? »

Après certains événements, je vous répondrai peut-être parce que je suis maso !!!
Mais en regard de ma personnalité un peu complexe, tout comme la sienne, ce serait là très réducteur et bien trop simpliste.
Alors revenons à nos débuts.
A voir les contradictions entre les habits « limite mongole » (pardon pour ceux que l’expression pourrait blesser) et ton phrasé stylé, très respectueux et ton accent chantant de ton sud natal, tu m’as accroché aux dérives de l’amorce de ton grand voyage.
Puis, à la faveur de l’automne, tu as noué mon petit cœur à tes notes, ta voix m’a envoûtée, tu m’aurais jeté un sort, que le résultat n’en serait pas différent !
Et là, je ne sais toujours pas que tu as un regard bleu « azzurro » à tomber, des lèvres carmin à damner un saint, des grains de beauté à faire pâlir les étoiles, des fils d’or en concurrence directe avec le dieu du sooooleil, des avants-bras de midinette, un « calibidou » comme une île de toutes les tentations, des poignées d’amour qui n’ont jamais aussi bien porté leur nom, bref c’est pas encore physique, l’attraction animale ferait ses effets un peu plus tard.
Et, rendons à César, ce qui est à César, je ne sais pas encore dans les détails, à quel point tu es cultivé, gourmand de l’art, plein de galéjades et de contradictions, bipolaire, ultra timide au quotidien, insolent limite parfois cinglant, fier comme un paon… bref, j’en suis encore au stade de la découverte, j’ai juste capté une partie de tes tatouages et pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé ces hiéroglyphes, très beaux… et ce ne serait pas là, mon dernier, ni le moindre de mes paradoxes !
Tu vas alors m’emmener dans des dérives et des chemins ombrés dont j’avais perdu le goût au fil d’une vie devenue par trop tranquille.
Tu es mon ouvreur de portes interdites, mon déchiffreur de codes maudits, mon troubadour aux mots d’amour au vitriol, mon montreur d’ours avec des cris de bêtes sauvages, mon Michel Ange à moi !
Je sais que si un jour, tu nous proposes des peintures, elles auront les chaudes déclinaisons des couleurs fauves et les errances de ton univers, si tu nous proposes ton cinéma, ce ne sera pas conventionnel ni tape à l’œil mais plutôt déroutant et palpitant ! Ce même si aujourd’hui ton premier objectif est de nous servir un album où comme souvent dit, tu te respecteras !
Comme, je l’ai déjà maintes fois dit et redit, tout m’ira pourvu que tu continues à créer, succès ou non, je te suivrai, tu seras même dans la nuit la plus noire, mon étoile du berger !
En fait, tu me sauves du banal, tu m’ouvres l’intersidéral et cela peu l’ont fait avant toi. Ce que j’aime aussi c’est ton peu de cas de certaines conventions, ton irrespect des normes séculaires, ton amour du savoir des anciens, tes mélancolies, tes maladresses, bref t’es qu’un homme mais tu as plus d’un tour dans ton sac à malices et je rêve d’encore être éblouie de ta magie, de ta poussière d’or qui se saupoudre, à te suivre, me parviennent des lumières que je croyais éteintes depuis très longtemps, bref à ton contact, même très lointain, je me sens en vie, je conteste, je râle, je tance, je ris, je suis frondeuse, j’ai cinq ans, j’ai quarante cinq ans, j’ai mil ans, il n’y a plus d’âge et plus de limites, et ça, cet ébauche de désordre et de chaos perpétuel, j’aime de plus en plus pour ne tout simplement pas dire, plus que tout !!

Alors, pourquoi toi et pas un autre, sans doute histoire de vibrations, toi tu me chavires les sens, me remue les méninges, me bouleverse la vie, et même si parfois je t’en maudis de me prendre tant par les tripes, de m’ensorceler par trop, je sais cependant que nul étranger ne l’avait fait autant avant toi… Voilà donc pourquoi toi et pas un autre… Et maintenant que tu es là, je n’attends plus personne, tu sais cette porte-là, celle de notre rencontre, tu peux la refermer, dans le cocon où j’évolue, je n’ai plus besoin de la visite d’un autre… Tu as pris toute la place, et arriver à te bien comprendre me prend déjà par trop de temps, sans que je souhaite qu’un autre franchise encore la porte de mon cœur de femme et de mes émotions artistiques !

Merci d’avoir chamboulé ma planète !!!!

Caliente
Illuna

lundi 25 février 2008

Ah, jalousie, tu en fais couler bien des rivières...

Photo issue du forum "crazy-julien" - cérémonie des césars 2007
« La jalousie, mise à mort de cette tueuse !!! »

Sale vipère dont le sang impur coule dans les veines en pleine détresse de mes « soeuterelles », tu sais Julien pour le mal que tu leur fais mal, je ne vais pas bien et je n’aime pas cela !
Je suis sans doute une des plus conceptuelles à ton égard et aussi sans doute l’une des plus irrespectueuses mais, il y a longtemps que je ne prends plus mes rêves pour des réalités, ce qui me met définitivement à l’abri de tes « errements » ou balbutiements !
Moi, tu peux bien la baiser dans la belle limousine blanche, cela ne me fera ni chaud, ni froid, et pour être sincère, je te crois bien capable de tout et de rien, et là pour peu, je te glisserais même dans le creux de l’oreille, deux ou trois conseils.
Eh, oui cette vilaine maladie m’est étrangère, jamais plus elle ne se manifestera en mes abords, je l’ai chassé jadis de toutes mes forces et donc j’ai du mal à bien cibler les arguments moteurs de l’étendue des dégâts.
Je l’imagine cependant aisément comme une araignée tissant sa toile et pouvant en cela faire bien des ravages pour les sauterelles qui se laisseraient ainsi prendre dans ces exécrables filets.
Vilaine fille en talons aiguilles qui longe les esprits emprunts de trop d’amour, fièvre maudite qui dilue des sentiments troubles et nous enlève tout bon sens, embourbées que nous sommes dans les méandres nauséeuses d’un ressenti exacerbé !
Jalousie, je ne t’aime pas, si j’étais sorcière, je te jetterais un sort, si j’étais très riche, je ferais de toi une mendiante, si j’étais puissante, je t’anéantirais, tu fais bien trop de mal pour avoir, droit de vie !!!
Jalousie, je lance une mise à prix à ton encontre, et au meilleur chasseur de prime, je m’en vais réclamer ta tête !!!
Jalousie, ne prends pas cet air bête, avec moi cela ne marche pas et arrête de me faire tes yeux de velours, cela me donne encore plus envie de te « foutre » un coup de pied au cul, alors avec Julien et toi, le « bottage » de fesse va devenir un job à plein temps !!!
Et, qui sait, c’est peut-être un métier d’avenir, je vais pouvoir me recycler et quitter mon job dans l’immobilier…

Caliente
Illuna

dimanche 24 février 2008

24 heures dans la vie de Julien - 2ème partie


« Julien, pardon si je t’ai menti mais c’est bien mieux ainsi ! »

2ème partie

Parfois un homme et une femme peuvent rencontrer sur leur chemin des obstacles naturels quelque peu déchaînés comme cette pluie qui nous a lessivé tous les deux, deux chats trempés entrent à présent dans ton appartement, petit, kitch, chaleureux et très en ordre pour le nid d’un homme.
La pluie a émoussé notre envie l’un de l’autre, et nos humeurs s’en ressentent, nous sommes frustrés, j’ai froid, tu as froid, j’ai encore envie d’un café pour me réchauffer et en prime je commence à avoir très faim.
Toi, toujours légèrement dépité : « Vilaine pluie, elle ne nous a pas épargné ! » et tout en regardant ma valise, tu me demandes si je veux mettre des vêtements secs pendant que tu nous fais des cafés.
Moi : « Euh, je ne voudrais pas que tu te méprennes, mais s’il y a moyen de prendre une douche bien chaude, je suis preneuse »
Toi, finalement content que je sorte de mon mutisme : « Oui, bien sûr, je vais te préparer des essuies de bain et toutes les commodités dont tu pourrais avoir besoin et la salle de bain, sera toute à toi »
Moi, déjà réchauffée suivant cette délicieuse perspective : « Mais, je bien aussi le café… »
Toi, heureux de toutes mes envies qui semblent donner vie aux lieux : « Pas de problème, ça vient ! »
L’eau chaude semble se jouer de moi, j’ai eu si froid que 5 minutes de chaleur intensive me semblent encore si peu, j’entends que tu frappes à la porte « Service room, café pour Madame, puis-je ? »
Moi, tout sourire à la moindre idée de ce qui pourrait me réchauffer : « Oui, entre, fais comme chez toi ! »
Toi, coquin : « Tout à fait comme chez moi ? »
Moi, sur la même longueur d’onde et pointant le bout de mon nez : « Envie d’une douche, bien chaude ? »
Toi, de plus en plus coquin : « C’est une invitation et plus si affinité ? »
Moi, énigmatique : « Oh, oui s’il te plait de le croire ! »
Toi, prévenant : « N’oublie pas le café »
Oh, ce café bien chaud qui brûle encore et que j’avale en l’état tout en te regardant te déshabiller pour venir me rejoindre, tu es magnifique sans artifice, ta peau est de nacre, tes avants bras d’une délicatesse de môme, tu as le long du corps tatouages et grains de beautés qui paraissent des invitations à peine déguisées à toucher, à longer les harmonies de ta substance, si j’étais pêcheur, je pense que je qualifierais ma prise, d’assez exceptionnelle mais je ne suis que pécheresse et je me contente de dévorer de toutes mes prunelles, le nectar divin que j’ai là sous les yeux., oui 1982 a donné un grand cru !


Tu romps le silence et le désir suspendu à nos échanges de regards : « Ce n’est pas juste, tu as revêtu une serviette, c’est pas du jeu ! »
Moi, sans doute bien trop libertine mais j’ai toujours été frondeuse : « oh, si ce n’est que cela… » et je laisse tomber la serviette, ce que tu vois semble à ton goût, pour peu j’en verrais bien ta moustache friser !
En fait quand tu regardes, c’est comme quand tu touches, tu incendies et irradies de tout ton être, tu es un homme d’un magnétisme puissant, en as-tu conscience et jusqu’à quel point ?
Nous sommes sous la douche où je ne résiste pas à toucher mon paquet cadeau, après tout ce n’est pas souvent Noël avant l’heure, j’en viens à caresser et à frictionner tout ce que mes mains peuvent atteindre sans que cela n’en devienne immédiatement sexuel. Je connais le pouvoir de mes mains, je sais que tu apprécies par l’entremise de quelques soupirs de bien être, j’entreprends aussi de laver ta tignasse mais alors que je pense avoir rempli tous mes « devoirs », j’entends « A mon tour, tu veux bien ? »
« Oui, je veux bien », tu es très appliqué et tes doigts parcourent à leur tour mon corps, avec une infinie douceur, comme si j’étais fragile telle de la porcelaine puis alors que tes résistances d’homme bien élevé semblent diminuer, tu apposes dans mon cou, un baiser fatal, au contact de tes lèvres, j’ai chaud comme il y a longtemps que je n’ai plus eu chaud, de fait mon corps est ce soir dans l’appartement de cet homme encore presque inconnu, en vie comme il ne l’avait plus été depuis maintenant plus de douze ans, inutile de me mentir j’aime particulièrement être là et goûter à tes offrandes. J’ai envie de toi mais ce qui est nouveau pour moi, c’est que j’ai envie que tu me fasses l’amour, j’ai envie que tu me touches, j’ai envie d’être en vie, de vibrer, de brûler et qui sait peut-être de hurler ma joie, d’être là !
Ton corps cherche maintenant le contact alors que tu arrêtes l’eau, je me rends compte que je suis brûlante d’un tout autre feu, ta bouche est gourmande, tes mains sont caressantes mais pas insistantes, je me sens prête à l’abandon, un état qui m’était inconnu depuis si longtemps.
«Je ne veux te contraindre à rien », cette phrase me sort de mes pensées et pour seule réponse, je n’ai à dire d’autre que « Tais-toi et aime-moi ! » Dans un doux râle, tu me fais alors remarquer que j’ai dis « aimer » et pas « baiser », oui j’assume, j’ai dis « aimer » et pas « baiser ».
Alors que tu vas prendre les précautions d’usage, je t’en empêche, ce qui est mal, je le sais mais je n’ai pas envie de sentir de barrière entre nous, d’ordinaire je m’en fou, tout cela est si mécanique (et pathétique lorsque l’on sait le peu de cas que je fais de ma propre vie) mais là avec toi, je veux même une seule nuit, sentir ton sexe en moi et sans aucune entrave. Blâmez-moi qui que vous soyez, blâmez mon imprudence et punissez-moi pour le risque que je lui fais encourir, mais cela m’atteindra si peu puisque je ne suis alors que plaie vivante et pas toujours très cohérente dans mes choix comme dans mes décisions. De fait, alors que je me sens en vie pour la première depuis une éternité et ce grâce à la douceur de Julien, je lui fais paradoxalement encourir un inutile danger alors que je suis bien déterminée à ne jamais le revoir. Je vais mal, si mal et le seul moyen de ne pas le blesser est de lui offrir une nuit, une rencontre, un échange unique et de disparaître à jamais avant de foutre définitivement en l’air sa vie. Tout ce que je touche devient maudit, je le détruis et Julien est déjà bien trop précieux à mes yeux pour lui faire endurer cela sur une quelconque distance. Mais ma demande ne semble pas te perturber plus que cela, j’ai envie de savoir pourquoi mais les mots restent dans ma gorge, je ressens alors un immense besoin de voir tes yeux, la réponse que je lis est d’un embrasement total, nous sommes deux funambules en équilibre sur un fil bien fragile, dieu veille sur toi, mon bel amant.

J’entends alors ta voix dans le silence : « Je ne vais plus poser de questions parce que je sens à l’instinct qu’il n’y a pas toujours de réponse et puis tu m’as plu énigmatique et je ne veux en rien te changer, si c’est de la folie alors je suis le plus heureux des fous… le monde est si prévisible, pas toi, et j’aime ça plus que tout ! »
Tu m’embrasses alors avec passion comme si chaque baiser devait être le dernier puis tu m’emmène dans la chambre où la pénombre est propice à l’ébauche de nouvelles caresses plus osées, tu t’allonges à côté de moi où un rayon de lumière émanant de la rue se fait le complice de nos dérives, tu murmures dans mon cou des mots insensés qui sous ton souffle chaud animent ma peau d’un désir plus dense, tes mains ébauchent à présent le galbe de mes seins, tes doigts sont chauds et agiles et plus ils se rapprochent de mon bassin et plus je cambre sous les folies de ta volonté, je m’ouvre tout entière et en toute confiance, tu es le premier depuis si longtemps à me faire vibrer, comme si je redécouvrais avec étonnement que l’on peut faire l’amour avec amour, tu pèses à présent sur mon corps, tu te maintient avec tes mains, tu semblent vouloir une dernière fois savoir si c’est bien ce que je veux. Je t’aide alors à le comprendre de telle manière que tu puisses enfin me pénétrer, l’impression que nos corps se mélange à la perfection va m’enlever les derniers doutes inutiles. Tu vas alors m’emmener sur des rivages inconnus où plusieurs ondes de plaisir viendront me surprendre et me forcer à m’abandonner définitivement à toi, dans un râle commun, le plaisir nous cueillera ensemble et alors que tu maintiens ma tête à l’aide d’une de tes mains, tu reçois l’aveu de mes larmes dont tu ne peux savoir qu’elles ont pour signification que je viens de faire l’amour et d’en éprouver une joie émotionnelle intense pour la première fois depuis plus de douze ans ! Tu te laisses alors glisser et tu te places derrière moi, j’entends ta voix qui me murmure « ce n’est rien, tout va bien ! », je voudrais pouvoir te répondre, merci mais je m’emmure comme souvent dans le silence. Cependant j’accepte tes tendresses et tes mots, je leur réponds en me serrant un peu plus contre toi, tu me demandes encore si je vais bien et pour toute réponse ma main cherche la tienne, nos doigts se mélangent, je suis terriblement conscience de ta présence, de ton odeur, avec toi c’est comme si je réapprenais à recevoir, à accepter que c’est un geste naturel, qu’il n’y a rien de mal à se laisser aller au bien fait du partage. Mes cheveux sont encore légèrement humides, tu me proposes de me les sécher avant que je n’attrape froid, je vais alors te laisser faire quelque chose dont j’ai habituellement horreur, c’est que l’on touche mes cheveux et force m’est de reconnaître que tu vas faire cela avec un doigté incroyable, tu vas soutenir mes longs cheveux en leur milieu pour éviter tout tiraillement et tu vas les démêler et les coiffer avec une patience incroyable. Chaque geste provenant de toi est une surprise et de fait en matière de surprise, je ne suis pas au bout !
Nous nous rhabillons succinctement, tu mets alors un fond de musique et cela me donne l’envie d’entendre ce que tu composes, tu me promets de me jouer quelques morceaux de ton cru avec ta guitare.

Moi, presque enfantine : « Promis ? »
Toi, heureux de ma demande : « Oui, mais avant je voudrais voir tes dessins et ce que tu écrivais, voudrais-tu partager cela avec moi ? »
Moi, un peu gênée : « Tu sais, d’habitude, je ne partage pas cela avec des inconnus »
Toi, un peu ennuyé : « Alors, je suis toujours un étranger ? »
Moi, souriant : « Non, plus vraiment et moi, je suis une idiote, viens je vais te les montrer »
Tu découvres alors la panoplie complète de mes ébauches, esquisses, mes sanguines, mes faiblesses, et puis surtout les poèmes dont certains un peu osés, et qui provoquent chez toi, une respiration plus saccadée. Imperceptiblement, ta main cherche la mienne. Tu me caresses les poignets en un mouvement lent et doux, très magnétique et envoûtant.
Toi : « Si tes dessins sont beaux, ce que tu écris l’est encore bien davantage, tu devrais songer à les faire publier, enfermé là dans ton petit carnet, c’est presque un péché »
Moi : « Merci mais certains écrits sont très intimes, je ne sais s’ils sont vraiment fait pour être publié ? »
Toi : « Si tu veux, je peux demander à une maison d’édition que je connais bien »
Moi, assez vive : « Non, souviens-toi pas de lien, 24 heures et puis chacun s’en va de son côté »
Toi, visiblement déçu : « Ok, ce sera comme tu veux mais il faut que l’on parle »
Moi, très embêtée : « De quoi ? »
Toi, un peu irrité : « C’est ça fait l’idiote, comme si tu ne le savais pas, il s’est passé un truc entre nous, tu ne peux pas ne pas l’avoir senti, cela t’a tant remuée que tu en as pleuré et tout mensonge est inutile, je le sais »
Moi : « Tu joues à quoi là, tu veux me faire croire qu’on peut aller au delà des 24heures mais tu as tort, alors deux possibilités, soit tu laisses tomber, soit je m’en vais »
Toi avec un léger sourire : « Troisième solution, tu me laisses une chance de te prouver qu’on peut faire un bout de chemin ensemble, là tu vois, je ne te parle pas mariage, ni bébé, juste un bout de chemin et plus si affinité, qu’est-ce que tu en dis ? »
Moi, sentant que tu ne vas pas lâcher le morceau et n’ayant pas encore le courage d’en finir, je te mens alors pour la deuxième fois : « Ok, si tu veux ! »
Toi, content et un peu rassuré : « Au fait, tu as toujours faim ? »
Moi : « Oui mais as-tu quelque chose que je pourrais cuisiner, genre des œufs, des pâtes, enfin quelque chose de bon mais de rapide ? »
Toi : « Oui, j’aime beaucoup les pâtes, je pense que je dois avoir de quoi en faire mais je ne suis pas très doué ! »
Moi, avec un sourire coquin : « Oh, ça tombe bien parce que moi, je suis plutôt douée ! »
Une grosse demi-heure, plus tard nous sommes à table, et la conversation tourne beaucoup autour de l’art, de nos goûts, couleurs et loisirs favoris, l’atmosphère est maintenant calme et détendue. Tu découvres aussi un peu étonné, mon aversion totale envers toute boisson alcoolisée, je pourrais même parler de réel blocage, de souvenirs douloureux dans l’enfance.
Toi : « J’aime beaucoup parler avec toi, je me sens bien. »
Moi : « Oui, cela me fait le même effet ! »
Au fil de la conversation, nous allons découvrir notre amour commun de certains vieux films, tu me propose d’en regarder un, ce sera là encore un grand moment de complicité, je me niche dans tes bras et n’en bougerai pour ainsi dire pas pendant plus de deux heures. Le silence n’est pas pesant, ni lourd, il est apaisant et nous berce en accord avec la douce mélancolie de la pellicule.
Puis le film terminé, son charme se diluant encore dans la pièce, tu me demandes : « Tu vis toujours ainsi au bord du précipice, sur le fil de la lame, tu aimes le danger de la vie ? »
Moi, prête pour un troisième mensonge mais y renonçant : « Tu sais la vie, je la sens pas toujours bien, alors le danger et sa perception, c’est très relatif… »
Toi, pas plus convaincu que cela : « Mais, tu dois souvent te sentir seule, sans attache, sans compagnon ? »
Moi, ennuyée du tour que pourrait prendre la conversation : « Tu avais promis de me jouer quelques-uns de tes airs à la guitare, t’as pas oublié ? »
Toi, légèrement décontenancé : « T’es une drôle de fille, il y a tant de richesse en toi mais on dirait que tu es la seule, à ne pas les voir, pire à prendre plaisir à les détruire quand tu t’en aperçois, ton goût de la destruction…. »Je ne te laisse pas terminer, je n’ai pas envie d’une psychanalyse, mes abîmes, je les connais, je les sonde au moins vingt fois par jour mais là j’ai pas envie d’en parler, je sais que tu as tout deviné, je sais que tu n’es pas persuadé que l’on ira au-delà des 24 heures, je sais et je sens que je dois bien faire attention à ce que tu ne découvres pas mon mensonge au niveau de mon identité, et je me rapproche de toi, je te demande de ne pas t’aventurer sur ces terrains mouvants, de ne pas gâcher notre jolie rencontre.

A regret bien sûr mais, tu y consens, tu prends alors ta guitare, et le temps va encore une fois de plus filer entre nos doigts, la magie va à nouveau flotter dans l’air, j’aime tes muscles qui ondulent sous les mouvements de tes doigts agiles et fusionnels avec les cordes de ta guitare, j’aime ta voix qui m’ensorcelle comme si c’était encore nécessaire de m’enserrer davantage dans tes filets.
Je me rapproche de toi, j’ai envie de toi et étrangement, je dirais presque j’ai besoin de toi !
Tu poses alors ta guitare et tu poses sur moi, l’un de ces regards à vous couper le souffle, j’ai au passage pris ton bonnet posé sur le fauteuil et je t’en coiffe de façon mutine, je me plais à te voir ainsi, torse nu et ce bonnet qui me nargue.
Toi : « Que dois-comprendre par ce sourire ? »
Moi, espiègle : « Que tu caches bien des trésors sous ce bonnet même si paradoxalement, il te va très bien ! »
Toi : « Oui, mais encore ? »
Moi, de plus en plus troublée : « Au fond, je vous aime bien, Monsieur Doré ! »
Toi, à la recherche de mon corps : « Mais, moi aussi Mademoiselle Léa, je vous aime beaucoup ! »
Je t’enlève ton bonnet, caresse une fois encore ta toison dorée et touche à présent ton corps qui me faisait si envie depuis un bon bout de temps comme les bonbons dans l’enfance, comme lorsque l’on a été puni et que la gourmandise vous livre aux affres de vos lèvres qui salivent deux fois plus que d’ordinaire, ton corps à ce pouvoir sur moi, je ne peux ni le nier, ni le cacher, ce serait d’ailleurs d’un grotesque inutile !



Nos corps vont recommencer à se parler dans le silence de la nuit débutante et toujours la pluie en bruit de fond, tu m’emmènes sur le canapé mais j’ai le désir de te faire comprendre que je veux satisfaire aussi mes envies de toi, te caresser c’est comme se balader dans des chemins de campagne où à chaque tournant du sentier se niche une beauté à découvrir, ton corps est la beauté masculine dans sa simplicité la plus troublante, tu es attentif et généreux, j’ai croisé peu d’homme enclin à cette propension lors de l’ébauche d’une rencontre, beaucoup quoi que l’on en dise, sont du genre, vite fait, bien fait mais pas toi !
J’ai le cœur, les mains, la bouche qui s’égarent en tes venelles dorées, je ne suis plus que volcan en tes abords, j’essaye de rester douce et tendre face à mes ardeurs que je sens de plus en plus violentes en mes reins, je veux prendre le temps de la découverte, de savourer le moindre de tes délices offerts ainsi si généreusement, un cadeau cela se déballe avec délicatesse et respect et lorsque tu me permets de goûter à ton intimité, je ne suis plus que milliers de larmes au bords du gouffre, ton pouvoir sur moi est déjà bien immense, il faudra que demain, je m’enfuis, vite, loin et à jamais, sinon, on va beaucoup souffrir tous les deux.
Ressentir au plus profond de ma bouche, ton plaisir est quelque chose que la pudeur ne peut qualifier puis vient le temps où tu désires à ton tour délirer en mes doux rivages, ce que je consens par le plus naturel des partages. Tes mains, ta bouche et ta langue sont alors les tentatrices les plus divines et les baumes les plus subtils à toutes mes blessures accumulées pendant plus d’une décennie, j’ai de plus en plus envie de fuir cet homme magnifique, sorti d’on ne sait où pour ainsi oser m’enlever le goût de ma propre destruction si parfaitement orchestrée depuis si longtemps.



Plusieurs fois avec douceur et patience, tu va m’emmener sur les hautes terres de la jouissance, là où la femme n’est jamais plus belle que lorsqu’elle sait qu’elle peut avoir confiance. Tu me fais là un présent d’autant plus beau que tu y livres non ton corps mais aussi ton cœur. Dès à présent, je suis résolue à te fuir dès que tu te seras endormi, tant pis si je suis d’une lâcheté sans nom mais je serai encore bien plus lâche si je dois te fournir la moindre explication. Ce que j’ignore encore, c’est que tu n’arriveras pas vraiment à dormir, inquiet de me deviner fuyante alors que je vais dormir entre tes bras comme un tout petit bébé, juste après avoir crayonné ta silhouette lovée à demi dans les draps de ton lit, tu es beau ainsi à l’abandon, à demi-sommeillant et m’invitant à te rejoindre.

FIN - 2e partie
Caliente
Illuna









Parlez-vous le belch, Monsieur Doré ?

Photos issue du forum "crazy-julien" - interview au grand journal- canal+
« Julien, fou de notre petite Belgique »

J’ai décidé de lui faire découvrir notre bonne vieille capitale le temps d’une soirée.
Une soirée livrée à cœur ouvert dans le monde de l’absurde, ce que bien sûr notre jeune nîmois ne découvrira que bien plus tard, alors au pied d’une aube nouvelle…
L’était donc pas au bout de ses surprises, le Jules, pas certaine qu’il s’en soit déjà tout à fait remis ! Bon, je vous explique donc cela, par le menu détail.

De fait, je lui propose qu’on se rejoigne vers 20h00 sur la Grand Place de Bruxelles, jusque-là aucun souci. Le Bibi a tout capté et tout compris !
Quand il arrive, il pleut à verse, et je lui dis : jour de drache nationale, il fait vraiment cru en plus on caille, eh, cela fait croller tes cheveux !
Blanc intersidéral sur son beau front tout plissé et cela n’allait pas être pas la dernière fois, je traduis donc : jour d’averse nationale, tout est mouillé, on se les gèle, eh, tu boucles d’autant plus ! Son sourire d’angelot revenu (faudrait pas que je nous le rende taiseux – comprenez taciturne), je lui propose une chique ou une boule, histoire de détendre l’atmosphère, mais là encore, un grand blanc, je lui réitère ma proposition, veux-tu un chewing-gum ou un bonbon ce, avant de lui proposer de s’aventurer dans le quartier des Marolles, lieu typique de petits bistros et charmants estaminets qui devrait le ravir, lui qui boit l’espace et pas que cela ! Son choix se porte finalement sur le chewing-gum, ce qui lui apporte aux joues, un joli carmin de gamin bien content de son sort, jusque-là ! Nous convenons à partir de là, de nous tutoyer, plus facile et plus convivial, ce qui semble lui faire d’autant plus plaisir.
Nous arrivons donc aux abords du petit café, endroit très prisé de la Capitale où je te confirme qu’afin d’éviter de faire la file, il faut donner tel que je l’ai convenu une bonne dringuelle, là une fois de plus, tes yeux d’un bleu intense me questionnent, à nouveau je décode pour toi, oui pardon, pour ne pas faire la queue, j’ai prévu un bon pourboire, là bon prince et rapide comme l’éclair, c’est toi qui donne le pourboire, précieux sésame débouchant sur un lieu des plus théâtral où se côtoient des copies de tableaux de différents peintres belges dont Magritte et Delvaux, ce qui semble ravir ton goût pour les « beaux-arts ». Je te dis aussi que nous aurons aussi droit à un petit spectacle (en fait une représentation unique des marionnettes du théâtre de Toone), une surprise tout à ton attention, ce qui a le don de t’interpeller, mais je ne désire pas t’en dire plus pour le moment. Je t’invite à t’asseoir sur le divan (encore tes yeux au plafond), et moi de te montrer le canapé. Je te demande alors, si tu apprécies le feu ouvert, bien que tu sembles avoir compris à demi, je précise : aimes-tu le bon feu de cheminée qui nous permet de nous réchauffer, ton air malicieux et enjoué me permet de comprendre que c’est un oui, franc et bien heureux de son sort.
Le garçon de salle (complice, je précise) te demande alors si tu veux boire une bonne pinte ou du pecket, comme tu ne lui réponds pas, quelque peu interloqué (par son accent volontairement et plus que jamais brusselaire), je joue à nouveau les intermédiaires en confirmant, veux-tu une bonne chope de bière ou une eau de vie dont ils ont le secret, tu optes alors pour une bonne et généreuse bière (évitons de préciser une bonne bière belge, c’est au moins aussi idiot que de dire en France, un pain français – pour nos charmants voisins, ce sont des baguettes !). Alors que le serveur te fait l’annonce des spécialités de leur maison, genre les caricoles, un bon filet américain ou bien encore une mitraillette, tu sembles une fois de plus perdu face à l’inconnu et à nouveau, je transpose les propos, veux-tu goûter des bigorneaux, un steak tartare ou une bonne baguette garnie de frites et de viande ? Je complète alors mes mots par un vif : nous avons le droit d’être goulafres, ce soir ! Mais tu décroches à nouveau et une fois de plus, je t’explique : on a le droit d’être goinfres !
Tu choisis finalement pour le steak tartare, et le spectacle va pouvoir commencer… (en fait pour moi, la représentation a commencé dès que nous nous sommes rejoint sur la Grand Place, mais de cela, tu n’en sais encore rien !).
D’ordinaire les marionnettes proposent soit un spectacle des mousquetaires, soit une variation de l’air de bijoux de Faust, ce soir, ce sera une adaptation plus que libre des mousquetaires (où les libertés prises ont pour but de t’amener sur scène, ce que tu ignoreras jusqu’à la dernière seconde). Le spectacle commence avec pour but avoué de te bousculer, le public ayant plus ou moins été mis dans la confidence. La première marionnette va s’adresser à toi, tout en remarquant tes difficultés à bien tout percevoir (elle va de fait mêler du brusselaire à nos belgicismes) jusqu’à constater que je te traduis tout et que tu ne ris qu’avec recul, ce qui donne : « Eh, menneke si t’es un zievereer, tu vas trouver plus fort que toi, nous on aime bien, babeleer et broebeleer, on est de vrai zwanseur mais si t’es pas un dikke nek, ni un dikkekop, tu risques rien ! » L’ensemble du spectacle sera à mesure, volle pétrole (comprenez, très vite), je m’efforcerai de t’offrir mes lumières, de te faire comprendre que si t’es un drôle d’oiseau, tu vas trouver plus fort que toi, ils aiment parler et radoter (bégayer), ce sont de vrais blagueurs et si t’es pas un gros dur ou un traître, ce devrait aller ! Là, la marionnette lance, eh, il est pas un peu zot (idiot)? Eh, non juste c’est pas un zinneke ni un ketje (un titi brusselaire), il a tout à apprendre ! Tout le spectacle aura pour but d’attirer ton attention et de t’obliger à mémoriser toutes ces expressions que tu seras ensuite obligé de redélivrer avec plus ou moins de succès ! A ta décharge, tu vas jouer le jeu et plutôt bien t’en sortir, ce qui te faudra les applaudissements des spectateurs et une bonne pils (une bonne bière blonde) pour arroser ce gosier qui a été mis à belle contribution !
A la fin du spectacle, tu me demandes si on s’exprime tous ainsi à Bruxelles, je t’avoue alors que pour le folklore, oui et dans la vie de tous les jours, c’est peu probable quand comme moi, on a une grand-mère française qui vous a élevé !!! Je t’avoue alors que ton amour dévoilé pour la Belgique m’a donné envie de tester tes capacités d’adaptation à toutes nos diversités !!! Et que tu n’en as pas encore fini avec ton apprentissage, reste les différents patois, ceux du Hainaut, là je peux m’en charger aussi mais pour les patois de Liège, je peux te confier aux bons soins de Lucrezia, de Martine et pour la région de Namur, peut-être à pomme ? Bref t’es pas au bout de tes peines !
Bon, là très gentleman, tu me raccompagnes et pour tes frais, je vais te faire la baise. La quoi, me dis-tu, ah, oui désolée, je voulais dire une bise, un bisou ! Pas encore au point, notre Bibi, il faudra des heures de révisions, voir avec un peu de chance, des mois… en bonne maîtresse, j’ai toujours eu un faible pour les élèves, un peu lent, limite cancre, allez donc savoir pourquoi ?

Caliente
Illuna



samedi 23 février 2008

Juste une "tebi", juste une de plus dans un océan de "tebi"...

Photo-montage de Cath issu du forum "crazy-julien" - mil mercis
« Etre ou ne pas être Bibi »

Bibi est donc bien une « tebi » et des plus singulières
Bibi est aussi comme les canaris, un emplumé de première !
Bibi est donc bien gouverné par ses hormones « mâles »
Bibi, noir désir sur tapis rouge, et les sauterelles râlent
Bibi, arrête de sourire, tu vends trop bien ton âme au diable
Bibi, oiseau rare, qui ridicule, nous propose l’impensable
Bibi, affreux titi, fait bien attention aux griffes des chattes
Bibi, Lolita incendiaire, qui nous met la tête en mil « éclates » !
Bibi, qui comme toutes les « tebi » manque de tact et d’égard
Bibi, prends garde à toi, mes « soeurterelles » n’aiment plus ton art
Bibi, moi je te le dis, à ce petit jeu-là, elle vont aimer le Quentin
Bibi, tu sais lui, de temps en temps, à ses « fans », il fait du bien !
Bibi, moi je suis là, fidèle comme toujours mais en mode détresse
Bibi, si tu les blesses encore, je te mords pour de bon, les fesses !!!

Caliente
Illuna

vendredi 22 février 2008

24 heures dans la vie de Julien - 1ère partie



« Julien, pardon si je t’ai menti mais c’est bien mieux ainsi ! »

Il fait un temps de chien et mon humeur est en parfait accord avec le ciel morose de ces deniers jours.
Je reviens d’un séjour de plus d’un an en Angleterre, je pensais que ma passion pour les arts me délivrerait de mes démons, mais non, j’ai toujours bien la rage en mes entrailles, et ce depuis maintenant plus de douze ans, douze ans que je me venge de l’homme de ma vie en foutant la mienne en l’air !
J’ai 31 ans, je ne le sais pas, mais dans un mois, tout cela n’aura plus aucune importance, aurais-je agi différemment si j’avais su, pour peu j’en doute puisqu’à l’incompréhension, j’y aurais sciemment alors ajouté la souffrance et quelque part, tu es sans doute le seul homme que j’ai rencontré et à qui, je n’ai voulu faire aucun mal mais on n’oublie pas ses blessures du jour au lendemain, et encore moins en 24 heures !
Là, je fais un détour sur Paris avant de rentrer définitivement à Bruxelles, il y a une exposition qui m’intéresse ainsi qu’une foire aux livres, mes seuls dérivatifs à mes propres dérives.



Je suis arrivée trempée et énervée par ces trombes d’eau mais là si je baigne c’est de plaisir, enfin quelque chose qui m’apaise, ces tableaux sont magnifiques, j’ai envie de m’isoler pour les apprécier davantage, le guide me stresse, il semble vouloir boucler le tour d’horizon au pas de charge, d’un regard, je lui fais signe que je désire m’imprégner de l’atmosphère d’un tableau, ce qu’il semble parfaitement comprendre, ouf !
Les minutes passent, une demi-heure, je suis perdue dans mes pensées, j’ébauche un croquis et comme toujours j’y ajoute quelques vers, un rituel qui me permet de me glisser dans l’œuvre.
Puis, je sens un regard plus appuyé sur moi, un mec, bonnet vissé sur les oreilles me regarde, pardon, me fixe, si au moins il souriait, je pourrais chasser mon embarras tout en lui rendant son sourire, mais là rien, c’est bien moi qu’il dévisage mais me voit-il vraiment ?
Je ramasse mes crayons et je me rapproche de lui, tout en lui disant de façon sauvage et impromptue : « Ce n’est pas bien d’enlever les gens à leur quiétude et de plus j’ai horreur que l’on me dévisage ! »
Réponse immédiate : « Et que fait-on si j’aime vous regarder ? »
Sa voix est calme, basse, pausée, elle m’apaise presque, je lui réponds honnête : « Je ne sais pas et je crois que je m’en fou ! »
Lui, tout de go : « Non, ce n’est déjà plus vrai ! »
Moi, de plus en plus interpelée : « Pardon, si je suis lente à comprendre mais de quoi parlez-vous ? »
Lui, tout sourire (et, il a un de ces sourires…) : « Je parle du plaisir que vous avez à parler avec moi, à jouter verbalement ! »
Moi, un peu plus charmeuse : « Vous, vous ne semblez douter de rien ! »
Lui, quelque peu confus : « Moi, oh, mais je doute de tout et de tout le monde, je peine à me sentir en confiance mais là pour la première fois depuis quelques temps, je me sens juste bien, et toi ?
Moi, faussement effarouchée « Alors, on se tutoie ? »
Lui, délicieux et malicieux : « Oh, oui, dis-moi que tu veux bien, au fait moi c’est Julien… Julien Doré »Là, il me tend la main, ses ongles sont horriblement rongés, il en semble presque désolé mais moi, cela me fait sourire.


J’accepte enfin sa main, elle est chaude, presque petite pour un homme, douce aussi, oui Monsieur Julien Doré, vous êtes un homme désarmant et troublant, ce qui d’ordinaire, depuis très longtemps, une éternité, en fait plus d’une dizaine d’année, a le pouvoir de me mettre en mode défensive mais là sans aucune explication, je me sens calme, sereine et détendue.
Julien garde ma main dans la sienne et semble attendre l’ébauche de mon identité, ce que je consens dans le plus inutile des mensonges : «Enchanté, Julien mois c’est Léa Dorane »
De fait, chaque fois, que je sens le danger, la probabilité de m’attacher, je ressors le bon vieux Léa, mon deuxième prénom et pour nom de famille, celui d’amis rencontrés, il y a quelques années.
Moi, interrogative : « Julien Doré, une quelconque parenté avec l’illustrateur ? »
Ce qui a le don de te faire sourire : « Oui, de fait, arrière-arrière petit neveu, enfin quelque chose comme ça ! »
Moi, désolée d’avoir « merdé » : « Oups, je ne savais pas qu’il valait mieux éviter le sujet »
Toi, tout sourire : « Non, c’est pas ça, c’est juste le bonheur de rencontrer quelqu’un qui ne me connait pas, quelqu’un de « frais » envers moi, en fait quelqu’un qui me parle par ce que je suis un mec avec un bonnet, un peu impertinent, là tu vois ce que je veux dire ? »
Moi, prenant un air mystérieux : « Pourquoi, t’es connu ? »
Toi, super heureux : « Oui, je commence à être connu, j’ai un album sur le feu et je vais faire des concerts »
Moi, un peu circonspecte « Sorry, je ne voulais pas te vexer ! »
Toi, sourire jusqu’aux oreilles : « Eh, tu ne me vexes pas, tu me fais au contraire super plaisir ! »
Moi, enfin tout sourire : « Je reviens d’un long séjour en Angleterre, la raison sans doute de mon ignorance »
Toi, hésitant : « T’accepterais de passer un moment avec moi, genre copain et plus si affinité ou bien, l’idée t’es carrément insupportable ? »
Moi, frondeuse : « Oh, j’en ai vu d’autre, c’est pas ta proposition qui va me retourner les sens ! Et, on ferait quoi ? »
Toi : « Alors, t’es partante pour 24 heures ? »
Moi : « Pourquoi, tu tournes dans la série ? » ou « Quelque chose sur le feu, après ce délai ? »
Toi, s’approchant dangereusement : « Tu sens bon, t’es belle, je suis célibataire, je suis libre au minimum pendant 24 heures, en fait j’ai claqué la porte du studio, j’avais besoin de changer d’air et puis je t’ai vue, là, seule, triste, sublimée par l’art, et j’ai craqué, c’est mal ? »
Moi, libidineuse : « Craqué, rien que cela… alors on est les rois du monde pour 24 heures ? »
Toi, presque émoustillé: « Craqué, oui mais on ne se promet rien, on ne se doit rien, on ne se reverra sans doute même pas, ça te va ainsi ? »
Moi : « Oui, allons-y, soyons fou ! »
Toi, étonné du résultat de notre conversation : « T’es pas banale ! »
Moi, toujours mutine : « Toi, non plus ! »
Toi : « Je te propose de parcourir ensemble les différentes galeries, d’aller boire un café, de se découvrir… qu’en dis-tu ? »
Moi : « Ok, mais ne t’attends pas à monts et merveilles, je suis un peu sauvage… »
Toi : « Parfait, comme ça pour moi, les femmes d’ordinaire sont toujours trop bavarde ! »
Moi, faussement frustrée : « Oh, bonjour l’idée macho à quatre sous, deux centimes ! »

Julien remarque alors que j’ai une petite valise et me la prends de suite des mains avec un grand sourire et un : « Il ne faut pas trahir ma réputation de sale macho ! »

Nous allons alors évoluer comme dans un cocon, les toiles et les peintures nous servant d’alibi, tu es passionné par l’art au moins autant que moi et nos envolées deviennent lyriques ! Comme convenu, nous nous dirigeons ensuite vers un établissement de ton choix afin de partager un café ou tout du moins une boisson bien chaude.
Tu as choisi un petit coin intime, une douce chaleur veille à notre confort, et là tu enlèves pour la première fois, Monsieur Bonnet, celui cache en fait une superbe toison d’or, sa masse est d’une sensualité à tomber, je n’ai qu’une envie, y plonger ma main, mais tu sais sans soute son pouvoir alors que tu remarques mon trouble et que tu m’adresses un « Tes cheveux aussi sont magnifiques, tu dois en avoir grand soin ? ». A vrai dire, c’est à peu près la seule chose de mon être que je ne maltraite pas trois fois par jour mais ce genre de détail n’est pas à l’ordre du jour et pour unique réponse, je te lance un « Les tiens ne sont pas mal, non plus, une vraie invitation à y plonger la main… ».


De façon soudaine, tu t’approches et tu m’invites à plonger ma main dans cette tignasse ébouriffante qui ne semble plus attendre que mon bon vouloir, sans retenue, ni pudeur excessive, je promène ma main à l’orée de ton cou et doucement je noie mes doigts dans la soie de tes mèches et sans que tu ne t’y attendes ni que je l’ai calculé j’incline légèrement ta tête afin que mes lèvres trouvent tout naturellement le chemin des tiennes, elles sont douces, chaudes, presque fragiles. Je connais le pouvoir de mon corps, de mes yeux, de mes cheveux, et souvent, bien trop souvent, j’en use voir j’en abuse mais là, je ne veux pas de ces jeux-là stupides et imbéciles, je ne veux rien d’artificiel, je serai et resterai ton inconnue mais le souvenir t’en sera délice ! Face à ses lèvres que j’entrouvre avec tendresse, je désire n’être qu’une femme face à son désir, tu te laisses faire bien que je te sente quelque peu trembler, mes lèvres goûtent aux tiennes sans les forcer, sans les brusquer, je veux que tu t’habitues à ma chaleur, à mon odeur, à ma bouche, je ne suis que tentatrice pas séductrice, j’espère que tu seras le premier des deux à tenter le french kiss mais si j’ai crains un instant ton refus devant mon audace, il n’en est que plus émouvant lorsque je sens ta langue qui cherche enfin la mienne, tes mains ont alors pris ma tête, tout doucement tu nous sépares afin que ton regard interrogateur puisse rencontrer le mien, dans ce regard, j’entends des « c’est bien, ce que tu veux, alors tu veux vraiment ? » auquel ma seule réponse sera « un hochement de tête avec un grand sourire », tu prends à ton tour ma bouche, l’entrouvre et me donne la plus charmante définition du french kiss que j’ai reçue depuis longtemps, de fait dès que tu me touches, je me sens belle et fragile, et le plaisir n’en est que plus vif parce que je sais que tu as compris que je n’embrasse pas (et même si les faits ne parlent pas en ma faveur) le premier venu. Ta force tranquille, tes douces hésitations, la façon dont tu parles avec les yeux, tout en toi me touche, ton baiser est intense, brut mais je ne me dérobe pas et je te rends toute ta sensualité, toute ton animalité. Lorsque tu choisis d’abréger notre baiser, je sens que tu as une question aux bords des lèvres et je t’encourage à mon tour à la formuler.



Tu me demande alors « Veux-tu venir chez moi, j’habite à deux pas ? »
Moi, hésitante : « On ne parle plus de copain, copine-là, on est dans un autre trip ? »
Toi, embêté : « Oui, un tout autre trip, mais il n’y pas d’engagement juste une envie farouche, tu le comprends ou pas et si oui, tu l’acceptes ? »
Moi, haussant les épaules : « Alors pas de deuxième petit café, pas de promesse, ni de toujours, pas de mariage dans un an, pas de bébé dans deux ans, enfin pas d’emmerde, oui si c’est de ce côté sans lendemain dont tu parles alors cela me va parfaitement bien ! »
Toi, de plus en plus intrigué ; « Tu es habituée à ce genre de proposition ? »
Moi, morte de rire : « Tu me demandes si je suis une fille facile, une putain ou une nymphomane ? »
Toi, cramoisi : « euh, oui, euh, non bien sûr que non, je suis juste étonné… »
Moi, plus vive : « Etonné que j’agisse comme un mec, que je me foute des conventions, oh, il n’y a rien de grave à cela, juste un con qui m’a brisé le cœur, il y a un peu plus de douze ans, maintenant, si tu veux des détails, ne compte pas sur moi ! »
Toi, confus : « Un vrai con, celui-là mais n’empêche que tu as dû beaucoup l’aimer pour en souffrir encore comme ça après autant de temps ! »
Moi, agacée : « Tu veux que je reste, alors évitons le sujet ! »
Toi, de plus en plus confus : « Désolé, je ne suis qu’un autre con ! »
Moi, toujours irritée : « Tous les mecs sont des cons, la seule manière de leur rendre la politesse, c’est de les b…. »
Toi, soudain très vif: « Les baiser, alors va-y venge-toi, baise-moi ! »
Moi, sur le même ton : « C’est loin ton appartement ? »
Toi, plus qu’impératif : « Non, viens ! »

FIN – 1ère partie -
Caliente
Illuna





Ange en transition

Caps issue du forum "crazy-julien" - émission "Le Morning" - M6
« Problèmes en cascade avec un ange »

La nuit nous a livré le petit matin avec sur tes lèvres, un sourire enfantin, et de m’entendre te demander combien de lieux allons-nous encore ainsi tester au fil de nos corps à corps te met en devoir de me répondre, mais autant qu’il te plaira, si tu me fais confiance, aucun ne nous posera problème puisque nous serons ensemble
Mais que voilà donc une charmante réponse, mon ange à l’humeur de diablotin, et au moment où notre baiser devient plus exigeant, qui est-ce qui retentit tonitruant et trompetant à souhait, ton cher ami, Monsieur le gsm, pas vraiment mon meilleur copain celui-là depuis qu’on est ensemble
De fait, ton humeur au fil de la conversation change, tu as maintenant tes yeux orages qui me fixent, je n’ai pas bien perçu la voix à l’autre du bout du fil, ni ce qu’elle amenait comme lot de problèmes mais ils sont là, et déjà ton expression à plus rien ne ressemble
Tu raccroches, je me hasarde à une unique question et tu ne daignes même pas me répondre, sans plus attendre, je me lève, décide de m’habiller avant que ma colère ne monte aussi et de m’en aller au plus vite, ce avant que nous ne fassions des étincelles, ensemble

Tu me rattrapes alors d’un bras ferme, je te demande de me lâcher, ce que tu fais dans l’instant tout en t’excusant et m’expliquant la totalité du problème, de le faire semble te soulager, la salle qui doit vous accueillir ce soir a connu un début d’incendie et tu ne sais pas si une partie de vos instruments ne sont pas déjà sur place
Comprenant que ce nouveau soucis va meubler ta journée, je te demande si ma présence ne va pas être plus d’embarras qu’autre chose, mais tu préfères si je le peux, que je reste avec toi, ce que j’accepte sans trop de mal sauf si je dois te servir de défouloir, tu me promets alors de bien veiller à ce qu’il n’en soit rien, tu feras en sorte que rien ne m’agace
A voir et à vivre mais je me lance, tu passes prévenir les autres et leur dire qu’avec ton véhicule, nous allons immédiatement tous les deux sur place, tu leur demandes de régler les derniers détails ici et de nous rejoindre, tu sembles presque serein et détendu, nous parlons de notre appartement et d’une idée que tu as eu pendant la tournée, le temps passe
Très vite, nous arrivons sur place, par chance votre matériel a été épargné ce dont tu avertis les autres, mais vous ne saurez que vers la fin de l’après-midi si le concert pourra avoir lieu, ce que tu apprécies moyennement, tu dois revoir certains détails avec ton manager de la tournée, je voudrais m’éclipser mais tu me retiens d’un baiser sur la main, puis vient le temps des grimaces

Plus tu parles à ton manager de la tournée, plus tu fulmines, j’en ignore les raisons mais la résultante en est évidente, lorsque tu raccroches, tu respires un bon coup et m’explique que dans le cas de petites salles, ce n’est pas toujours évident et que patienter est la meilleure solution
Mais ta déception a atteint son maximum car deux dates de la tournée semblent menacées, et une troisième, la suivante a été annulée, bref bordel intégral dont ton manager va s’occuper, je t’emmène promener, un bol d’oxygène, puis déjeuner même tardivement il n’est jamais inutile de prendre des forces, en bonne opposition à tes désillusions
Tu me confirmes ensuite que tu seras donc plus de huit jours au repos, je te propose alors de t’emmener dans le mât Provençal de mes parents, un peu de soleil sur cette peau claire et ses idées noires, me semblerait un composite idéal, pour redorer ton moral et ses ambitions
L’idée a illuminé ta journée, quoi qu’il soit arrivé ensuite, tu l’as vécu le plus sereinement du monde, les autres du groupe n’en revenant pas de te voir si détendu dans tout ce foutoir, finalement le concert a pu avoir lieu et tu as mis a profit ta bonne humeur retrouvée pour t’éclater, l’ambiance a suivi et cette date a tout pour devenir l’un de vos meilleurs souvenirs, et puis nous filons

Loin des ennuis, loin de tout ce qui n’est pas nous, nous passons à notre appartement où dans la mouvance nous profitons de notre bonheur que nous laissons éclater dans chaque pièce de notre doux nid qui inspire le flux diluvien de nos amours
Là, à te voir si beau, si serein, si détendu, j’en ai presque les larmes aux yeux, j’aime toujours autant goûter à tes caresses, celles-ci prennent souvent le temps de la séduction, tu aimes les préliminaires autant que les après et tu le vis sans détour
Et t’embrasser, c’est comme quand j’étais petite, je rêvais toujours de ma prochaine glace à la vanille, un processus de gourmandise que je retrouve à chaque fois que tes lèvres s’entrouvre pour un baiser, jamais tu ne bâcles, tu as des mots précieux et glamour
Pour définir l’effet de nos étreintes mais il n’est nul besoin de trop m’en dire, je vois bien que notre relation t’épanouit, que tu arrives à vivre bien plus sereinement les problèmes, tes mains sont en mode « perpétuelle recherche » de mon corps, tu m’appelles ta « belle-de-jour »

Pas certaine, que mes nuits y trouvent leur compte mais ce qui fait mon plus grand bonheur, c’est que tu sois un tactile, toucher te rassure, caresser t’enivre, parfois aussi je surprends ton regard qui me cherche dans la foule, lancer à l’assemblée un mot avec humour
Alors que tu sais parfaitement que je serais la seule à bien comprendre ce que tu veux dire, tu aimes de plus en plus créer des espaces de jeux entre toi et moi, des bulles de complicité qui sont aptes à nous combler alors qu’il y a des gens aux alentours
Comme lorsque tu es fatigué et que tu as besoin de tendresse, tes yeux me semblent alors le plus beau des appels au secours, le genre d’appel auquel je ne résiste jamais, j’aime te chérir et j’ai découvert il y a peu que tu aimes aussi cela en public, sans détour
En toute simplicité, tu cherches souvent ma main, tu aimes me donner de doux baisers dans le cou, il existe maintenant entre nous, une réelle douceur de vivre mais celle-ci n’altère pas les surprises que nous aimons nous ménager, l’un, l’autre, au fil des jours

T’aimer me semble toujours une grande aventure, le temps de la découverte avec toi semble infini, trois, quatre, cinq mois à s’aimer comme des fous et pour la première fois, je n’en ai jamais assez, je devrais en être ravie mais j’ai juste peur de me réveiller un jour
Le temps d’un bagage ou deux, tu t’es mis à la guitare et tu fredonnes une mélodie avec des paroles qui me sont inconnues, je te vois prendre des notes, cela aussi est nouveau pour moi, tu es dans ta sphère mais quand tu en sors, c’est avec un sourire qui mange ton visage, je voudrais que ce moment rime avec toujours
Parfois, il m’arrive de crayonner, d’essayer de te croquer dans une position qui inspire mes feutres, je voudrais t’offrir un portrait de toi mais je n’ai pas encore réussi à capter ce que j’aime tant chez toi, un jour j’y arriverai à capturer la vie sauvage qui bat au fil de tes contours
Mais je pose mes dessins, la musique m’attire vers toi irrésistiblement, je me retrouve à écouter le son de ta voix, ses variations chaudes et rondes, ta tessiture, parfois basse, parfois rauque, ton chant m’enivre comme le bon vin, tu te rends compte de mon approche tu me demandes alors si j’aime, comment répondre non, est-ce là une autre définition de « tomber » en amour ?

Caliente
Illuna