mardi 15 juillet 2008

Soirées parisiennes - neuvième coup de coeur - l'ennui chic en fer de lance...

Photos prises lors d'une première "cinéma" obtenues via forum "crazy-julien"
« Les soirées parisiennes »

Les soirées, bon chic, bon genre, en apparence, les boites de nuit pour bobo, les bars « branchés » façon « eighties », entre délires entre copains, rencontres d’un autre type et histoire sans lendemain.

J’ai toujours été bien plus dans mon élément au milieu d’une prairie entre vaches et pâquerettes que dans le décorum délirium des nuits impromptues et désormais révolues.

Alors, suivant les trois grandes possibilités, c’était fun, archi fun ou pas !

Commençons donc par le « chelou », par le gerbant, par le bas de l’échelle qui vous rattrape au détour d’un besoin naturel à force de s’abreuver de limonades et de cocktails aux noms improbables. Petit « relooking » à 3h du mat’ via œillades complices au travers du miroir et puis là, soudain, cela déraille, une môme défoncée, rampe et perd déjà toute dignité à travers son vomi, là, plusieurs choix, tu fais comme si tu l’avais pas vu, histoire de te tirer le plus dignement possible d’un mauvais pas, tu fais ta garce et tu râles de la merde qui te tombe dessus mais tu ne peux t’en aller ou soit, tu connais les gestes de secours et si tu refuses ton aide, alors tu vaux pas grand-chose… de toute façon, ta soirée est finie !!!

Mais heureusement, il existe aussi quelques plaisirs que l’on ne peut nier à ces soirées, entre potes, c’est souvent l’éclate et le délire intégral s’achève souvent au petit matin, les paupières lourdes mais le cœur léger de souvenir que tu déballeras lors d’un repas, dix ans plus tard et qui fera rire tout le monde pour la centième fois. Les copains, c’est sacré et encore plus leurs bêtises ancestrales.

Et alors, il y a aussi les soirées dont on n’attends rien, si ce n’est de s’y emmerder ferme et puis soudain un regard, un seul et plus rien d’autre au monde n’existe et cela même si cela doit s’avérer sans lendemain, ce soir, cette nuit, la fusion, l’osmose seront totales à l’épouse du premier regard, ce regard qui vous dira les mots bleus, ceux qu’on dit avec les yeux, parler me semble ridicule, je m’élance et puis je recule, tous les mots, tous les mots bleus… le réveil est souvent le plus difficile surtout lorsque l’on a décidé de s’enfuir sur la pointe des pieds, sans laisser de mot, ni d’adresse… mais le souvenir unique n’en est que plus intense…

Bon, surtout ne jamais être dupe de la bourgeoisie stagnante, de l’hypocrisie ambiante, du « m’as-tu vu » de circonstance, de la banalité réconfortante, de l’inconnu en formule décapante et de certains codes qu’il n’est pas bon d’ignorer et qui à défaut vous retombent bien cinglants sur la figure à l’heure où souvent l’on prélève les ordures en banlieues ou en zone urbaine.

Bref, soirées parisiennes ou non, j’appréhenderai la « chose » en résumant le contexte majeur par un « il est de bon ton de jouer le jeu » mais au moment de la phrase fatidique « faites vos jeux », vous n’êtes pas toujours assuré de jouir des meilleures « cartes » donc prudence et patte blanche, le tout saupoudré d’un sourire dent de Loup, ce pour cacher et protéger le petit cœur d’agneau !!!


Avec ces préceptes, j’ai réussi au fil du temps à ne garder de ses soirées, que le meilleur, ce qui n’est déjà pas si mal dans un milieu où d’emblée la fumée de cigarette ne m’asperge pas de volutes bleues de bienvenue mais davantage va mettre ma gorge et mes yeux de biche à rude épreuve…mais que serait une soirée sans la « gluante » au bec, enfin pour certains, c’est un exercice de style voir tout un art, genre prendre la pose et penser à autre chose…dieu merci je n’ai jamais eu besoin de cet artifice pour capter l’attention, ouf l’honneur, le mien est sauf !

Que demander de plus à ces stéréotypes stériles, vitrine avérée contre l’ennui nocturne ???

Caliente
Illuna


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