mardi 30 octobre 2007

Suite du feuilleton, des reprises.

Bien encore le merci à "Mamzelleelfie" du forum "crazy-julien" pour ses inestimables photos qu'elle m'a permis d'utiliser pour mon blog



Pour répondre à l'une de nos douces "crazys" , mais aussi en simple regard de ce que Julien arrive à faire d’une « simple » reprise, j’ai hâte d’un album rien qu’à lui, avec pour seul emprunt et bagage, l’héritage de sa culture.

Mais Baltard encore bien vivace dans nos mémoires, il en suffit pour preuve l’émoi qui a résulté suite à deux des derniers textes de l'une d'entre-nous, et ce qu’ils ont réveillés comme souvenirs puissants en nos mémoires, du plus émouvant au plus troublant, voir au moins avouable.

De plus, cet exercice de reprise, il le cultive et le prise au travers de son deuxième groupe « The Jean d’O….. », il en suffit pour dernière démonstration la brillantissime réinterprétation des « Démons de Minuit » dont on se demande ce qu’elle a encore bien de commun avec la version d’origine. Maintenant, quand j’entends ce titre ou le fredonne, je suis loin, mais très loin, de la version festive d’origine.

Je suis imprégnée d’une houle et d’un appel à moins de solitude, touchée, bouleversée par le flot lent de la musique avec lequel sa voix enserre parfaitement nos esprits et nos émotions. Oublié l’hymne presque disco de départ.

De fait, les reprises de Julien résonnent à mes oreilles comme des chansons originales, ce qu’elles sont finalement à plus d’un titre.

J’en prends pour exemple la très belle chanson, « La complainte de la butte », qu’elle soit livrée par son interprète d’origine, par Bruel, Cabrel, ou dans le film « Moulin Rouge », elle est magnifique mais fredonnée, on ignore quelle version, nous susurrons.

Anonymat loin d’être applicable à Julien, tant il laisse une emprunte, une trace indélébile au niveau de son style, ses mélopées sont comme sa voix, irrésistiblement et passionnément hors normes.

Suivant un post, entraperçu au détour du forum, paraîtrait même qu’il ait fortement impressionné les nouveaux candidats de la Star Ac, en tout cas, une partie, et que lorsqu’ils fredonnent une chanson, cela s’avère être la version de Julien. Puissant, le bonhomme, et dévastateur.

Vous pourriez me citer beaucoup de reprises qui une fois chantées, parlent plus du chanteur que de son contenu, quand on chantonne du Julien, on sait que c’est de lui, et le chanteur original, parfois même, on a oublié, soit sa version, soit son nom, tant tout et rien revient au concept de Julien, pattes et griffes profondes sans pitié pour ce qui a vécu avant lui.

Tout cela pour en arriver au deuxième texte que j’aurais plaisir à entendre chanter par notre divin Doré.

Cette chanson s’intitule Daisy, elle est une de mes préférées dans le répertoire de Christophe, en bonne place entre Les mots Bleus et Dolce Vita, tout aussi baignée d’une musique envoutante que les deux autres, elle jouit même si elle est moins connue, d’un très beau texte dont il m’est difficile de croire que Julien, ne l’ai pas remarqué.

Lui, qui porte un intérêt tout particulier à son aîné. J’en ai, comme hier, choisi un couplet et le refrain, je pense qu’il ne pourra vous sembler anodin :

« Rejoue-moi ce vieux mélodrame,tes longs couplets à fendre l'âme
Je n'en voyais jamais la fin comme dans ces vieux films italiens
Rejoue-moi ce vieux mélodrame, tu sais la scène où tu t'enflammes
Tous ces sanglots, tous ces chagrins, je crois que les aimais bien.

Juste un grand cri, pour que résonne l'étendue de nos envies
Daisy, reviens-moi Daisy
car je te sens qui, croque les grains de ma folie »

Cet extrait lie le comportement d’une femme, aimée sans doute, au mélodrame enclenché par le concept souvent exagéré du cinéma italien, qui peut être des plus souverain comme « La vita è bella » de Roberto Benigni, ce qui nous relance aussi vers Julien dont le rêve, le grand rêve le porte tel qu’il nous l’a confié dans Playboy vers le cinéma.

Et, puis quand on sait, à quel point il aime se triturer l’âme et l’esprit, là encore la phrase déclinant, « je crois que je les aimais bien », devient encore plus chère à nos cœurs.

Et pour le grand cri, je l’associe volontiers au crescendo qu’il nous délivre dans certains finals de chansons, répondant ainsi plus que particulièrement à l’étendue de nos envies.

Quant à « croque les grains de sa folie », je crois que nous pratiquons allégrement cet exercice, tous les jours.

Juste pour le fun, je vous délivre une partie des paroles de « Plus bleu que le bleu de tes yeux », j’ai bien conscience qu’elle ne serait pas à proposer à Julien, mais cette chanson qui a plus d’un demi siècle, nous parle tellement bien de lui, que je n’ai pas résisté, et donc, à nos émotions, mais lesquelles ?



« Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.
Plus blond que tes cheveux dorés
Ne peut s'imaginer,
Même le blond des blés.
Plus pur que ton souffle si doux,
Le vent, même au mois d'août,
Ne peut être plus doux.
Plus fort que mon amour pour toi,
La mer, même en furie,
Ne s'en approche pas.
Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux. »

Mais les merveilles de cette chanson interprétée par Piaf mais écrite paroles et musique en 1951 par Charles Aznavour, ne s’arrête pas bien sûr à un couplet, mais … je trouvais celui-ci, si parlant pour chacune d’entre-nous.

Petit plaisir, deviendra grand.

Caliente
Illuna

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