dimanche 7 octobre 2007

Veni, vidi, vici .... Ave Virguleum ...


"Quand l’amour te donne des ailes …"


Ce n’est pas toujours une affaire de publicité, c’est parfois un petit chien qui renaît au moment où l’on ne lui aurait plus prêté une once de chance quand à sa longévité.

Qui remercier, le vétérinaire qui a finalement eu la main heureuse, ou Dieu s’il existe, et qui nous a fait là un bien beau cadeau.

Allez savoir, et pourquoi ne pas remercier tout le monde au passage, ce afin de ne vexer personne.

C’est tellement de bonheur de retrouver notre petit trésor au mieux de sa forme, qu’à tout moment l’on pourrait craindre une rechute d’autant plus que l’on ignore toujours les raisons à l’origine de sa grande méforme.

Oh, il se trouvera bien des gens pour ne pas comprendre l’intensité de l’amour que l’on porte à cette petite bête mais tous les trois, nous avons vécu un drôle de mois, un bien long et sinistre mois, la maison oscillait entre le mouroir et un absurde espoir qui refusait obstinément de vaciller et de s’éteindre.

Et s’il en est un qui ne m’a jamais trahi dans les moments intenses et graves, c’est mon instinct, le signal d’alarme n’ayant, de fait, jamais franchi le point de non-retour en ce qui concerne notre petit amour.

Je me dois de rassurer les sceptiques, cette faculté je ne la possède point en matière d’argent, juste au niveau de ceux que j’aime, et ce n’est déjà pas si mal, cela aide bien en cas de période de crise.

Et qu’il est doux à notre cœur de s’émerveiller de ses progrès, il mange avec appétit, il boit sans plus la remettre son eau fraîche, il marche enfin correctement sur ses quatre pattes quand il ne gambade pas tout simplement et prudence avec les escaliers désormais interdits même si son dos n’est pas en souffrance, il satisfait aussi à l’examen vital des besoins, il remue la queue, oui, oui, c’est très important, car cela veux dire qu’il prend à nouveau du plaisir à vivre, sinon, à quoi bon.

Les boni, sont quant à eux, des plus délectables, comme de le voir à nouveau négocier quant à ses goûts et préférences, il joue avec ses os et ses bonnes vieilles balles de tennis le font toujours se pâmer de bonheur dans l’herbe tendre, et ses yeux, ses merveilleuses prunelles sont à nouveau au bord de l’espièglerie, et son pelage, comme le faisait si bien remarquer papa, est lui aussi des plus luisant, et l’odeur de sa peau tient aujourd’hui plus du bébé cadum que du futur défunt.

Merci la vie, merci le hasard, merci l’espérance, merci Dieu de la vie ou de la science, merci, merci. Notre maison rayonne de ses plus belles couleurs, son âme n’a plus de sombres et funestes destinées, et son cœur s’est remis à battre de belle façon.

A notre bébé bulle, à notre petit oiseau sans plume dont le tendre duvet se niche au plus profond de son cœur.

Tes trois grands nigauds de parents, qui semblent si peu de chose sans toi.

Caliente
Illuna

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