samedi 6 octobre 2007

Ce matin, ...


Et toujours un aussi grand merci à "1967" dont la beauté des photos n'a d'égale que son gentil accord pour que je puisse les mettre sur mon blog - le tout provenant du forum "crazy-julien"




« Fin d’esclavage »

Ce matin, c’est chagrin
Ce matin, c’est ras-le-bol et dédain
De toi, j’ai comme un énorme, trop plein
Depuis toi, je manque d’allant et d’entrain
Et, oui regardes moi bien, là c’est la fin.

Ce matin, plus de câlin
Ce matin, tu n’es plus mon chérubin
De toi, il faut que je me libère, que je récupère
En toi, tout m’indigne et m’exaspère
Et, de ce regard ahuri, ébahi, moi je quitte l’enfer.

Ce matin, mon cher Julien
Oui, ce matin, je ne te veux pas que du bien
Avec toi, et pour la première fois, je suis à égalité
Ce soir, peut-être enfin, je pourrai dire bonjour, Liberté
Et, je t’en prie, ne fait pas ces yeux écarquillés.

Ce matin, c’est presque la fin
Ce matin, pour la première fois, je vais bien, je souris enfin
De toi, je ne serai plus jamais prisonnière
Et pour que plus jamais, ta folie sur moi se réverbère
Ah, non, ne me dit pas, que de moi, tu désespères.

Ce matin, je ne suis plus soumise
Ce matin, je ne veux plus que tu m’interdises
De toi, je ne suis plus la promise
C’est décidé, ce matin, j’ai fait mes valises
Quoi, tu me dis que tu vas faire une bêtise ?

Ce matin, j’ai trop le vague à l’âme
Ce matin, c’est retour de flamme
De toi, je ne veux plus un seul bleu à l’âme
De toi, j’ai par trop goûté le tranchant de ta lame
Mais, ce matin je suis en code alarme.

Ce matin, j’ai eu un déclic
Ce matin, avec toi je m’explique
Avec toi, je suis en délicatesse, en détresse
Ce matin, pour la dernière fois, t’as vu mes fesses
Ce matin, ton monde et tes codes, je transgresse
Plus jamais, je ne serai ta petite ogresse, ta tigresse, ta grande prêtresse.

Ce matin, c’est bel et bien la fin de notre été indien
Ce matin, c’est à peine si je me souviens
De tous mes chagrins ne reste que le bon grain
De toi, je ne veux plus rien, plus de blessure
Avec toi, je suis en fêlure, en rupture.

Ce matin, j’admets enfin que rien ne dure
Ce matin, je le sais l’amour est une imposture
Ah, tu peux rester planté là, avec ces yeux là
Ce matin, cela ne me gêne pas
Bon, là tu arrêtes, avec ces yeux là, gare au faux pas !

Ce matin, en quelque sorte
Ce matin, je me dérobe et je déborde
Quoi, tu dis que je m’emporte
Oui, mais entre toi et moi, je vais mettre quelques portes
Et, très bien, très vite, j’irais de la sorte.

Ce matin, une dernière fois, de toi je désespère
Ce matin, dernière et intégrale galère
Mais plus jamais, je ne me mettrai en colère
Plus jamais je ne me sentirai vipère
Plus jamais, si de toi, je me libère.

Ce matin, fin de l’ère des mensonges
Ce matin, quand j’y replonge
Là, oui je le sais, plus jamais je ne me pendrai à ton cou
Là, plus besoin de me mentir, pour le coup
Ah, enfin tu n’as plus rien à dire du tout.

Ce matin, je m’envole, je décolle
Ce matin, je perds la boussole
Pour te dire, enfin je surnage
Et, ce soir, j’ouvrirai mon corsage
Mais ce n’est plus à ton corps qu’il devra d’être en nage
Et là, j’espère qu’au moins, toi le volage, tu auras un jour ou deux, la rage.

Caliente
Illuna

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