
"L’image, pas le son …"
Ce texte est le résultat combiné de pas de « FOGIEL », du moins la nouvelle saison sur les chaînes belges, et d’un problème de mon net.
Le jeune artiste se dirige vers les musiciens, il s’appuie négligemment sur le piano-bar, semble reprendre une fraction de seconde sa respiration et ferme les yeux dans un geste ultime de concentration.
Les spectateurs et les invités se tournent alors vers le chanteur, ce qui donne visuellement tant une sensation d’attente « insoutenable » qu’une politesse bienvenue en regard de la situation.
Le public ignore encore qu’il va vivre quelques minutes d’une rare et précieuse intensité où le respect et l’harmonie vont bercer et régner en maître sur le plateau, plus habitué aux débats qu’à une écoute « religieuse ».
Le charme combiné d’un homme dévoué par delà son âme à son art et les premières notes mêlées à une voix ensorcelante vont marquer les mémoires et graver de délicieuses minutes d’exception.
La version proposée de Moi, Lolita, différente à nouveau, plus intimiste, peut-être l’une des plus simples mais des plus réussies, très prenantes aussi, va permettre à la magie d’opérer.
Le visage de chacun s’est illuminé dès les premières paroles, des mouvements syncopés de la tête accompagnent à présent la mélodie, couplets et refrains accomplissent irrésistiblement leur œuvre.
Et les femmes, dont les yeux brillent, et qui semblent dire : ah, oui, lui quand il chante, il vous emporte, il vous capture dans ses bras musicalement puissant, artistiquement parlant, un amant redoutable.
Et le présentateur, fier de son « coup », s’adoubant lui-même d’un invité si charismatique lorsqu’il délivre une chanson, acte pour lequel il semble être né, et même très bien né.
Et les hommes, pas en reste, se sentent fiers eux aussi, que l’un d’entre eux, soit capable de suspendre ainsi le fil du temps, d’offrir un peu de douceur dans un monde de brutes.
Les yeux souvent fermés, à peine entrouverts, lors de cette brillante interprétation, se réouvrent au final, la tête opinant légèrement, complice et heureuse d’avoir délivré si bel ouvrage, Julien accepte d’un sourire spontané et timide les applaudissements reconnaissants d’un public conquis, au delà de toute espérance.
Caliente
Illuna

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