dimanche 14 octobre 2007

La nudité, vérité toute crue !

Photo issue du magazine "Playboy" d'octobre 2007


« La nudité »

La nudité, tout le monde en a sa conception, selon les uns, naturelle, selon les autres, tentatrice voir mère de toutes les faiblesses, et pour d’autres encore, carrément tabou.

Moi, dans cette approximative et embryonnaire échelle de valeur, je me situais plus volontiers entre le naturel et la tentation.

La nudité, pour les gens dont le corps peut s’exprimer en toute beauté, je n’en vois pas la raison de les brimer ou de les brider.

Une belle photo de nu est parfois selon l’art, et en noir et blanc, plus que jamais sans trucage, l’expression du don de l’œil du photographe, qui juxtaposée à un corps, nous en offre sa simple beauté. Ni plus, ni moins.

La nudité se rattache aussi très volontiers aux fesses roses d’un bébé bien joufflu, comme à toute source de vie, non encore polluée par les excès et les dérives de notre société.

Elle se décline aussi au travers de la complicité de deux êtres, elle complète leurs liens émotionnels et intellectuels, elle peut engendrer de solides racines dans un couple, son absence est d’ailleurs parfois la preuve la plus évidente d’un malaise.

Mais, nous savons aussi que l’on ne peut en oublier ses dérives, comme un commerce juteux, poussé à son comble par l’entremise de certains spectacles qui ne peuvent se prévaloir, ni de qualité, ni d’un certain esthétisme.

Et, en finalité, elle oscille entre un érotisme de bon ton, proche d’un style à la « Emmanuelle » ou la « David Hamilton » et le porno, dont les extravagances sont légions, et hélas, n’est pas Rocco Sifredi, qui veut.

Et, où je veux en venir, mais à Julien, bien sûr. Et à ce que je ressens de son rapport avec la nudité.

Au tout début, le sujet de la nudité semblait pour lui, se résumer en une grande pudeur mais cela ne cadrait pas avec les premières prémices, qui semblait le lier avec son envie de faire du cinéma, ni avec ses interprétations de plus en plus sauvages, endiablées et redélivrées dans l’antre de Baltard.

L’homme n’avait conceptuellement pas de normes étriquées, ni de cloison, ni d’œillère quant à tout ce qui pouvait se concevoir télévisuellement parlant. Il a de plus en plus théâtralisé ses prestations, ses gestes ont frôlé de plus en plus avec la limite d’un érotisme de bon aloi, la caméra ne pouvait le suivre plus avant, et depuis, « Moi, Lolita » dont la classe dégouline encore dans les travées, il a ressenti le profond besoin de jongler avec toutes les combinaisons possibles, allant d’un « Sinatra » à contre courant, « costumisation » parlant, à un « Tainted love » super classe en habit de grand prix, mais souligné pour ne pas dire surligné d’une gestuelle des plus érotiques, voir provocante et relayée par des yeux de folie.

Si l’habit était sage, l’homme ne l’était pas et si l’habit était provocant ou interpellant, l’homme pouvait alterner sa cristallisation entre des paroles brûlantes et un visage d’ange, puis passer à son contraire avec un phrasé moins lascif mais un visage plus démoniaque.
Et depuis une certaine nudité, mise en avant sur « Stranger in the night », l’homme a surmultiplié, mélangé les genres, les appels tantriques avec les petits sourires gênés, les regards impossibles à soutenir sans rougir et les doigts complexés à l’orée d’une bouche regrettant d’être, elle aussi par trop désirable.

Sa nudité évoquée, a alors entrepris de nous conquérir, comme si David devait encore et encore prouver qu’il a bien vaincu Goliath, mais l’homme fût sans conteste encore plus démoniaque, lorsqu’il voulut bien admettre, ne fût-ce qu’un peu, qu’il était poooossible que Dame nature, l’ai comblé de quelques dons quant à séduire un public, averti ou non, féminin ou non, professionnel ou non … et la liste s’allonge de jour en jour !

Mais comme l’insatisfaction dont il s’abreuve en permanence, le taraudait depuis Baltard, il a trouvé le moyen de survivre à la tournée d’été en alternant pluie et soleil, et quand l’homme est sooooleil, cela donne les photos de « 1967 », oh, combien charnelle, émouvante de simplicité, oui la demi-nudité de Julien est d’une simplicité à pleurer, à tomber par terre, à peine un petit collier, histoire que bestialité rime avec sensualité, histoire que féminité s’accroche encore plus à son incroyable masculinité.

Julien a un rapport très sain et naturel avec la nudité, elle se perle de soie dorée au détour de photos, elle se décline selon ses envies, elle se teinte de colère par des cambrures de matador, elle se livre puis se reprend, s’offre mais se protège, elle se donne mais telle une femme, souvent varie, elle est dans toute la splendeur de ses 25 ans, sans complexe, prête à vivre la grande aventure du cinéma. Elle se confirme sans pudeur au détour d’un magasine, son choix ultime, celui-ci ne résultant, cette fois-ci, en rien de photos dérobées.

Elle est aussi l’annonciatrice pour moi, que tatouages ne riment pas toujours avec horrible grimage, elle m’offre l’occasion de perdre 45 ans de conviction quant au peu de cas que je faisais d’eux, puisque aujourd’hui, je me sens attirée par ses rivages comme bateau qui cherche désespéramment naufrage. Sa nudité, fût aujourd’hui au détour des photos mises sur mon blog, ma source d’inspiration !

Je ne pouvais donc rater l’occasion de vous livrer mes impressions sur cet affolant et grisant sujet.


Caliente
Illuna

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