lundi 31 mars 2008

Julien flirte dangereusement avec les limites...

« 27 secondes, si peu et parfois déjà bien trop ! »


27 secondes, comment pouvoir honnêtement jauger le travail d’un artiste en 27 secondes, songez tout de même que vous parlez là de son bébé, d’une partie de son oeuvre, de son univers qu’il va enfin nous livrer en regard d’un premier single, premier partie de l’opus tant attendu qui ne sera peut-être lui-même que l’ébauche, l’ersartz d’un travail plus complet et plus diversifié en regard d’un homme qui ne cesse de se livrer à nous, petit à petit.
Par respect, attendons avant de nous prononcer par trop et de manière trop « heurtante », lui y a mis une partie de ses tripes, de sa sueur, de ses rêves, jour après jour, nuit après nuit, alors la moindre des politesses est de ne point juger trop vite, pourquoi le blesser inutilement, sachons attendre, découvrir, écouter, réecouter et si la critique nous vient en finalité, exprimons là avec respect, bonne mesure et correction.
Pourquoi blesser celui qui nous offre tant, songez donc, qu’il l’a bercé, nourrit dans son sein depuis l’été dernier et pour certaines parties depuis sept longues années, alors donnons-nous au minimum quelques jours voir quelques semaines avant de tout réduire à néant, ne traitons pas sa musique, ses écrits, sa créativité comme quantité négligeable que l’on puisse balayer d’un simple geste, d’un simple mot.
Je sais qu’il est l’artiste qui nous livre son travail comme l’homme qui attend le bon vouloir de la femme, l’artiste propose, son public dispose mais aimons-le aussi pour ses faiblesses, ses doutes et ses angoisses.
Face à cet homme fier avec un certain ego, justifié et non, mesuré ou non, n’oublions pas qu’il y aussi derrière un homme qui a peur, qui attend, qui vibre de l’écho favorable qui viendra ou pas, et si nous n’aimons pas, sachons clairement l’énoncer pour l’aider à comprendre nos ressentis, nos perceptions puisqu’il nous lit, jouons notre rôle de maillon dans la chaîne de son ouvrage.
Julien est curieux, de cette bonne intelligence qui veut savoir, comprendre, ce que nous en dirons sera peut-être l’ouverture vers une autre dimension et ainsi de suite, rendons les échanges intelligents et astucieux, il le mérite, de cela, ne doutons déjà plus dès ce jour.
Respecter l’homme, c’est admettre que l’artiste puisse être faillible, n’ai-je moi-même pas été déçue suite au fameux 24/11, je l’ai clairement et vivement exprimé mais jamais sans que mon amour ne cesse de battre en regard des exigences que j’ai pour cet orfèvre !
Je serai sévère mais juste avec lui comme j’ai pour habitude de l’être avec moi, ni plus, ni moins mais du 24/11, j’ai appris les limites de trop de vivacité intellectuelle pour pouvoir en regard des échanges du forum et de la sagesse de certaines ne plus juger trop fougueusement.
Mais quoi qu’il se dégage du single et de l’album, je n’en serai pas moins fidèle à l’artiste qui a depuis bien longtemps conquis mon cœur, je lui octroie volontiers le droit de me décevoir, comme hier, comme aujourd’hui peut-être ou comme demain…
Mais je reste aussi confiante, combien de fois, m’a-t’il enchanté l’âme, le cœur et l’esprit et combien de fois m’a-t’il déçu, des milliers de bonheurs pour une seule déception, je crois que je lui dois un sacré crédit confiance et je compte bien le lui accorder les yeux fermés ce qui me laissera toujours deux bonnes oreilles à son écoute !!!
Allez, Julien, vient faire l’amour à ma « platine », à mon mp3, oui viens sans crainte, il est vrai que j’attends l’orgasme du siècle mais en regard de tout ce que tu es, je suis prête à accepter un tout petit plaisir, déjà celui de ta venue en ma chambre, eh, oui, c’est là que j’écouterai dans un silence religieux ton premier bébé, ta première création, c’est là que tu m’enverras ou non au septième ciel… et si la première n’est pas la bonne, tu auras le droit de t’appliquer pour la suivante… et ainsi de suite jusqu’à plus envie…

Caliente
Illuna

dimanche 30 mars 2008

Entre forum, "crazys" et Julien...


« Choc mais pas en toc »

Baroque et lyrique
Bas rock et critique
Bas relief sur ton fief

Impression nocturne
Dépression diurne
Pression taciturne

Classe cinq étoiles
Star, strass et toile
Belle âme mais rien ne dévoile

Jeux de pistes
Cœur généreux d’artiste
Calme avant l’artifice

Caliente
Illuna

La bagatelle d'un grenier...

Photos issues de la revue L'express - obtenues via le forum "crazy-julien"
« La chamade »

J’ai le cœur qui bat à tout rompre, j’ai monté la volée d’escaliers quatre à quatre, je sais que tu m’attends comme chaque année depuis notre premier jour, notre premier mot, notre première nuit d’amour.
Je sais que tu as gravi ces marches avant moi, je sens encore ton odeur au détour des paliers, l’ambre et la cannelle virevoltent autour de moi, accentuant mon désir, exaltant mes sens, j’ai l’âme d’une adolescente à son premier rendez-vous.
Seras-tu doux, tendre ou bien fou et plus passionné, jamais tout à fait autre, ni tout à fait le même, quelle surprise me feras-tu, qu’auras-tu imaginé pour me combler, que me diras-tu de cette voix chantante que j’aime tant lorsque résonne sous les poutres de veille bâtisse.
Toutes mes émotions sont en lutte, je ris, je pleure, j’ai envie, j’ai peur, j’ai faim, j’ai soif, et cette magie perdure maintenant depuis plus de dix ans, dix ans à s’aimer comme des fous au mépris et à l’insu de nos familles respectives, dix ans à préférer l’incertain de nos rencontres à la sécurité d’une vie à deux, pourquoi, parfois nous doutons de l’envie de protéger nos proches, nous savons alors que c’est la peur de perdre notre précieux trésors au travers d’un quotidien sans saveur, sans assurance de passer le cap de l’ennui d’une vie à deux au jour le jour, oui nous sommes deux menteurs doublés de deux affreux égoïstes mais nous sommes si heureux ainsi, alors pourquoi y remédier, tout changer, tout foutre en l’air ?
Dix ans, que nous avons cessé définitivement d’être des enfants et surtout d’être innocents, tu es marié et peu comblé pour ne pas dire malheureux, je suis mariée et je me sens comme un vieux pot de fleurs que l’on a oublié sur le coin de la cheminée.
Nos regards se sont croisés et compris d’emblée le jour de ton mariage auquel j’étais invitée par des amis de la mariée, tu semblais résigné, peu enclin à la fête lorsque m’isolant j’étais tombée sur toi au détour d’un besoin de solitude, dix ans que nous nous aimons comme des fous dans ce vieux grenier situé au dessus d’une grange en plein campagne.
Vieux grenier, témoins de nos besoins, de nos ardeurs, vieux d’un sagesse qui ne vivra jamais en nos cœurs, ni en nos ventres, nous sommes au contact l’un de l’autre, si fusionnel que nous penons bien soin de ne pas trop nous croiser lors de grandes réunions amicales et dix ans que nous réussissons parfaitement à nous aimer sans avoir besoin de nous justifier, nous sommes fait l’un pour l’autre mais nous ne vivrons probablement jamais ensemble !Là, je vais pousser la porte du grenier et la féerie va pouvoir nous emmener loin, très loin du contingent et des ses affres. Je suis gaie comme un pinson, j’ai envie de chanter à tue-tête mais dans un même temps, en touchant la poignée de la porte, je suis émue comme dans un église dont la profondeur du silence m’émeut et m’atteint, cela même si je ne suis pas croyante.

Il fait noir, le foin embaume les lieux ainsi que « l’émouvance » de ta saveur, ton épice enveloppe la magie des lieux, je devine sans peine ta présence, je sens que tu te rapproches de moi, je devine que tu es derrière moi, lentement, doucement tu m’enserres ainsi de tes bras, tu fais peser ta tête sur mon épaule, tes mains s’approprient déjà mes seins qui ne semblent attendre leur éveil qu’à ton seul contact, tes mouvements au travers du tissu sont lents et appuyés, ton pouce parcourt mon cou et tes doigts pincent ma peau comme si tu devais imprimer une marque, un sceau à ma chair, ton pouce remonte alors jusqu’à ma bouche comme pour graver ma lèvre inférieure de ton désir, je ne peux m’empêcher d’ouvrir ma bouche, de le pincer entre mes lèvres, de le mordiller, de le toucher du bout de ma langue.
Tu murmures alors un guttural bonjour à mon oreille, tu écartes de ta bouche quelques mèches de cheveux qui t’empêchent de me toucher selon l’humeur de tes ardeurs, je devine aussi l’orée de ta barbe qui frotte sur le bas de ma joue, tu sais que si tu appuies plus fort ce contact, tu vas me faire mal, ne pas te voir accentue les battements de mon cœur, je brûle du désir de te voir mais rien ne presse quant à abreuver cette source de tentation, ne pas satisfaire une envie en augmente souvent son pouvoir.
Toi qui le sait tout autant que moi, tu as décidé que notre première union serait en ce début de nuit pleine de promesses sans le plaisir visuel, mais alors que le charnel nous dévore de plus en plus et de toute part, tu m’enlèves par l’arrière ma petite robe que tu laisses négligemment tomber à même le sol, tu ne daignes toujours pas me faire face et alors que tu sais pertinemment que cela sera oui à tout, tu me demandes de charmante manière si je t’accorde le droit de me prendre ainsi, je pense alors que ces questions que tu distillent au fil de nos rapports sont comme des petites marques de respect, comme une estime surlignée du fait que tu ne considères pas tout comme dû ou acquis, tu restes en demande, inutile de préciser que ce genre de délicatesse est hautement apprécié !
Lorsque enfin rassasié l’un de l’autre par l’ébauche de nos premières ardeurs, j’obtiendrai le droit de te voir, de te regarder, je me sentirai fondre à la rencontre de ses deux lucioles malicieuses qui me fixent avec un bonheur avoué et affiché par l’entremise d’un sourire qui en dit long sur notre belle complicité. Comme souvent, tu drapes la paille d’une épaisse couverture afin que les bouts piquants de cette sauvageonne n’entame pas la sensibilité de ma peau de bébé, nous pouvons alors nous étendre, nous parler de toutes les futilités auxquelles nous jugeons bon d’accorder nos délires et nous ébattre selon le gré de nos humeurs et fantaisies. Le bonheur n’ayant pas toujours le même profil au fil de nos retrouvailles.
Nus à présent, l’un contre l’autre, mes doigts caressent le velouté de ta poitrine où vit en permanence un tatouage dont j’envie l’emplacement, sa proximité avec ton cœur, là où je voudrais vivre, nichée en permanence chaque jour que dieu fait.

Ta bouche est gourmande et s’approche dangereusement de certains monts qui vont encore imploser de plaisir sous ta langue coquine avant que ton corps ne reprenne un total contrôle sur le mien, ce bien avant que la nuit ne nous trouvent endormis, enlacés et comblés.
Le petit matin nous cueille souvent désolé d’avoir à nous promettre une nouvelle nuit dès que cela nous sera possible, jamais de téléphone, jamais de lettre par la poste, juste un endroit connu de nous deux où nous déposons au seuil de la porte cochère, nos désillusions, un endroit où n’entrent pas les ennuis et les tracas, un endroit où nous pouvons partager notre besoin insatiable l’un de l’autre sans faire souffrir les autres.
Le petit matin qui voit toujours naître la promesse du rendez-vous suivant…
Un endroit où notre amour n’a pas vieilli, pas subi les assauts de la vie, un endroit précieux comme les ailes d’un papillon et dont chaque nuit est éphémère comme la vie d’un papillon sur terre, cet endroit qui porte un charmant nom, bien a propos, « bagatelle », nom prédestiné s’il en est dans ce monde !

Caliente
Illuna


samedi 29 mars 2008

Style "manimal"...

Photos issues de la revue L'express - obtenues via le forum "crazy-julien"
« Autant en emporte la dérision »

Parce que vivre sans humour
C’est presque pire que de vivre sans amour

Parce que la joie de vivre
Comble autant qu’elle enivre

Parce que te regarder, donne envie
Offre un sens à l’intensité nos folies

Parce que ne pas se prendre au sérieux
Permet mieux, bien mieux de vivre vieux

Parce qu’admirer tes inestimables contours
Dans tes affriolants atours, embellit nos jours

Parce que plus que jamais tu nous séduis
Et nous entrave au seuil de tes charnelles nuits

Parce que t’aimer rend nos vies meilleures
Et que l’admettre nous comble plus que de bonheur

Parce que lutter serait de l’imbécillité
Alors que capituler est d’une sensuelle facilité

Parce que rire de nous-même, de nos errements
Nous élargit l’horizon si bellement, si divinement !

Alors, ouvrons encore et encore, la porte « addiction »
Mère et complice de toutes nos inénarrables dérisions

Alors, laissons entrouverte cette porte, lumière compassion
Pour les âmes qui luttent encore en plein mode « confusion »

Alors, que passe la porte, celles qui admettent leur adoration
Et qui osent enfin subir de plein fouet, les affres de la passion !

Caliente
Illuna




Jardins orientaux...

Photo issue de la revue L'express - obtenue via forum "crazy-julien"
« Alhambra pour odalisque »

Alangui, sublime dessert, presque offert
Tes bras croisés, au besoin te protégeant
De l’ultime offrande, d’un cadeau ouvert
à ton subtil et émouvant corps défendant

Le luxe et le glamour t’entourent
Comme la luxure, nos amours
La volupté te fait oppressante cour
Comme nos seins à la pointe du jour !

Charnelles essences, sublimes rouge-orange
A l’orient, parfums délices au lit de l’étrange
Comme une affolante sensualité que plus rien ne dérange
Tu nous invites à te rejoindre, nos désordres t’arrangent

Exquis, d’une chair velouteuse, d’un carmin de pêche
A tes pieds, plus aucune odalisque ne se montre revêche
Tu nous accueilles à tes bacchanales, plus de pimbêche
A tes poudres d’or, nous rêvons de battre en brèche

Dans ton Alhambra, les jardins
Sont en fleurs et divins
Dans tes grenades, nous mordons
Et au fil de tes sanguines, nous nous perdons !

Caliente
Illuna

vendredi 28 mars 2008

Un ange - 18e du nom

Photos issues de la revue L'express - obtenues vie le forum "crazy-julien"


« Mon ange en perdition »

Nous revoilà chez nous après un repas familial des plus agréables, par contre tu as reçu un appel sur ton gsm et je n’ai pas réussi à t’arracher deux mots depuis, tu me dis que tu dois t’absenter et que tu seras là au petit matin, tu comprends en regardant mon visage quelque peu abattu que tu devrais m’expliquer mais tu me demandes de te faire un petit crédit confiance, ce que je consens à regret, sans la moindre ardeur
En fait le crédit confiance sera d’une durée de plus de deux jours, deux jours à me torturer l’esprit, deux jours à ne savoir quoi imaginer et où même tes parents venus nous voir à l’appartement n’en savent pas plus, bref, je m’efforce de vivre aussi un peu pour moi, j’ai signé un nouveau contrat d’emploi, un mi-temps à l’essai pendant un an, j’ai acheté une peinture pour te l’offrir que nous avions vu à la galerie, un coup de cœur
Je pensais stupidement le temps des secrets, quelque peu derrière nous et je constate subitement aux détours d’événements qui m’échappent, qu’il n’en est rien, que je reste étrangère à certaines parties de ta vie, je m’efforce alors de penser à ce que tu ne sais pas encore de moi et je trouve alors que ce long silence n’est pas si grave, que toi non plus tu ne sais pas tout, bref construire prend du temps, surtout le bonheur
Le week-end arrivant, étant toujours dans le plus grand inconnu, je décide de partir chez une amie et de rester sereine face à mes démons, je mets quelques affaires dans un sac, je tente de te joindre mais ton gsm est fermé, je te laisse alors un petit mot « pardon, mais le doute me ronge et ton absence inexpliquée en ajoute encore à mes angoisses, merci pour cette délicieuse fin de semaine, je suis chez une amie, à lundi », écrit avec bien des aigreurs

Alors que je vais prendre mon taxi, tu arrives impromptu sur mon dos me demandant où je vais, je te réponds chez une amie, tu me demandes de décommander, mais je refuse, tu essayes de m’expliquer que tu as besoin de moi, vraiment besoin, mais déçue je refuse de l’entendre, tes mains me retiennent, tes yeux soutiennent et interrogent les miens mais je te repousse une fois encore, tu décides alors de prendre le taxi avec moi, le chauffeur me demande alors, si tout va bien, je réponds un banal oui mais le gars n’est pas idiot et insiste, je lui donne alors l’adresse de mon amie
Tu es assis près de moi comme si cette fin de semaine n’avait jamais existé, tu refuses de me lâcher la main, que tu caresses de façon appuyée, tu te rapproches de moi, tu cherches mon regard, tu veux me rassurer, tu sens délicieusement bon, je me détends car je ne sens que ton odeur, pas celle d’une autre femme tant redoutée, ton autre main s’insinue fiévreuse sous mon chemisier, ta chaleur me gagne et m’emporte, tu me bloques tout contre ton torse, tu me dis des mots doux, légers, fous, tu admets que tu comprends ma réaction, tu commences à m’embrasser, tes lèvres sont déterminées à me noyer de leur charme, c’est à nouveau un corps à corps de folie
Je donnerais n’importe quoi pour être en Angleterre, là où dans le taxi, il y a souvent une nette séparation entre la partie chauffeur et client, j’ai honte de ne pas arriver à maintenir ton désir, pire, j’ai honte de la passion qui monte le long de mes reins, de l’appel que lancent mes seins à ta poitrine, là où toi tu sembles te moquer royalement de tout embarras, bien que parfois si timide, si discret, là tu t’en moques, j’ai envie de te dire, attends, pas ici, pas comme cela, mais voilà, c’est que moi aussi j’ai envie, très envie, j’ai remonté ton t-shirt, je sens la chaleur de ta peau, ton ventre arrondi de désir m’invite à pécher plus que de raison et à aborder de nouveaux rivages en « Absurdie »
Ce pays où plus aucune pudeur stupide ne délimite les contours de notre plaisir, le taxi semble s’arrêter, j’entends bien une voix au loin qui tente de nous faire comprendre que l’on est arrivé, j’entends aussi ta réponse : « vous avez très envie d’une cigarette, je vais paye la pause, ok ? », avec pour réponse, un « ok, Monsieur Doré (eh, oui, t’as été repéré) si vous payez, pas de soucis, la bagnole trois étoiles est à vous mais soyez gentil avec la petite dame à laquelle vous avez l’air de tenir beaucoup, je veux pas d’ennuis !», tu me regardes les yeux plein d’étoiles, tu me promets alors d’être très gentil, je me sens toute floconneuse, tout ouatée, comme en suspension sur un fil magique, limite abasourdie et ahurie

Tu es fou de joie de me tenir dans tes bras, tu me dis que sans moi, cela a été l’horreur, que tu as mil choses à m’expliquer mais tu insistes pour un tout dernier crédit, une petite demi-heure, tu te joues de mes dernières réticences avec une telle facilité que j’ai honte, tu m’achèves encore plus lorsque je t’entends me murmurer que tu m’aimes, que tu sais que j’enverrais balader d’un revers de la main quiconque m’aurait mis dans cette situation, tu me remercies par ta douceur, tes mains errent sur mes seins a l’affût d’un refus que ne viendra plus
Tes lèvres gourmandes ont décidé d’entériner toute résistance, je te force à la patience en regard de mes vêtements et tu n’oses aller au-delà de mon sentiment, mais lorsque toute entrave est dégagée de ta route, tu recommences de plus belle à me faire vibrer, trembler jusqu’au moment fatal où tu m’invites à m’asseoir sur toi, un « toi » qui semble alors au mieux de sa forme, des secousses conjointes vont alors nous envoyer vers Cythère, puis tout doucement comme un retour dans le monde des vivants, je reste blottie tout contre toi, histoire d’honorer jusqu’au bout le dernier crédit que je t’ai accordé, de cette liesse impromptue, je veux être certaine d’avoir tout capté, tout goûté, tout mangé et tout bu
Je t’embrasse alors à pleine bouche, gourmande comme si cela devait être le dernier de nos baisers, ma hardiesse rencontre la tienne, elles se plaisent alors à se narguer de sulfureux baisers et voluptueux échanges de multiples douceurs linguales, je suis si bien à présent, si libre, si vivante que je crains à présent la moindre explication, explication pour laquelle j’aurais cependant encore supplié quelques heures avant, tu le devines sans peine, m’assures que tout ira bien mais ce genre de mot me crispe toujours un peu, quand on m’assure alors que je ne peux être mieux que tu iras bien, c’est idiot mais je fais presque un blocage mais berçant encore dans la douceur de notre union, je te délivre mon deuxième « je t’aime », en proie au besoin de t’assurer que quoi que tu m’apprennes, je serai là pour toi, comme en mode continu
Rhabillés, souriant, sereins, nous retrouvons un chauffeur content d’avoir pu se montrer sympa avec nous et qui se risque avec une certaine délicatesse « eh, les amoureux, c’est quand vous voulez et si vous le souhaitez, je vous ferai un petit tarif préférentiel », mon amie est maintenant sur le devant de sa maison à nous attendre, étonnée de nous voir tous les deux mais rassurée par l’étendue de nos sourires, elle se propose de nous loger après un petit resto, bref, la soirée s’annonce des plus sympas, tu me demandes discrètement, si on peut remettre l’explication à plus tard dans l’intimité, je te confirme que oui, sans problème, que même si cela devient superflu, savoir ne sera pas pour autant mal venu

La nuit qui aurait dû me permettre de dormir comme un bébé dans tes bras, m’a jeté en proie à l’insomnie, je me tourne, me retourne puis finalement je me lève, ne pas savoir a fini par me poursuivre jusqu’aux portes du sommeil et je suis donc très heureuse quand je remarque que tu m’a suivie jusque dans le joli petit jardin à présent tout en fleurs que mon amie possède à l’arrière de sa maison, là au calme et dans la tiédeur de la nuit, je vais enfin comprendre que tu te trouves dans un joli sac de nœuds, un vilain nid à problèmes mais que cela aurait encore pu être bien pire, oui bien pire !
Tu m’expliques qu’au tout début de notre rencontre alors que tu commençais les premiers concerts, vous avez bien arrosé cela avec les musiciens et que tu t’es retrouvé au petit matin bien embarrassé avec une fan quelque peu indésirable dans ta chambre, impossible pour toi de bien comprendre de suite l’impact et les abracadabrantes conséquences, plus occupé que tu es, à lutter contre un mal de crâne dû de toute évidence à une lourde soirée, tu finis quand même par atterrir et par comprendre qu’il valait mieux ne pas trop en rire
La fille avait bien de la suite dans les idées, elle a d’abord prétendu être là contre sa volonté ce qu’à démenti le réceptionniste qui l’avait vu circuler le sourire aux lèvres, avant autant qu’après, elle a ensuite affirmé que tu avais abusé de la situation, ce qu’à démenti le groom qui t’a mis au lit alors que tu t’étais endormis le nez sur la moquette, enfin tu as pu repousser avec l’aide de ton attaché de presse, fort utile pour l’heure, chaque accusation y compris le fait qu’elle soit mineure, au grand dam de la bougresse qui s’en est alors prise à la seule chose qui lui restait à portée, ta vie privée, et toi tu as fini par perdre définitivement patience ainsi que ton beau sourire
De grandes enveloppes sont alors arrivées à l’appartement que l’on déposait chez la concierge, toutes plus mal venues les unes que les autres mais à remettre en mains propres, tu as voulu m’en parler plusieurs fois mais tu ne l’as pas fait, tu hésitais à déjà mettre cette épée sur ma tête alors que notre relation était à peine naissante, considérant peut-être à tort que tu étais assez grand garçon pour t’en tirer tout seul là, où une soirée entre copains t’avait amené, là tu t’es arrêté de parler et tu me regardes, tu es beau à défaillir

De toute évidence, tu t’attends à un sermon sur la bière, les risques du métier, l’idiotie des mecs et de leur « queue », l’ego surdimensionné des stars, la futilité du monde du show-biz, bref tu sembles prêt pour l’abattoir mais je te tends juste la main, je t’invite à venir près de moi, tu te mets alors à genoux au bord du petit banc où j’ai pris place pour t’écouter et tu poses là ta tête sur mes genoux, un long moment je caresse ta chevelure et puis comme si ma voix venait à nous sortir de notre doux échange, je te demande ce qui t’inquiète le plus dans tout ce cafouillage
Ta réponse fuse : « toi, ta réaction ! », la peur que tu te lasses de soucis à répétition dont la responsabilité du stupide gars n’est pas absente, je te rassure alors en te confirmant que parfois on est victime malgré soi, je t’explique alors brièvement l’enfer que j’ai connu dans ma relation précédente et le refus que j’avais de construire quelque chose de neuf tant que mon ex n’arrêtait pas de me harceler, chez mes amis, à mon boulot, dans la rue, l’enfer durant un an, le pire était que j’avais l’impression d’avoir mérité ce qui m’arrivait, ce sont mes amis à force de gentillesse ainsi que mon patron qui m’ont aidé à reprendre le dessus, alors t’en vouloir pour un malheureux « libidinage », un puéril libertinage
Bien sûr la presse risque un de ces jours de mettre le doigt dessus, tôt ou tard la situation va devenir intenable, les lettres arrivent maintenant à mon attention, mais tu as supplié la concierge de ne rien me donner, ni me montrer tant que cela restait du domaine du possible, à présent au cœur de nos confidences, un grand sourire rayonne, tu balbuties : « alors, pas de reproches ?», non aucun, c’est cadeau pour tout le bonheur et le reste, on verra, si cela devient ingérable, je prendrai du recul auprès d’amis dans le sud dès que possible, tu sembles soulagé, presque heureux mais comme un noyé, un naufragé, tu es mouillé, en « nage »
Tu arrives à peine à croire à ma réaction, tu as la mine d’un condamné qui a vu le couperet ou du moins l’a craint très longtemps, mais je n’ai pas de reproche, à quoi bon, tu as déjà assez souffert tout en te débattant vers une solution qui n’est toujours pas là, en rajouter serait stupide ou cruel, juste peut-être que tu aurais dû m’en parler plus tôt, alléger le quotidien de tes peurs mais cela n’a rien d’une réprimande, je prends alors à pleines mains ton beau visage dont je me plais à redessiner les contours et les détails sous mes doigts redevenus soudain bien fébriles, je t’embrasse à présent, doucement, voluptueusement, goûter à ta langue, à son velours, la défier un peu, la narguer à nouveau, lui faire offense autant qu’offrande, si nous n’y prenons garde, nous allons finir dans les jolis parterres de mon amie, je te suggère alors d’essayer la chambre, oui pour une fois, nous pourrions être d’honnêtes bourgeois qui vont leurs grâces au lit, et alors que je m éloigne tout en te provoquant et ne te quittant pas des yeux, je te lance à bonne distance, de celle qui vous permette de tout oser : « prêt pour un énième effeuillage ? »

Caliente
Illuna




Herbacée, ma verte ennemie...

Photo de Julien issue de la revue L'Express - obtenue via forum "crazy-julien"
« Absinthe, ma vieille ennemie, ma peur verte »

Les chemins qu’il avait choisis étaient de ceux susceptibles de me blesser mais je n’arrivais pas vraiment à bien le lui faire comprendre, dès que je voyais son charmant sourire, j’abdiquais toute résistance.
Et quel sourire, son arme la plus redoutable qui venait à bout de toutes mes colères et de tous mes doutes, nous avions pris l’habitude de nous rejoindre dans un petit bistrot qui ne payait pas de mine mais où nous étions bien tranquilles.
Souvent lors de notre premier baiser, sa bouche m’offrait avec assiduité et volupté l’odeur fruitée, herbacée et épicée de l’absinthe, compagne vorace, ma pire ennemie, celle à qui il ne pouvait résister et qui peu à peu étouffait, enserrait notre amour, l’étiolait, le violait, attendait patiente et gourmande de pouvoir le faire voler en éclat.
J’avais cessé de lutter car le manque de lui était plus de souffrance que la destruction et le chaos qui s’installaient dans ses beaux yeux bleus dont le délavé était de plus en plus évident et qui se plaisaient aussi à diffuser de nombreuses cernes sous son regard.
Je vivais ainsi dans la peur constante de le perdre, de n’être pas près de lui lorsque fatiguée de lui et de ses errements, la vie le quitterait. Folle que j’étais, bien folle de trembler pour lui !
Mais ne pas le voir, ce dont je l’avais menacé maintes fois, ne faisait souffrir que moi, certes il n’en aimait pas d’autre que moi, mais vivre sans moi, il le pouvait à l’évidence bien mieux que moi, alors pourquoi serais-je la seule à souffrir du mal qui le ronge.
Il avait perdu, il y a longtemps, dans une autre vie peut-être, sa bien-aimée, sa douce moitié , la maladie n’avait pas eu pitié, le choléra l’avait ravagée et emportée en trois jours, depuis tu avais survécu mais rien de plus et tu avais croisé, désabusé, presque mort déjà, ma route.
Je ne possédais pas grand chose mais tout le bien que je pouvais te faire, je te le faisais, j’essayais que tu mange chaud et riche, j’essayais que tu dormes dans un lit propre, mais toutes ces commodités t’étaient devenue étrangères, en fait tu étais mort, il y a bien longtemps et je devais être la seule folle à ne pas vouloir s’en apercevoir…


Et quand la vérité me rattrapait de trop prêt, je m’adonnais alors à ton vice, qui me permettait à moi aussi, d’oublier, je faisais alors couler lentement, très lentement le liquide vert sur le morceau de sucre et je laissais alors le venin prendre possession de mon corps, son fluide puissant me guidait alors jusqu’à toi.
L’angélique, parfois l’un de ses composants osait porter ce nom, spiritueux en manque de spiritualité, liquide voluptueux et vénéneux qui s’insinuait et s’imposait à moi, ne pouvant te faire venir à moi, j’allais à toi mon bel amant.
T’aimer était ma malédiction, la punition en regard de mes péchés et lutter contre un souvenir aussi puissant était ma damnation en ce monde mais lorsque j’étais en tes bras, je ne sentais pas de fantôme entre nous, tu savais te montrer tendre et puis indéniablement ton corps aimait l’amour.
Toujours, je me sentais flottante, pauvre petite chose sans défense entre tes doigts, tu savais caresser, regarder, désirer et je savais recevoir alors je te laissais à loisir dériver à ton goût autant de temps qu’il te plaisait, j’avais ainsi l’impression d’une divine parenthèse où la douleur n’arrivait pas à se matérialiser, dans cette sphère, dans notre espace de vie, tu m’appartenais enfin et c’était tout simplement divin.
Ta chair de couleur opaline avait gardé par miracle le goût de l’enfance, ta bouche rose-fraise m’offrait des heures de délicatesses dont avant toi, je n’avais le moindre soupçon, ton baiser était charnel, exigeant, captivant et le partage de ta substance me permettait de croire que l’éternité se distille parfois aussi sur notre terre, par d’infime fraction de bonheur.
Tactile, tu savais soumettre mon corps au moindre de tes désirs, ta chaleur et ton odeur arrivaient toujours à me faire hurler de plaisir au moment précis où tu laissais les effluves de l’orgasme nous enrober, nous fusionner, tu aimais alors que je prononce ton prénom : « Julien ».

Tu me forçais parfois à le répéter plusieurs fois, comme si ma voix et ses différentes tonalités te permettaient de te sentir encore en vie, comme lorsque le sang afflue et charrie l’existence malgré elle, je prenais du plaisir à ce rituel jusqu’au jour où j’eu le malheur de te demander de prononcer à ton tour mon prénom.
Tu me répondis alors, que tu ne pouvais me faire cette grâce, car seule l’aimée pouvait en jouir et tu ne m’aimais pas, moi qui le savait pourtant bien, j’en pris davantage conscience comme une sale et vilaine évidence, tu essayas d’adoucir ma peine, mais le mal était fait !
Ce soir-là, j’eu la prémonition que plus jamais je n’aurais à trembler pour toi, comme si quelque chose s’était brisé, cassé, de fait, en rentrant chez moi sous une pluie battante, je pris froid et mourus d’une sale fièvre en trois jours, le médecin se montrant impuissant devant le mal.
Ma voisine, bonne fille te fit prévenir aussitôt, tu ne tardas pas à venir, tu semblais avoir fait un effort sur ta mise, tu paraissais pour la première fois vraiment navré, plein de réelle douleur, je te vis même les larmes aux yeux, que n’aurais-je donné pour t’émouvoir, t’atteindre ainsi quelques jours avants.
Le cadeau de ma mort fut la douceur de ton sincère chagrin, tu apposas un doux baiser sur mon front, comme une larme fragile que j’emportais avec moi pour l’éternité et au moment de m’éteindre, me vint à l’esprit une peur que rien ne pourrait jamais plus apaiser :
« Qui prendrait soin de toi, après mon départ ? »…

Caliente
Illuna


Vision sous le charme trouble...

Photo issue de la revue L'Express - obtenue via forum "crazy-julien"
« L’icône »

Archétype biblique d’un monde nouveau
Antéchrist onirique d’un sang de velours
Artiste maudit et critique, ode à l’amour
Archange pacifique, roi des calembours
Adoration mystique de l’homme « oripeau »

Irrésistible coup de cœur, adorable charmeur
Imperceptible bonheur, dans nos vies, chaleur
Invincible bretteur, infatigable baiseur, dragueur
Indicible agitateur, inénarrable jongleur, voyeur
Intelligible dynamiteur, à nos envies, explorateur

Animal instinct à ton corps chevillé
Fauve aux chairs délices et ourlées
Bête indomptable à la malice consommée
Félin et bestial, divin à la marque griffée
Roi de la savane, à ton pouvoir, arrimée

Icône, toi que l’on remarquait à peine, autrefois
Entité magique faite de chair et de sang, à aimer
Auréole angélique sur la tête d’un être d’exception
Etre de gloire, né pour briller, né pour être adorer
Idole de bien des femmes, qui vivent autour de toi

Icône, image de feu, image de folie
Icône, magie de ta vie, féerie de nos envies…

Caliente
Illuna

jeudi 27 mars 2008

Bien verte de lui....

Photos de la revue "L'express" obtenues via forum "crazy-julien"
« Verte, ma Doré-attitude »

Verte vallée, monts dorés
Verte allée et venue, adorées
Verte azalée, vert avalé

Vertige de l’amour
Verte de tes contours
Vert « addict » de tes velours

Verdure à flan de coteau
Vert dure au visage du tout beau
Vert tendre sous tes oripeaux
Vert hermine, vermine, vermisseau

Vestige de l’amour
Vers la pointe du jour
Vers l’orgie, git-il lourd ?

Vert olive, vert pomme
Vers moi qui croque l’homme
Vers très libres, en somme

Vertement, tu nous mens
Vers l’aimant, tout est dément
Ver luisant pour fol amant
Vers vibrants pour fou chantant

Verlan, voltige de la langue
Vers l’an neuf, vestige qui tangue
Vers ivre de plaisir, vibre et mangue

Vert fige les calembours
Vert pige sans détour
Vert inflige les revers, désamour !


Vert prestige, univers, tu piges !
Vert inflige, transige, fustige, exige
Vernissage, vers pas sage, néglige
Vert luge pour blanc en neige

Vert, verni, vermeil
Vert bouteille, à flan de merveille
Vert soleil, nul autre pareil

Vert amande, vers l’offrande, viens !
Vert érige, l’instinct pointe mes seins
Vert néglige notre pain quotidien

Vert émeraude, moi toute penaude
Vert qui te taraude, moi juste finaude

Vert absinthe, fragile ver à soie
Vers la fin, vert océan où je me noie

Vert pistache, primevère en moustache
Vers l’hydre, étoile de cernes, tout fâche !

Vif argile aux mains, cœur agile, sentiment
Vif argent, pour semelles au vent, si vivant

Verbillage, babillage, vert habillage
Envers dimanche, endroit flanche, tu me démanges…

Caliente
Illuna


Un reflet qui a de l'âme...

Photo issue de la revue "L'express" vie forum "crazy-julien"
« L’âme au delà du miroir »

Ecorcher nos vies ne te suffit plus
Eborgner nos rêves ne te ravit plus

Maintenant, tu étends ton âme par delà les miroirs
Frissons bien au-dessus du monde des vivants
Trouble bien en-dessous près du mont de Vénus
Emois torrides en revers de ton regard d’enfant
A présent, les femmes captivent n’ont plus d’espoir

T’échapper n’est plus du domaine du possible
T’éviter est devenu gageure et par trop risible
T’embrasser nuit et jour, folies charnelles inadmissibles

L’offrande est publique mais non moins coupable
L’espérance est fatidique mais non moins souhaitable
Le sacrifice est onirique mais non moins inévitable

Présentement, tu as sur nous un tel pouvoir
Culpabilité tout au long de nos hanches
Sensualité à fleur de peau en l’honneur du tout beau
Féminité brisée autant que comblé, avalanche
Sur le champ, bien des femmes sont mortes, sans le savoir !

Leurs âmes perdues errent au delà du miroir
A la recherche de leur impitoyable meurtrier
Oscillant entre l’envie de lui pardonner, pourquoi le nier
Ne rêvant que de le croiser, de lui toujours, folles à lier
Leur raison bientôt disparue, oublié l’ultime honneur du devoir !

Miroir, livre-nous encore un peu de son pouvoir…
Miroir soit pour notre soif, l’éternel abreuvoir…

Caliente
Illuna

mercredi 26 mars 2008

Les rêves nous échappent pas la bêtise...

« Songe en Absurdie »

Comme vous le savez toutes, nos rêves et cauchemars nous appartiennent peu, ils sont les fruits libres et étranges du mélange de nos conscients, inconscients et subconscients.

Je me retrouve donc prête pour le grand départ, je n’ai pas dormi de la nuit, j’ai donc les idées blafardes et flottantes et au moment où je claque ma porte pour rejoindre le lieu de rendez-vous, je m’aperçois que j’ai oublié mon gsm, tant pis, cela restera ainsi.
J’arrive sur le lieu du « grand » rassemblement, j’aperçois de loin la pancarte de ralliement, en fait j’en lis la fin « ation », enfin bon, j’y suis, je cherche des yeux des « crazys », des sauterelles, enfin je désire être près de qui je connais ou commence à connaître, près de qui et avec qui, je partage depuis des mois nos délires respectifs.
Vaine recherche, je décide alors toujours assez perplexe de m’installer, je râle de l’absence de mon gsm qui eut été très précieux finalement. Et je tente de me rassurer en me mentant et en me disant que je retrouverai bien Marie, Cha, pomme, Martine, Lulu, miss, Lolo, km, nouch, alaska, ambroisie, Watersouchy, lolita, 1967 et nos jeunes et délicieuses effrontées que sont PJ, PQ(J) et Lilou plus tard, et pardon à ma mémoire infidèle pour celles que j’oublie mais je suis en plein stress, je ne reconnais plus personne (non, non, je ne suis pas en Harley- Davidson). Mais au milieu de ma tempête « julienale », pas sûr que je reconnaîtrais mon Vigounet lui-même ! Pour être tout à fait honnête, je me sens étrangère à tout ce brouhaha, étrangère à cette atmosphère bonne enfant qui ne me berce pas, qui ne me comble pas d’aise et c’est à peine si j’entends ce que ma voisine me dit mais quand les mots parviennent enfin à mon cerveau, mon doute a doublé de volume et je demande à écouter le nouveau morceau dont ma comparse d’infortune me parle, je déglutis, j’hallucine mais surtout j’atterris enfin et j’éructe un « mais, c’est pas Julien ».
La fille me regarde, se demande d’où je débarque et de quel Julien, je lui parle, bref alors que le car démarre, j’attrape mes affaires et force le conducteur à ouvrir les portes, je ne suis pas au sein de la « Doré Temptation », non la fin de pancarte m’a induit en erreur et je ris de ce qui m’arrive, là seule, idiote, dépourvue sans gsm (il ne m’a jamais autant manqué), je fais alors quelques pas qui me sortent de ma tétanie.
Je devrais râler mais je suis morte de rire, jamais les « crazys » ne voudront croire un traitre mot de mon explication quand je serai en possibilité » de la leur fournir, bon, je me rappelle bien d’un ou deux numéros de gsm, faut juste que je trouve un téléphone pour m’excuser de ma propre et immense bêtise. (Bon, Julien n'en rajoute pas à ma détresse)


Là, pour sûr, ma réputation est faite, au moins pour une décennie, impossible de cacher ma connerie, elle est si énoooorme !
Et là, au milieu de nul part, j’entends une voix familière que je bénis des dieux pour le bien qu’elle me fait : « Alors, toi aussi ? ».
Devant moi, Belle Lulu, là pour peu, j’en pleurerais bien, jamais je ne l’ai autant aimé « ma » Lulu et un peu confuse, je lui réponds ; « Euh, oui, moi, aussi…. tu parles de la pancarte, c’est ça ? »
Lulu, tout sourire : « Oui, oui, de la pancarte ! » et d’ajouter, ne t’en fais pas, j’ai eu Marie au gsm (si utile quand on est stupide..) et miss qui est en retard va passer nous prendre et on va rattraper les cars lors de leur première escale, et on pourra alors rire de notre bêtise conjointe à gorge déployée.
Moi, bien penaude : « ouf, on a eu chaud mais qu’est-ce que miss va nous chambrer ! »
Lulu, s’étouffant de rire : « Oui, on va nous déguster un maximum ! »

Alors pour vous expliquer, nous avions rendez-vous pour un départ collectif sous la délicieuse pancarte « Doré Temptation » et je me suis retrouvée proche de la pancarte « Mae Tribulation », enfin le fameux « ation », eh, là, j’ai toujours cet air « stupide » qui me trotte en tête, ça fait mal, ça fait mal…

Et comme dit l’une de mes amies, si j’avais un marteau, je me taperais dessus !

Quand je vous dis que les rêves sont idiots et échappent à tout contrôle… j’ai sans doute trop dû lire les plaisanteries égrenées au sujet de Christophe Mae, maman qui en rajoute et Julien qui l’imite, et sans nul doute, le tout m’a poursuivi dans les bras de Morphée, pourtant j’étais certaine qu’il avait les yeux bleus, celui-là !

Pardon à certaines d’entre vous de les avoir pris en otage, mais je n’ai décidé de rien au fil de mon étrange nuit…

Pardon, Julien, j’ai honte, comment ai-je pu me tromper à ce point-là, décidément mon instinct n’est plus ce qu’il était, heureusement que Marie semblait avoir les choses bien en mains…

Caliente
Illuna

La prière des sauterelles devant leur "père" éternel...

Cha - divin tu t'es surpassée !!!! - via forum "crazy-julien"
« L’homme, perdu au milieu de ses contradictions »

L’homme qui réside impromptu au cœur du labyrinthe
L’homme que chacune, la nuit tombée, a envie de rejoindre
L’homme, dont un seul mot, voit notre amour poindre
L’homme dont les énigmes nous ensorcellent, telle absinthe

Ses songes sont mal élevés, ils ne respectent pas les limites
Ses rêves sont d’affreux diables, ils n’évitent pas les interdits
Ses yeux, parfois irrévérencieux, flirtent quelque peu insoumis
Ses lèvres quelquefois boudeuses plient enfin au fil d’une invite

Ses mains n’osent souvent, bien qu’il soit tactile et douce idylle
Son cœur voudrait bien mais sa raison canalise les mots bleus
Son âme s’enflamme, donne, offre mais n’attend rien, désaveu
Son corps est en perpétuel dilemme, tandem et vit comme en exil

L’homme nouveau est habité de contradiction
L’homme enfant offre un sourire sans contrefaçon
L’homme tout beau est animé de mil sensations
L’homme « mâle » veut mais n’ose, abdication
L’homme « femme » tente et obtient, admiration
L’homme « désir » provoque au fil des jours, confusion
L’homme « objet » est le maître des orages, circonvolution
L’homme artiste véhicule ses idées aux confins, addiction
L’homme créatif existe par delà son image, illusion
L’homme conceptuel, à la fois soumis et rebelle, interaction

Homme, écoute-nous et entend enfin, ma prière…

Ivre de toi, nous n’arrivons plus à accomplir nos devoirs…
Vivre perdues en tes jardins secrets, nous ne pouvons que choir !
Livre-nous enfin ton secret et délivre-nous de tes pouvoirs !

Délivre-nous du « mâle », délivre-nous de toi…

Caliente
Illuna

mardi 25 mars 2008

Un dernier regard sur les arts...

Caps de Vanina issu du forum "crazy-julien"



Le 8e art – la Télévision – en regard de Julien

Parce que je cultive volontiers certains chassés-croisés entre ce que j’aime, ce que j’ai aimé et qui sait entre ce que j’aimerai, j’ai retracé par simple jeu un fil conducteur entre la télévision et notre Doré.

A coup sûr, la dame de Monsoreau pour la beauté des mots, pour la folle classe d’un phrasé ancien, pour la noblesse autant que pour la duperie, pour l’histoire trouble et complexe, pour le héros qui n’arrive à choisir et meurt de sa fatale indécision. Parce que le héros est le beau Bussy d’Amboise, beau par son arrogance, beau par sa liberté impudente, plus beau encore pour ses faiblesses que ses perfections, l’homme qui soupe avec les escarboucles, l’homme qui ne peut trahir la mauvaise cause défendue par son prince fourbe mais qui le trahira par amour et en mourra !

Parce qu’il a l’insolence de sa flamme, ne cherchant à plaire ni aux uns, ni aux autres, ne se méfiant que des puissants et des nantis mais ne tremblant que devant dieu, et encore !

Parce que quand il y a noblesse ou grandeur, je songe souvent à Julien même si physiquement le héros ne ressemble en rien à notre jeune Nîmois. Mais le physique n’est pas tout en regard de similitude, que du contraire, ai-je envie de dire. Souvent ce qui me parle le plus, c’est la ressemblance d’un trait de caractère ou me trouble le plus, c’est l’impression de marcher à nouveau sur des sentiers connus et aimés, autrefois. Lorsque la nostalgie me prend par la main, me force à redécouvrir ce que j’aime et que je croyais perdu à tout jamais, lorsque Julien colore mon horizon de teintes bleutées, pourpres, sanguines et que je bouillonne à nouveau, que je foisonne d’envies, d’interdits, de limites, que je questionne ma vie dans le but de la nourrir de doute, oui, ce doute si propice à la faire avancer…

Parce que contrairement au héros Bussy d’Amboise, j’ai pu poser des choix, m’y tenir et les respecter et que ce sont ces choix qui m’ont sauvé et aidé à continuer et que c’est aussi pour cela que je respecte Julien lorsqu’il entreprend de voyager sur des chemins plus obscurs que ceux irrémédiablement voué au succès, un Julien qui préfère asseoir le respect, l’estime et la reconnaissance avant de rêver à la gloire… ce qui n’est pas pour me déplaire.

Caliente
Illuna





Maître au détour du cyclone...

Caps de Vanina - issu du forum "crazy-julien"
« Le Maître des orages »

Celui qui jamais ne nous ménage
Et qui parfois nous met bien en rage

Celui qui souvent nous prend en otage
Qui dans nos vies fait bien des ravages

Celui qui nous invite au naufrage
Et dont on rêve de tourner chaque page

Celui qui bien trop beau, tient du mirage
Avec qui nous ne serons plus jamais sage

Celui qui vibre et fantasme bien sauvage
Que l’on aime déraisonnablement sans partage

Celui qui rend nos cœurs, nos corps bien volage
A qui l’on se donne sans regret et sans ambages

Celui qui plein de charmes, part à l’abordage
Visite à loisir nos rivages et nous retient en esclavage

Celui qui de nos délires, ne prend point ombrage
Et volontiers les nourrit pas ses affolants effeuillages

Celui qui finira intemporel, éternel et sans âge
Et qui désormais porte le nom de « Maître des orages » !

Maître des orages parce que d’un petit mot sibyllin, tu as su mettre fin aux questions, aux doutes et aux angoisses des plus sensibles, des plus fragiles, des plus ferventes et des plus sceptiques… la magie de la bonne parole au bon moment !

Maître des orages, ainsi nommé comme un vieux sage, l’homme qui a su comprendre un peu du cœur des femmes, admettre qu’il pouvait être leur fantasme mais ne pas en faire un drame, entendre l’appel de celles qui l’invitent en leur jardin secret et en leurs venelles envoûtantes sans craindre pour autant d’y perdre là, sa masculinité mais découvrir tout au contraire qu’au seuil de la féminité vit là un microcosme de possibilités propices à l’épanouissement total d’un mâle « brut de chez brut ». Paradoxe, contradiction, addiction autant de portes entrouvertes sur le monde flou artistique des émotions qui permettent aux humains qui les acceptent dans leur sillage de grandir et d’embellir leurs âmes.

Caliente
Illuna



lundi 24 mars 2008

Beauté inavouée, tu me troubles plus que de raison...

Caps de Vanina issu du forum"crazy-julien" - mil mercis
« La beauté, valeur confuse et si diffuse ! »

Autrefois ce mot avait pour moi des allures de Vénus, d’Hermès, d’apollon
Autrefois, je voyageais dans ma chère campagne entre mes bluets et coquelicots
Autrefois, je songeais aux écrits divins de Verlaine, Rimbaud, Baudelaire ou Musset
Autrefois, mes couleurs flamboyaient du côté de chez Greuze, Boucher ou Bouguereau
Autrefois, mon esprit vagabondait léger et insouciant loin, très loin sur d’autres continents

Aujourd’hui, je fantasme sur des chairs opalines, des grains mordorés, un ventre « frisson »
Aujourd’hui, mon bateau ne connaît qu’un seul cap, sa terre brûlée, son esprit « bourricot »
Aujourd’hui, je divague sur mot bourré de fautes mais si tendre, que pour peu, il rendrait muet
Aujourd’hui, mes nuances dégoulinent du rose fraise à l’abricot charnu, charmes de mon tout beau !
Aujourd’hui, les miettes de mes limbes divaguent sur les îles et contours de mon nouvel amant !

Nouvel amant, d'un ordre nouveau, parfaitement virtuel mais si adorablement conflictuel quand mon cœur chavire au détour des blessures qu'il diffuse avec indolence mais non sans « émouvance » !

Lutter, et savoir que c'est perdu d'avance mais lutter quand même pour goûter plus intensément au plaisir de perdre honneur et raison conjointement... quand perdre vaut plus que mil victoires...

La beauté concept si variable d’un jour à l’autre, d’un endroit à un autre mais si puissant et adoubant quand le charisme l’enlace de si près, concept multiple, vérité pour les uns, mensonge pour les autres, objectivité envolée, balayée par le lyrisme de la subjectivité, l’animal, la bête a fait de nous, ébauche de femmes (im)parfaites, des femelles en proie à d’inavouables chaleurs et à d’inconcevables songes qui le jour venu deviennent pour certaines de nos familles, des mensonges, la beauté, nouvel étendard du mensonge… une quête perdue par avance… à méditer…

Caliente
Illuna

Le panthéon de mes 9 arts en regard de Julien - 3ème partie

Caps de Julien issus du forum "crazy-julien"

« Neuf arts, un peu trop pour un seul homme, mais quel artiste ! » - 3ème partie

Le cinéma

« Les visiteurs du soir » pour leur symbolique qui passa inaperçue aux yeux de l’occupant durant la deuxième guerre mondiale, pour la beauté du diable qui perd cependant la partie, refoulé par un cœur pur qui se refuse à lui vendre son âme, pour le romantisme suranné mais jamais mièvre, pour la beauté des jeux de mots, pour la magie de temps qui ne sont plus mais dont la féerie de ton être m’a quelquefois réentrouvert les portes, alors je me prends à espérer que tu ne fasses pas n’importe quoi pour ton premier rôle.

« La comtesse aux pieds nus » en regard de la recherche du bonheur une quête d’autant plus âpre lorsque la vie vous a tout offert mais qu’il vous manque l’essentiel, quelqu’un avec qui le partager, pour la fragilité d’un destin qui tient parfois à si peu de chose, pour les origines qui malgré la poudre d’or vibrent toujours dans les veines, fortes, sanglantes comme le rouge des corridas, comme un passé qui resurgit pour vous éclabousser de sa réalité, pour la vérité qui n’est pas toujours là où on l’attend, là où on la cherche, par la vie qui garde souvent le dernier mot.



« Celui par qui le scandale arrive » parce qu’il faut parfois assumer ses erreurs et le fait que je doute pas que Julien soit capable après bien des erreurs de trouver le chemin de la vérité, celui qui grandit l’homme qui cesse de l’affaiblir, celui qui épanouit l’artiste et parce que ce film est emprunt de nostalgie, de regrets, de sentiments qui parfois vous paralysent, là encore comme un goût de maudit.

« Propriété interdite » pour le destin qui est en marche, tracé, inéluctable auquel il est vain de vouloir échapper, là encore pour la poésie qui transcende le sordide, les jalousies, le manque, la misère humaine, celle du cœur, peut-être aussi pour l’envie que j’ai de retrouver ces films d’antan dont la beauté tient aussi à sa langueur monotone, de ces temps disparus où l’on savait encore poser une trame, un décor, une ambiance sans tout le falbala des trucages. Là, où le jeu d’un acteur pouvait encore faire la différence.


« La fièvre dans le sang » là encore pour le destin que l’on vous trace et auquel chacun veut échapper, qui ne rêve d’être maître de ses envies, de son futur et puis qu’est la passion en regard des mensonges, des coups bas, de la manipulation et peut-être aussi parce que trop de passion ne trouve pas sa place dans l’exigeant quotidien, fuir ses obligations a parfois un très lourd prix, celui du déchirement, celui d’être un révolté en perpétuel désaccord avec lui-même, celui de la folie…

«A l’est d’Eden » parce que l’on cherche tous quelque chose, dans le film, ici c’est l’amour et la reconnaissance du père, comme une quête en rappel des différentes pistes que tentent Julien, comme le refus d’une certaine facilité, comme la rébellion qui n’est jamais bien loin, comme la culture systématique d’une certaine insoumission artistique, comme la douleur engendrée d’un texte à l’autre, comme le choix d’un mode mineur en parfait accord avec une certaine souffrance et surtout parce que je reconnais de l’Actors Studio en Monsieur Doré, une veine que je croyais moribonde depuis si longtemps.


Alors, pourquoi Julien, peut-être tout simplement parce qu’il a la possibilité d’être la réponse à toutes les questions que je me pose artistiquement depuis tant de temps et qui depuis bien longtemps ne trouvaient plus de réponse, pas même l’amorce ou l’écho de toute cette créativité des temps révolus, j’ai le goût des fièvres, le goût de l’absolu, de l’absence de concession, le goût du sacrilège, du défendu, des limites, des zones d’ombre, oui, Julien est bien celui que je n’attendais plus et qui peut enfin offrir un peu de lumière à mes sentiers maudits, à mes venelles interdites et à mes ruelles obscures.
Julien est enfin le feu qui me réchauffera intellectuellement , enfin celui qui acceptera de se consumer jusqu’à la dernière braise, celui qui ne s’enfuira pas au premier vent, celui qui tentera, osera, tout ce que le monde moderne, cadenasse, enferme, met en boîte ce afin de nous faire croire que tout est parfait et sous contrôle.
Mais moi, je ne veux pas d’un monde parfait et sous contrôle, je veux des larmes, de la douleur et des erreurs, ce sont elles qui nous permettent de nous enivrer passionnément des rires, du bonheur et de la justesse enfin dévoilée, j’aime quand la rivière « méandre » à perte de raison, j’aime quand le volcan « errupte » aux frontières de la peur et de la fascination, j’aime quand je perds le contrôle, quand je cesse de tout maîtriser, j’aime quand ma carapace fond, quand je m’abandonne enfin, quand je reconnais ma défaite parce que je sais que j’ai lutté avec bravoure et honneur mais que l’on ne gagne pas à tous les coups. Accepter humblement la défaite donne plus de saveur à la prochaine victoire ! Et Julien symbolise bien l’arc-en-ciel de toutes ces imperfections qui auréolent ses parts d’ange mais je me délecte aussi de sa part diabolique…


La cuisine
Quand je pense nourriture en tes abords, mil pardons, mais je me rêve en fraise oscillant délicieusement entre le rouge carmin et le blanc de neiges en son coeur, pas encore tout à fait mûre mais déjà en attente de ta bouche, adorable, adorée et pulpeuse, d’une délictueuse couleur opaline et rosée étant à son tour le fruit de toutes mes tentations et dont les lèvres ourlées et mouillées vont s’entrouvrir, ce afin que je puisse y mourir par ses crocs qui vont me broyer pour faire l’amour avec sa langue, complice éphémère mais brûlante, et qui me serait encore davantage délice si un peu de crème nous venait en chemin faisant… Luxure, volupté, je te cuisine en mode sulfureux et sensuel… mil pardons mais le péché de ta chair m’entraîne vers des délices honteux et coupables !
La bande dessinée
Alors, là je tangue autant que je chavire entre le chevalier Percevan, sans peur et sans reproche, mon beau héros plein de panache, accompagné de son fidèle destrier blanc et dont les aventures le mènent souvent au pied de maléfices et sortilèges qu’il n’arrive à vaincre qu’armé souvent de son seul courage, chevalier dont toute petite je rêve d’être la dulcinée, la bien aimée

et le Chevalier Ardent pour sa fougue, son côté déraisonnable, pour l’ensemble de ses failles, pour sa détresse qui sublime chacun de ses actes de chevaleries.


Et puis aussi, le bon vieux gaffeur sachant gaffer, mon inénarrable Gaston, mon tout bon comme toi, tu es mon tout beau !


Celui-là même qui dit à ses tortues, holà, on se calme, tout comme toi, tu pourrais dire à toutes tes crazys, doucement, on se calme, il vient l’album, il vient, soyez donc patience, mes folledingues !

Caliente
Illuna









dimanche 23 mars 2008

Un si beau sourire, juste assez pour défaillir...

Caps de Vanina du forum "crazy-julien" - mil mercis pour toutes ces beautés...
« Souris, puisque c’est très grave…. »

Des sourires, j’ai dû en voir des centaines, des milliers depuis que je suis au monde
Des sourires tristes, de sourires tendres, des sourires au bord du rire, des plus charmants
Des sourires à tomber par terre, peu, très peu, un comme le tien, pour ainsi dire, jamais !

Des sourires, irrésistibles, de ceux aptes à me combler, vibrations avec grandes ondes
Des sourires auxquels l’on donnerait le bon dieu sans confession, vraiment pas souvent
Des sourires étoilés, mordorés, bonheur exhalant du bien aimé, avec plus aucun mais !

Non, « des » comme les tiens, un en dix ans, et encore…

Toi, tu as celui d’un enfant, celui qui enchante, qui désarme, à qui l’on pardonne tout !
Toi, pour qui, l’on voudrait inventer monts et merveilles pour toujours te garder ce sourire
Toi, que l’on rêve heureux, comblé, toi qui déchaîne les passions, à qui l’on offre tout !
Toi, pour qui, l’on espère une voie royale, une nuit sans fantôme, une vie belle à en mourir

Oui, pour toi, la jouvence de cet éternel sourire, portrait figé d’un Dorian Gray, enfin joyeux et dont les tourments s’arrêtent aux contours de son œuvre et non plus à ceux de son visage, oui te préserver encore un peu dans cet image éternelle d’un bonheur qui déjà s’enfuit !

Caliente
Illuna

Le panthéon de mes 9 arts en regard de Julien - 2ème partie

Caps en studio obtenu via forum "crazy-julien"

« Neuf arts, un peu trop pour un seul homme, mais quel artiste ! » - 2ème partie

La danse

En regard de tes fièvres et ta classe, je ne peux et ne veux songer qu’à l’un des plus grands, Jorge Donn que Béjart porta vers les Béotiens par l’entremise du Boléro de Ravel, lancinant, fascinant, exigeant, perpétuel insatisfait, si imprégné de son art, qu’il ne voyait rien d’autre que le prochain geste, que le prochain mouvement, tout comme toi aussi peu amoureux de la folie des fans, distant, vivant déjà bien avant l’heure dans un autre monde, comme si déjà il était là-haut avant l’heure, étoile inaccessible, soleil brûlé par sa propre et irradiante « flamboyance », être tourmenté, passionnée, dévoré, jamais satisfait, en mode recherche perpétuel et qui me ramène d’une force vive et intense vers toi, Julien, au minimum aussi ravagé que lui par son goût de l’absolu !


Et puis aussi, parce qu’il fut un précurseur, un annonciateur, Vaslav Nijinski dont les nombreux entre-chats ne sont pas sans me relancer avec malice vers ta langue aux chattes. Et plus sérieusement parce qu’il refusa de vêtir à l’ancienne pour délivrer ses pas révolutionnaires pour l’époque, qu’il fut le concepteur des annotations modernes de la danse et parce que sa quête de l’absolu l’amena à perdre ses moyens et à vivre dans l’ombre jusqu’à sa mort. Un goût de maudit dans la bouche…


La musique
Sans hésiter l’adagietto de la 5e symphonie de Gustav Mahler qui hante Mort à Venise, film de Visconti construit sur le roman éponyme de Thomas Mann, celui-là même qui écrivit ma sentence préférée « L’amour n’est rien, s’il n’est pas de folie, une chose insensée, défendue et une aventure dans le mal » et aussi parce que Mahler ne vivait que d’excellence, repoussant de toutes ses faibles force le médiocre. Reconnu après sa mort comme l’un des meilleurs compositeurs mais de son vivant tout juste considéré comme un grand chef d’orchestre. Thomas Mann éprouvait une réelle admiration pour Gustav Mahler, et le film de Visconti sert admirablement un thème difficile sur l’homosexualité et ses affres, et où la mélancolie de l’œuvre du compositeur fait là des merveilles, son œuvre rend hommage aux affres des chemins maudits.
Tout comme toi, lorsque tu livres ta version, ravagée de « I put a spell on you », tu sais que tu peux déplaire, mais tu es si heureux du résultat que tu sembles interdit face à un jury qui mettra des jours à comprendre que tu es d’une autre race, de celle qui sait souffrir pour son art, sa création, qui veut tout tenter, tout oser, tout côtoyer, tout sauf le médiocre. Tout comme toi, qui n’a pas choisi la facilité, ni des paroles convenues, ni des écrits mielleux, toi qui reste en accord avec ton moi intérieur et qui ne souhaite rien concéder au grand public et moi, qui jubile à le percevoir ainsi.



La poésie
La poésie dont les origines grecques nous traduisent « faire, créer », alors Julien, toi qui te refuse à copier, toi qui fait du neuf avec du vieux, toi qui sans cesse crée, invente, innove, tu es donc un poète, puisses-tu ne pas être maudit tout comme Rimbaud, ni malheureux en amour tout comme Musset., pour qui je nourris malgré son horrible penchant pour l’alcool, une tendresse absolue et grâce auquel je te dédie ces quelques vers :

« Eh quoi ! l'infortuné qui trouve une étincelle
Dans la cendre brûlante où dorment ses ennuis,
Qui saisit cette flamme et qui fixe sur elle
Ses regards éblouis ; »
Parce que ces quelques vers ont pour moi la symbolique de la découverte d’un art rare et précieux et qui ne demande qu’à poindre aux abords d’un jour nouveau, tout comme toi, Julien lorsque tu as bouleversé l’ordre bien établi de mon petit univers quelque peu endormi.

Musset, aussi, pour son goût prononcé du théâtre, ses galéjades, ses portes fermées ou ouvertes, portes qui me relancent vers toi, mon ouvreur de portes impossibles mais qui tente quand même la folie dépoussiérer le conventionnel de l’artistique Français.
- fin 2e partie -
Caliente
Illuna






samedi 22 mars 2008

Fantasme bien en chair...

Caps de Vanina - issu du forum "crazy-julien" - mil mercis
« Ce type est un fantasme sur pattes » – poème dédié à la parole divine de notre chère Alaska ainsi qu’aux sublimes caps de Vanina… merci.

Si les dieux ont perdu de leur poudre d’or
Je sais dans quelle substance, elle s’est nichée

Si les dieux sont devenu frileux, et plus encore
Je perçois où la chaleur du monde s’est abritée

Si les dieux ne sont plus écoutés, n’ont plus de trésor
Je me réjouis d’entendre sa voix, si divine et si troublée

Si les dieux pleurent leur ancienne gloire adorée
Je suis, moi femme mortelle, par l’éternel, toute comblée

Si les dieux sont devenu vieux, fini l’adoubant décor
Je suis au pied de celui que j’attendais, fine lame mordorée

Si les monts de l’Olympe, s’en sont trouve moins dorés
Je me délecte d’autres dorures qui sont à tomber, adulée

Sache cet humain en plein milieu des sarcasmes, rester mon jouissant enthousiasme…
Puisse la vie lui offrir un peu du bonheur qu’il nous a donné, le tenir loin du marasme !

Au royaume des mil et uns fantasmes, cet homme est bel et bien un perpétuel orgasme !

Caliente
Illuna

Le panthéon de mes 9 arts en regard de Julien - 1ère partie

Caps obtenu via forum "crazy-julien"
« Neuf arts, un peu trop pour un seul homme, mais quel artiste ! »

Certains jours où Julien ne se conduit pas comme une vilaine « tebi », ces jours-là, il me plaît de croire qu’il a l’âme d’un artiste bien accrochée dans ses bagages et la naïveté d’un enfant souhaitant de toutes ses forces, vivre son rêve, lui faire prendre des couleurs, jour après jour…

Alors, quand il arrête de faire le paon sur les tapis rouges, alors ces jours-là, je me reprends à rêver de mon diable de bibi et confrontée aux marches sacrées de l’art, j’organise mon panthéon tout à sa gloire, oui ces jours-là, je suis encore prête pour le grand délire, j’escalade l’une de mes merveilles, mes jardins suspendus à moi, ceux où dégoulinent ton talent et la soif inassouvie de mes désirs qui ne demandent qu’à être comblés par tes envolées lyriques !


L’architecture

A ce seul mot, mon cœur se gonfle de bonheur, je pense à tes fragiles avants-bras, à leur couleur émouvante proche de l’albâtre, je me retrouve admirative au pied de ton être qui me ramène vers mon temple « trésor » déjà si bien nommé en regard de toutes les beautés de tes contours. Ton corps sera mon temple, ton architecture raffinée, ton port de tête altier, ton aisance naturelle, ta démarche chaloupée, tout chez toi tient de l’œuvre d’art, ce même si toi, tu n’es pas de marbre ! Entrouvrir la porte, laisser circuler l’air entre les colonnes tel autrefois le sage Salomon, savoir contempler tes beautés comme l’on découvre une œuvre d’art, s’en imprégner, s’en délecter mais savoir aussi après un divin moment d’exception, s’en détacher tout en sachant que bien plus tard la mémoire jouera un rôle capital afin de nous resservir les louanges cet édifice dont les délices nous aideront alors à préserver nos esprits du banal et de ses affres. Songer à tes colonnes doriques (n’est-ce pas là charmant nom en ton honneur, toi le doré) et longer encore en pensée ma merveille, mon Parthénon.
Puisses-tu vaincre les tourments du temps, mieux que le Parthénon !


La sculpture

Tes poignées d’amour, un péché capital à elles-seules, envoûtements maléfiques, ondes christiques tout autour de ta substance et qui me font songer à deux statues, deux nus qui tout
comme toi me chavirent les sens et me remuent le peu de bon sens qu’il me reste. Mon émotion oscille alors entre Hermès, le messager des dieux, le voyageur aux sandales ailées, celui dont il me plaît de te rapprocher lorsque tu nous livre ton art léger à mon cœur, comme lui autrefois la bonne parole de ses maîtres et puis aussi le David (de Michel Ange), celui qui brava le géant, tout comme toi frondeur devant une scène française bien endormie. Ce que j’aime en la sculpture tient souvent en l’impudence de l’exhibition d’ivresses charnelles, toutes ces rondeurs auxquelles le concepteur rend alors hommage pour que la beauté, au nom de l’art n’ait plus à se cacher…


Et puis parfois, aussi fils prodigue pour la générosité de ton œuvre, pour les mots que tu n’auras pas peur de dire, de prononcer, pour ce qui te fera souffrir mais aussi tellement grandir…et aussi parce que l’on y devine plus de souffrance, plus de vraisemblance et que ces perceptions s’accommodent pleinement du ressenti que j’ai de toi au plus profond de moi !


La peinture

En illustration de tes tempêtes et de tes révoltes, « La liberté guidant le peuple » de Delacroix, pour sa frondeuse conviction épanouie jusqu’au bout de sa chair, pour le mouvement qu’elle impose et la force qu’elle délivre tout comme toi quand tu nous livres ta personne sur scène sans compter et puis parce que tu n’es que contradiction « Marie-Louise » de François Boucher en clin d’œil pour toi qui rêvais, il y a peu, d’être dans le rôle d’une coquette ou d’une favorite, ce que tentent à nous démontrer tes séjours prolongés sur les tapis rouges, Julien où le favori des couturiers, Julien sortant d’une limousine plus grande que ces hauts faits d’arme dans la chanson française, veux-tu atterrir enfin, vilaine « tebi »… mais en regard d’une certaine tendresse et d’un immense talent en devenir, il te sera beaucoup pardonné !


Et aussi mes chers rochers escarpés sur fond de mer bleutée, comme un reflet changeant de mes humeurs envers toi, comme le reflux amer de mes langueurs lorsque le temps se couvre mais que tu arrives alors par la magie de ta seule présence à apaiser mes angoisses…
- fin 1ère partie -
Caliente
Illuna








vendredi 21 mars 2008

Ange - 17e passion... et peut-être la dernière...

« Passion sous l’œil de l’ange »

De retour à notre appartement, je regarde le bijou que tu viens de m’offrir alors que tu me demandes si je suis contente, bien évidemment, puisque tu l’as choisi en fonction de mes goûts mais je ne suis pas en reste, j’ai moi aussi un petit cadeau pour l’anniversaire de nos cinq mois ensemble, certes bien plus modeste mais fait avec cœur, il s’agit d’une sanguine que j’ai dessinée de toi, endormi lorsque nous étions en Provence
Tu as l’air d’un enfant devant son premier sapin de Noël, tu observes chaque détail avec malice, la qualité du papier utilisé pour donner une impression de relief propice à la troisième dimension mais ce qui t’intrigue le plus c’est quand j’ai réussi à te « choper » dans cette position, de fait tu es nu, à peine couvert par le drap, les fesses à l’air et ton visage posé de côté ressemble volontiers à celui d’un ange, toute inquiétude a quitté ton visage qui est reparti sur les chemins de l’enfance
Je t’apprends alors si tu ne le savais pas que souvent je te regarde dormir, j’aime immensément la beauté tout de quiétude qui émerge de ton être, alors qu’aucune blessure n’est plus susceptible de t’atteindre, ce moment que j’ai capté, j’ai essayé de lui rendre justice pour le bonheur de l’avoir vu et de m’en être émerveillée, tu me certifies qu’avec un cadre du plus bel effet, nous pourrions envisager de le mettre au mur près de la coiffeuse et alors que ton regard danse
Je suis simplement heureuse qu’il te plaise, tu m’attires à toi pour un baiser « spécial merci » que de sitôt je n’oublierai tant sa volupté fut soyeuse à ma bouche, j’aime te voir épanoui, savoir que je te fais du bien, que je t’apaise, donne un sens à notre rencontre, tu me demandes alors si j’accepterais de te laver les cheveux à pareille heure, je pourrais difficilement te le refuser tant je sais à quel point tu aimes ce moment où à ma merci, tu te sens détendu, presque sans défense

Nous voici donc dans la salle de bain, shampoings, peignes, brosses, et surtout après-shampoings ont été préparés pour une séance de bien-être dont tu sors toujours au bord des larmes, tu aimes tout particulièrement ce moment où je te masse le cuir chevelu, où je démêle ta tignasse dont les nœuds disparaissent au fil d’un peignage délicat et volontairement lent et dont la douceur est comme une caresse d’une autre dimension
La nuit enserre notre complicité de ses mains tentatrices, toujours assis sur ton tabouret junior (comme nous l’appelons en rigolant) mais si pratique à usage domestique, ta tête arrive à hauteur de ma poitrine, ce qui semble beaucoup t’inviter à plus d’appétit, j’ai beau te rappeler qu’il serait raisonnable de sécher tes blonds épis, tu ne sembles rien entendre d’autre que le chant d’une intraitable sirène, ton désir qui flotte partout à l’horizon
Je porte une de tes chemises comme souvent dans l’appartement, j’aime flâner et lutiner entourée de ton odeur, je sens alors tes mains qui déboutonnent celle-ci, et qui permettent à ta figure de se rapprocher de mon ventre, de mes seins, je frissonne au contact de tes cheveux encore mouillés dont tu n’hésites pas à te servir pour infliger à mon corps mil et uns supplices dont le seul contact impromptu me permet de réaliser la vilénie de ce tourbillon
Tes mains à présent dans mon dos, m’invitent à m’asseoir sur toi toujours torse nu, le contact plus intime de nos deux peaux, nos deux chaleurs est des plus troublants, je connais bien ton corps à présent mais la magie de nos « rencontres » distillent à chaque fois un parfum nouveau dont les effluves dansent dans mon cœur comme l’écho subtil d’une découverte toujours plus émouvante du bonheur que l’on arrive à s’offrir, souvent dans tes bras je me sens légère comme un papillon

Tes doigts pianotent avec une sournoiserie appuyée sur les parties intimes de ma chair cependant que tes yeux ne perdent pas une miette de mes réactions, les yeux dans les yeux à présent, j’ouvre mon corps à tes désirs les plus passionnels, je laisse mon corps guitare naître à des harmonies qui lui sont inconnues mais le chef d’orchestre semble bien connaître sa partition, tu te lèves du tabouret tout en souhaitant que je reste lovée autour de toi par l’entremise de mes jambes, ma tête repose alors sur ton épaule nous sommes fusionnels
J’ai peur que tu tombes mais tu réussis sans trop de problème à nous amener dans la chambre où tu me demandes de t’enlever ton pantalon, je m’exécute dans un souffle, nous sommes maintenant nu l’un contre l’autre, tu n’en continues pas moins tes caresses intenses qui ont le pouvoir de me tétaniser autant que de m’animer selon le but que tu cherches à atteindre, je ne résiste plus à t’inviter à me pénétrer par l’entremise de mes mains gourmandes qui ont élu domicile sur tes fesses si charnelles qu’elles incarnent à elles seules, le péché originel
Tu vrilles, tu sarabandes et j’en redemande jusqu’au confins de tes limites, et le milieu de la nuit nous accueille enfin aux portes du sommeil, nous allons ainsi nous reposer d’un trait vers le milieu de la journée alors qu’un rayon de soleil plus diablotin nous cueille de nos rêvasseries et je t’entends me murmurer un : « bonjour, mon bel amour » auquel je réponds d’un baiser petit frère – petite sœur sur tes lèvres encore empreintes des ardeurs de la nuit, et qui par une magie que je ne m’explique pas, sentent délicieusement la cannelle
Tes mains cherchent à nous couvrir du drap qui a subi la dure loi de nos ébats, je me rapproche de ton corps pour profiter de ta douce chaleur et nous restons là nichés ainsi un très long moment, perdu dans nos pensées et nos premiers mots communs nous font partir d’un grand fou rire puisque nous disons de concert, que nous n’avons pas intérêt à oublier le repas avec tes parents, ce soir, tout oubli serait mal interprété, fusse-t’il non intentionnel

Ce midi nous servant de matin, nous petit déjeunons copieusement avant de nous rendre dans une galerie d’art du quartier où nous avions remarqué quelques toiles que nous aimerions à présent examiner de près, partager nos impressions, s’occuper plus qu’agréablement avant d’aller rejoindre tes parents
Nous n’avons pas vu le temps passer comme toujours lorsque nous échangeons nos ressentis sur des sujets qui nous passionnent, nous repassons très vite à l’appartement afin de nous changer et arriver auprès de tes parents, propres comme des sous neufs, mais très vite fut moins vite qu’escompté, finalement
Quelle idée aussi ai-je eu de te montrer la petite robe fourreau noire que je m’étais promise de porter pour une occasion un peu spéciale, de te demander de l’ajuster et de croire très naïvement que tu pouvais t’en tenir là, pourquoi ai-je voulu contenir tes envies et les ai-je fait de la sorte redoubler de plus belle, ce soir, tu es mon bel amant, mon intrigant, mon brigand
Dans une heure, nous devrions être près de tes parents, mais là, tu ne sembles absolument pas t’en soucier, tu n’as qu’une obsession, m’enlever de ce fourreau qui t’a mis en tête plein d’idées folles et pourquoi alors que tu luttes avec les restes de ce qui fut une très jolie robe, je pense que la prochaine fois que je voudrais faire impression, je me contenterai d’un jeans et d’un chemisier blanc qui sont toujours du plus bel effet, oui je pense à cela presque obsessionnellement

Je dois alors avoir une frimousse rêveuse, lorsque ton visage se retrouve face à face avec le mien, puisque tu juges bon de me dire, que non, tu n’as pas honte d’être ainsi déluré, excité et d’ajouter avec une mauvaise foi, que j’adore, que tout est de ma faute, que je suis une linotte de n’avoir songé à l’effet de cette robe sur le pauvre mâle sans défense que tu es, pour peu à l’orée de cette soirée, je dirais que nous avons là, un cas de mauvaise foi nocturne, je ne suis plus qu’une pauvre chose en proie à un être déterminé et lubrique
Mais pourquoi songerai-je à me plaindre d’être l’objet de toutes tes envies et de toutes tes attentions, tu m’invites alors à me coucher sur le tapis, oh, lui il va mal finir sa vie à ainsi devenir trop complice de nos délires et alors que ton désir s’accroît et ne semble pas beaucoup s’embarrasser de préliminaires, je souris, heureuse de ta hardiesse, de ta belle santé, de ta gourmandise, déterminée à te laisser faire de mon corps ce que tu veux mais résister au plaisir qui afflue va bientôt être des plus critique
Je t’attends alors murmurer « mauvaise femme qui n’a aucune pitié de son homme », ta voix, ta bouche près de mon oreille sont plus fatales que n’importe quoi d’autre émergeant de toi, pourquoi tes mots dans le plaisir libèrent toujours mes dernières réserves, mes dernières frontières, mes dernières retenues, ta main me force alors à te regarder plus intimement, plus émotionnellement, pourquoi m’étonner d’entendre, un « aime-moi » des plus fatidiques !
Julien qui sait comment alerter tous mes sens et qui sait comment me ramener à lui, Julien qui devra trouver un gros mensonge face à ses parents quant à expliquer notre retard, Julien que je n’aiderai pas dans son explication, Julien dont le creux d’une épaule m’invite à le mordre, pourquoi, ai-je toujours envie de goûter à ta peau, la lécher, je le sens, je vais encore perdre la raison, divaguer, dériver, hurler puis lorsque je serai comblée, aux bords des larmes, j’aurai de nouveau honte de m’être conduite comme une hystérique mais il en est ainsi à chaque fois, que tu me comptes colchiques

Julien, dont les grains d’or clairsemés sur sa substance me rendent dingue, je chavire à chaque escale, nos transpirations se mêlent à présent, ton ventre arrondi, arc-bouté de plaisir offre au mien toute l’étendue de ce qu’une femme peut désirer de la masculinité d’un homme, notre accouplement va encore nous enivrer plus que de raison, comme tu peux me plaire, et comme j’aime que tu n’aies rien de trop raisonnable, ni de trop conventionnel
Je t’aime divinement passionnel, limite rebelle et j’entends bien te le dire aussi par l’entremise de mon corps, tu m’as rendue gourmande et je n’en ai plus peur inutile, ni pudeur futile, je me sens naturelle et belle comme si tout en moi avait toujours été conçu pour devenir ainsi, pour être là entre tes bras, aimée, aimable, aimante et amante, en fait chacune de tes hardiesses, de tes invites se trouvent relayées par l’une des miennes, nous devenons alors en toute simplicité, fusionnels
Le plaisir avec toi se décline par vagues et par cascades, l’eau bouillante et le feu intense se mélangent, et généralement nous nous noyons dans un océan d’où notre émergence m’amène souvent au bord d’une émotion extrême et là comme si la furie des éléments avait bien voulu m’épargner jusqu’à la prochaine tempête, je te retrouve souvent à me susurrer que tout va bien, à me caresser le corps avec une infinie tendresse comme pour apaiser mes derniers soubresauts, tu es alors doux comme le miel
Alors qu’encore un peu à court de souffle, je t’entends me dire qu’il faudrait peut-être y aller, aller, aller, mais aller où, là je plane encore mais l’heure va se charger de remettre bon ordre à mon indolence, il ne nous reste plus qu’un quart d’heure, alors que trois nous seraient nécessaire, tu décides alors d’expliquer un imprévu imaginaire à tes parents qui semblent te dire, que nous prenions notre temps, que rien ne presse mais alors que tu refermes la porte de notre appartement tout en m’embrassant, je me sens presque éternelle, flottante, presque irréelle…

Magie de l’amour, magie de ton amour…

Caliente
Illuna

Grains de folie à gogo !

Caps en studio obtenu via forum "crazy-julien"
« Subtils et volubiles grains de plaisir »

Mon sensuel amant
Au pied de ton lit
Je me rêve grain de riz

Mon idéal envoûtant
Au bord de tes lèvres miel
Je m’envisage grain de sel

Mon bel émouvant
A tes côtés, je suis adorable
Je m’évade tel grain de sable

Mon espiègle affriolant
Je m’épanche aussi sur ta gorge
Fond d’adoration sur grain d’orge

Mon torride impatient
Je te croque, charnel petit sablé
Mise en bouche, somptueux grain de blé

Mon exceptionnel tyran
J’aime « pêcher » un peu dans ta vie
Et y trouver là, passionnel grain de folie

Mon éternel enivrant
Près de toi, femme adorée
Je finis comblée sous ton grain doré !

Caliente
Illuna

Mise en bouche royale !

Caps issu de l'émission des Victoires de la Musique via forum "crazy-julien"
« Ouverture royale, entrée dorée »

Bouche, dont je bois allégrement et confusément chacun des mots
Bouche qui murmure passionnément un long frisson dans mon dos
Bouche, rose-rouge qui m’invite en voyage à bord de sa calypso
Bouche, avec qui je jouerais volontiers à la roulette russe, fatal casino
Bouche qui m’enivre de ses belles lèvres, comme au centre d’un complot
Bouche, gourmande qui déguste ma langue tels cœurs de bonbons à gogo
Bouche triomphante, poignante qui offre salive et chaleur comme un diabolo
Bouche, tendre fraise, prête à nous faire croire qu’il y a merveille sous chaque bécot
Bouche, au centre de toutes nos attentions, que l’on a envie de cueillir, joli coquelicot

Caliente
Illuna

jeudi 20 mars 2008

Venelles pour demoiselles en "mâle" d'émotions...

Photo issue du forum "crazy-julien" - merci à 1967
« Obscur objet de mon désir »

Par un été chaud, éprouvant, entêtant, longer tes venelles, de bien sombres allées passionnelles et par trop charnelles
Sentir au détour d’une ruelle, ton être abandonné devant l’éternel et rêver un soir d’être ta complainte, ta ritournelle, ta belle
Découvrir ta main, la deviner sous ma soie, ne plus résister, demeurer sans voix, se retrouver là soumise, sans foi, ni loi
Ta substance qui caresse sans que ne rien ne presse, goûter à ta tendresse, me livrer à toi en pleine détresse, en plein émoi
Ni Dieu, ni maître, juste le partage de deux souffles chauds, ton ventre arceau comme un cadeau, frôlant, implorant ma peau
Suspendre l’horloge du temps à l’orée de ton être, n’exister que par ta seule présence, accepter la marque de mon bourreau
Mi-ange, mi-démon, deviner tes envies aux portes de l’étrange, me donner enfin toute entière sans que plus rien ne nous dérange
Archange, venu et puis disparu, ne garder de toi que l’évanescence d’une jouissance sans nom, garder du fruit généreux, l’odeur de la pulpe de l’orange

J’ai le cœur et les rêves océan, j’entrevois des soleils couchant et des ciels levant, où pour l’éternité, je suis ta femme-enfant !

Caliente
Illuna

Bouche à bouche, finale touche...

Caps issus des coulisses des Victoires de la Musique - via forum "crazy-julien"
« Royale mise en bouche »

Une bouche, pas farouche, bien gourmande, au bord de ma couche
Ose et me touche, ni recul, ni distance, plus rien ne m’effarouche
Pour toi, j’ai laissé tomber pudeur et honneur, je suis plus bas que ta babouche
Avec toi, je m’avance dans la nuit des orgies, je ne suis plus une sainte-nitouche

Je prendrais le doux et tendre arrondi de tes lèvres pour fine mise en bouche
A ta chaude salive, je ferai un accueil de reine, plus aucune escarmouche
Au miel de ton palais, je serai délice comme femme digne qui accouche
A l’éveil de mes sens, l’homme enfin confiant, ne redoute plus rien de louche !

Impertinente petite bouche, as-tu seulement conscience d’avoir mis bien des femmes, sur la touche !

Caliente
Illuna

mercredi 19 mars 2008

Libidinons donc un peu !!!

Caps - prise en studio - obtenus via forum "crazy-julien"
« Ange au sommet de son art »

L’extase sur l’aile de l’ange
Emphase sensible de l’étrange
Abrase, si plus rien ne dérange
Jase entre insolence et louange

Luxure sur fin fonds de déluge
Brûlure, si pervers subterfuge
Cassure, mon corps pour refuge
Fêlure qu’à mon cœur, j’adjuge !

Perverse aux abords de ta neige
Averse au coin des yeux, perce-neige
Inverse les données, boule-de-neige
Bouleverse mon sang, où vais-je ?


Condor aux ailes déployées, somptueuse éloge
Conquistador, femme implorée, rien ne déroge
Matador, féminité bousculée, le droit, tu t’arroges
Cœur d’or, déesse comblée, sur le fil de l’horloge

Elixir de jouvence aux abords de ta tige
Soupir s’il te plaît mais rien ne néglige…
Respire sur fond de nuit mais jamais rien n’exige !
Enivre une dernière fois nos émois, vibre et inflige !

Caliente
Illuna

Pintade lubrique, oui, dindon de la farce, non !!!!!!!!!

Cath,

La présente explication est fournie en regard de ton photomontage et de mon poème qui en résulte (ma réponse), ce afin d’éviter toute mauvaise compréhension à nos gentilles lectrices.
Lorsque tu es venue dans les blasons, proposer l’idée « inversée » de faire des montages en regard de nos textes (histoire de varier les plaisirs), j’ai trouvé l’idée sympa et j’y ai donné bonne suite.
Nous étions, alors le 13/02/2008, je t’ai proposé (non pas mes textes) mais des idées en relation avec les textes en cours et surtout des idées précises de photomontages en regard du thème sur les belgicismes dont pour référence le Manneken-Pis ou le théâtre des marionnettes Toon (mon texte en parlait d’ailleurs pas mal).
Un mois passe, plus aucune nouvelle, je pense que mes idées ne t’ont pas séduites et j’évite de te relancer, j’en reste là !
Quelle n’est donc pas ma surprise de voir ressurgir mon idée en relation avec le théâtre Toon (belge par excellence) via ton montage ci-dessous mais utilisé dans un but trouble et ayant valeur inversée de mes intentions premières !
Tu supputes que Julien manipule les crazys, alors perso je n’en sais rien du tout et je m’en fou, moi, je le bouscule bien dans mes textes donc qu’il nous manipule ou non, je m’en fou et à la limite je suis tout à fait consentante, sans doute le privilège dû au talent que je lui concède.
Donc, j’ignore s’il manipule mais toi, tu peux bien le savoir, tu m’as manipulé et le plus navrant, c’est corrélatif à une futilité.
Ravie donc à 45 ans d’avoir été (ou de m’être sentie) manipulée et ce comme une enfant de 5 ans !
J’acte donc de ta discourtoisie qui me peine, et comme Julien qui n’avait que sa voix et son talent pour répondre aux « attaques » à Baltard, je n’ai ici rien d’autre que ma plume pour me défendre, remarque j’ai l’ai fait avec élégance et classe face à justement ton manque d’élégance !
J’espère ne voir ressurgir aucune autre de mes idées à des fins limites et troublantes.
Je ressors donc de ceci, très déçue, si cela m’est permis !!!!

Et que celle qui adore se sentir manipulée, me jette donc la première pierre !

« Message pour qui de droit »

J’ai beaucoup d’humour, et j’aime m’éclater de rire
Alors manipulée par Julien comme des jouets, on a vu pire
Ce délicieux et ingénieux montage prête simplement à sourire

Soudain, stupide fille, je me demande d’où il s’inspire
A la réponse, mon sang ne fait qu’un tour, il faut bien dire
A l’auteur, il y a un mois, je livre quelques idées, sans intention de nuire

Puis pas de suite, rien, je pense l’idée première tombée à l’eau, adieu délire
Quelle n’est pas ma surprise de voir mon idée détournée, un coup à périr
De honte pour moi, qui à défaut d’être manipulée par Julien, l’est par un vampire

Mon idée sympa, sert à faire passer avec humour, une pilule amère, à vomir
Mes illusions envolées, une réponse s’impose, un coup à se faire interdire
Et quoi qu’on en dise, je déteste être manipulée ou du moins ainsi le ressentir !

Merci, de m’avoir permis de mal me sentir.

Illuna


mardi 18 mars 2008

Mes bleuets, mes chers jouets...


« Quand ce que j’aime dans la nature, me relance vers lui ! »


Mon étoile bleue, ma rare et précieuse baigneuse, lovée au creux d’éponges et d’algues, tu symbolises à toi seule, l’amorce d’un être « hors norme » dont j’espère que le talent et le savoir-faire ne restera pas un trésor enfui au fond des mers et perdu à jamais pour le monde vivant en surface. Bien que l’ivresse des profondeurs me convienne aussi tout à fait ! Et ce n’est là qu’un paradoxe de plus !

Mon martin pêcheur, toi dont la robe bleue m’émeut au moins autant que ses prunelles bleues délavées et sa chair tendre et rosie, toi mon oiseau de toutes les couleurs, si cher à mon cœur, toi qui me rappelle en moi, l’éternelle pécheresse, celle qui rêve tout au long de pages sensuelles au moindre écho de sa substance.

Mes graines bleues, mes semences d’outremer, mes débuts de vie, fragiles et si belles, mes sources de vie encore embryonnaires, mes fières guerrières qui vont se battre entre alluvions et mousson afin de naître plus fortes et plus épanouies aux portes de notre monde parfois, si rustre, si âpre au chemin de la Création.



Mon éphémère papillon bleu, mes ailes déployées qui aiment se dorer au soleil, qui aiment butiner de fleurs en fleurs et dont la lumière du jour se reflète à merveille à l’aube perlée de vos soies si évanescentes et « adoubantes ».


Mon myosotis, ma souris aux oreilles bleues, ma fleur totem, ma complice de toujours, pour que je ne t’oublie pas, tu t’es parée d’un nom qui dévoile humblement ta peur, tes rondeurs émouvantes ne sont pas sans me parler des admirables contours de Julien, plus addictifs encore dans ses imperfections que dans ses perfections !




Mon ami, le bleuet
, mon caprice des champs, celui que j’ai toujours cherché depuis ma plus tendre enfance, mon nirvana floral et conceptuel, ta robe a sur moi des pouvoirs mystiques, je te compare volontiers à une elfe tant ton pouvoir sur moi tient de la magie, tout comme toi, Julien, mon intouchable, mon si désirable péché d’orgueil !


Ma montagne bleue, ma cime qui offre à mon cœur, toute « l’émouvance » de sa quiétude mais qui nourrit en son sein, le plus sauvage des volcans. Ta lave est le sang bouillonnant dans ses veine dont les bleutés saupoudrées qui nagent à la surface de ses avants-bras de délicieuse ingénue.

Mes ailes bleues, ma douce mésange, toi qui quelques fois abordent nos jardins pour venir t’y désaltérer, t’y nourrir tout comme Julien qui parfois daigne nous combler de sa présence un moment de communion intense mais d’où parfois l’on ressort en état de frustration, plus troublée qu’escompté. De fait, approcher un tel être ne va pas sans quelques souffrances impromptues…

Ma libellule, ma dentellière aux longues ailes d’ange qui me parlent aussitôt d’un autre ange dont le corps et l’esprit me comblent d’aise et emplissent mes rêves les plus gourmands et les plus inassouvis. Gueule d’ange, perchée sur un délicat roseau, en perpétuel mode instable et dont échos subtiles m’enivrent comme le bon vin.

Et une note rouge à tous ces bleus aux cœurs, une petite fraise tendre aux lèvres rosies et aux chairs opalines de notre tout beau, objet symbole de toutes nos convoitises et dont le carmin ne nous fait pas toujours que du bien ! Rouge comme le sang qui virevolte dans tes entrailles, fluide chaud de ta substance, mordre dans ce corps à pleine dent et en mourir de plaisir !!!

Caliente
Illuna









Bis repetita...

Caps en provenance des coulisses des Victoires de la Musique - via forum "crazy-julien"
« Vue surprenante et captivante »

Entre lèvre et regard
Entre fièvre et hasard
Je suis femme léopard
Gourmande et en attente
En demande et impatiente

L’homme œuvre d’art
Le mâle au rempart
Je suis fille de joie sur le tard
Assiégeante et combattante
Brûlante et fulgurante

De toi, je rêve sans fard
Parfois, tu me prends sans égard
Tu me transperces d’un poignard
Pigeonnante et complaisante
Infamante et indolente

De ta bouche, un rencard
De tes yeux, un étendard
Tu m’offres ta belle queue de renard
Amante et affolante
Accueillante et défaillante

Parfois pochard, parfois pinard
Quelquefois plumard, quelquefois vantard
Souvent peinard, souvent cabochard
De toi, j’accepte tout, même les paroles insolentes
Pour toi, je veux bien, devenir femelle et patiente

Caliente
Illuna

lundi 17 mars 2008

Toutes les femmes sont belles pour qui sait les aimer...

« La féminité fécondée et épanouie »

Julien symbolise à la fois l’attente, celui que l’on espérait plus et la vague, celle qui emporte tout sur son passage. Cette merveille, faite mâle est l’éveil de notre existence !

Après ce mélange improbable, plus besoin de pudeur, de pudibonderie, chaque femme qui sommeillait en nous est bel et bien vivante, ardente, vibrante et insolente.
La flamme brûle et se consume, la chaleur la plus intense est sa fidèle compagne, chacun de ses sens dans un éveil merveilleux est prêt à la rencontre artistique de sa vie adoubée par un homme à la beauté « hors des canons et des normes ».

Si Julien est un guêpier, nous sommes victime consentante, sa nasse est le reliquaire précieux que chacun de nos corps attendait, désirait, il comble nos rêves insensés, il bouscule nos songes bien trop sages, il entrouvre avec splendeur nos corsages, il nous encourage à être plus pécheresse que maîtresse, il nous débride les flots diluviens, il nous crucifie la moindre gène, il nous frôle pour mieux nous enflammer, il nous nargue pour mieux nous passionner, il ose et nous le suivons, nous en redemandons, tout de lui, en lui et par lui est si bon, souffrir aussi est un délice subtile que nous cultivons à présent comme un cher trésor en nos cœurs, meurtris, endoloris mais parfaitement accomplis.


Julien est l’étoile perdue aux confins d’une galaxie d’amazones, femmes modernes habituées à se battre pour leur famille et leur travail, et qui ont retrouvé le goût de la chair, de la luxure, de la jouissance, même au travers de la culture, oui, il est aussi notre perle de culture que nous chérissons dans son divin écrin, ce corps magicien dont chacune des courbes et des rondeurs est un ravissement pour notre palpitant, oui car de cet oiseau rare, nous pouvons le dire, le ramage vaut bien le plumage et inversement !

Julien nous plonge dans un bonheur perpétuel, nous enivre de ses exquises ritournelles, nous délivre du bassement matériel, nous enferme dans un état obsessionnel qui n’arrive plus à s’enfuir de sa transe émotionnelle et passionnelle.

Nous sommes à tout moment fusionnelle et susceptible de devenir conflictuelle, ce dans le seul but avoué de le protéger, oui il nous arrive aussi d’être quelque peu maternelle, ce même si l’homme nous inspire bien d’autres inavouables frissons et impardonnables tentations !



Julien m’abandonne aussi en plein paradoxe, avec lui, je suis une enfant espiègle, une adolescente nymphomane, une jeune femme impudique, une femme et compagne gourmande, une tentatrice en demande incessante, une amante séductrice et éperdue, une mère oubliée au profit de sa peau éveillée, je suis toutes les femmes et aucune, jamais vraiment la même, jamais vraiment une autre, pour lui, je suis troublante et par lui, je suis troublée, l’amour est un regard d’ange le jour mais un corps de diable la nuit, l’amour me rend folle mais de cette folie, je ressors de plus en plus épanouie !


La féminité est un bouton de rose dont les épines peuvent blesser le cœur des plus endurcis mais son divin parfum n’enivre que celui qui est sensible à l’écho de sa robe et qui, pétale après pétale saura l’enrober de son nectar divin et la féconder par l’entremise d’ardeurs qui lui permettront de renaître le printemps suivant… Rose à peine éclose et déjà de lui en totale overdose !

Julien qui plutôt que de lutter contre l’incendie qu’il allumé, accepte enfin avec délivrance de se consumer parmi nous, d’être un complice à la fois tendre et intrigant, d’être l’aveu du trouble que nous portons bien malgré nous à notre corps défendant dans sa vie après bien des lectures coupables et bien des roulades impudiques dont la parfaite osmose nous laissent toutes au bord du précipice, d’adorables falaises où nous aimons nous ébattre d’aise tout auprès d’une bien chaude braise… surtout lorsqu’elle accepte une fois encore d’étancher notre ultime soif….

« Une femme »

Une femme au détour de la lumière du jour
Evanescente et sans le moindre atour

Une femme comme une ébauche de l’amour
Doux euphémisme pour mon cœur lourd



Une femme moitié de rien, moitié de tout
Dont les yeux jettent sur moi, une faim de loup

Une pécheresse qui frôle tous mes tabous
Dont la bouche se désaltère à mes genoux

Une femme enfant aux sens encore si fragiles
Qui n’hésite plus à m’inviter pour divine idylle

Un corps de sirène qui m’implore avec style
Aphorisme de mes envies et folies, péristyle

Une femme lune, déesse Séléné, mon aimée
D’une totale liberté, éclatante psyché, mon adorée

Une femme pétale, rose et lys à la fois, désirée
Dont les affres et les besoins en font mon alliée

Une femme comme un ruban à la vue de tous, offert
Mais dont l’amour ne vibre que pour un seul, à découvert

Une femme, calice et précipice, ma douce au cœur de verre
Adorable autant que sibylline perverse, mon inévitable enfer !

Caliente
Illuna

Tout est vrai, tout est faux (ou pas ) !

Caps en studio - obtenu via forum "crazy-julien"
« Ne croyez pas toujours ce que vous dis Julien ! »

Je pense que Julien se plait autant à nous mentir qu’à mener la presse en bateau , il m’arrive même de croire que tout ce processus fait partie intégrante et jouissive de son œuvre.

Tout peut être vrai autant que faux, tout et son contraire, Julien construit par une phase de destruction comme un jeu subtile de l’absurde, comme une énigme qui n’aurait pas de solution, comme un labyrinthe qui deviendrait soudain un étouffoir où le seul air respirable se tiendrait en son centre mais les pistes pour y parvenir changent au fur et à mesure et suivant la perception de chacune.

Il aime mener la danse, je le pense meneur d’idées mais pas meneur d’hommes ce qui permet d’expliquer, pourquoi, il nous ravit autant qu’il nous rebute, lorsqu’il nous livre son art, il est sincère même dans ses mensonges mais lorsqu’il nous aborde en tant qu’homme, il ne maîtrise plus rien, là il lui arrive de nier qu’il a allumé un incendie même si la forêt brûle devant ses yeux, de nier qu’il est fascinant et envoûtant, au besoin, il est prêt à vomir sur commande, histoire de nous repousser loin de lui, bien loin et une bonne fois pour toute.

Julien est une ébauche de génie prisonnier d’une « tebi » pas toujours très cohérente, ce qui fait le plus mal est qu’il soit tout a fait capable de jouir de la souffrance qu’il a lui-même semée mais qu’il serait peut-être aussi le premier à crier grâce si nous venions à l’affronter de face, l’homme est téméraire, frondeur mais est-il brave, j’aurais juré que oui au sortir de Baltard mais aujourd’hui je doute par l’entremise de toutes les fausses pistes qu’il nous a lancées et encore bien avec la plus grande des délectations !

L’art selon Julien s’apparente parfois à une partie d’échec, fabuleuse, classe, esprit contre esprit et ce dans le plus grand respect de l’autre mais aussi parfois à une partie de poker, et là de bluff en bluff, c’est chacun pour soi. A nous de bien cibler notre aire de jeu, il y va aussi de notre intégrité morale !

Est-vous prête à perdre votre âme ? Là réside une part de la vérité de ce diable d’homme… une toute petite piste dans le monde si vaste de ses pensées obscures, obscènes et tordues.

Mais il ne faut pas non plus oublier qu’en l’artiste s’ébauche aussi l’ange gardien de nos souvenirs les plus doux, ceux qu’il nous pourra plus nous enlever même s’il s’y emploie chaque jour de toutes ses forces, sachez-lui fermer la porte de vos rêves.

Ouvrez-lui votre esprit mais ne perdez pas le contrôle, ouvrez-lui votre cœur mais restez-en le maître, ouvrez-lui votre âme mais gardez vos illusions, donner et reprendre comme lui le fait, offrir et maudire si besoin, jouer encore et toujours mais se garder de perdre et quoi qu’il arrive, tout lui sacrifier mais jamais votre intégrité, sachez lui imposer le respect, il y va de votre survie et alors peut-être vous accordera-t’il enfin un sourire, comme une fragile amorce du respect qu’il commencera à vous accorder et que vous aurez enfin remporté de haute lutte !

Caliente
Illuna

Beau comme une fille mais si mâle, à la fois !

Caps issue des coulisses des Victoires de la musique - obtenu via forum "crazy-julien"
« Scotchée et bien ravagée! »

Ne fais pas tes yeux hérisson
Ne fais pas ton regard tout frisson
Non pas ces prunelles, à demi-réflexion
Ne plisse pas tes escarboucles, trop d’émotion
Ne lance pas tes miradors aux abords de mon adulation
Non n’effraye pas les femmes de toute ta passion
Pose sur moi ta vue, du plus bel horizon

A chaque apparition, tu fais grande sensation
A chaque échange, tu enclenches le mode confusion
A chaque partage, tu nous mets en ébullition
De dignité, nous n’avons plus aucune notion !

Ton regard « perdition » et tes lèvres, cœur de bonbon
Alors, là je déguste en pleine adoration, doux calisson

Je redécouvre ta bouche, son charnu velours
De voir ainsi tes lèvres, rouge-rose amour
Bien belles, bien pleines, offertes-là sans détour
Ne manque plus que ta langue, au secours !

Je tremble en pâmoison, je perds la raison
En pleine dénégation, bien lourde sera l’addition
Viens-là mon amour, montre-moi ta belle dentition
Viens mordre dans les fruits de la tentation
A califourchon, découvre limons, alluvions et érosion
Allez pour toi, je serai doux chaton, tente l’intrusion !

Oh, oui, même si t’aime pas, t’es bien un canon !

Caliente
Illuna



Le bel intriguant...

Caps - prise en studio - obtenu via forum "crazy-julien"
« Mon bel arrogant »

Mon bel arrogant
Je me vois le long de ton corps dérivant
Mon bel intriguant
Je me perds en tes abords émouvants

Mon bel odieux
Pour lequel, je n’ai assez de mes deux yeux
Mon beau soyeux
Sur ta peau, je laisse mes marques peu à peu

Mon bel étrange
De tes saveurs, je déguste et je mange
Mon bel ange
Pour toi, je me roule dans les vendanges

Mon beau passionnel
A mes dérives, je te comble devant l’éternel
Mon adorable rebelle
A qui j’offre ma chair pour y faire merveille !

Caliente
Illuna



dimanche 16 mars 2008

Astre de lumière, mon artiste pas peu fier !

Caps issu des coulisses des Victoires de la Musique via le forum "crazy-julien"

« Un cancer qui a (tout) du chien ! »

Cancer, mon irrespectueuse petite mort
Par toi, tous les charmes du picador
Scarabée sublime et or, que je dévore
De toi, mil et uns encore, mon mentor

Solstice d’été, « caliente » en ton corps
Culmine et butine au sommet de ma flore
Constellation incendiaire, que j’adore
Soleil au zénith, brûlant en tes abords

Gouverné par la lune, mon doux pierrot
Vénus et bohème, mais non point sot
Signe zodiacal de l’enfance, jeune chiot
Firmament étoilé, en la couche du beau fiérot

Têtu comme un bélier, un vrai bardot
L’eau et le feu, mélange de deux cabots
Fol amant mais fidèle, tu sors à coup sûr du lot
Souvenir gourmand du passé, mais jamais vieillot

Sensibilité et émotivité à ton être, chevillées
Vrai cyclothymique, nature jamais comblée
Point culminant de mes envies dépravées
Innocence, perdue à jamais ou pertinence ignorée

Equinoxe incendiaire, âme parfois bien allumée
Chien en astrologie chinoise, me voilà renseignée
Vecteur d’émotion puissante, cher aux femmes déflorées
Artiste encensé, créatif illuminé et sauterelles émerveillées !

Caliente
Illuna

Les amours passionnées et consommées...

Caps issu des coulisses des Victoire de la Musique via forum "crazy-julien"

« Mon bel amant »

Plume au vent, cœur océan
J’accours, je vole
Pour toi, je suis femme enfant
Je me sens toute folle

Douce fleur, bouche en cœur
Face à toi, l’insolent nénuphar
Pour toi, j’ai le cœur Equateur
J’attends que tu me consumes à mon art

Ai-je aimé avant toi, je ne sais
La mémoire m’est infidèle
Pour toi, qui plus que tout, me plait
Je me rêve duvet d’hirondelle

A mon corps défendant
Je vibre malgré toi, l’insoumis
A ta foudre me comblant
Je m’enivre jours et nuits

Par tes suées, je suis bouleversée, écorchée
Vidée, laminée, noyée, je t’implore
Par tes ruées, je me sens invitée, désirée
Couchée, bercée, déflorée, je t’adore !

Caliente
Illuna

samedi 15 mars 2008

Marche en arrière inutile au sujet des vies antérieures...

« Tes vies antérieures »

Trois, voir quatre semaines, que je galère, l’esprit pleins d’idées et l’impossibilité de les décliner. Serait-ce là le signe que tu es unique mais vraiment si unique, que mon instinct se refuse à te trouver des routes ancestrales, d’autres toi avant ton toi actuel, pourtant l’idée d’avoir vécu avant cette vie, d’avoir erré en certains lieux, d’en aimer certains par avance et d’en réprouver d’autres et de même pour les gens, cette impression ténue mais si forte d’une appartenance à d’autres racines, je ne la repousse pas, pas plus que d’autres formes de vie dans d’autres mondes. Alors, pourquoi se manifeste à moi si brutalement ce blocage, pourquoi je souffre de ce refus si vif, si intense, pourquoi les mots se refusent aux idées, Julien quel message me lances-tu par delà la distance qui nous sépare ? Et pourquoi une musique m’étreint le cœur, oui cette musique qui vibre à chaque fois que j’écris un texte, un poème, un blason sur toi, mon tout beau, ce chant qui vrille chaque fibre de mon être, pourquoi est-il soudain si douloureux, comme un adagio, comme Aranjuez au pied de son mur ensanglanté ? Que dois-je comprendre ?
Je voudrais vraiment pouvoir te décliner au travers des deux fiévreux et insoumis que sont Garbo et Beethoven mais je n’y arrive pas, je trouve cela plat et banal, pas digne de toi.
Je voudrais aussi pouvoir te décliner en prince Vlad Dracul, toi qui me retourne le sang au moins deux à trois fois par jour ou bien encore en Docteur Jekyll et Mister Hide ou pour finir en Dorian Gray. Et pourquoi des héros de littérature ou des légendes, peut-être pour sublimer à loisir ton aura ou parce que tu es tellement énorme que je préfère t’imaginer au travers du monde irréel et pourtant si imposant qu’est celui de la littérature. Je sais que ce sont là de très bonnes idées mais les mots les banalisent.
Alors parce que je ne peux me satisfaire de l’insignifiant pour toi, je vais renoncer à t’imaginer d’autres vies et laisser les autres belles plumes du forum te faire fête par l’entremise de leurs sublimes vies antérieures.
Je me contenterai d’une troublante métaphore : « Tes rides sont les chemins des venelles qui ont refusé de te livrer leur mystère comme ma plume est l’amour inassouvi du mal que j’ai de toi ». Rendez-vous dans une autre vie et si tu veux me reconnaître je porterai un signe de reconnaissance que je ne livrerai qu’à toi, viens-là, je m’en vais te le livrer à l’oreille, oui à l’une de celles que tu caches au-dessous de ton admirable toison d’or…

Caliente
Illuna

Chaleurs hivernales...

« Que tes ardeurs m’apaisent »

Ton corps, ma terre glaise
Ta vie, mon île irlandaise
Ta tête, mes boucles anglaises
Ta bouche, mon cœur de fraise

Ne cherche plus à me mettre à l’aise
Pousse-moi juste au bord de tes falaises
Mon tout beau, à la Hussarde, à la Française
Mais plus que tout, bien me baise !

A dieu ne plaise, si je ne suis niaise
Faut pas que tu me tiennes en laisse !
Où alors que survienne, un malaise
Pour qu’à jamais ma violence se taise !

Mets sur moi tes mains, elles m’apaisent
Autant qu’elles font naître exquises fournaises
Allez, vilaine bête, ne sois pas mauvaise
Chauffe-moi encore les sens de ta belle braise !

Caliente
Illuna

vendredi 14 mars 2008

Ma langue aux chattes, aux bords de leurs lèvres...

Caps de la cérémonie des césars - issu du forum "crazy-julien"
« Ma langue aux chattes, vibrante et insolente »

Avec ta langue offerte aux chattes
Tu as rendu mon cœur écarlate
J’ai vu disparaître mes nattes
Je me suis vue entre tes pattes
J’ai pensé à ton corps, à ta gratte

J’ai pris place dans tes bras
Délivrée de tout embarras et falbala
Je ne lutte plus, plus aucun combat
Je me donne à toi sans apparat
Et pour mes péchés, aucun rachat

Avec toi, je consomme autant que je convole
Je me conduis comme une folle
J’oublie en définitive mon auréole
Je ne suis plus qu’un nombre infini d’alvéole
Prends-moi mon tout beau, prends ton envol

Je te rêve fort et blanc en neige
A tes blondors, je suis sacrilège
A ton corps, cheval lourd, je florilège
Dans tes bras de fille, ma vie s’allège
A ta langue, je suis cris et solfège
A tes pieds adorés, tourne manège !

L’amour sur le vif, incisif, impulsif
Une rencontre coup de canif
Tes yeux impudents, ton visage émotif
Nos désirs qui se mélangent, abrasifs
Une petite mort sur d’insolents récifs

Alors, chat de gouttière, vilain matou
Tu veux encore de mon minou ?
Divin crime, alors, tu y prends goût ?
Sublime, je pends à ton cou
Infime, je me perds à tes genoux

Et cette langue que je sens chaude
Elle me dévore comme une ribaude
Et tes mains, vilaines maraudes
Qui laissent ta bouche telle une finaude
Me déguster comme une reine-claude

Imprime ta griffe encore à mon corps
Le dessin de ta fougue, aime-moi à mort
Butine, lime, tremble mais reste fort
Donne-moi l’essence de tout ton or
Oh, oui comble-moi une fois, encore !

Caliente
Illuna

Un ange au bord du chant du cygne...

Photo issue du forum "crazy-julien"
« Mon ange en studio »

De t’entendre pestiférer contre tout ce qui semble te résister dans notre cuisine me fut un vrai moment de délire mais je m’applique à ne t’en rien montrer lorsque tu m’apportes le petit déjeuner au lit, tu m’avais demandé de te guider pour quelques trucs rudimentaires et je l’ai fait mais le résultat est d’évidence, progrès en vue mais peux mieux faire, ce que je me garde de te dire même lorsque tu me demandes si les toasts ne sont pas trop cuits
Pas trop cuits, disons plutôt fameusement biscuits mais j’apprécie tant tes efforts que je me contente de te sourire jusqu’au moment où tu manques de te casser une dent contre l’un d’entre eux, tu me regardes alors interloqués, et je te certifie que le mien était mangeable, ce dont tu sembles te satisfaire jusqu’à un certain : « petite menteuse », mais non, je n’ai pas menti, juste un peu déformé, un peu modifié la vérité, un peu trahi
Tu me certifies alors que cela mérite punition, je me retrouve alors très vite à tâter d’une bonne fessée mais bien décidée à ne pas me laisser faire ainsi, j’en profite pour tenter de te mordre un doigt, ce qui a pour effet immédiat d’une sanction encore bien plus délicieuse, un baiser fougueux et passionné, histoire de m’empêcher encore de mordre ou de le tenter, en fait j’adore toutes tes punitions, celles que je recevais quand j’étais petite, était beaucoup moins agréable, mais de ce baiser, tout ne fut pas dit
Tu me demandes alors s’il y a quelque espoir que je t’accompagne au studio d’enregistrement où tu dois faire un passage, je te confirme que je peux envisager un arrangement avec mon patron, ce qui a pour conséquence, l’un des plus beau sourire que tu m’aies fait depuis longtemps et un rapprochement des plus polissons qui soit, tu entreprends alors de me démontrer que nos murs conçoivent un très bon isolement et que je peux m’en donner à corps et à cris

Le déjeuner à peu près mangeable a cependant fini dans l’oubli au pied du lit et ton appétit s’est exercé ailleurs jusqu’à ce qu’un coup de téléphone vienne nous déranger, ce sont tes parents qui souhaitent nous inviter, tu m’interroges et je dis oui, ils ont été si gentils avec moi durant ton absence, que tout refus serait d’un mesquin pas possible, nous convenons du lendemain soir et tu raccroches avec toujours dans tes yeux d’autres idées inassouvies
Mais je profite de cette accalmie pour prendre les « choses » en mains, j’aime être fébrile dans tes bras, j’aime couvrir ton corps de caresses, traîner une main lascive sur ton torse, ton ventre, épouser les contours de la moindre de tes chaleurs mais j’ai aussi envie de m’occuper plus avant d’un orphelin qui me semble un peu à l’abandon, mais dont la vigueur se réactive vite sous mes doigts et ma bouche, je sais, je sens que je perds le contrôle sur mes envies et que je vais à nouveau subir la loi de toutes tes folies
Tu es chaud comme la braise, je me consume à ton corps si chaud, si ardent, chacune de tes rondeurs m’ensorcellent, je me délecte en toute part de ta substance, rien n’est plus cher à mon cœur que de te sentir abandonné, soumis, j’en profite pour câliner ton ventre, si rond, si doux, si délicieux à mes lèvres et alors que je vais atteindre à cette source de vie…
Un bruit que je maudis, retentit, il fut donc écrit que nous n’aurions pas la paix ce matin, l’un des musiciens t’appelle sur ton gsm et la contrariété fait subitement place à la joie sur ton beau visage, des rides remplacent à présent ton si merveilleux sourire, j’ose une main sur ton avant bras tout étant persuadée que tu vas te bloquer et me repousser mais à ma plus grande joie, tu hausses la tête et me dit : « un pépin, mais pas un joli pépin comme mon petit raisin », ce que tu peux être mignon avec chevillée à ton corps, cette si belle vie
Première fois que tu partages tes problèmes et que tu arrives à retrouver si vite ta luminosité, je te laisse me parler du problème, encore du matériel qui a souffert durant un transport et l’une des guitares est introuvable, de fait pas la tienne dont tu prends personnellement le plus grand soin, ton premier achat, ta première envie hors de prix, il t’arrive de la bichonner presque autant que moi, je t’en plaisante d’ailleurs souvent avec l’une ou l’autre idiotie

L’après-midi nous retrouve donc au studio où je ressens très fortement une atmosphère lourde dont toutes les finesses m’échappent mais dont les aléas te portent indiscutablement aux portes de l’agacement mais tu contrôles, tu fais des efforts, tu prends sur toi et finalement vous arrivez à un consensus qui semblent du goût de tous, tu viens alors me rejoindre et me demande encore un peu de patience, tu as envie d’aller flâner un peu, histoire de t’aérer quelque peu la tête
Aucun problème, j’ai un bon bouquin et l’un de tes copains vient souvent aux nouvelles, je crois qu’avec lui, j’ai un allié dans la place, il est ce qu’il paraît, super simple et sympa et puis je suis patiente de nature, j’observe aussi beaucoup le microcosme de la vie d’un studio, plein de fourmis en super activité, et au milieu de tout cela ton visage qui semble comme un souffle de vie, ma note d’espoir, les discussions aplanies, tu sembles maintenant dans une phase créative qui te rend indiscutablement heureux, tes yeux sont en fête
Bientôt 20 heures et puis tu apparais et tout va si vite que j’ai l’impression que tu m’enlèves, en fait vous venez d’enregistrer un morceau et tu veux absolument que je l’écoute, je découvre en fait une chanson assez intimiste et parlant d’une rencontre, selon certains détails, pas difficile de voir de qui tu parles, cela m’émeut à un degré que je prends grand soin de cacher à des étrangers tout en te prenant la main, main que tu sens tremblante dans la tienne tout en me demandant si j’aime, je te murmure un oui, tout petit, discret et tout bête
Sous l’effet de cette découverte émouvante et qui m’en dit un peu plus long sur toi, sur tes sentiments, je me sens portée d’une force, je crois que si tu me demandais de marcher sur l’eau, je tenterais l’opération, j’ai envie de te demander pourquoi et je le ferai mais dans l’intimité et plus tard, sauvage je suis, sauvage je reste, on ne change pas du jour au lendemain, les êtres

A plus de 22 heures, nous voici nous promenant dans les abords des jardins de la Tour Eiffel, tu as mil trucs à me dire et à me demander, tu es si gai, si serein et le temps doux semble un allié des plus précieux à ces moments de partage tout simple et si agréable à vivre, tu me demandes si on se fait une toile, et là encore nous profitons de notre complicité face à un film plaisant et qui nous amène à parler des enfants battus
La, tu sens que je bloque un peu sur le sujet, tu veux en connaître la raison, pour toute réponse, je te délivre un elliptique : « mon père avait le règlement chevillé au corps et j’en ai beaucoup souffert », devant ma réaction, tu préfères alléger l’atmosphère en revenant sur le titre que tu viens de boucler en studio afin de me demander plus en détail mon avis, tu ne t’attends pas à ma question et à mon pourquoi, pour peu tu sembles devant mon interrogation, quelque peu abattu
Tu m’expliques alors que le manque de moi a été terrible lors des deux derniers mois et que c’était pour toi, une manière de te rapprocher de moi et de moins souffrir de mon absence, je te réponds alors que j’en suis très touchée et que j’approuve ta discrétion autant que ta déclaration au travers des paroles dont certaines me trottent en tête, j’aime la simplicité de tes mots, de tes intentions et de tes surprises mais je n’ai pas encore tout vu
Nous repassons dans un petit resto où tu avais autrefois tes habitudes de célibataire, nous sommes bien et c’est l’un de ces instants que tu mets à profit pour m’offrir un bijou (tu précises, pas une bague car tu ne veux pas effrayer la sauvageonne que je suis), en fait un très beau collier en or et où à l’extrémité se trouve une rose blanche noyée dans les derniers fils d’or du pendentif, c’est non seulement très beau mais très précieux, et sans nul doute, très cher, tu précises encore : « petit, menu et délicat comme toi ! » , oui c’est cela que pour moi, tu as voulu !

Caliente
Illuna

Voyage vers ma terre d'abondance...

« Jason, les héros et ma toison d’or »

Jason l’un des héros mais aussi un être « mythologique » des plus faillibles quand il y trouve son intérêt le plus vital (en cela j’adore ses faiblesses qui m’émeuvent plus que de raison, en fait, j’aime les failles et les imperfections, peut-être encore bien plus que toute tentative d’ébauche de la perfection).
Jason, mon guide, mon passage secret, mon aventurier inconscient, mon mauvais génie, mon âme damnée qui me conduit vers les chemins escarpés du désir et qui m’éloigne de la petite vie tranquille que j’avais enfin réussi à me construire loin des obscurs méandres des affres du plaisir.
Après d’énormes tempêtes et plusieurs détroits de Dardanelles franchis, ma vie connaissait enfin une accalmie sans nom, là où tout semble de façon très trompeuse un long fleuve tranquille…

Jusqu’au jour où le félon de Jason et tous les braves qui l’accompagne devaient amener au seuil de mon endormissement une canaille, une gouaille à nulle autre son pareil, un certain Donald Duck, un étrange petit homme aux habits bien trop petits pour lui, aux sourires carnassiers, avec un étrange accent chantant, celui du sud (là où il paraît que l’on dit putain entre deux virgules – s’avez pas honte !!!!) accompagné d’un étrange petit instrument que jusque là, j’étais plus habituée à voir dans les films kitch d’Elvis Presley, un ukulélé.
Comment me douter que ce mélange allait s’avérer des plus fatidiques à mon petit cœur.
Prétendre que ta beauté m’a transfigurée de suite, telle la flèche magique qui allait rendre Médée folle d’amour de Jason, serait là pur mensonge mais j’étais cependant déjà bel et bien tombée dans tes filets. Le petit poisson avait les nageoires coincées dans la grande nasse du pêcheur, lequel grand pêcheur allait faire de moi, une grande pécheresse devant l’éternel, j’allais de fait revenir aux sources du mal.
J’avais noté sur un post-it au coin de la table, distraitement presque négligemment : « regarder l’émission lors de la suite des castings au théâtre et voir ce que le « Duck » va faire », j’ignorais alors qu’à la faveur de l’Automne, je ne serais plus jamais la même à la seule évocation des mots qui suivent comme : beaux-arts, conceptuel, le Jules, raclures, tabouret, troubadour, ukulélé, ongles rongés, grains de beautés, tatouages, doré enfin la liste étant collective, je vous en évite l’énoncé jusqu’à demain !

Négligemment, qu’elle dit et qu’elle écrit, oh, l’inconsciente, la naïve, l’idiote, celle qui croyait tout maîtriser, tout contrôler, oui, celle-là allait prendre une grande claque, une immense fessée, l’homme allait lui retourner les sens, la vider de toute pudeur, lui « violer » l’esprit et atteindre sans coup férir ses pensées les plus intimes, il allait lui faire l’amour chaque jour par l’entremise de sa prestance, de sa voix de velours, par ses yeux indigos, par ses feux « hidalgo », par la moindre de ses courbes, jusqu’à ce que je vive en totale apnée, vidée mais comblée !
Peut-on rencontrer Julien, pas simplement le croiser, non, essayer de le comprendre énigme par énigme, porte après porte, et constater que les zones d’ombres sont toujours celles que je préfère, de le respecter tout en le tançant, jongler et flirter avec les limites de l’irrespect, et en ressortir indemne, ma réponse est non ! Chaque jour me découvre et m’ouvre d’autres traces, d’autres pistes, d’autres sillons, je m’amuse comme une enfant de cinq ans, je jouis comme une femme dans la totale plénitude de ses moyens physiques, j’ose avec impudeur et bonheur tous les excès mais jamais ma tendresse pour cet homme que je bouscule, ne se dément, je n’aime pas qu’il souffre, ni qu’on l’attaque (cela je m’en charge très bien toute seule) et même si je le crois bien assez grand pour se défendre tout seul, jamais je ne laisse dire du mal à son encontre face à moi, comme l’on dit communément, je monte alors aux créneaux, je deviens au contraire d’un Prométhée volant le feu, une fidèle servante protégeant le feu de ses ardeurs tel un inestimable trésor !

Après le théâtre, il y eu Baltard et ses travées encore dégoulinantes de ta classe internationale et où tu as imprégné et bouleversé chacun et chacune de ton inénarrable talent. Chaque semaine fut le fil conducteur des mes attentes et de mes espoirs, jamais déçus, jamais frustrés, et j’avoue que je n’aurais pas compris si le public ne t’avait pas mené à la victoire et à cet album que nous attentons maintenant comme le nirvana de la création. Mais souvent je désamorce le poids de cette attente en me disant que si tu es heureux de ton album, je ne pourrai que l’être aussi, succès ou non !
Un regret, celui de n’avoir pu à l’époque, partager mes premiers délires avec les sauterelles, je ne suis pas passéiste mais je referais volontiers le chemin à l’envers pour goûter encore à tes premiers pas au sortir de l’ombre et ce en fort « raclurienne » compagnie !
Pour ce que j’en sais à présent, toi aussi tu sembles sensible aux chants des sirènes (pardon, des raclures), imagine-nous revivant cela en sachant tout ce que l’on sait aujourd’hui, refranchir le détroit de Bosphore mais sans craindre que les gros rochers n’écrasent le navire, dériver dans l’océan de ta substance et s’y noyer de bonheur… oh, je referais bien un petit tour du côté de Baltard…


Et puis vint l’été et ses torrides fièvres, jamais je ne regarderai plus un ballon de plage ou un quelconque objet gonflant sans penser à ce que tu en faisais sur scène, et je dis cela sans aucune pudeur ou pudibonderie inutile, moi, tous tes excès m’enchantent, m’enivrent, m’emportent et tel Orphée, qui cherche Eurydice, je revis avec païenne jouissance et navrante insouciance le chemin de mes anciens enfers !
Tu peux être tour à tour mon Pégase immaculé, mon Centaure adoré, ma Vestale affolée, mon Amazone déflorée, mes sentiers perturbés, mes folies insensées, mon Bacchus aux idylles divines, mon Hermès par lesquelles voyagent mes pensées, mon Arès belliqueux, moi je me violente autant de tes orages que de tes clivages, de tes ancrages et tes papillonnages. Ma dépravation m’offre les joies de la luxure, et putain que c’est bon ! (mil pardons, il paraît que dans le sud, cela se jure entre deux virgules… eh, mon amour, de teckel, il va falloir demander des droits quant à l’utilisation abusive de ton doux nom, ma chère ponctuation !).


Tes différences m’emportent, tes insolences me déportent du fade quotidien, tes impudences comportent les douces signatures des envoyés des Dieu, là où le message se lit sans ambages, là où les calligraphies s’attachent au détour de la peau, là où mon tout beau dévoile ses tatouages et m’achève par ses cambrures meurtrières, là où chaque grain foncé de ta chair opaline m’attirent vers ma conquête, vers mon saint Graal, vers ma toison dorée !
Nous eûmes aussi droit à notre été indien et à tes démons de minuit, lorsque tu te déhanches au fil de la mélopée tandis que tu nous assures de ta voix feulée que « Ça met un peu de chaleur au fond de ton cœur », un sacré moment d’anthologie qui hante encore nos émois collectifs, si c’est cela l’enfer, Dante, me voilà, et ce n’est pas pire misère !
Puis, il y eu mes démons à moi, mon hydre de Lerne, le 24/11 où ce que j’ai vu de toi m’as placé en mode « répulsion », ma fatigue et ta gueule d’ange apeuré n’ont pas trouvé terrain d’entente mais je t’aime et t’aimerai aussi pour nos rendez-vous manqués, j’ai tourné la page et oublié ma rancœur.
Et maintenant je suis heureuse d’un simple petit message qui a rendu bien souriant un forum qui était en proie à quelques doutes pour certaines d’entre nous.
Là, tout doucement, sans faire trop de bruit, tout en fuyant l’ennui, je continue patiemment à vivre ces mois d’attente, pour découvrir au fond de moi, que j’adore les périodes d’attente, comme si j’étais certaine de trouver au fond de la caverne tant convoitée, un trésor unique, ma bête adorée, ma passion pas encore désaltérée, mon émouvante toison d’or !


« De toi, mil et unes flores, et encore ! »

Mon trésor, mon île d’or
Mon maître à tort
Mes pensées sous blondors
Mon aimé, mais encore
Ma folie de tout bord
Mes envies à ton corps
Mon fier, mon milord
Mon ardent à bon port
Ma fièvre estivale, mon alligator
Mes cambrures de toréador
Mon tout beau que j’adore
Ma Lys, mon bouton d’or
De bâbord à tribord
Notre corps à corps
Souvent en plein désaccord
Toi, rancœur, moi remord
Ton corps lourd, cheval mort
Ta passion me déflore
Nos univers se colorent
Nous mélangent à tout bord
Ton amour en réconfort
Non, tu n’es pas mort, tu dors
Mon amour en renfort
Auprès de toi, là enfin je m’endors…

Caliente
Illuna










jeudi 13 mars 2008

Pour le plus joli des Saint-Thomas...

« Une belle ondule de ses charmes le long d’une certaine péninsule »

Une jolie libellule, douce incrédule, jolie cendre de lune, vivait dans sa bulle rêvant, papillonnant à son Prince Charmant. Des jours et des nuits entières à veiller après son tendre et inespéré Chevalier, fière, altière n’hésitant jamais à laminer une once de détraction face à son inaltérable passion. Allant par monts et par vaux, semer l’écho de son tout beau dont les yeux indigo la hantait inlassablement dévorée par le feu né en sa chair bien des mois plus tôt et dont les aveux sans cesse répétés de cet amour fou n’allait pas tarder à lui prouver : oh, combien l’amour peut être de peu de foi !!!
Oh, cette vilaine mais tant aimée incendiaire, la plus dure avec moi alors que je me débattais avec mes propres démons suite à un certain 24/11, oui, celle-là qui aurait juré de le reconnaître entre mil et uns, celle-là, notre belle aventurière, notre frondeuse roturière lui a refermé la porte au nez, lui jurant qu’elle connaissait son guerrier plein de bravoure et que jamais il ne quémanderait un peu d’aide pour livrer un tel message, laquelle missive et son contenu ne pouvaient être les mots de celui que par cœur, elle connaissait si parfaitement bien ! Mais que l’amour rend donc aveugle, l’homme, l’être tant admiré, tant adoré, tant espéré, clame sa présence et beugle son innocence, mais rien n’y fait, la porte reste close…
Dis, petite rose, cette prose apparemment bien de lui et qui a mis le forum en overdose de bonheur, elle émanait bien de l’élu de ton cœur…
Je t’aime ma belle Lorelei, pardonne-toi comme lui t’a déjà pardonné, tu sais, je veux bien parier qu’à cette heure, il en est encore mort de rire, de savoir que tu le connais mieux que lui-même ne se connaît…
Sache-le celui qui tant te plait, n’est jamais tout à fait là où on l’attend…

Caliente
Illuna

Mil mercis comme mil colombes....

Photo issue des coulisses des Victoires de la Musique via forum "crazy-julien"
« Merci, quoi de plus évident en regard de ton talent »

A notre jouvencelle par trop charnelle, notre gente damoiselle pas plus pucelle que nous, notre « troubladour » au chant captivant et conceptuel, trouble amour de nos nuits et nos jours, dieu adoré et avéré de toutes nos folies et polissonneries, étoile des bergères aux langues de vipères….
Merci, il est si bon de savoir que nos dérives le long des courbes tentatrices de ta substance ne te font pas offense. Courbes que toi le premier, tu nous as d’ailleurs offertes en œillades et en partage et s’il y eu péché à l’aube de nos fantasmes, il est doux à nos cœurs de concevoir que tu aimes en cueillir les fruits avec nous !
Merci d’être un diamant pur autant qu’un rocher brut à l’écoute, d’être un joyau dont chaque reflet artistique comble nos espérances et nos envies, d’être complice, indulgent et limite insolent face à toutes nos élucubrations quant ce ne sont carrément des divagations !
Merci aussi de comprendre nos différences autant que nos préférences, il y a ici des aimées, des aimantes, des aimables, des amantes, des attentes, des palpitantes, des patentes et des jacentes pour ne pas dire des sous-jacentes…
Sache aussi nous pardonner d’être parfois, lourde, gourde, sourde, courte mais tout cela n’est en finalité que l’aveu sensuel de notre attente passionnelle face à ton yaourt rebelle, fusionnel mais jamais consensuel !
Merci d’être la flamme qui allume nos chandelles, d’être l’étincelle qui poudre notre feu intérieur, d’être la lueur d’espoir à la fin de nos nuits noires, d’être la braise qui baise, qui biaise notre froid ordinaire, d’être la part incendiaire d’un pierrot lunaire…
Trop de mercis tue le merci, alors tant pis, j’en encoure le risque.
Puisse chacune de nos épices t’être délice à chaque mise en bouche, que tes mains glissent encore longtemps le long de ton corps calice, pardonne-nous nos caprices comme nous te pardonnons tes supplices ou inversement, ici nul artifice, construit avec l’aide de la divine source de ton écrin ton bel édifice, sur l’autel afin de nous plaire, il n’est nul besoin de sacrifice, à peine quelques indices et au seul complice réticent parfois, notre esprit frondeur, l’orifice le moins lisse, à celui-ci consent avec un bout de ton cœur à lui faire l’amour virtuel sur fond d’amaryllis (les femmes sont toujours fleurs bleues).
Merci de nous permettre d’être un peu « actrices » à la conception de tout ce bonheur… et pour ce don, ce cadeau que tu nous fais, Dieu te bénisse (et non, je ne verse pas encore dans la bondieuserie mais je trouve la formule en parfait accord avec tes jours pieux) !

La bonne vie à qui enrichit ma vie.
Illuna

mercredi 12 mars 2008

Retrouvailles éprouvantes....

Photo issue du forum "crazy-julien"
« Folle amante sarabande ! »

Dans la nuit, toi, le loup-cervier, tu as surgi
Au ciel d'orage de mon lit, interdit
Je t'ai offert ma violence de fauve
Et j’oublié toute inutile guimauve

Pour lover et folâtrer de ta substance
et faire à tes attentes, belle « enivrance »
Une chair chaude et de braise
Et un feu que plus rien n’apaise

Orgie affolante de mes envies
Au pied foulant toutes tes folies
Frôlant, insolant, captivant
Je te rêve butinant et m’enlevant

Goûter le fruit du péché
Les courbes dorées, sucer et lécher
De ma bouche les sublimer, les combler
Les faire vibrer et trembler

Au détour d’un horrible caprice
Me nourrir de tes lèvres séductrices
Mordre dans la pulpe de tes fraises
Et en ressortir avec le sourire, bien niaise

Je quémande alors l’offrande
Bien avant que tu ne bandes
De ton humble et dévouée servante
Fait une horrible et coupable dépravante

A mon corps musique et solfège
Apporte des nouveaux sons sacrilèges
Et que ta jolie et impudente flûte
Tout simplement turlutte

Mais au seuil du plaisir
Vouloir ton beau regard cueillir
Comme le plus beau fruit du verger
Etre à ce moment l’étoile du berger

Caliente
Illuna

Idéfix au sommet de mon crâne...

Bon, vous allez sans doute vous dire que je fait une « idée fixe » sur la bande dessinée, mais ce charmant petit chiot si idéalement bien nommé et se grattant une mauvaise puce, me sert d’alibi et d’ambassadeur pour les quelques questions qui envahissent mon esprit depuis quelques jours au sujet du certain single qui pourrait être intitulés (si j’ai bien tout compris), « Les limites ».


Sont-ce celles qu’il s’impose ?
Sont-ce celles auxquelles il s’est heurté ?
Sont-ce les frontières qu’il passe comme les portes qu’il ouvre ?
Sont-ce les barrières que la vie nous impose le plus naturellement du monde ?
Sont-ce des difficultés artificielles qu’il aime à s’imposer, comme pour salir un destin trop lisse à son goût ?
Sont-ce celles sur lesquelles, il est tombé et qu’il a franchit haut-là main ?
Sont-ce celles qu’il souhaite nous imposer ? (euh, là, je pense avoir reçu réponse lors d’un certain petit message)
Sont-ce celles du temps qui passe parfois trop vite ?
Sont-ce celles que l’on n’escomptait pas ?

Autant de limites à ma perception de ce titre !





Bon, là tu sembles me dire que j’ai tout faut, que j’ai rien perçu, rien deviné, rien compris, ok mais alors lance-moi un indice ou deux, au lieu de secouer ta tête comme un prunier !
Tu sais mon beau pierrot lunaire, je ne suis pas Madame Soleil, je ne fais qu’évoquer des pistes possibles.
Bon, puisque tu sembles te faire tirer l’oreille, je vais demander aux sauterelles, ce qu’elles en pensent.
De toute façon, ton secret n’en sera plus un dans peu de temps !


Bon, puisque tu tiens à ton énigme comme à la prunelle de tes yeux, pas de soucis, on attendra bien sagement que tu nous fasses signe et que tu nous livres ton secret par vinyl interposé, nous verrons alors de quelles limites, il était question !


Oui, bon ça va, tu ne vas pas passer la journée à nous remercier en léchouilles (je t’avoue que je préfère de beaucoup tes remerciements épistolaires, tendres et doucement énigmatiques) !!!!

Caliente
Illuna



mardi 11 mars 2008

Deux versions, l'une du soir, l'autre du matin...

Caps issues de l'interview dans les coulisse lors des Victoires de la musique - forum "crazy-julien"
« Entre raclures, quelques doses de cyanures entre deux de tes dorures »

Ceci était ma perception du soir, des plus sincères, alors, j’étais sans doute d’humeur « joueuse et jouteuse »… vous pourrez constater qu’au petit matin, j’en avais une toute autre approche et sans nul doute, plus sincère !

Puisqu’il me semble que ton charmant message des plus sibyllins nous apparente beaucoup au sexe fort (il est bien connu que le sexe fort n’est pas celui auquel on pense d’ordinaire et rien que pour cela, je t’en remercie trois fois plus), je tiens à te confirmer que les « tebi » ne sont pas légion sur notre fonds de forum, j’y décèle ma foi quelques hymens en fleurs (ou pas), quelques forêts vierges (ou pas), quelques gazons maudits (ou pas), quelques rivières pourpres (ou pas) mais point de « tebi » juste des raclures affichant bien haut et fort leur pleine féminité.
Pardonne-moi encore si je te tutoie, aucun irrespect à cela, c’est juste fait à l’instinct, le vouvoiement mettrait une inutile distance à mes propos.
Pardonne-moi encore si j’ose t’apparenter à une «Lili » plutôt qu’à un «Bibi » mais avec ton entrée en matière, tu inverses quelque peu les perceptions de nos sexes respectifs…
Alors, Lili, dis-moi si je prends « Pute luxure » pour l’écho subtil de l’endroit où tu aimes à te rouler, cela équivaut selon mes sens quelque peu libidineux à une douce injure à mes oreilles, comme le doux murmure des vagues, comme le reflux d’un plaisir salé, comme le goût d’un « coït » dans ma bouche, j’aime de fait savoir que tu te roules dans le flux diluvien de nos mots, dans la sensualité de nos dérives, dans les errements de nos élucubrations, le long de ton propre corps (simple rappel d’un complexe légèrement narcissique). Ambiguïté et ambivalence se mélangent alors avec facilité et insolence, perds-tu parfois les limites du convenable au fil de nos « putes luxure » ou gardes-tu bonne mesure, allez avoue, entre raclures, pas de censures ?
Et bien sûr, je n’ose songer une minute à ton intention de nous payer en nature pour nos textes, tu serais par trop épuisé avant que de m’avoir satisfait pour mes 350 textes te concernant, renonce avant même d’y songer, préserves-toi donc pour ta belle Louise !
Par contre si je choisis de séparer ces deux mots, de leur donner une vie bien distincte, ils perdent hautement de leur saveur, et par terminologie, je me dois de t’expliquer que qui dit « pute », sous-entend quelques monnaies trébuchantes or il ne me semble pas qu’aucune d’entre nous ait jamais monnayé le moindre de ses charmes, tout ce qui est ici est gratuit, vient du cœur, est offert et donc par définition est sans prix ! En fait tout ici a valeur inestimable puisque tout est donné à l’attention de toutes et tous ! Tu ne le sais peut-être pas encore, mais bien des femmes ne se donnent que par amour, en fait ce que j’en dis n’a pour but que de te cultiver, de t’aider à sonder ta part de féminité…
Quant au second mot, l’un de ceux le plus cher à mon âme, rien que son accouplement avec pute me semble des plus indignes, la luxure est un des chemins les plus délicieux où un homme peut emmener sa compagne (ou inversement), beaucoup d’homme baisent (dont certains bien), quelques-uns admettent faire l’amour mais peu, très peu ont une libido suffisamment maîtrisée pour savourer ces promenades exquises que sont la perdition de toute notion du bien et du mal, là où par définition, seul le plaisir de l’autre compte, l’oubli de sa propre chair au profit de celle de l’autre…
Mais fermons cette parenthèse, puisque je pense le sens premier être ton choix intentionnel.
Alors ces jours pieux qu’il me plaît, et seul mon plaisir importe ici, d’accrocher au sens premier de plumard et non « biblique » de pic, j’aurais par trop peur de te demander de quel pal, il s’agit là ! Par l’entremise de plumard, je m’accorde le droit de songer à ta substance, toute de rondeurs et de courbes « aligotées » et s’abandonnant à des plaisirs interdits, fils dorés se mêlant alors à suées adorées, grains de beauté osant s’afficher au détour de tes seins juste crées pour nous tancer à la face ta version conceptuelle des démons de minuit, mais sache que nos démons à nous, nous hantent matin, midi, soir et nuit… eh, oui avec toi pour démon, jamais de repos, vilaine « Lili » !
Alors ces jours J à qui il me plaît de donner une version tout à fait improbable, juste faite pour mon plaisir et selon les affres de mon désir, oui ces jours J où tu serais en quête de nos émois, de nos dérives, ces jours où il te plairaient de partir la recherche de nos points G, paradis perdus pour les unes et enfer et damnation pour les autres… bon, je te l’accorde, je rêve toute éveillée, j’ai bien compris que tes jours J sont tes jours S comme sérieux, tes jours « turbin », ceux qui vont compter pour ton futur destin d’artiste, pardon mais tu me pousses toujours à des bêtises plus folles les unes que les autres, en fait tu rends raide dingue l’honnête femme qui vivait encore en moi, il y a à peine un an !!!
Ah, oui, tu nous remercies encore pour notre argumentaire mené de bout en bout (pourquoi, je ne peux m’empêcher de connoter, c’est grave docteur ?), de but en blanc (c’est pourtant simple d’y noter l’intention directe mais je ne peux là encore qu’en revenir à son sens littéral ou premier lorsque le canon se devait d’être placé sur la butte afin que l’on y évalue son tir le plus direct, bon je te l’accorde, je vais de plus en plus mal, mais toi aussi, tu n’utilises des expression qu’à double ou triple sens, le tout étant blanc comme neige (innocent),mais Julien depuis toi, je t’explique, nous sommes tout sauf innocentes !
Alors, si par vigoureux, tu sous-entends plein d’ardeur pour divaguer sur le forum, je te signale à titre amical que je bosse 12 heures par jour et c’est un minimum, euh, juste entre nous… t’es pas le seul à bosser… et cela je te le rappellerai lorsque tu feras bronzette de l’autre côté de la planète…
Alors, comme tu embrasses le fonds du forum, j’en conclu que tu embrasses les raclures, ok pour moi, si l’on prend la formule dans ce sens-là et comme je sais que tu baises tes potes sur le cul (au figuré, quoi que, oups, ça m’a échappé…), je prends cela comme une marque d’affection et je t’en remercie.
Ne t’en fait pas Julien, dans les jours qui viennent, bien d’autres que moi décrypterons jusqu’au seuil de la perdition de leur dernières lueurs de rédemption, ton message dont l’équivoque n’a d’égale que ton goût de la provoque…
Au cas, où te viendrait l’idée saugrenue de craindre de moi ou par moi, toute nymphomanie, rassure-toi, je connais parfaitement les limites, celles entre la vie et le forum tout comme toi, celles entre la vie et la scène…
A propos de limites, je t’en parlerai, je vous en parlerai demain…
Dernière et importante précision, à aucun moment je ne prends très au sérieux mon décryptage, je m’amuse juste de ma propre envie à démêler des nœuds qui n’existent pas !!!


« Un peu de douceur dans un monde de brutes »

Et comme demain est toujours là, bien plus vite qu’escompté et que la petite Léa (pour rappel mon vrai 2e prénom) que je suis et resterai toujours au fond de mon petit cœur, oui vous savez la fleur bleue que chacune de nous niche dans les méandres de son moi profond, eh, bien cette Léa-là réussi parfois à s’imposer à la dévoreuse (et emmerdeuse, si, si…) Illuna, et en ce matin encore emprunt des échos sombres de la nuit, je tiens à vous dire que ce que je retiens de ce petit mot en est sa grande douceur parsemée de quelques mutins doubles et triples sens mais qui sauvegardent toujours leur douceur en finalité. Je serai des plus navrées et je trouverais cela pathétique s’il s’avérait que le message soit un « faux », ce dans la mesure où au fil du temps, il impose une osmose en lien direct avec nos nigauderies, une reconnaissance d’un partage à distance mais qui offre satisfaction et douce complicité aux différentes parties concernées. En cette nouvelle aube, l’homme m’apparaît tendre mais jamais mièvre, doux mais aussi un peu fou, j’aime à croire que nos espiègleries lui font autant de bien qu’à nous toutes… comme quoi la vérité d’un jour n’est absolument pas celle du lendemain… ce qui explique sûrement mon sourire bêta depuis que cette nouvelle aurore a montré le bout de son nez…

Caliente
Illuna

lundi 10 mars 2008

Rendez-vous dans un an !

Caps issues de l'interview - victoires de la musique - via forum "crazy-julien"

« Ma perception de l’an prochain »

Si certaines le rêvent nommé aux victoires et émissions consorts au niveau de cinq à six catégories, personnellement, je serais déjà très heureuse qu’il le soit au niveau d’une ou deux.

Point ne sert d’être trop gourmande, souvent à être trop nommé, l’on n’est finalement pas élu !

N’oublions pas que Julien a qui tout semble déjà promis, devra faire ses preuves trois fois plus qu’un autre. La faute tant à son talent « hors norme » qu’à ceux qu’il a conquis et qui l’annoncent comme le nouveau « messie » de l’artistique.

En ce moment, nous ne pouvons nier qu’il obtient des « privilèges » comme nul autre avant lui, ce avant même d’avoir définitivement fait ses preuves aux yeux du grand public.

Pour nous, bien sûr, il mérite tout ce qu’il lui arrive, nous avons exulté à Baltard, jubilé durant les concerts de l’été, vacillé avec les Démons de Minuit et percuté avec les DUE. Mais nous sommes celles et ceux qu’il a conquis de haute lutte dès la première heure ainsi qu’un tas de professionnels de tous bords, reste quand même l’ultime parole à l’album qui devrait confirmer tout cela auprès d’un public plus nombreux, si moins pointu, paradoxalement le plus difficile à obtenir à sa cause lorsque l’on présente comme plus grand défaut, un certain élitisme !

L’éclectisme de Julien, ses grandes facultés d’adaptation, ses vastes connaissances, son charisme naturel, son penchant naturel pour l’insolent, son goût d’un certain perfectionnisme autant de dons (et encore j’en oublie) pour un seul homme, cela peut aussi provoquer bien des jalousies, surtout auprès de ceux peu aptes à reconnaître des mérites qui leur resteront toujours inconnus. Nous, cela nous enchante mais pour 20 Marie, pomme, Cha, Lulu, Lorelei, missjen, 1967, PJ,PQ(J), Alaska, Martine, Marielle, Ambroisie, Nouch, Lilou-cécé, Watersouchy, Illuna et cie, combien d’envieu(x)ses et combien de jalou(x)ses ?

Enfin, si la reconnaissance vient sur le talent, pas d’angoisse à se faire mais le public préfère parfois un gars plus « sympa » (genre Fatal Bazouka) auquel il s’identifie volontiers pour toutes ses failles qu’un gars « hors norme » comme le Jules qui ne cherchera d’ailleurs pas à plaire à tout le monde, eh, c’est qu’il a aussi sa fierté le petit Nîmois.

Bref, certaines donnes viendront peut-être troubler la brillance de son parcours mais je pense que sa force sera de pouvoir s’en servir aussi pour rebondir…


« Que notre korrigan ait la gagne ! »

Pour un petit lutin, bien malicieux
Le souhait merveilleux, d’un beau butin

Pour un petit farfadet, bien capricieux
De mon cœur, les vœux, d’un beau bouquet

Pour un petit génie, par trop malin
L’espoir divin, de récompenses de folie !

Caliente
Illuna

dimanche 9 mars 2008

Pour 30 secondes de plaisir...

L’art de se faire désirer
L’art de se faire admirer
L’art de se faire apprécier
L’art de se faire des alliés


« L’art qui vient des beaux-arts »

Julien, enfin te voir, t’entendre après quelques connards
Julien, pouvoir t’écouter, cela tient toujours du grand Art
Julien, heureusement pour nous, tu n’es pas venu trop tard
Julien, avec toi du bonheur dans nos cœurs et aucun lézard
Julien, tu as tout du cygne et toujours rien du vilain canard
Julien, en fait t’arrive et dans nos télés, c’est bien le bazar !
Julien, tu sais y faire, rendons au moins à César, ce qui est à César !
Julien, quoi que tu fasses, tu es bien un être rare et à part
Julien, de ton talent, la prochaine fois, je t’espère moins avare
Julien, dans ces moments-là, je sais que t’aimer ne tient en rien du hasard !

« La mise en bouche »

Julien, pourquoi nous mets-tu l’eau à la bouche
Julien, pourquoi je suis folle, à peine tu me touches
Julien, pour calmer ce feu, bien froide, une douche
Julien, rassure-moi cela dure plus, quand tu couches ?
Julien, la tempête vient de l’intérieur, par trop farouche
Julien, qui me tue et me damne par un sublime escarmouche
Julien, vient donc avec ton « papayou », je suis pas une sainte-nitouche !


« Pour 30 secondes de papayou, 2 heures 15 minutes de palot ! »

Julien, courte et bonne, devrais-je dire
Julien, irrésistible, comme toujours, rien à y redire

Julien, ce n’est pas ta première apparition
Julien, et encore bien, dans les mêmes courtes conditions

Julien, ce n’est pas la première qui ne dure que trente secondes
Julien, oui, aie un peu pitié de tes brunes et de tes blondes

Julien, à peine vu, que déjà reparti !
Julien, ce soir beaucoup moins « tebi » que bibi !

Julien, trop belle voix, pour t’entendre si peu
Julien, mon bel oiseau, de toutes tes plumes, je veux !

Julien, pourquoi des heures durant, les autres me « pèlent » ?
Julien, pourquoi, une seule seconde de toi, me rend belle et éternelle ?

Julien, à nouveau plus doré que mordoré !
Julien, notre bel adoré, à peine tu nous as comblé

Que de ton si bel organe, j’en redemande
Pour peu, moi la fière, j’ose et je quémande !

Caliente
Illuna

Photos - caps issues des répétitions des Victoires de la musique - forum "crazy-julien"



samedi 8 mars 2008

Petit poème pour mon tout beau adoré...

Photo issue du forum "crazy-julien" - mil mercis à l'artiste
« Entre émotion et pulsion sur fond d’été indien »

Il faisait très chaud avec cette impression étouffante que jamais plus l’été ne finirais
Son corps à l’abandon dans les hautes herbes semblait s’abreuver d’une once fraîcheur
Et moi, insouciante, nonchalante, je le suivais, guettant le moindre regard enjôleur
Parfois, il me plaisait aussi de l’ignorer, de feindre que plus jamais je ne lui céderais

L’air était rare et le moindre petit vent, précieux comme le plus unique de tous les joyaux
D’une main parfois, il m’invitait à le rejoindre, à ses côtés je me sentais alors en fleur
Et lui, insouciant, envoûtant, me caressait l’aube d’un sein, il se voulait ensorceleur
Souvent, je feignais de n’être pas aussi docile que dans ses rêves, empoisonné le cadeau

La chaleur libérait les pudeurs, chaque bouche rêvait de mordre dans un quartier d’orange
Tes ardeurs au ralenti n’en gardaient pas moins leurs terribles ascendants sur mon bonheur
Ta gourmandise réveillait la mienne, et ta voix dans mon cou susurrait d’un ton bien cajoleur
A m’enivrer plus que de raison le peu de bon sens qui coulait encore dans ma part d’ange

L’ivresse parfois s’imposait à la tendresse tout au long des sillons et des alluvions mordorés
Un geste et tout s’embrasait même la lourdeur du temps n’avait plus d’emprise sur nos envies
Nous étions alors élevé d’une force dans une dimension où la lune et le soleil rivalisent de folie
Là, où il n’est plus utile de faire montre de pudeur, une femme allait aimer un homme doré !

Caliente
Illuna

vendredi 7 mars 2008

Un ange - 15e du nom

Photos de Marie du forum "crazy-julien" - bien le merci...
« Retour à la réalité avec mon ange »

Déjà deux mois que nous avons quitté le doux mas de Provence, deux mois que tu continues les concerts dont certains t’ont laissé un goût de non-abouti, deux mois que nos gsm nous réchauffent les émotions et nous réconfortent de nos absences respectives, mon boulot m’ayant interdit de te rejoindre comme espéré dans les premiers temps
Deux mois que je trouve notre lit, bien trop grand, l’appartement bien trop vide, deux mois que je me lamente de ton absence auprès de ma meilleure amie, deux mois que j’ai froid de ton absence, deux mois que j’en suis réduite à porter l’une de tes chemises pour dormir, histoire que les restes de ton odeur me bercent, tu me manques tant
Tu as pris après un mois d’absence la décision charmante de me faire livrer tous les jours des roses blanches, mes préférées, que tu accompagnes d’un petit mot, parfois tendre, parfois drôle, parfois plus osé, notre nid déborde de toutes ces fleurs et me résoudre à jeter les plus anciennes m’est un vrai crève-cœur, mais que j’ai hâte de ton retour, j’enrage de toi comme une enfant
Et puis miracle, le dernier concert est annulé, tu reviens enfin, oui, je sais, je ne devrais pas me réjouir mais c’est plus fort de moi, j’exulte et tout en t’attendant, j’ai préparé un petit repas simple mais qui t’aidera à bien comprendre oh, combien tu m’as manqué, combien tout ici m’a parlé de toi, de ton sourire, de tes habitudes, de tes mauvaises humeurs, même ta vieille guitare semble me narguer, oh, je t’aime tant

Puis tu es là au bas de notre immeuble avec tout tes bagages, que nous devons monter en plusieurs fois par l’entremise de notre vieil ascenseur, alors il y a d’abord ce premier baiser timide, celui des retrouvailles sous l’œil complice d’une voisine, qui nous tance un : « salut, les amoureux » dont nous rougissons comme deux collégiens pris en défaut, puis le deuxième plus chaud, plus gourmand celui qui a deux mois de retard et que rien ne vient troubler, tu es bouillant presque fiévreux, tu as soif et comme toujours j’ai faim ou est-ce l’inverse
Alors que nos pérégrinations vont se terminer de tous ces sacs et valises, le croirez-vous une panne de courant nous bloque dans l’ascenseur, prisonniers derrière ce fragile grillage entre deux étages, là dans le noir, tu es pris d’un fou rire, tu me jures que le coup de la panne n’était pas dans tes intentions, et là notre aimable voisine, si attentionnée, nous confirme une panne générale dans le quartier et qu’il nous faudra prendre patience, mais nous avons tout le temps, le pire n’est pas d’être coincé, le pire eut été que l’un de nous deux le fut et pas l’autre, et alors que le silence nous entoure, la pluie au dehors tombe à verse
J’entends ta respiration soudain plus rapide, tu bouges et mets dans un coin les deux derniers sacs, tu te rapproches de moi, tu me demandes si je suis bien, si j’ai peur du noir, si je suis prête pour une nouvelle expérience, je sens tes mains gourmandes et brûlantes sur moi, de ne pas te voir, toi si beau me donne la possibilité de goûter à d’autres sensations, te sentir si hardi, si impatient me rend follement en attente de ton vouloir, interdit de mon inhabituelle inactivité, tu t’arrêtes et me demandes si j’ai vraiment envie de toi, ma réponse fuse : Tais-toi et aime-moi à en tomber à la renverse !Tu ne te fais pas prier, tu ôtes ton t-shirt et le mien, tu n’es plus fébrile ni hésitant, ton torse pèse à présent sur ma poitrine, nous sommes en fusion, tes mains exigeantes caressent ma taille et mon ventre tandis que tes lèvres s’abreuvent de mes seins, puis ta bouche rattrape aussi la mienne, tu sembles partout à la fois, ta langue est délice à tout ce qu’elle touche de ma chair, je sens que tu t’accroupis, je sais très bien ce que tu veux de moi, j’essaye maladroite et confuse de te l’offrir, il n’est plus temps de la pudeur, ta bouche cherche le cœur de ma substance alors que tu viens de te débarrasser de la dernière barrière à tes envies, tout cela me bouleverse

Et contre toute attente, je me mets à pleurer, tu te redresses et dans un immense silence, excepté la pluie au dehors, tu me prends dans tes bras, tu me jures que cela va aller, tu m’appelles ta toute petite fille, tu cherches à comprendre le pourquoi de ce torrent de larmes auquel je te réponds que tu m’as tellement manqué, tu me serres alors plus fort mais si tendrement aussi, je te demande pardon de mes émotions défaillantes mais ton unique réponse est : « Je t’aime, ma si forte et si fragile petite femme » et pour la première fois depuis très longtemps, trop longtemps sans doute, je te réponds d’une voix étranglée : « Je t’aime », et de cela je n’ai plus aucun doute
A ton tour, cet aveu semble te troubler plus que de raison et alors que tu me consoles de ton mieux, je sens aussi que des émotions très fortes affluent sur ton visage par l’entremise de quelques tremblements, il me semble que nos larmes se mélangent à présent, tu as la gorge nouée et je t’embrasse avec un désir qui remonte à la surface et qui reprend le dessus sur tout ce trouble, j’appelle ton corps à recommencer s’il est temps encore ses insolentes et voluptueuses élucubrations, tu me demandes si je suis bien certaine, oui mon brave soldat, tu peux reprendre ta route
Tu me couvres à nouveau de baisers fous, délirants, impromptus et ta folie va libérer et balayer peu à peu mes dernières réticences, mes dernières peurs, je m’ouvre à toi et sentir ta langue en moi est d’une puissante sans nom, tu t’agrippes à mes fesses, tu es sourd à tout ce qui n’est pas notre besoin l’un de l’autre, et je t’invite d’une force à me faire tienne par l’entremise de ton sexe, et si la lumière jaillit en moi, c’est celle de la violence de notre union, un éclair aveuglant aux bords de la jouissance et nous goûtons d’un partage commun à notre déroute
Puis le froid reprend ses droits, tu tâtonnes à la recherche de nos habits, tu butes contre les sacs, la grille, tu jures que ce noir qui t’allait si bien tout à l’heure, n’est plus ton meilleur ami, là c’est moi qui pars d’un fou rire, tu m’as passé un t-shirt mais à son odeur délicieuse, je le sais tien, là tu en as perçu la raison alors qu’à ton tour tu pars d’un grand éclat de rire guttural, et je sens tes mains qui me cherchent, et oui mon amour, fasse que notre curieuse voisine ne remarque rien, sinon que nous soit mis à profit le doute

Tu me prends dans tes bras, tu me parles des concerts, nous nous servons des sacs comme sièges improvisés, dommage que tu n’aies pas ta guitare, tu m’aurais montré ce nouveau morceau que tu as composé, à mon intention que tu dis, ton visage s’abandonne contre ma poitrine, je passe ma main dans tes cheveux, tu passes la tienne dans mon dos, je te sens fatigué, prêt à t’endormir, apaisé, comblé, combien a duré la magie de ce calme, une éternité, une seconde, puis comme tout ce qui est bon, il y a eu une fin, la lumière est revenue et si notre inquiète voisine a remarqué ou soupçonné quelque chose, elle n’en a rien dit
Nous voilà enfin arrivé dans notre appartement, tu ris encore en me faisant remarquer que tu as mis plus de temps du bas au haut de l’immeuble que d’un bout à l’autre de la France et moi je ris de mon t-shirt sur toi, visiblement trop menu pour tes épaules de mec, je t’invite à te regarder dans le miroir de notre chambre, tu prends alors dans un grand délire des poses de plus en plus féminines, tu trouves que tu n’as pas l’air très recommande en femme, tu ris de plus belle, et moi de te voir si heureux, je m’en laisse tomber sur notre lit
Fatale erreur, je vois alors tes yeux prendre cette couleur indigo très souvent annonciatrice de tes intentions libidineuses, là je te supplie de ne pas oublier le petit repas que j’ai mitonné à ton attention, d’avoir pitié de la cuisinière, mais mes arguments ne pèsent pas bien lourd face à ton obstination première, notre lit, et comme toujours je vais te céder, tu as de fait très faim mais tout simplement, selon moi, pas du bon appétit
La nuit sera très courte mais son intensité nous laissera fatigué aux portes du petit matin, je sens les battements de ton cœur qui à nouveau me bercent, je suis là plus détendue que jamais, je sens ta main qui joue avec mes boucles soyeuses et emmêlées, tu m’invites à rester encore au lit tandis que tu vas préparer le petit déjeuner, perdue dans un océan de bonheur, je sens quelques odeurs venir narguer mes tentatives de me réendormir, j’entends tes pas dans la cuisine, tu cherches et ne trouves pas, tu pestes contre la gazinière qui semble te résister, de m’empêcher de sombrer dans les bras de Morphée, pour peu mon bel amant, je t’en maudis….

Caliente
Illuna



J'ai des doutes, m'aimez-vous toujours ?

« Etes-vous toujours aussi « crazy » de moi ? »

On est star ou on ne l’est pas, même dans la nuit noire, mon aura brillera de mil feux surtout aux yeux de mes crazys !

Bon, oui, je vous l’avoue parfois mon caprice de star à moi, est de craindre tout particulièrement l’hystérie de mes fans, mais je vous jure que je me soigne, en fait je ne vous demande qu’un peu de respect et de distance…


Oui, je sais que mes fans de la première heure s’appellent les « crazys » mais tout de même, arrêtez de me faire tourner en bourrique avec vos écrits ultra-dingues et ultra-sensuels, tout cela finira par me rendre zinzin !!!


Moi, tout ce dont je rêve c’est d’une bonne entente entre nous même par temps de pluie, sachez me garder votre confiance bien à l’abri des intempéries !

On s’est connu le printemps-été dernier, notre rencontre fut une merveille, j’ai lancé sur vous une pluie de nouvelles pistes au niveau créatif et vous m’avez bercé » de votre amour, léger et naissant, comme une plume au vent, comme une floraison encore délicate et quelque peu fragile…

L’été-automne dernier fut des plus torrides et non sans quelques péripéties, oscillant entre conceptualité débordante, orages affectifs, aveux mutuels, disputes énamourées bref la température est montée de part et d’autre, ce qui explique que parfois la chute des « pommes » s’agrémente d’un mal de crâne patenté…


Puis vint la saison de l’endormissement fin automne-hiver, qui vu naître les premières aigreurs, comme des giboulées avant l’heure, mes « crazys » ont essuyé un mauvais blizzard, courage, je vous reviens bientôt avec du concret, un album pur et dur, sorti autant de mes rêves que de mes tripes, encore un peu de patience…

Vous verrez mes belles, j’ai mis tout en œuvre pour ne pas vous décevoir, je crois que vous serez en mesure de me pardonner bien des choses lors de la première écoute, en fait je m’efforce de devenir aussi « crazy » que vous, vous verrez avant la fin du printemps, je serai redevenu votre doré bien aimé, si, si, je vous l’assure….

Caliente
Illuna



jeudi 6 mars 2008

Prends "gaffe" à toi !!

« Petit parallèle « bédesque » au pays du grotesque »


Les amoureux sont seuls au monde, inconscient du mal qu’ils peuvent faire involontairement aux autres. Ils vivent de fait sur leur petit nuage loin des intempéries du quotidien.


Julien, semant à tous vents, il ignore encore qu’à ce petit jeu, il peut se récolter une incroyable tempête susceptible d’échapper à tout contrôle.


Il suffit parfois de si peu de choses pour faire varier la popularité d’une « tebi », eh, oui, que voulez-vous, nous sommes si peu de chose…




Julien et ses « crazys », et surtout ce qu’il a envie de nous dire : ooooh, on se calme, l’album vient, je vous le mitonne, mais tout vient à point pour qui sait attendre…


Chacun poursuit un but, quelque chose ou quelqu’un, le tout est de ne pas perdre ses objectifs !


Celui que j’aime vit dans un autre monde, plus haut, bien au-dessus du niveau de l’eau, et si je lui dis oui, il m’emmène avec lui…


Le cri de détresse des sauterelles, histoire de faire fuir le Jules, à toutes jambes !

A un artiste « hors norme », il faut bien sûr un instrument « hors norme »…


Savoir être à l’écoute de son public, un don dont Julien doit encore apprendre le bien fondé !


La création en toute simplicité, pas de chichi, ni de falbala, aucun blabla superflu, pas de prise de tête, juste la béatitude de modeler, de créer, de faire naître…


S’envoyer en l’air, savoir rebondir, tiens au fait, il a oublié son tabouret...



Un petit casque pour foncer aux heures de pointes et qui n’est pas sans en rappeler un autre apposé sur bonnet.



Le repos du guerrier, sans commentaire…

Caliente
Illuna








mercredi 5 mars 2008

Un chat peut en cacher un autre...

« Mutations »

Parfois, il m’amuse de me dire que nous nous sommes réveillées un matin de printemps au pays de Merlin l’enchanteur, qu’inconsciente nous avons laissé l’été nous enivrer de ces chaleurs et de ses fièvres, que nous avons aussi goûté aux faveurs sensuelles d’un été indien et qu’à la veille de Noël, nous tenions encore en nos cœurs la douceur et la poésie d’un doux chaton qui se faisait bien quelques griffes, mais sans plus.


La nouvelle année venue, quelques aigreurs et forfanteries nous sont alors parvenues, jetant le trouble autant que semant de petits incendies vicieux, de ci, de là, bref alors que nous nous étions quelques peu endormies avec un charmant minou sur l’épaule, nous nous sommes retrouvées un petit matin froid d’hiver avec un matou, voir un félin d’un autre poil à brosser, un fauve légèrement assoiffé de sang, se repaissant sur tapis rouge de sa félicité naissante, et ne se préoccupant pas de faire saigner quelques belles illusions…
Même les rêves, parfois nous échappent…

Caliente
Illuna

Le tapis rouge des césars n'est pas le tapis rouge de Baltard...

« Les pieds dans le tapis »

Y a-t-il des bonnes vies ou de moins bonnes, pour les grands de ce monde, parfois l’histoire retient un détail farfelu qui fait de vous un être sympathique (non, bien sûr, il a pire comme réputation) pour la postérité même si vous possédiez éminemment d’autres qualités.

Il faut alors assumer que l’on ait oublié que j’étais un bon diplomate, que j’avais réussi à tisser des liens avec les pays voisins, que j’avais un certain don pour m’entourer de bons collaborateurs, que j’avais réorganisé l’administration et la justice du royaume, que j’étais aussi un grand défendeur de l’éducation et des arts, lesquels avaient connus un fort beau développement sous mon règne.

Mais de cela, l’histoire s’en balance, je sais aujourd‘hui que ma contribution principale à la mémoire collective passe par mon aptitude à me prendre les pieds dans les tapis, à chuter, par mon côté débonnaire, distrait et par une certaine propension à mettre mes braies et pantalons à l’envers !

Alors, là, il faut prendre sur soi, roi ou pas, la révolution française a fait de moi, un personnage de légende maladroit et distrait, ce que j’étais mais j’eusse de tout évidence préféré que d’autres de mes actions, hautement plus sérieuses fussent retenues, mais il n’en fut rien !

Moi, Dagobert Ier, bon vivant et populaire, je suis surtout connu par la chanson « Le bon roi Dagobert », parfois cela m’ennuie, parfois cela m’amuse, mais il en est ainsi pour la nuit des temps, et je me devrai de l’assumer.

A ce stade, vous ne pouvez nier que le Jules a une propension à se prendre au propre comme au figuré, les pieds dans les tapis, à chuter sous les élans d’une fougue mal contrôlée, d’être parfois très maladroit et aussi à connaître certains problèmes de pantalon (nulle parmi vous n’a oublié ce délicieux pervenche qui vint à le lâcher aux portes de sa prestation lolitesque).

Bon sang, ne saurait donc mentir, les racines se trouvent dans ses vies antérieures !

C’est qu’il a de qui tenir, vous le savez maintenant, l’une de ses existences passées lui a déjà fait vivre l’étendue de toutes ses maladresses, lesquelles n’ont apparemment pas connu de solutions au travers de ses différents vécus, l’étourderie saute parfois une vie mais semble être de ces traits de caractère qui peuvent se réimposer à vous si vous n’y prenez garde et vous suivre ainsi au fil des siècles !

Caliente
Illuna



mardi 4 mars 2008

Plutôt la lune que "les" étoiles....



«Feux de détresse et aube d’une belle carrière pour étoile scintillante »

Etoile, star, objet céleste autant que funeste à nos pensées.
En ton nom, nos envolées sont lyriques autant que fatidiques et pathétiques tandis que le cosmique et le féerique semblent te tendre des bras énamourés à l’instar de nous, poussières d’étoiles qui gravitons tout autour de toi, notre astre, bien aimé et parfois aussi quelque peu désavoué.


Ton énergie symbolise pour certaines d’entre nous un renouveau, un nouvel éveil de nos sens jadis si endormis, une bouffée d’oxygène mais aussi bien du tracas, lorsque les strass et les sirènes de la renommée semblent par trop t’aspirer, à défaut de t’inspirer.
Dans notre voie lactée, ton aura brille bien plus fort que les autres, tu nous irradies de tout ton charme, tel le soleil pour notre terre, tu donnes la vie à nos existences mais parfois aussi, tu nous brûles la peau, tu enflammes nos esprits et tu incendies nos espoirs.
Avant que de t’envoyer au fin fond de la galaxie pour cruauté envers tes « crazys » en pleine détresse, sache certains jours te souvenir que tu es une constellation pleine de belles promesses, alors ne gâche rien !


Bien que parfois, il me plaît davantage de songer à toi, comme à mon pierrot lunaire, celui qui me brise un peu le cœur avec sa colombine mais qui loin de la ferveur et des paillettes, se contente de rester mon croissant adoré !

Caliente
Illuna


Les fruits de la passion, pomme, poire, abricot, il y en a une de trop !

Photo issue de la revue de L'Air n°34
« Julien et la botanique »

Façon Illuna sur base d’une suggestion de PQ.

Bon, il ne faut pas se leurrer, tu es plutôt en délicatesse avec certaines d’entre nous, tu as, en te prenant les pieds dans certains tapis rouges, semé les raisins de la colère.

Alors comme l’on dit en langage populaire, que je manie avec bonheur, les jours de tempête :
« Eh, banane, vilaine « tebi » en l’occurrence, ramène donc ta fraise, que je t’explique ! »

Alors que nous te prenions lors du temps de Baltard, pour une pauvr’ pomme lorsque de timidité, tu m’emmêlais les pinceaux et que nous te défendions becs et ongles et argumentant d’une grande pudeur, j’ai personnellement découvert que la timidité à bon dos, tu es capable d’être acide comme un citron avec tes fans, et là, je dis : « prends garde à toi, certaines d’entre nous ont aussi leurs aigreurs et leurs humeurs, tu pourrais vite déchanter ! »

Nous nous plaisions donc aussi à te croire bonne poire, je n’en suis plus si certaine aujourd’hui, tu es un fruit amer comme les agrumes, tu peux nous sauver du scorbut autant que de nous filer des boutons, tu fonctionnes en mode, tout ou rien, à nous de tomber sur le bon jour !

Alors pour l’instant sur le forum, certaines n’ont plus trop la pêche et ne me raconte pas des salades, en me disant que cela leur passera, je trouverais ton attitude un peu légère, ne me dis pas non plus que ce ne sont pas mes oignons et que j’ai l’air de me porter comme un charme, moi, contrairement à toi, il m’arrive de me soucier du bien-être d’autrui !

Et tout le monde n’a pas la pêche parce que soudain, tu déboules avec ta nana sous le bras, en fait le film perso que tu as daigné décliner sous nos yeux, ne vaut pas un clou, limite c’est un navet ! En fait, ton ultime chance, c’est que tu ne chantes pas comme une patate, sinon, bientôt tu vas avoir droit à de belles tomates, tu sais celles dont la couleur n’est pas sans rappeler certains tapis…

Bon, je te l’accorde, tu ne peux pas ménager la chèvre et le choux mais ne nous prends pas non plus pour des courges, on ne compte vraiment pas pour des prunes !

En fait, ton ultime chance réside dans le fait que nous ayons un petit cœur d’artichaut, cela te permettra peut être d’éviter le pire mais alors de toute justesse, tu sais, on peut très bien décider en représailles de ne pas gaspiller un radis pour l’acquisition de ton album, non pas que l’envie de l’entendre nous soit passée, mais le chargement illégal, ça existe ! Bref, on peut se faire du bien à ton écoute mais ne pas en faire à ton portefeuille, eh, là qui a l’air tout d’un coup, d’une vielle pantoufle ?

Mais non, ne t’en fait pas, c’est pas la fin des haricots, tu en séduiras d’autres, bien plus tartes et cruches que nous, il te reste toujours ton sourire de garçonnet, enfin si tu arrives à le retrouver * (voir mon texte d’hier).

Quoi, t’es en colère et tu rêves de me filer une châtaigne, à ta place je ne m’y frotterais pas trop, vilain garnement, n’oublies pas que t’es haut comme trois pommes…allons réfléchi, tu as bien d’autres arguments pour me ramener vers toi, t’as quand même pas un petit pois à la place du cerveau, allez, tu m’as vraiment habituée à un sens de la répartie plus mûr et plus juteux que celui dont tu fais preuve là, en cet instant précis !

Allez, cesse donc d’agir comme un légume, certes t’es une belle plante mais ton charme réside aussi ailleurs, alors n’abuse plus de l’effet d’apparence, souviens-toi que les « crazys » ont aussi un cerveau et qu’elles savent parfaitement s’en servir, délirer le long de tes contours ne nous a pas rendues idiotes, apprends-donc à couper la poire en deux, ta vie privée, on s’en fou sauf quand tu nous la balances en pleine poire, donc convenons que l’on t’aime, que l’on garde notre cœur « cerise » rien que pour toi, mais qu’on ne t’y reprenne pas à nous faire pleurer comme les oignons !

Oui, je sais la moutarde te monte au nez et je suis rouge comme une tomate, eh, oui Julien, c’est aussi ça, les affres des fruits de la passion !!!

Caliente
Illuna

P.S. Les Jardins Botanique sont à Bruxelles un charmant poumon de verdure coincé en plein lieu dit « la petite ceinture – axe permettant de joindre la gare du Midi et la Basilique de Koekelberg » mais c’est aussi un endroit où se déroulent de nombreux concerts rock où de jeunes groupes viennent faire leurs armes, il y a d’ailleurs eu dernièrement un festival de quatre jours où des professionnels sont venus écouter les dits groupes qui avaient chacun une demi-heure pour faire leurs preuves afin de décrocher un contrat avec une maison de disques.
Inutile de vous dire que tous ces recoupements m’amusent….

lundi 3 mars 2008

Dites-le avec des fleurs...

« Le langage des fleurs »

Part l’entremise de la délicatesse de chacune d’entre nous, je désire porter à ta connaissance que lorsque tu nous ignores, cela peut parfois laisser quelques aigreurs dans certains cœurs !

La rose blanche pour celles qui ressentent envers toi, pureté et raffinement (le trash a un peu éborgné ces purs sentiments…)



L’azalée qui témoigne d’un amour timide et de la joie d’aimer (indéfectible pour nos jeunes cœurs qui y croient encore et toujours)


Le camélia qui distille son admiration, son estime, son romantisme et sa constance (un peu émoussé, tous ces beaux sentiments…)
Le dahlia qui symbolise la reconnaissance et la nouveauté (un peu fanée, ces temps-ci…)

Le gardénia qui présente une note de sincérité (bien tancée par les tapis rouges…)


L’iris qui apporte la bonne nouvelle, l’hermès au royaume des fleurs (l’album tant attendu)



Le lys qui flamboie de pureté, d’harmonie, d’innocence, de dignité (sentiment devenu rare en ces temps troubles)



La pivoine qui affirme de plus en plus sa confusion des sentiments (notre grande représentatrice par les temps qui courent…)


Et le dire avec des fleurs, parfois cela aide…

Notez que j’ai évité soigneusement de décliner le tout sous les couleurs de la passion tel le rouge incendiaire, j’avais un peut trop peur que cela ne saigne…

Caliente
Illuna





Interogations sur le fil du rasoir...

« Mes questions à Julien »

Alors, que voilà donc un chemin ardu à parcourir pour moi qui aime tant te deviner que je doute que la moindre de tes réponses ne me satisfasse jamais, si tant soit peu que tu y répondes un jour. De fait, tu es mon énigme favorite, celle dont j’espère qu’à chaque vérité dont je puisse me rapprocher, tu vas lui lancer une autre charade de l’impossible, en fait avec toi, j’aime jouer mais je crois que j’aime aussi perdre, oui, perdre pied, me noyer dans tes abîmes acides et sentir que j’échappe de peu à la noyade, que je vais cueillir à l’ultime limite la dernière bulle d’air qui me maintiendra en vie. Avec toi, je suis en perpétuel mode « apnée » et plus que tout, j’aime cela !

Bien sûr, comme souvent il m’arrive d’être irrespectueuse avec toi, la tentation est bien trop grande pour que je ne saisisse pas la balle au bon, si bellement lancée et déclinée par Charlotte, nul doute qu’à la fin, il te vienne à l’esprit, l’obsédante envie de me bâillonner moi aussi, surtout vas-y, je n’ai pas encore perdu le goût de souffrir par toi. Que du contraire !

Prends-tu plaisir à nous faire souffrir ? Allez avoue quand tu arrives impromptu avec ta belle sous le bras, tu ne peux ignorer les dégâts et les interrogations qui vont s’en suivre, avoue qu’il y un zeste de jouissance à imposer ta vilaine « tebi » à nos pauvres petits minois énamourés, avoue et si tu me dis que tu t’en fous alors j’espère que tu t’en foutras aussi quand cela aura des répercutions sur ta vie d’artiste.

Tu veux la paix mais tu organises ta vie privée sur tapis rouge ? Un peu de Lady Di, en toi, ma vilaine courtisane, un coup je m’en sers, un coup, je les emmerde ? Cohérent ou insolent ?

Notre désir te gêne, t’as honte d’inspirer nos créations et nos libidos ? Cela t’emmerde d’être réduit à un rôle de fantasme ? Mais cet été, cela ne te gênait pas de nous incendier de tes fièvres, alors qu’est-ce qui a changé ?

Pudique en public et impudique à la scène, timide à la ville et insolent dans la création, es-tu vraiment bipolaire ou te plaît-il de le faire croire, afin de justifier tous tes manques envers nous, ton public ?

Alors, pourquoi, tu parles de nous comme de tes crazys ? Qu’est-ce qui te fait croire que tu en as le droit ? Moi, je ne suis pas à toi en tout pas plus que je n’ose te considérer à moi, je suis en cela au moins autant sauvage que toi, je me donne à qui me plaît et toi pour le moment, tu ne me plais qu’à demi…

Alors, le cinéma, ce serait donc LE truc, l’annoncer avant ton premier album, j’ai trouvé cela limite idiot, limite sincère, limite insolent, limite « tout toi », sale gamin et peut-être ma seule vraie curiosité à ton encontre. De quel rôle, rêves-tu, comment t’envisages-tu lors de ta première expérience et comme le dit si bien Charlotte, vraiment capable d’oublier ton ego surdimensionné au profit d’un rôle ?

Alors, manipulé ou manipulant ? Sais-tu que qui manipule doit s’attendre à l’être en retour, dis l’as-tu seulement compris ?

Tes fausses pistes font-elles parties de ta conception de l’art, sont-elles parties intégrantes de l’ébauche de ta future œuvre ? Mais as-tu seulement conscience du manque de respect que cela peut engendrer ? Tu t’en fou si tu blesses ?

As-tu conscience aussi que beaucoup de gens te trouvent très imbu de ta personne, abusivement fier comme un paon et pas du tout sympathique, de cela aussi, tu t’en fou ?

Alors, toujours envie de nous livrer un bel album, envie de savoir s’il plaira ou le fait qu’il te plaise, te suffira ? Et si le succès n’est pas au rendez-vous, tu sauras y faire face avec humilité ou te terreras-tu tel un fauve blessé ?

Oui, je t’ai bien torturé, mais sans vouloir offenser ton esprit, tu n’as pas oublié « Qui bene amat, bene castigat », oui, je t’autorise donc à croire que je t’aime beaucoup mais n’attends de moi, nulle mièvrerie, je ne suis que de feu et de passion, bélier ascendant bélier, bon sens ne saurait mentir, le doux, le tendre, oui un peu mais surtout plus que tout le fou et l’intense, viens, je t’emmène dans un pays de folie, en ABSURDIE, tu sais là où les chats disparaissent et ne laissent que l’ébauche de leur sourire pour ultime « dédicace »….

Au fait, si cela peut satisfaire ta pratique grivoise du tabouret, tu as aussi le droit de me faire mal, alors oui, attache-moi, bâillonne-moi mais surtout ne t’arrêtes jamais de me faire mal !

Caliente
Illuna



dimanche 2 mars 2008

Un petit sourire, cela veut tant dire...

Photos de Baltard - La nouvelle star 2007 - M6 + le grand journal - canal + (issues du forum "crazy-julien")

« Où est ton sourire de gamin espiègle ? »

Moi, parfois en regard de certaines photos (puisque nous en sommes réduites à ça), j’avoue que ton sourire de petit garçon me manque.
Et, non je ne rêve pas de te materner, ni de materner qui que cela soit, juste un petit regret face à celui que tu ne dévoiles plus très souvent.
Pour plus de détail, soit, tu ne souris pas, comme cela le problème est résolu d’avance soit, tu esquisses un sourire, genre « foutez-moi la paix » soit, tu souris avec une énorme timidité « genre, je fais ce que je peux » soit, tu tentes le séducteur (parfois très maladroit en regard de cette longue période d’attente pour ton public) soit, il est jusqu’aux oreilles (mais il n’est dû qu’à la présence de ta belle), alors Julien, vraiment heureux ?Certains diront : un sourire c’est un sourire, à ceux-là ou celles-là, je répondrai que l’on peut aimer quelqu’un de mil et unes manières, il n’y a qu’à regarder nos réactions à chacune sur le forum, nous sommes déjà là, une fort belle brochette de variances et de nuances, rien qu’à l’ébauche ou l’amorce d’un amour « impossible » et ce face à un artiste qui certains jours, se fout royalement de nous, il vit sa vie !





Alors, ce sourire, celui que tu nous offrais parfois à Baltard ou lors concerts le long des plages, tu sais celui de grand nigaud, celui à qui l’on pouvait tout pardonner, des mots malheureux aux pieds dans le tapis, oui, celui qui nous retournait le cœur, celui qui nous remuait le bas du ventre et qui nous donnait envie de te protéger plus que de te tancer, qu’est-il devenu ?
Je ne l’ai réellement revu que lorsque tu t’adressais par écran interposé, plein de malice et de gouaille, à Virginie. Ce fût bref mais intense, cette femme a par le don de son amitié, trouvé le chemin du Julien, sans chichi et sans falbala, rien que pour cela, un tout grand merci, à toi, Virginie.




Dans tout ton sac à malice, tu ne le retrouves plus, tu cherches dans la mauvaise pochette ?
Et comme ce sourire est ton plus beau, je te pardonne d’autant moins de nous en priver !
Allons, fais un effort, je ne te demande pas la lune, juste un beau sourire, simple et naturel !
Je t’ai aimé « élitiste » dans l’artistique mais je t’ai aimé « simpliste » dans le quotidien, Julien, fais-moi plaisir, retrouve tes marques et surtout arrête de te montrer et de vouloir fuir en même temps, la combinaison va t’user bien avant le prochain printemps !

Tu sais si tu ne souris pas un peu à la vie, elle aussi, un de ces matins, elle va oublier de te sourire !

Ah, juste un petit truc, pour la première fois depuis longtemps, ta moue boudeuse et ton sourcil frondeur me font moins d’effet, un conseil, change de registre !

Bon, rien de grave jusque-là, juste une petite tristesse au coin de mes pensées et comme dans ces cas-là, je te répondrai via l’une de mes phrases « totem » : « Souris, puisque c’est grave ! », avec comme un goût d’absurde au coin de mes lèvres…

Caliente
Illuna





samedi 1 mars 2008

24h dans la vie de Julien - 3e partie et fin

« Julien, pardon si je t’ai menti mais c’est bien mieux ainsi ! »

3ème partie

Le petit matin pointe maintenant le bout de son nez, j’ai arrêté de vouloir fuir et j’ai « fondu » de sommeil entre tes bras, c’est la première fois que je dors comme un bébé près d’un homme que je ne connaissais pas la veille, accumulation de non-sens, j’ai arrêté de vouloir comprendre pourquoi tout est si simple avec toi et si compliqué, impossible avec les autres, cela restera à jamais le plus grand paradoxe de notre éphémère mais intense relation !
Julien, l’homme miracle, rencontré bien trop tard, tu ne le sauras jamais mais j’ai entrepris un voyage dont on ne revient pas, j’ai rompu tous les ponts avec le bonheur, je vis pour ne pas mourir mais j’ai oublié qu’il y a plaisir à vivre et même toi, mon cher trésor, inespéré, inattendu, oui même toi, tu n’y peux strictement rien changer ! Tout est déjà écrit avant même d’avoir été vécu, je suis un ion négatif et tous mes sourires ne cachent plus ma profonde détresse, je peux encore me mentir un peu à moi-même mais déjà plus du tout à toi.
Tu me serres un peu plus fort, je sais que tu respires mon odeur qui oscille entre la vanille et le bébé (finalement très loin de mes pensées funestes), tu caresses mes cheveux dont la douceur et la blondeur te plaisent, tu fais nonchalamment rouler et dérouler l’une des mes mèches entre tes doigts, tu apposes un baiser léger sur mon épaule, tu n’es que tendresse, te quitter et te mentir une fois encore, va être un vrai déchirement mais il le faut, il le faut vraiment !
Je me tourne alors vers toi, tout en m’étirant : « Bonjour, Julien »
Toi, en mode sourire : « Bonjour, ma belle dormeuse »
Moi, en demi-soupir : « J’ai vraiment dormi ? »
Toi, si heureux : « Comme un bébé ! »
Moi, finalement sincère : « Avec toi, je me sens si bien, comment fais-tu ? »
Toi, dubitatif : « Je n’ai pas d’explication, c’est simple, cela vient d’emblée, cela s’impose comme une évidence ! »
Moi, limite impertinente : « Oh, c’est donc ça ton secret, tu crois avoir percé tous mes mystères ? »
Toi, pensif : « Non, bien sûr que non, ce serait trop simple mais peut-être quelques-uns, tout de même ! »
Moi, n’aimant pas trop ça : « Alors, juste quelques-uns »
Toi, sourire en coin : « Oui, quelques-uns, c’est cela ! »
Moi, faussement rassurée : « Merci de ta prévenance »
Toi, contemplatif : « Avec plaisir ! » et là tu apposes tes lèvres sur les miennes, ton baiser est un monde de douceur dont on voudrait que chaque matin soit enrobé. Moi qui suis toujours d’une humeur nauséeuse et maussade le matin, là je me sens légère et en joie, j’ai de grand matin envie de toi, j’en ai presque honte, tu sens poindre mon désir.
Moi, un peu confuse « Je…, j’ai honte, je te désire encore, mais que m’as-tu donc fait ? »

Toi, dans un murmure : « Rien que de donner un peu de bonheur à ta vie, tu sais cette vie à qui tu refuses si souvent la place aux joies simples ! »
Moi, à mon tour en mode sourire : « Mon inconnu au bonnet de magicien ? »
Toi, hilare : « Oui, un peu quelque chose comme ça ! », « Alors, encore envie mais vraiment envie ? »
Moi, juste un peu penaude : « Oui, vraiment envie et j’ai toujours honte ! »Toi, adorable : « Oh, il ne faut pas et puis tu n’es pas la seule à avoir envie, j’ai eu envie à chaque seconde où je t’ai regardé dormir, j’ai failli te réveiller jusqu’à en être honteux, tu dormais si bien ! »
Moi, enfantine « : A chaque seconde ? »
Toi, en mode absolu désir : « Viens-là, jolie Léa ! »
Je vais alors avoir droit à la plus jolie définition d’un petit câlin du matin par l’entremise de tout ton être, à chacun de tes élans et désirs, je vais répondre de plus en plus gourmande et sans pudeur. Qu’il est bon de ne rien craindre, de ne rien redouter, de s’abandonner à l’autre, de croire que quelques minutes d’intense bien-être pourront combler le vide et l’éternité d’une vie ratée, oui c’est si bon !
Après un léger flottement dû à l’envie de rester dans les bras l’un de l’autre, tu me proposes alors : « Je prépare un petit déjeuner, ça, je sais faire ? »
Moi, toujours affamée : « oui, merci,…. Julien ? »
Toi : « Oui ? »
Moi : « Merci »
Toi, interrogatif : « De quoi ? »
Moi, plus que reconnaissante : « D’être Julien, de m’avoir offert, tout ça ! »
Toi, voulant comprendre en détail : « Tout ça, quoi ? »
Moi, presque pudique : « Ta tendresse, ta prévenance, le fait qu’un homme puisse être autre chose que de la souffrance »
Toi, aimant ce que tu as entendu : « Ah, alors c’est bien, si j’ai pu servir à quelque chose et surtout si tu en es persuadée »
Moi, à nouveau mutine : « J’ai toujours faim ! »
Toi faisant mine de se presser : « Ok, ça vient, madame, ça vient ! »
Tu te lèves et quelques mètres plus loin dans la pièce, posé sur la table, tu découvres mon dessin.
Toi, regardant le croquis : C’est moi à l’évidence, c’est magnifique, t’as vraiment un don mais je ne m’étais pas rendu compte que tu me croquais »
Moi, désirant savoir : « Il te plait vraiment ? »
Toi, enthousiaste : « Oui, plus que ça, je peux l’avoir ? »
Moi, contente pour toi : « Oui, bien sûr, il est à toi ! »
Toi, insistant : « Tu as un putain de talent, c’est pas juste de cacher tes dessins et tes écrits dans tes tous petits carnets ! »Moi, tout aussi déterminée : « Si, c’est juste, toi, tu es un être de lumière, tu vas les éclabousser de ton talent et moi, je suis un être de l’ombre et c’est très bien ainsi ! »
Toi, toujours insistant : « Je ne désespère pas de te convaincre ! »
Moi, dodelinant de la tête : « Essaye, l’espoir fait vivre ! »
Toi, presque philosophe : « Oui, je vais m’y employer les jours qui viennent… »
Moi, faussement résignée : « Oui, je n’en doute pas…. Mais là, j’ai toujours faim ! »
Toi, riant : « Oh, doucement, ça vient, ça vient ! »
Le petit déjeuner servi, et fort appréciable ma foi, nous partageons là encore un tendre échange.
Toi, tout en grignotant à peine : « Tu as fort bel appétit »
Moi, dans mes nuages : « L’amour sans doute… pardon ça m’a échappé ! »
Toi, interpellé : « Echappé ? »
Moi, très gênée : « Oui, pardon… »
Toi, pas décidé à me lâcher ainsi : « Non, tu l’as dit et c’est bien ainsi ! »
Moi, cramoisie : « C’est pas le deal ! »
Toi, vaillamment : « Mais, il n’y a plus de deal »
Moi, très stupide : « Tu triches ! »
Toi, presque offensé : « Non, je n’ai triché à aucun moment mais de là vient peut-être tout le problème, la pression que tu te mets soudain dessus »
Moi, du profond de mon ressenti : « c’est pas juste, tu incarnes la vie et moi…
Toi, m’interrompant : « Toi, tu essayes désespérément de faire croire que tu es déjà morte mais avec moi, ça ne marche pas, je te rendrai à la vie, j’arriverai à te faire aimer la vie… j’y arriverai et ce bien malgré, toi ! »
Moi, timorée : « Mais, j’aime la vie, juste pas la mienne … »
Toi, certain pour le coup : « Avec moi, tu vas apprendre à aimer ta vie, crois-moi ! »
Moi : « Je te crois », et un mensonge de plus…
Toi, pas dupe du tout : « Pas, encore, mais ça viendra, ça viendra ! »
Moi : « Julien ? »
Toi : « Oui ? »
Moi, devant te le dire : « Je ne pourrai jamais te rendre tout ce que tu m’as offert, hier, cette nuit, ce matin, cette journée… »
Toi, plein d’espoir : « Mais si, on va se donner du temps et tu y arriveras, tu verras, cela va être si simple de me rendre heureux, si simple »
Moi, toujours en plein brouillard : « Tu crois ? »
Toi, un sourire en bandoulière : « J’en suis persuadé ! Là, mange, faudrait pas que nos discussions te coupe l’appétit, mange, ma douce ! »


Là, il m’a promis un miracle et pour la première fois, s’il me disait qu’il marche sur l’eau, je serais presque prête à le croire ! Julien est un homme dangereux mais il ne connaît pas encore l’étendue de son pouvoir, pas encore, mais les hommes changent, se gâtent… oh, mon dieu, donnez-moi la force de lui mentir encore un peu !
En ce début de journée, je sens Julien d’humeur plus que jamais romantique, fleur bleue à souhait, il choisit alors de mettre un fond de musique et me demande, si j’aime danser.
Moi, hyper troublée : « Oui, j’aime beaucoup danser »
Toi, presque certain de la réponse : « J’en étais sûr ! »
Moi, étonnée : « Pourquoi ? »
Toi, heureux que je te le demande : « La façon dont tu fais l’amour »
Moi, désireuse d’en savoir plus : « Ah, oui ? »
Toi, dans ton explication : « Tu es à la fois très féline et très câline, de même lorsque tu te déplaces ou lorsque tu utilises tes crayons, c’est toujours très magnétique, ton corps épouse alors parfaitement les contours de la vie, et j’aurais alors été très étonné que tu n’aimes pas danser puisqu’un feeling puisant émane de ton corps permettant aisément de supposer que tu dois aimer glisser sur la musique, suis-je clair ? »
Moi : « Oui, tout à fait clair…, alors nous dansons ? »
Tu t’approches de moi, arrête le fil du temps tout en me regardant et le suspend au bord de tes envies, me demande de te laisser faire, tu places ma main dans la tienne, presque religieusement, glisse la seconde dans le bas de mon dos et nous symbiose dans une position où nous abordons encore un nouveau langage, un autre rivage sacré. Je respire alors ton odeur du matin, entre ambrée et grillée, oui, une partie de toi sent le pain grillé, finalement juste suffisamment pour que j’ai envie de te déguster, de me délecter de mon petit toast improvisé ! Délicieuse mise en bouche qui m’invite à poser ma tête sur ton épaule, prémices subtiles dont je sais qu’à nouveau tu vas m’emporter. Par le simple fait d’être dans tes bras, de sentir la mouvance de ton corps qui est immanquablement à l’écoute du mien, je flotte à nouveau dans l’air, je suis dans une bulle de douceur bien à l’abri de tout ce qui n’est pas toi. Ta voix dépose des paroles improvisées sur la musique, tu m’ensorcelles par des filtres dont la magie est très puissante, ta douceur jamais démentie me berce mais nous le savons, nous le sentons, le désir n’est jamais bien loin ! Machinalement, ta main caresse ma main, chacun de nos échanges est fièvre, je sens que nos corps se répondent de plus en plus, je n’ai pas le courage de mettre fin à cet instant de grâce. Tu vas encore m’ouvrir d’autres horizons et je vais me laisser faire, en l’état me refuser à toi tiendrait autant de l’hérésie que d’une grande cruauté ! Et tu es bien le dernier humain envers qui je désire faire preuve de la moindre pointe de méchanceté. Tu es si loin de « l’ange noir », cet homme qui m’a détruit et qui me hante depuis l’âge de mes dix-huit ans, tu es si fort de ta douceur, si serein au milieu des orages, que ne t’ai-je aimé lorsque j’étais encore pleine d’espoir et d’attente envers la vie. C’est si horrible à admettre mais tu arrives bien trop tard. Nous allons nous aimer là, pour la dernière fois et je peux bien dire aimer, ce que nous nous offrons n’a d’ailleurs jamais rien eu à voir avec de la « baise », le terme me paraît si sale, si veule en regard de toutes tes tendresses, toutes tes douceurs que tu m’as offertes et m’offres encore. Tes baisers vont me hanter très longtemps mais pour la première fois, ce qui va me hanter sera un monde, un océan de douceur, et tes mains, comment encore toucher un homme après toi sans songer à quel point, tu as donné sans rien attendre et tu as tout reçu en retour, mon esprit t’a menti et s’est menti à lui-même mais jamais mon corps, il a épousé de suite les contours du tien, une osmose sans pareille qui m’a prouvé alors qu’aveuglée par mes orages, qu’il existait bel et bien encore des îlots de paix et d’amour. Il m’arrive certains jours de me demander encore, si j’ai été lâche, si j’ai eu peur pour toi ou pour moi, si j’avais peur que « l’ange noir », cet horrible passé trouble prenne un malin plaisir à te faire souffrir en te prouvant à quel point j’étais encore après tant d’années sous son emprise et non digne de respect par là, si j’étais par trop fatiguée mentalement ou physiquement pour bien comprendre à quel point tu étais rare et précieux, si j’avais la préscience de ce qui allait balayer à tout jamais tous mes doutes et mes angoisses et changer radicalement ma perception de la vie mais ce qui est certain, c’est que tu restes cher à mon cœur pour tout ce bonheur offert sans autre but que d’être donné. Aujourd’hui encore tu vis en moi comme en ceux qui t’ont aimé, tu nous as fait le cadeau de ta vie, une pluie d’étoiles qui illuminent chacun de nos jours et de nos nuits !


Il est maintenant près de midi, nous avons choisi de dîner dans un charmant petit bistrot, pour la première fois, je te sens nerveux, presque anxieux mais tu sais te faire violence, je sais que tu pressens mes hésitations, mes conflits mais tu sais aussi que les aborder va nous plonger dans le chaos, à nouveau tu prends sur toi, nous échangeons nos impressions sur nos dernières lectures et nous avons l’intention de nous rendre à une foire du Livre qui avait retenu mon attention au travers de publicités. L’idée t’enthousiasme, nous avons de fait beaucoup de goûts en communs. Le temps s’égrène au mépris de l’angoisse que j’ai maintenant de te quitter et à la peur immense que j’éprouve d’un monde où tu ne seras plus là pour me dire que je suis jolie, importante, désirable et que ma vie a le droit de revendiquer sa part de bonheur. Je le sais autant que je le redoute mais tout à coup, un monde sans toi ne me dit plus rien, que vais-je y faire ? A quoi bon vivre sans plaisir de vivre, treize ans, que je me pose cette question et la première fois où j’en ai la réponse, celle-ci s’impose limpide : « Cela ne sert à rien ! »
La fin de l’après-midi arrivera bien trop vite à ton goût tout comme au mien d’ailleurs, je dois maintenant te quitter, rentrer à l’hôtel, dire au revoir aux amis et fuir, fuir, vite, loin, très loin !
Toi, pas en très grande forme : « Alors, on se retrouve dans une heure, au bistrot où on a bu notre premier café ? Tu viendras ? Tu vas pas me faire faux-bon ? »
Moi, très mauvaise comédienne : « Oui, je viendrai ! »
Tu préfères ne plus insister mais tu en meurs d’envie, tu me prends alors dans tes bras, nous sommes dehors, il a enfin arrêté de pleuvoir, des gens passent et repassent indifférent à notre peine, à notre trouble.
Toi : « Viens-là, que je sente encore ta douce odeur de bébé »
Moi : « On se retrouve dans une heure, ne soit pas triste ! »
Toi : « Pardon de ce mélodrame, mais pour être sincère, mon instinct me dit que je te vois peut-être pour la dernière fois, avant longtemps »
Moi, désireuse d’abréger mes souffrances et mes mensonges : « Embrasse-moi, oui, embrasse-moi, Julien ! »

Notre baiser a le goût d’une soif qui sera longue, très longue avant que d’être encore étanchée, ta bouche est plus gourmande que d’ordinaire, tu m’en fais presque mal mais je te donne toute mon intensité, tout mon amour en un seul baiser, ta langue est exigeante comme elle ne l’a jamais été et je me sens au bord des larmes, je viens de tomber amoureuse en à peine 24 heures et je ne sais comment y faire face. Ma seule réponse sera comme toujours mon sport national favori : la fuite en avant, sport que je pratique de haute lutte et où je remporte médailles sur médailles mais ces victoires que je tresse autour de mon cou comme des lauriers futiles, m’enserrent et m’étouffent aujourd’hui comme jamais.
Je t’aime Julien mais je te quitte, je t’aime mais je ne serai pas au rendez-vous, je t’aime et quelque part, j’en crève petit à petit… alors que paradoxalement je n’ai jamais été plus en vie qu’à cet instant précis !Je vais trouver le courage de te laisser là sur le trottoir, je reprends de tes mains, ma petite valise et lorsque je vais tourner l’angle de la rue, mes yeux inondés de larmes, je tente encore d’apercevoir ta silhouette et une dernière fois, je te fais un petit signe de la main.


J’arrive enfin à l’immeuble toujours en larme, entre dans la cour, passe par une série de venelles et rejoins enfin mes amis, que je vais saluer au plus vite, trop vite sans doute car lorsque j’arrive à la gare, je m’aperçois, chose qui ne m’arrive jamais que j’ai oublié ma pochette de voyage avec mon ticket de train, mon passeport et mes clefs. Il me faut retourner chez mes amis ou y renoncer, bref je fais le choix de retourner sur mes pas, nous sommes alors à peu près une heure et demi plus tard lorsque je reviens à l’immeuble, énervée, fatiguée, limite enrhumée et toujours les larmes aux yeux. Je l’ignore encore mais je vais vivre là trois des heures les plus pénibles que j’aurai jamais à vivre.J’ai alors un réel coup au cœur, ma respiration tient de la panique la plus totale, tu es là devant l’immeuble, je n’ai qu’une fraction de seconde pour échapper à ton regard qui cible les alentours, je te sens frustré et soudain toi aussi très fatigué, tu observes puis pousses la porte de l’immeuble, tu sembles, ce qui me paraît, un temps infini, examiner toutes les sonnettes à la recherche de mon nom, sans doute, force m’est reconnaître que tu m’as donc suivi sûr et certain de mon ultime mensonge. Mais au travers de mon angoisse et de mes remords perce aussi le sentiment trouble qui gicle dans mon cœur de femme, tu es amoureux ou tout du moins, tu agis comme tel, sinon ta présence n’aurait aucun sens. Je vais également voir que tu m’as dérobé l’une de mes photos, celles que je t’avais montrées et qui étaient dans ma valise, j’ai de plus en plus honte, je t’ai poussé dans tes retranchements, connaissant ta droiture, tu n’as pas dû apprécier de me voler cette photo, tu interroges à présent le concierge mais tes espoirs ne semblent pas satisfaits.

Ta frustration fait maintenant visiblement mal à encaisser, tu t’entêtes, questionnes toutes les personnes qui rentrent dans l’immeuble, inlassablement les mêmes mots doivent franchir ta bouche, celle-là encore si chaude, si chère à mon cœur, je pleure maintenant à chaudes larmes, mais ai-je vraiment arrêté depuis que je t’ai quitté ! Rien dans tes investigations ne va déboucher sur du concret, une heure, deux heures et tu ne sembles toujours pas prêt à renoncer, une voiture s’arrête à ton niveau, un ami sans doute, étonné de te trouver là, tu lui expliques sans doute la raison de ta présence, il se gare et une heure va encore défiler, infructueuse, ton humeur est sombre, tu es déçu, dépité, blessé sans doute mais je m’efforce de croire que cela te passera et puis tes activités artistiques vont reprendre le dessus, quelques jours et je ne serai plus qu’un mauvais souvenir. Ton ami te parle, te pousses à renoncer, tu fulmines mais tu abdiques aussi, tu t’assieds sur le siège passager, trempé grâce à la pluie qui a recommencé ses basses besognes. Je me sens très coupable d’être la cause de ton mal et je garderai longtemps en mémoire cette dernière image de toi, maintenant noir de colère. Voilà, Léa, tu as encore pourri quelqu’un, tu as encore blessé, menti, triché mais pour la première fois, un homme, Julien a ouvert une brèche dans ton cœur de pierre et pour la première fois, tu souffres autant que cet homme parce que toi, aussi tu l’aimes ! Julien qui a toujours su que je mentais mais qui s’est imposé de respecter même mes mensonges, enfin autant que faire se peut quand on est mort de trouille de perdre l’être auquel on commence à s’attacher bien trop.

Trois semaines se sont maintenant écoulées, ton visage n’a pas cessé de me hanter, ma famille me trouve peu bavarde, peu en appétit, je me suis refermée comme une huître, dès que mes proches, maman ou mes amis me questionnent, j’en deviens agressive, j’ai mal et plus rien ne m’intéresse en dehors de la culture intensive de mes regrets. Je vis comme un robot, comme une machine en accomplissement d’actes mécaniques, j’en viens presque à oublier que je détiens la clef de ma propre prison, qu’elle est là au bout de mes doigts, je n’ai qu’à lui téléphoner, lui écrire, enfin faire un petit geste mais rien, je me nourris juste de mon aptitude à souffrir et à faire souffrir. Je sens en valeur absolue que je mériterais que le ciel s’abatte su ma tête, je ne l’aurais pas volé !
La première lueur d’échapper à mes remords se présente sous la forme d’une exposition de sanguines, mes belles faiblesses vont sûrement pouvoir me rendre le sourire, il s’agit d’une soirée exceptionnelle, j’ai même entendu dire qu’on pouvait leur confier une œuvre pour qu’il la jauge et la propose à la vente.


Je repense alors à Julien qui semblait affirmer que mes sanguines méritaient mieux que l’ombre alors pourquoi pas, j’ai réalisé au moins cinq à six sanguines d’égales valeurs de toi, mon bel amant d’une nuit, que je sens comme une symbolique liée à tout cela, j’en choisi une, voilà celle-là c’est décidé et je la proposerai au galeriste, je verrai s’il tente de concrétiser ou non.
J’espère passer une bonne soirée, me changer les idées, ce sera très loin d’être le cas !
J’ai le corps fatigué, je suis minée par un mauvais rhume, souvenir d’une journée à Paris sous la pluie et j’y ajoute en prime un voile blanc sur l’œil droit, qui m’inquiète à peine et pourtant il ne sera hélas pas anodin.
J’arrive donc tout heureuse à la galerie, je propose ma sanguine qui retient d’emblée l’œil d’un pro qui m’en propose un prix immédiat mais je souhaite temporiser et je demande si on peut l’exposer dans un magasin et voir ce que cela donnera, je veux savoir s’il s’agit d’un coup de cœur isolé ou si j’ai un réel talent, j’ai attendu si longtemps maintenant je veux savoir, et puis voir partir en des mains étrangères mon premier bébé ainsi livré à la vie sans moi, me fait mal, je suis une idiote patentée et une sinistrose romantique. J’ignore bien sûr qu’avec cette décision, j’influe sur mon futur (mais cela est une autre histoire que je ne vous conterai pas ici).
Alors que je vais m’adonner à ma passion, contempler, crayonner, poétiser, m’imprégner du ressenti de l’artiste et enfin goûter à un peu de paix depuis trois longues semaines, ce dans le petit coin tranquille que je me suis choisi, j’entends une voix que je reconnaîtrais en mil, la tienne. Julien, l’homme que je n’arrive pas à oublier, est là, tu es là et moi qui croyais que cette soirée me permettrait d’y voir un peu plus clair. A présent, je déguste mon mensonge jusqu’à la lie, de l’expression avoir le cœur au bord de la bouche, je prends le plein message, si je n’y prends garde, je vais finir par m’évanouir, tout cela est pathétique, je suis pathétique !
Tu es là, beau et élégant dans un costume gris noir, mi-stylé, mi-décontracté, accompagné visiblement par un ami mais que fais-tu là ? Je n’ai alors qu’une fraction de seconde pour échapper à ton regard mais si le supplice visuel devant l’immeuble, il y a trois semaines, ne m’a pas suffit, je vais alors goûter à un autre supplice, par l’entremise de mes oreilles.
Est-ce un hasard, je vais vite constater que non, tu es nanti de la fameuse photo dérobée et de ce que je devine aisément être la sanguine que je t’ai offerte, tu es à ma recherche et force m’est de constater que tu es un fin limier, que le peu que je t’ai dit de moi, tu l’as enregistré et cela n’a pas manqué de bien t’aider à me pister.
Compte tenu de la situation, avoir le cœur qui bât la chamade plus par désir de toi que par peur, doit certainement tenir de la débilité mentale profonde, mais je l’avoue, tu me tournes les sens malgré la fatigue que je lis sur ton visage et des cernes plus dessinés encore qu’à l’accoutumé comme si le sommeil semblait s’être refusé à toi depuis un petit bout de temps, j’ai dû t’en faire voir de toutes les couleurs, j’ai honte, je me hais mais pourtant je continue à me terrer comme un lapin.
Tu vas alors sans le savoir te rapprocher de moi, et les brides de conversation que je vais capter, vont me faire comprendre que je dois fuir au plus vite, tu brûles, une question, la photo et la sanguine face au galeriste et tu fonds sur moi, je n’aurai que quelques secondes pour sortir et partir lorsque tu iras trouver notre hôte dont tu tireras sans peine toutes les informations dont tu auras besoin.
Je t’entends alors t’interroger sur ce que je peux bien fuir ainsi, qui et pourquoi, tu es étonné que je ne sois pas là, en regard de mon amour pour les sanguines, tu préviens ton ami que tu va passer la soirée à investiguer, qu’il doit être patient, tu es venu de Paris, c’est pas pour renoncer face aux premières réponses négatives que tu reçois, ton ami te répond qu’il comprend mais que si je fuis, c’est que cela doit être très important, tu lui réponds que même si j’avais tué le pape cela n’y changerait rien, que tu es amoureux et que tu veux si nécessaire m’offrir ton aide et vivre cette tempête avec moi !
Viendra alors cette petite possibilité de m’enfuir et je la saisirai, si cela devait être à refaire, et connaissant aujourd’hui ce qui restait encore là, mon futur, je n’aurais pas agi ainsi mais on ne peut changer son passé…



Deux jours plus tard, je prends alors la décision de t’écrire, je sens que je te le dois en regard de ta souffrance et du droit que tu as de tourner cette page sereinement, je vais alors tout t’expliquer ce qui me ronge depuis l’âge de mes dix huit ans, l’homme qui m’a mis en miette, une vie gâchée, une fuite de tous les jours, bref, je ne vais rien t’épargner du sordide et du pitoyable de ma vie, je vais t’avouer que j’étais devant l’immeuble et à la galerie, je veux que tu passes à autre chose, je sais que tu mérites bien mieux que moi, même si je ne peux nier que je t’aime aussi, là j’aurais pu ou dû te mentir mais je trouve qu’en matière de mensonge, j’en ai déjà assez fait comme cela, je vais juste taire mon identité réelle. Pour le reste, tu sauras tout et après tu seras parfaitement armé pour m’oublier. Et une fois, pour toute, je resterai Léa Dorane, celle que tu as fait vibrer de tout son être lors de notre unique rencontre. Cette lettre sera postée par une amie de passage en France, ce afin que tu arrêtes de jouer au fin limier.
Le samedi suivant, mon œil droit va à nouveau se recouvrir d’une plaque blanche et opaque juste avant que je fasse un accident vasculaire cérébral des plus sévères alors que l’on m’emporte dans l’ambulance et que maman me tient la main, je suis heureuse de t’avoir dit la vérité, heureuse t’emporter ton visage au milieu de l’amour, heureuse aussi pour la première fois de ne pas t’avoir mêlé à cette nouvelle épreuve qui m’attend et puis alors que j’ai le crâne qui explose sous la douleur, je serre plus fort les doigts de maman, ma façon de lui dire combien, je l’aime et je pense alors fort sincèrement que si c’est çà la mort, alors je meurs sans peur… j’ignore bien sûr à cet instant précis que je ne vais pas mourir et que le plus dur, comme toujours reste à venir…

Caliente
Illuna

Les photos de Julien proviennent du forum "crazy-julien" - merci aux artistes
Merci Elfie du forum "crazy-julien" pour la magnifique dernière photo











L'hirondelle ne fait pas le printemps...

Photo - source yahoo - provenance du forum "crazy-julien" - défilé Castelbajac du 29/02/2008
« Quand le printemps revient »

Mon grand-père était colombophile mais en dehors de ses pigeons dont il avait le plus grand soin, il m’entraînait chaque année à la découverte du monde des hirondelles.

Leur retour, chaque printemps, me mettait en joie et en mode « curiosité intense » !

Julien découvert tout au long de nombreux détails, le printemps passé, me ramène encore sur les chemins de la découverte à l’aube de ce nouveau sacre (du printemps).

Sa mélodie sera-t’elle celle du bonheur ?

J’attends avec une impatience, non feinte et non dissimulée, de voir ce que notre oiseau rare, va nous pondre. J’espère que dans l’adage : « L’oiseau fait son nid, petit à petit », il y là dans cette longue attente (bien que l’on soit loin des 5 ans d’un Voulzy, Cabrel ou Souchon) tout ce qui peut augurer d’un bel album.

Je sais pertinemment que durant cette période de flottement, nous aurons droit aux oiseaux de mauvaise augure, aux charognes qui se repaissent déjà sur son futur cadavre, aux vautours qui lorgnent sur le premier sang, aux merles moqueurs qui lui rendent la monnaie de sa pièce et aux oiseaux « baleines » qui essayent d’emboîter son sillage, histoire de déguster les miettes du caviar.

Je comprends aussi fort bien, celles d’entre nous dont l’exhibition de son plumage ne les encourage pas à retrouver le divin de son ramage, il est vrai que l’oiseau se pâme volontiers devant l’objectif, qu’il aime à monter ses plus belles plumes et que sur la longueur et la répétitivité, cela peut sembler quelque peu, en manque de naturel et de simplicité, voir en total désaccord avec les dires de l’artiste.

Mais, je garde espoir comme quand dans le petit matin, j’entends chanter les petits oiseaux dans les jardins derrière ma maison, il fait alors frais, le soleil pointe à peine le bout de son nez, la fraîcheur m’émoustille les sens et mes oreilles se « gorgent » d’un plaisir intense, celui qu’à la nature de vous faire des cadeaux émouvants et précieux.

En cette « image » qui berce mon cœur d’illusions non encore abîmées par l’âpreté de la vie, je me prends à rêver des délices de l’écoute de ce premier album et cela efface tous mes doutes, toutes mes interrogations quant au Jules qui se prend parfois les pieds dans le tapis, a force de vouloir être systématiquement là, où on ne l’attend pas !

Bon, comme j’aime aussi l’imprévu, là, j’ai ma dose parfaitement à niveau et donc, optimisme de rigueur, jusqu’à preuve du contraire, je suis le corbeau qui n’est pas prêt mais alors absolument pas prêt à lâcher son fromage, perché sur ma branche, je tiens bon, contre vent et marée, je tiens bon !

Et tant pis, si j’y laisse quelques plumes au passage…

Caliente
Illuna