samedi 15 mars 2008

Marche en arrière inutile au sujet des vies antérieures...

« Tes vies antérieures »

Trois, voir quatre semaines, que je galère, l’esprit pleins d’idées et l’impossibilité de les décliner. Serait-ce là le signe que tu es unique mais vraiment si unique, que mon instinct se refuse à te trouver des routes ancestrales, d’autres toi avant ton toi actuel, pourtant l’idée d’avoir vécu avant cette vie, d’avoir erré en certains lieux, d’en aimer certains par avance et d’en réprouver d’autres et de même pour les gens, cette impression ténue mais si forte d’une appartenance à d’autres racines, je ne la repousse pas, pas plus que d’autres formes de vie dans d’autres mondes. Alors, pourquoi se manifeste à moi si brutalement ce blocage, pourquoi je souffre de ce refus si vif, si intense, pourquoi les mots se refusent aux idées, Julien quel message me lances-tu par delà la distance qui nous sépare ? Et pourquoi une musique m’étreint le cœur, oui cette musique qui vibre à chaque fois que j’écris un texte, un poème, un blason sur toi, mon tout beau, ce chant qui vrille chaque fibre de mon être, pourquoi est-il soudain si douloureux, comme un adagio, comme Aranjuez au pied de son mur ensanglanté ? Que dois-je comprendre ?
Je voudrais vraiment pouvoir te décliner au travers des deux fiévreux et insoumis que sont Garbo et Beethoven mais je n’y arrive pas, je trouve cela plat et banal, pas digne de toi.
Je voudrais aussi pouvoir te décliner en prince Vlad Dracul, toi qui me retourne le sang au moins deux à trois fois par jour ou bien encore en Docteur Jekyll et Mister Hide ou pour finir en Dorian Gray. Et pourquoi des héros de littérature ou des légendes, peut-être pour sublimer à loisir ton aura ou parce que tu es tellement énorme que je préfère t’imaginer au travers du monde irréel et pourtant si imposant qu’est celui de la littérature. Je sais que ce sont là de très bonnes idées mais les mots les banalisent.
Alors parce que je ne peux me satisfaire de l’insignifiant pour toi, je vais renoncer à t’imaginer d’autres vies et laisser les autres belles plumes du forum te faire fête par l’entremise de leurs sublimes vies antérieures.
Je me contenterai d’une troublante métaphore : « Tes rides sont les chemins des venelles qui ont refusé de te livrer leur mystère comme ma plume est l’amour inassouvi du mal que j’ai de toi ». Rendez-vous dans une autre vie et si tu veux me reconnaître je porterai un signe de reconnaissance que je ne livrerai qu’à toi, viens-là, je m’en vais te le livrer à l’oreille, oui à l’une de celles que tu caches au-dessous de ton admirable toison d’or…

Caliente
Illuna

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