lundi 17 mars 2008

Toutes les femmes sont belles pour qui sait les aimer...

« La féminité fécondée et épanouie »

Julien symbolise à la fois l’attente, celui que l’on espérait plus et la vague, celle qui emporte tout sur son passage. Cette merveille, faite mâle est l’éveil de notre existence !

Après ce mélange improbable, plus besoin de pudeur, de pudibonderie, chaque femme qui sommeillait en nous est bel et bien vivante, ardente, vibrante et insolente.
La flamme brûle et se consume, la chaleur la plus intense est sa fidèle compagne, chacun de ses sens dans un éveil merveilleux est prêt à la rencontre artistique de sa vie adoubée par un homme à la beauté « hors des canons et des normes ».

Si Julien est un guêpier, nous sommes victime consentante, sa nasse est le reliquaire précieux que chacun de nos corps attendait, désirait, il comble nos rêves insensés, il bouscule nos songes bien trop sages, il entrouvre avec splendeur nos corsages, il nous encourage à être plus pécheresse que maîtresse, il nous débride les flots diluviens, il nous crucifie la moindre gène, il nous frôle pour mieux nous enflammer, il nous nargue pour mieux nous passionner, il ose et nous le suivons, nous en redemandons, tout de lui, en lui et par lui est si bon, souffrir aussi est un délice subtile que nous cultivons à présent comme un cher trésor en nos cœurs, meurtris, endoloris mais parfaitement accomplis.


Julien est l’étoile perdue aux confins d’une galaxie d’amazones, femmes modernes habituées à se battre pour leur famille et leur travail, et qui ont retrouvé le goût de la chair, de la luxure, de la jouissance, même au travers de la culture, oui, il est aussi notre perle de culture que nous chérissons dans son divin écrin, ce corps magicien dont chacune des courbes et des rondeurs est un ravissement pour notre palpitant, oui car de cet oiseau rare, nous pouvons le dire, le ramage vaut bien le plumage et inversement !

Julien nous plonge dans un bonheur perpétuel, nous enivre de ses exquises ritournelles, nous délivre du bassement matériel, nous enferme dans un état obsessionnel qui n’arrive plus à s’enfuir de sa transe émotionnelle et passionnelle.

Nous sommes à tout moment fusionnelle et susceptible de devenir conflictuelle, ce dans le seul but avoué de le protéger, oui il nous arrive aussi d’être quelque peu maternelle, ce même si l’homme nous inspire bien d’autres inavouables frissons et impardonnables tentations !



Julien m’abandonne aussi en plein paradoxe, avec lui, je suis une enfant espiègle, une adolescente nymphomane, une jeune femme impudique, une femme et compagne gourmande, une tentatrice en demande incessante, une amante séductrice et éperdue, une mère oubliée au profit de sa peau éveillée, je suis toutes les femmes et aucune, jamais vraiment la même, jamais vraiment une autre, pour lui, je suis troublante et par lui, je suis troublée, l’amour est un regard d’ange le jour mais un corps de diable la nuit, l’amour me rend folle mais de cette folie, je ressors de plus en plus épanouie !


La féminité est un bouton de rose dont les épines peuvent blesser le cœur des plus endurcis mais son divin parfum n’enivre que celui qui est sensible à l’écho de sa robe et qui, pétale après pétale saura l’enrober de son nectar divin et la féconder par l’entremise d’ardeurs qui lui permettront de renaître le printemps suivant… Rose à peine éclose et déjà de lui en totale overdose !

Julien qui plutôt que de lutter contre l’incendie qu’il allumé, accepte enfin avec délivrance de se consumer parmi nous, d’être un complice à la fois tendre et intrigant, d’être l’aveu du trouble que nous portons bien malgré nous à notre corps défendant dans sa vie après bien des lectures coupables et bien des roulades impudiques dont la parfaite osmose nous laissent toutes au bord du précipice, d’adorables falaises où nous aimons nous ébattre d’aise tout auprès d’une bien chaude braise… surtout lorsqu’elle accepte une fois encore d’étancher notre ultime soif….

« Une femme »

Une femme au détour de la lumière du jour
Evanescente et sans le moindre atour

Une femme comme une ébauche de l’amour
Doux euphémisme pour mon cœur lourd



Une femme moitié de rien, moitié de tout
Dont les yeux jettent sur moi, une faim de loup

Une pécheresse qui frôle tous mes tabous
Dont la bouche se désaltère à mes genoux

Une femme enfant aux sens encore si fragiles
Qui n’hésite plus à m’inviter pour divine idylle

Un corps de sirène qui m’implore avec style
Aphorisme de mes envies et folies, péristyle

Une femme lune, déesse Séléné, mon aimée
D’une totale liberté, éclatante psyché, mon adorée

Une femme pétale, rose et lys à la fois, désirée
Dont les affres et les besoins en font mon alliée

Une femme comme un ruban à la vue de tous, offert
Mais dont l’amour ne vibre que pour un seul, à découvert

Une femme, calice et précipice, ma douce au cœur de verre
Adorable autant que sibylline perverse, mon inévitable enfer !

Caliente
Illuna

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