samedi 8 mars 2008

Petit poème pour mon tout beau adoré...

Photo issue du forum "crazy-julien" - mil mercis à l'artiste
« Entre émotion et pulsion sur fond d’été indien »

Il faisait très chaud avec cette impression étouffante que jamais plus l’été ne finirais
Son corps à l’abandon dans les hautes herbes semblait s’abreuver d’une once fraîcheur
Et moi, insouciante, nonchalante, je le suivais, guettant le moindre regard enjôleur
Parfois, il me plaisait aussi de l’ignorer, de feindre que plus jamais je ne lui céderais

L’air était rare et le moindre petit vent, précieux comme le plus unique de tous les joyaux
D’une main parfois, il m’invitait à le rejoindre, à ses côtés je me sentais alors en fleur
Et lui, insouciant, envoûtant, me caressait l’aube d’un sein, il se voulait ensorceleur
Souvent, je feignais de n’être pas aussi docile que dans ses rêves, empoisonné le cadeau

La chaleur libérait les pudeurs, chaque bouche rêvait de mordre dans un quartier d’orange
Tes ardeurs au ralenti n’en gardaient pas moins leurs terribles ascendants sur mon bonheur
Ta gourmandise réveillait la mienne, et ta voix dans mon cou susurrait d’un ton bien cajoleur
A m’enivrer plus que de raison le peu de bon sens qui coulait encore dans ma part d’ange

L’ivresse parfois s’imposait à la tendresse tout au long des sillons et des alluvions mordorés
Un geste et tout s’embrasait même la lourdeur du temps n’avait plus d’emprise sur nos envies
Nous étions alors élevé d’une force dans une dimension où la lune et le soleil rivalisent de folie
Là, où il n’est plus utile de faire montre de pudeur, une femme allait aimer un homme doré !

Caliente
Illuna

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