mardi 11 mars 2008

Deux versions, l'une du soir, l'autre du matin...

Caps issues de l'interview dans les coulisse lors des Victoires de la musique - forum "crazy-julien"
« Entre raclures, quelques doses de cyanures entre deux de tes dorures »

Ceci était ma perception du soir, des plus sincères, alors, j’étais sans doute d’humeur « joueuse et jouteuse »… vous pourrez constater qu’au petit matin, j’en avais une toute autre approche et sans nul doute, plus sincère !

Puisqu’il me semble que ton charmant message des plus sibyllins nous apparente beaucoup au sexe fort (il est bien connu que le sexe fort n’est pas celui auquel on pense d’ordinaire et rien que pour cela, je t’en remercie trois fois plus), je tiens à te confirmer que les « tebi » ne sont pas légion sur notre fonds de forum, j’y décèle ma foi quelques hymens en fleurs (ou pas), quelques forêts vierges (ou pas), quelques gazons maudits (ou pas), quelques rivières pourpres (ou pas) mais point de « tebi » juste des raclures affichant bien haut et fort leur pleine féminité.
Pardonne-moi encore si je te tutoie, aucun irrespect à cela, c’est juste fait à l’instinct, le vouvoiement mettrait une inutile distance à mes propos.
Pardonne-moi encore si j’ose t’apparenter à une «Lili » plutôt qu’à un «Bibi » mais avec ton entrée en matière, tu inverses quelque peu les perceptions de nos sexes respectifs…
Alors, Lili, dis-moi si je prends « Pute luxure » pour l’écho subtil de l’endroit où tu aimes à te rouler, cela équivaut selon mes sens quelque peu libidineux à une douce injure à mes oreilles, comme le doux murmure des vagues, comme le reflux d’un plaisir salé, comme le goût d’un « coït » dans ma bouche, j’aime de fait savoir que tu te roules dans le flux diluvien de nos mots, dans la sensualité de nos dérives, dans les errements de nos élucubrations, le long de ton propre corps (simple rappel d’un complexe légèrement narcissique). Ambiguïté et ambivalence se mélangent alors avec facilité et insolence, perds-tu parfois les limites du convenable au fil de nos « putes luxure » ou gardes-tu bonne mesure, allez avoue, entre raclures, pas de censures ?
Et bien sûr, je n’ose songer une minute à ton intention de nous payer en nature pour nos textes, tu serais par trop épuisé avant que de m’avoir satisfait pour mes 350 textes te concernant, renonce avant même d’y songer, préserves-toi donc pour ta belle Louise !
Par contre si je choisis de séparer ces deux mots, de leur donner une vie bien distincte, ils perdent hautement de leur saveur, et par terminologie, je me dois de t’expliquer que qui dit « pute », sous-entend quelques monnaies trébuchantes or il ne me semble pas qu’aucune d’entre nous ait jamais monnayé le moindre de ses charmes, tout ce qui est ici est gratuit, vient du cœur, est offert et donc par définition est sans prix ! En fait tout ici a valeur inestimable puisque tout est donné à l’attention de toutes et tous ! Tu ne le sais peut-être pas encore, mais bien des femmes ne se donnent que par amour, en fait ce que j’en dis n’a pour but que de te cultiver, de t’aider à sonder ta part de féminité…
Quant au second mot, l’un de ceux le plus cher à mon âme, rien que son accouplement avec pute me semble des plus indignes, la luxure est un des chemins les plus délicieux où un homme peut emmener sa compagne (ou inversement), beaucoup d’homme baisent (dont certains bien), quelques-uns admettent faire l’amour mais peu, très peu ont une libido suffisamment maîtrisée pour savourer ces promenades exquises que sont la perdition de toute notion du bien et du mal, là où par définition, seul le plaisir de l’autre compte, l’oubli de sa propre chair au profit de celle de l’autre…
Mais fermons cette parenthèse, puisque je pense le sens premier être ton choix intentionnel.
Alors ces jours pieux qu’il me plaît, et seul mon plaisir importe ici, d’accrocher au sens premier de plumard et non « biblique » de pic, j’aurais par trop peur de te demander de quel pal, il s’agit là ! Par l’entremise de plumard, je m’accorde le droit de songer à ta substance, toute de rondeurs et de courbes « aligotées » et s’abandonnant à des plaisirs interdits, fils dorés se mêlant alors à suées adorées, grains de beauté osant s’afficher au détour de tes seins juste crées pour nous tancer à la face ta version conceptuelle des démons de minuit, mais sache que nos démons à nous, nous hantent matin, midi, soir et nuit… eh, oui avec toi pour démon, jamais de repos, vilaine « Lili » !
Alors ces jours J à qui il me plaît de donner une version tout à fait improbable, juste faite pour mon plaisir et selon les affres de mon désir, oui ces jours J où tu serais en quête de nos émois, de nos dérives, ces jours où il te plairaient de partir la recherche de nos points G, paradis perdus pour les unes et enfer et damnation pour les autres… bon, je te l’accorde, je rêve toute éveillée, j’ai bien compris que tes jours J sont tes jours S comme sérieux, tes jours « turbin », ceux qui vont compter pour ton futur destin d’artiste, pardon mais tu me pousses toujours à des bêtises plus folles les unes que les autres, en fait tu rends raide dingue l’honnête femme qui vivait encore en moi, il y a à peine un an !!!
Ah, oui, tu nous remercies encore pour notre argumentaire mené de bout en bout (pourquoi, je ne peux m’empêcher de connoter, c’est grave docteur ?), de but en blanc (c’est pourtant simple d’y noter l’intention directe mais je ne peux là encore qu’en revenir à son sens littéral ou premier lorsque le canon se devait d’être placé sur la butte afin que l’on y évalue son tir le plus direct, bon je te l’accorde, je vais de plus en plus mal, mais toi aussi, tu n’utilises des expression qu’à double ou triple sens, le tout étant blanc comme neige (innocent),mais Julien depuis toi, je t’explique, nous sommes tout sauf innocentes !
Alors, si par vigoureux, tu sous-entends plein d’ardeur pour divaguer sur le forum, je te signale à titre amical que je bosse 12 heures par jour et c’est un minimum, euh, juste entre nous… t’es pas le seul à bosser… et cela je te le rappellerai lorsque tu feras bronzette de l’autre côté de la planète…
Alors, comme tu embrasses le fonds du forum, j’en conclu que tu embrasses les raclures, ok pour moi, si l’on prend la formule dans ce sens-là et comme je sais que tu baises tes potes sur le cul (au figuré, quoi que, oups, ça m’a échappé…), je prends cela comme une marque d’affection et je t’en remercie.
Ne t’en fait pas Julien, dans les jours qui viennent, bien d’autres que moi décrypterons jusqu’au seuil de la perdition de leur dernières lueurs de rédemption, ton message dont l’équivoque n’a d’égale que ton goût de la provoque…
Au cas, où te viendrait l’idée saugrenue de craindre de moi ou par moi, toute nymphomanie, rassure-toi, je connais parfaitement les limites, celles entre la vie et le forum tout comme toi, celles entre la vie et la scène…
A propos de limites, je t’en parlerai, je vous en parlerai demain…
Dernière et importante précision, à aucun moment je ne prends très au sérieux mon décryptage, je m’amuse juste de ma propre envie à démêler des nœuds qui n’existent pas !!!


« Un peu de douceur dans un monde de brutes »

Et comme demain est toujours là, bien plus vite qu’escompté et que la petite Léa (pour rappel mon vrai 2e prénom) que je suis et resterai toujours au fond de mon petit cœur, oui vous savez la fleur bleue que chacune de nous niche dans les méandres de son moi profond, eh, bien cette Léa-là réussi parfois à s’imposer à la dévoreuse (et emmerdeuse, si, si…) Illuna, et en ce matin encore emprunt des échos sombres de la nuit, je tiens à vous dire que ce que je retiens de ce petit mot en est sa grande douceur parsemée de quelques mutins doubles et triples sens mais qui sauvegardent toujours leur douceur en finalité. Je serai des plus navrées et je trouverais cela pathétique s’il s’avérait que le message soit un « faux », ce dans la mesure où au fil du temps, il impose une osmose en lien direct avec nos nigauderies, une reconnaissance d’un partage à distance mais qui offre satisfaction et douce complicité aux différentes parties concernées. En cette nouvelle aube, l’homme m’apparaît tendre mais jamais mièvre, doux mais aussi un peu fou, j’aime à croire que nos espiègleries lui font autant de bien qu’à nous toutes… comme quoi la vérité d’un jour n’est absolument pas celle du lendemain… ce qui explique sûrement mon sourire bêta depuis que cette nouvelle aurore a montré le bout de son nez…

Caliente
Illuna

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