« Folle amante sarabande ! »Dans la nuit, toi, le loup-cervier, tu as surgi
Au ciel d'orage de mon lit, interdit
Je t'ai offert ma violence de fauve
Et j’oublié toute inutile guimauve
Pour lover et folâtrer de ta substance
et faire à tes attentes, belle « enivrance »
Une chair chaude et de braise
Et un feu que plus rien n’apaise
Orgie affolante de mes envies
Au pied foulant toutes tes folies
Frôlant, insolant, captivant
Je te rêve butinant et m’enlevant
Goûter le fruit du péché
Les courbes dorées, sucer et lécher
De ma bouche les sublimer, les combler
Les faire vibrer et trembler
Au détour d’un horrible caprice
Me nourrir de tes lèvres séductrices
Mordre dans la pulpe de tes fraises
Et en ressortir avec le sourire, bien niaise
Je quémande alors l’offrande
Bien avant que tu ne bandes
De ton humble et dévouée servante
Fait une horrible et coupable dépravante
A mon corps musique et solfège
Apporte des nouveaux sons sacrilèges
Et que ta jolie et impudente flûte
Tout simplement turlutte
Mais au seuil du plaisir
Vouloir ton beau regard cueillir
Comme le plus beau fruit du verger
Etre à ce moment l’étoile du berger
Caliente
Illuna

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