« Neuf arts, un peu trop pour un seul homme, mais quel artiste ! »Certains jours où Julien ne se conduit pas comme une vilaine « tebi », ces jours-là, il me plaît de croire qu’il a l’âme d’un artiste bien accrochée dans ses bagages et la naïveté d’un enfant souhaitant de toutes ses forces, vivre son rêve, lui faire prendre des couleurs, jour après jour…
Alors, quand il arrête de faire le paon sur les tapis rouges, alors ces jours-là, je me reprends à rêver de mon diable de bibi et confrontée aux marches sacrées de l’art, j’organise mon panthéon tout à sa gloire, oui ces jours-là, je suis encore prête pour le grand délire, j’escalade l’une de mes merveilles, mes jardins suspendus à moi, ceux où dégoulinent ton talent et la soif inassouvie de mes désirs qui ne demandent qu’à être comblés par tes envolées lyriques !
L’architectureA ce seul mot, mon cœur se gonfle de bonheur, je pense à tes fragiles avants-bras, à leur couleur émouvante proche de l’albâtre, je me retrouve admirative au pied de ton être qui me ramène vers mon temple « trésor » déjà si bien nommé en regard de toutes les beautés de tes contours. Ton corps sera mon temple, ton architecture raffinée, ton port de tête altier, ton aisance naturelle, ta démarche chaloupée, tout chez toi tient de l’œuvre d’art, ce même si toi, tu n’es pas de marbre ! Entrouvrir la porte, laisser circuler l’air entre les colonnes tel autrefois le sage Salomon, savoir contempler tes beautés comme l’on découvre une œuvre d’art, s’en imprégner, s’en délecter mais savoir aussi après un divin moment d’exception, s’en détacher tout en sachant que bien plus tard la mémoire jouera un rôle capital afin de nous resservir les louanges cet édifice dont les délices nous aideront alors à préserver nos esprits du banal et de ses affres. Songer à tes colonnes doriques (n’est-ce pas là charmant nom en ton honneur, toi le doré) et longer encore en pensée ma merveille, mon Parthénon.
Puisses-tu vaincre les tourments du temps, mieux que le Parthénon !
La sculpture
Puisses-tu vaincre les tourments du temps, mieux que le Parthénon !
La sculptureTes poignées d’amour, un péché capital à elles-seules, envoûtements maléfiques, ondes christiques tout autour de ta substance et qui me font songer à deux statues, deux nus qui tout
comme toi me chavirent les sens et me remuent le peu de bon sens qu’il me reste. Mon émotion oscille alors entre Hermès, le messager des dieux, le voyageur aux sandales ailées, celui dont il me plaît de te rapprocher lorsque tu nous livre ton art léger à mon cœur, comme lui autrefois la bonne parole de ses maîtres et puis aussi le David (de Michel Ange), celui qui brava le géant, tout comme toi frondeur devant une scène française bien endormie. Ce que j’aime en la sculpture tient souvent en l’impudence de l’exhibition d’ivresses charnelles, toutes ces rondeurs auxquelles le concepteur rend alors hommage pour que la beauté, au nom de l’art n’ait plus à se cacher…
comme toi me chavirent les sens et me remuent le peu de bon sens qu’il me reste. Mon émotion oscille alors entre Hermès, le messager des dieux, le voyageur aux sandales ailées, celui dont il me plaît de te rapprocher lorsque tu nous livre ton art léger à mon cœur, comme lui autrefois la bonne parole de ses maîtres et puis aussi le David (de Michel Ange), celui qui brava le géant, tout comme toi frondeur devant une scène française bien endormie. Ce que j’aime en la sculpture tient souvent en l’impudence de l’exhibition d’ivresses charnelles, toutes ces rondeurs auxquelles le concepteur rend alors hommage pour que la beauté, au nom de l’art n’ait plus à se cacher…
Et puis parfois, aussi fils prodigue pour la générosité de ton œuvre, pour les mots que tu n’auras pas peur de dire, de prononcer, pour ce qui te fera souffrir mais aussi tellement grandir…et aussi parce que l’on y devine plus de souffrance, plus de vraisemblance et que ces perceptions s’accommodent pleinement du ressenti que j’ai de toi au plus profond de moi !

La peinture

La peinture
En illustration de tes tempêtes et de tes révoltes, « La liberté guidant le peuple » de Delacroix, pour sa frondeuse conviction épanouie jusqu’au bout de sa chair, pour le mouvement qu’elle impose et la force qu’elle délivre tout comme toi quand tu nous livres ta personne sur scène sans compter et puis parce que tu n’es que contradiction « Marie-Louise » de François Boucher en clin d’œil pour toi qui rêvais, il y a peu, d’être dans le rôle d’une coquette ou d’une favorite, ce que tentent à nous démontrer tes séjours prolongés sur les tapis rouges, Julien où le favori des couturiers, Julien sortant d’une limousine plus grande que ces hauts faits d’arme dans la chanson française, veux-tu atterrir enfin, vilaine « tebi »… mais en regard d’une certaine tendresse et d’un immense talent en devenir, il te sera beaucoup pardonné !
Et aussi mes chers rochers escarpés sur fond de mer bleutée, comme un reflet changeant de mes humeurs envers toi, comme le reflux amer de mes langueurs lorsque le temps se couvre mais que tu arrives alors par la magie de ta seule présence à apaiser mes angoisses…
- fin 1ère partie -
Caliente
Illuna






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