mardi 18 mars 2008

Mes bleuets, mes chers jouets...


« Quand ce que j’aime dans la nature, me relance vers lui ! »


Mon étoile bleue, ma rare et précieuse baigneuse, lovée au creux d’éponges et d’algues, tu symbolises à toi seule, l’amorce d’un être « hors norme » dont j’espère que le talent et le savoir-faire ne restera pas un trésor enfui au fond des mers et perdu à jamais pour le monde vivant en surface. Bien que l’ivresse des profondeurs me convienne aussi tout à fait ! Et ce n’est là qu’un paradoxe de plus !

Mon martin pêcheur, toi dont la robe bleue m’émeut au moins autant que ses prunelles bleues délavées et sa chair tendre et rosie, toi mon oiseau de toutes les couleurs, si cher à mon cœur, toi qui me rappelle en moi, l’éternelle pécheresse, celle qui rêve tout au long de pages sensuelles au moindre écho de sa substance.

Mes graines bleues, mes semences d’outremer, mes débuts de vie, fragiles et si belles, mes sources de vie encore embryonnaires, mes fières guerrières qui vont se battre entre alluvions et mousson afin de naître plus fortes et plus épanouies aux portes de notre monde parfois, si rustre, si âpre au chemin de la Création.



Mon éphémère papillon bleu, mes ailes déployées qui aiment se dorer au soleil, qui aiment butiner de fleurs en fleurs et dont la lumière du jour se reflète à merveille à l’aube perlée de vos soies si évanescentes et « adoubantes ».


Mon myosotis, ma souris aux oreilles bleues, ma fleur totem, ma complice de toujours, pour que je ne t’oublie pas, tu t’es parée d’un nom qui dévoile humblement ta peur, tes rondeurs émouvantes ne sont pas sans me parler des admirables contours de Julien, plus addictifs encore dans ses imperfections que dans ses perfections !




Mon ami, le bleuet
, mon caprice des champs, celui que j’ai toujours cherché depuis ma plus tendre enfance, mon nirvana floral et conceptuel, ta robe a sur moi des pouvoirs mystiques, je te compare volontiers à une elfe tant ton pouvoir sur moi tient de la magie, tout comme toi, Julien, mon intouchable, mon si désirable péché d’orgueil !


Ma montagne bleue, ma cime qui offre à mon cœur, toute « l’émouvance » de sa quiétude mais qui nourrit en son sein, le plus sauvage des volcans. Ta lave est le sang bouillonnant dans ses veine dont les bleutés saupoudrées qui nagent à la surface de ses avants-bras de délicieuse ingénue.

Mes ailes bleues, ma douce mésange, toi qui quelques fois abordent nos jardins pour venir t’y désaltérer, t’y nourrir tout comme Julien qui parfois daigne nous combler de sa présence un moment de communion intense mais d’où parfois l’on ressort en état de frustration, plus troublée qu’escompté. De fait, approcher un tel être ne va pas sans quelques souffrances impromptues…

Ma libellule, ma dentellière aux longues ailes d’ange qui me parlent aussitôt d’un autre ange dont le corps et l’esprit me comblent d’aise et emplissent mes rêves les plus gourmands et les plus inassouvis. Gueule d’ange, perchée sur un délicat roseau, en perpétuel mode instable et dont échos subtiles m’enivrent comme le bon vin.

Et une note rouge à tous ces bleus aux cœurs, une petite fraise tendre aux lèvres rosies et aux chairs opalines de notre tout beau, objet symbole de toutes nos convoitises et dont le carmin ne nous fait pas toujours que du bien ! Rouge comme le sang qui virevolte dans tes entrailles, fluide chaud de ta substance, mordre dans ce corps à pleine dent et en mourir de plaisir !!!

Caliente
Illuna









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