lundi 17 mars 2008

Tout est vrai, tout est faux (ou pas ) !

Caps en studio - obtenu via forum "crazy-julien"
« Ne croyez pas toujours ce que vous dis Julien ! »

Je pense que Julien se plait autant à nous mentir qu’à mener la presse en bateau , il m’arrive même de croire que tout ce processus fait partie intégrante et jouissive de son œuvre.

Tout peut être vrai autant que faux, tout et son contraire, Julien construit par une phase de destruction comme un jeu subtile de l’absurde, comme une énigme qui n’aurait pas de solution, comme un labyrinthe qui deviendrait soudain un étouffoir où le seul air respirable se tiendrait en son centre mais les pistes pour y parvenir changent au fur et à mesure et suivant la perception de chacune.

Il aime mener la danse, je le pense meneur d’idées mais pas meneur d’hommes ce qui permet d’expliquer, pourquoi, il nous ravit autant qu’il nous rebute, lorsqu’il nous livre son art, il est sincère même dans ses mensonges mais lorsqu’il nous aborde en tant qu’homme, il ne maîtrise plus rien, là il lui arrive de nier qu’il a allumé un incendie même si la forêt brûle devant ses yeux, de nier qu’il est fascinant et envoûtant, au besoin, il est prêt à vomir sur commande, histoire de nous repousser loin de lui, bien loin et une bonne fois pour toute.

Julien est une ébauche de génie prisonnier d’une « tebi » pas toujours très cohérente, ce qui fait le plus mal est qu’il soit tout a fait capable de jouir de la souffrance qu’il a lui-même semée mais qu’il serait peut-être aussi le premier à crier grâce si nous venions à l’affronter de face, l’homme est téméraire, frondeur mais est-il brave, j’aurais juré que oui au sortir de Baltard mais aujourd’hui je doute par l’entremise de toutes les fausses pistes qu’il nous a lancées et encore bien avec la plus grande des délectations !

L’art selon Julien s’apparente parfois à une partie d’échec, fabuleuse, classe, esprit contre esprit et ce dans le plus grand respect de l’autre mais aussi parfois à une partie de poker, et là de bluff en bluff, c’est chacun pour soi. A nous de bien cibler notre aire de jeu, il y va aussi de notre intégrité morale !

Est-vous prête à perdre votre âme ? Là réside une part de la vérité de ce diable d’homme… une toute petite piste dans le monde si vaste de ses pensées obscures, obscènes et tordues.

Mais il ne faut pas non plus oublier qu’en l’artiste s’ébauche aussi l’ange gardien de nos souvenirs les plus doux, ceux qu’il nous pourra plus nous enlever même s’il s’y emploie chaque jour de toutes ses forces, sachez-lui fermer la porte de vos rêves.

Ouvrez-lui votre esprit mais ne perdez pas le contrôle, ouvrez-lui votre cœur mais restez-en le maître, ouvrez-lui votre âme mais gardez vos illusions, donner et reprendre comme lui le fait, offrir et maudire si besoin, jouer encore et toujours mais se garder de perdre et quoi qu’il arrive, tout lui sacrifier mais jamais votre intégrité, sachez lui imposer le respect, il y va de votre survie et alors peut-être vous accordera-t’il enfin un sourire, comme une fragile amorce du respect qu’il commencera à vous accorder et que vous aurez enfin remporté de haute lutte !

Caliente
Illuna

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