
« Aventure au creux de mes yeux »
D’une banale lecture, certains mots ressortent, s’échappent, galopent hors de leur contexte initial et dieu seul sait, ce qu’une imagination fertile peut en faire…
La terre promise… qui à mon cœur a pour nom, Valparaiso…pourquoi, je ne sais, mystère d’une mélodie et attrait sauvage de l’inconnu, sans doute, exotisme exacerbé ou suranné, peut-être… et parfois, elle ose changer de nom pour s’octroyer celui de Mandalay, délice d’une route dont la musique ensorcelle encore mes souvenirs…
Du talent, sang pour sang… les racines, celles qui vous portent, qui vous boostent les soirs d’orage, celles qui font ce que vous êtes, quelqu’un de bien ou pas… les traces du passé qui guident vos pas dans l’avenir… naître, s’en souvenir et puis partir et grandir…
Quand la lenteur est un choix… quand pour survivre, votre corps doit accepter de ralentir ses désirs, ses espérances, quand le déraisonnable doit flirter avec le raisonnable sans y perdre les gains de folies qui faisaient l’essence même de son charme…
Plus près du ciel… à tire d’aile s’envolent les illusions de la femme enfant, chaque fois qu’elle se heurte aux sinistres réalités quotidiennes, aux obligations qui martèlent ses tempes, aux déceptions qui la blessent chaque jour un petit peu plus… s’envoler comme Jonathan Livingstone, le magnifique goéland et ne plus jamais toucher terre…
Folle liberté… prends garde à toi de ne prendre tes magnifiques escarpins rouges dans les méandres nauséeux des noirceurs de la vie dont certains médiocres en sont les sinistres ambassadeurs… car trop de liberté fait si vite obstacle à qui vit déjà dans la prison de ses obscures pensées…
Lumière sur coulisses… entrouvrir un peu le voile sur la face cachée des choses, soulever un pan du mystère, attiser l’envie, allécher la gourmandise, dévoiler juste assez pour en désirer plus et encore, tout un art subtile…
Halte bucolique… once féerique de l’enfance au travers des chemins vert paradis d’autrefois, amis perdus au coin du cœur, souvenirs chers à nos larmes, êtres chers disparus, plus vivant, mort que bien des vivants, mémoire captivante et entêtante, lui échapper, vaines tentatives, l’herbe est toujours bien plus verte nichée au creux du dédale de nos pensées d’antan…
Plage nuptiale… ambiance labiale, chaleur tropicale sur fond de jouissance linguale, toucher le rêve du bout des doigts, le voir prendre vie, par la complicité d’une belle chair tant de fois convoitée et maintenant par trop adorée, se noyer d’un plaisir exquis, délicat, raffiné, plonger dans cette excellence, s’épurer goutte à goutte et ne plus jamais remonter…
Caliente
Illuna


































