« On devrait pouvoir arrêter le tempsAu moment où l’on est le plus heureux… »
A ce petit jeu-là, j’ai huit ans et je rencontre mes copains d’enfance pour la première fois, je serai leur petite reine pendant plus de dix ans, le temps de perdre notre douce innocence, celle propre à l’enfance.
A ce petit jeu-là, j’ai quinze ans et j’aime pour la première fois, aveuglément, et sans soucis des conséquences, et puis à dix-huit ans, par un violent orage, je perdrai tout, l’amour, la douceur et la confiance.
A ce petit jeu-là, j’ai trente et un an, après bien des souffrances, je viens de rencontrer le grand amour, celui qui emporte toutes les douleurs d’un seul revers de la main, celui qui vous donne des ailes, celui qui vous porte, celui que la vie vous jalouse et finalement bien trop tôt vous enlève, punition et offense.
A ce petit jeu-là, j’ai trente trois ans, je vais mal, parfois, je veux mourir et au milieu de cette tempête, je vais faire la connaissance de la bonté et de la beauté, nichées au cœur d’un petit teckel roux, source de vie et de lumière, je vais redécouvrir que l’amour n’a pas toujours le visage qu’on lui rêve et que l’aimer est chose intense.
A ce petit jeu-là, j’ai amis fidèles dont on ne peut rêver plus beau cadeau puisque certains m’accompagnent depuis bientôt plus de quarante années, leur dire combien je les aime est inutile puisque qu’ils vivent dans mon cœur, fleurs délicates dont les parfums chassent les mauvais jours, les jours de pluies, les jours de misère, de galère, de ma vie, une partie de quintessence et de jouissance.
A ce petit jeu-là, ma mère, ma douce, ma confidente, mon amie de toujours fait, des sillons et des ravages de ma vie, des jardins de fleurs où il fait bon vivre en permanence, seule importance, ne jamais en oublier la clef, car le jardin, non d’Eden, mais d’Illuna n’est pas ouvert à tout le monde, ni en permanence…
De fait, mon coeur n'est pas chose à prendre à la légère...
Caliente
Illuna
