lundi 16 juin 2008

Ma préférée, la plus troublante à mon coeur décadent...

Caps -émission fin mai 2008 -paris croisière- via forum "crazy-julien"

«Pudding morphina »

De ce désir charnel, de ce besoin mortel, goûter à la mort lente
Avec un besoin obsédant, un désir impérieux, un sombre destin
Avec des pulsions lancinantes, des obsessions fulgurantes, dédain
Avec à la clef une vie qui doucement s’en fou de sa propre survie, démente

Noyer le chagrin par un trop plein de nuits amères, se jeter dans l’incendie
Fine mort dans ses veines, noyée de chagrin, un dernier coup pervers
Divine perte de tout contrôle, dans ses artères, accumulation de revers
Comme le flirt de sa chair avec une folle lame décadente, seuil de la folie

Morphine, vilaine fille facile dont chaque jouissance est une petite mort
Fils abandonné de Dieu, tombé dans les sombres destins du diable, tu ères
Et si parfois tu te désespères, ultime lucidité, puis tu replonges, rien ne te libère
Mord la vie, mort la vie, quand les limites tiennent à une lettre, sang et or

Mon « finamor » qui jongle entre le fil amour et fil à mort, pauvre petite dose
Du mortel, tu es le péché, du divin, tu es l’adoré, du venin, le nouvel enfanté
Mais dont toute espérance s’évapore aux confins d’une galaxie, nommée overdose
Mon « bel amour à mort » qui s’invente une décadence prodigieuse en beauté…

Mon « mort plus en vie que bien des vivants » qui s’enivre de sa drogue
Qui comme d’autres sucent innocemment leur pouce, joue à la roulette russe
Avec ce qui lui reste de bons sens, lutte pour ne pas perdre la raison, il vogue
Entre la terre si ferme et les étoiles si mensongeuses quand elles lui promettent le ciel, elles abusent et lui, il s’use…

Caliente
Illuna

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