dimanche 22 juin 2008

Acacia - premier coup de coeur - âme en fleur...

Photos de Julien issue de l'émission "Salut les terriens" - canal + via forum "crazy-julien"

Peut-être parce que j’ai de moins en moins le besoin de tout analyser, l’envie de tout comprendre mais peut-être aussi davantage parce que la simple envie de goûter, de profiter, de me laisser guider sans chercher à maîtriser s’impose de plus en plus à moi au fil de ma vie, parce qu’il me plaît de dériver, de planer, de sombrer et peut-être de ne plus remonter, là, où perdre le contrôle tient d’une reddition pleine de confiance et d’une extrême jouissance.

« Acacia », où la profondeur de quelques mots charmée par la voix nostalgique de Julien qui offre une âme nouvelle au vert paradis des venelles de l’innocence et où le long et doux murmure de Morgane résonne comme un écho sacré à l’amour créance que chacun porte aux siens, comme un souffle de vie puissant, comme une perle hybride d’éternelle jouvence.


Plutôt que d’essayer d’analyser, de comprendre ce qu’à voulu dire Julien, ce qu’on d’ailleurs magnifiquement fait certaines d’entre vous, à une inutile et supplémentaire perception, j’ai préféré me laisser guider par mes sentiments, mes sensations, pour tout dire, j’y ai ainsi pris beaucoup plus de plaisir, passionnelle toujours, fusionnelle parfois, belle errance.
Je vous emmènerai donc au fil de vos jours sur les chemins obscurs de mes nuits, là, où il m’a capturée, enlisée, bercée, enivrée, là, où l’adoré a réouvert pour moi certaines portes, franchi à nouveau certaines limites et là, où consentante, presque soumise, je l’ai suivi le sourire au bords des lèvres, les larmes au creux de yeux, folle et pleine d’espérance.

Tout doucement, … à mon rythme au sien mélangé, selon ma volonté à la sienne confondue, là, où de hautes herbes parfois vous cachent l’essentiel, l’amour sous toutes ses formes, perte, blessure, défi, rire, confusion, …. décliné à l’infini, fragile comme les pétales d’une fleur toute proche du mimosa, unique fleur pour laquelle je génère la plus cruelle des allergies, le simple fait de la respirer m’offre la plus terrible des souffrances.
Hasard, oui, sans doute, destin, oui, plus certainement… j’ai la faiblesse de croire que tout est écrit par avance, que le grand livre de la vie sait déjà tout de nous, de nos besoins, de nos manques, de nos joies, de nos peines, seule nous reste la possibilité de tourner une page plutôt qu’une autre, de raturer certains mots, de changer quelques lignes, telle une ultime et divine récompense…


« Acacia ou l’adieu à ma folle insouciance »

Fleur fragile fouettée par le vent
Qu’effleure mon cœur par l’émouvant

Fleur puérile d’une douce enfant
Qu’à fleur de peau, cadeau flétrissant

Fleur stérile d’un chant captivant
Qu’affleure ma pudeur, trop décevant

Fleur docile de papier s’envolant
Qu’à pleur le long de mon visage coulant

Fleur imbécile mon âme meurtrissant
Que la peur entoure mes souvenirs vieillissant

Là, près de ce champ par trop florissant
Le corps allongé, grand-père dort depuis longtemps

Là, au coin de mil vents, une larme séchant
L’âme de l’être tant aimé, veille sur moi, rassurant

Là, l’odeur des fleurs enserre mon cœur s’attristant
De devoir déjà quitter cette terre tant aimée, bouleversant

Là, je reviendrai mais suis-je jamais partie, affolant
D’appartenir à un endroit plus qu’à un autre, déroutant

Là, je laisse des pétales d’acacia auprès du mourant
Qui me parle bien plus que bien des vivants, rassurant…

Caliente
Illuna

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