« Oh, merde !!!»Une charmante petite expression qui d’ordinaire ne paye pas de mine, ni d’élégance mais dans la bouche de Julien et surlignée avec un accent à demi-chantant et rapide comme l’éclair, comme dirait l’autre, ça le fait, ça le fait, ça le fait !
Posée avec légèreté et insouciance, elle traduit à merveille un effet hyper spontané, et voulu ou non, elle s’avère plutôt drôle. Un peu l’effet usuel et simplifié de « sur la bouche ou sur le cul », expression comme précise souvent Julien lorsque c’est nécessaire, comme pour appuyer sur la malice tant de ses dires que du personnage. Ou alors, il y a ce petit sourire en coin, celui qui s’excuse presque d’être là, celui à qui l’on pardonne tout et aussi ce petit nez qui tient presque de la trompette lorsqu’il frise d’aisance devant une boutade qui a pris l’assemblée à rebrousse poils.
En résumé, Julien ose et tente avec succès les pistes de l’insolence, ses « défections » de vocabulaire ont de la finesse et du charme, là encore il s’agit d’un frôlement « sensuel » et peu « usuel » des limites mais sans les dépasser ou si peu, ou alors juste un peu…
Le vif et l’incisif de ses galéjades prennent souvent son ou ses interlocuteur(s) au dépourvu car elles tranchent singulièrement avec des pages de réflexions plus lentes, plus réfléchies mais où il n’aime pas qu’on l’interrompe ou le reprenne, Julien, malgré ses petites indélicatesses aime que l’on sache mettre les formes pour s’adresser ou converser avec lui.
La plus grande fraîcheur de son caractère provient de la déroute malicieuse qu’il émiette savoureusement au quotidien lorsqu’il cesse de faire appel à son savoir, à son vécu ou à son recul en regard de la vie et de l’art.
L’enfant sauve l’homme, ce qui lui a permis sans doute malgré un caractère pas toujours des plus facile, malgré une personnalité très affirmée et pouvant être jusqu’à dérangeante aux yeux de certains de quand même pouvoir séduire en masse les foules.
Il n’a pas cherché à cacher ses défauts au contraire il les a « vendu » à qui mieux-mieux, en veux-tu, en voilà, préférant parfois l’obscurité et la confusion des sentiments à un grand élan de sympathie. Aimé de peu pour de bonnes raisons plutôt que par beaucoup pour de mauvaises raisons, énorme risque quand on dépend des votes du public pour arriver vers l’album cependant bien plus désiré qu’avoué mais cela a parfaitement fonctionné… parfois le public quelque peu « béotien » ose la carte de l’original et nous qui aimons tant Julien nous devrions remercier ce public télévisuel, lequel souvent infidèle, léger et changeant, ne le suivra peut-être pas lors de la sortie de son disque mais nous aurons au minimum pu goûter à ce bonheur-là !
Et en regard de tout cela, j’ai envie de me laisser aller un peu, de me laisser aller à dire…
Oh, merde…. Que cela fut bon de le voir ému à l’annonce du nom du gagnant…
Oh, merde…. Que les concerts de l’été furent poussière de démence et d’insolence…
Oh, merde…. Que ces démons de minuit furent de source et d’inspiration divine…
Oh, merde…. Que cela fut bon d’attendre presque une année entière avant de pouvoir enfin gouter enfin à son travail…
Oh, merde….Que cela est bon de pouvoir faire un bout de chemin avec cet artiste !
Caliente
Illuna

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