vendredi 9 mai 2008

Ma petite fleur de peu de vertu...

Photos de la revue "Technikart" - via forum "crazy-julien"

« La fleur aux dents »

Un peu bohème, un peu dépravé, un peu poète maudit, un brin d’insouciance, un brin « d’exaspérance » sous l’œil de ses détracteurs, un brin « d’émouvance » pour ses aficionados et on tient là en une seule photo les quelques pistes qui font de cet homme, une source permanente d’étonnement et de jouissance !

Et pourquoi, j’ai soudain envie de flâner, de perdre toute notion du temps, de lézarder au soleil (moi qui aime si peu le soleil), de musarder le long de cette chair tendre et rosée, d’écarter le pan de cette chemise dont les carreaux ne sont que de multiples invitations loufoques à perdre toute dignité en foulant le poitrail imberbe de cette bête. Compter les grains de beauté comme les pétales d’une fleur que l’on déflore peu à peu…

Poser mes mains encore quelque peu hésitantes sur cette peau tatouée, la découvrir chaude, vibrante, presque haletante, si vivante, réceptive à mes caresses, parsemer les graines de ma passion, de ma folie sur les contours charnus et masculins de cet homme parfois encore si enfantin comme l’on se plait parfois à effeuiller une marguerite, lui compter colchique, lui déclamer ma fièvre bucolique et espérer de ne point récolter en retour son rire caustique. Espérer pouvoir deviser charnellement encore un peu plus avant, oser goûter aussi à la salinité de cette substance qui n’est qu’invitation, de mes lèvres lui butiner quelques recoins, faire de cette rencontre-cadeau, un espace temps ludique sur lequel les années n’auront pas de prise et dont la magie perdurera à travers tous les âges et toutes les épreuves de la vie.

Débarrassée enfin de cette chemise dont ce corps ne semble avoir été couvert que dans le but de l’enlever, m’emparer alors presque guillerette du cœur de la fleur, le pétrir de mes doigts, y faire naître et mourir une couleur ocre qui me servira à inscrire en lettres capitales et dorées, la flamme qui brûle en mon corps depuis si longtemps par quelques mots d’amour dont il n’est guère difficile de deviner la nature mais que je tairai, non par pudeur excessive mais bien par exquise pudeur !

Secret de femme, secret d’alcôve… fleur fragile, fleur sauvage, à sauvegarder bien précieusement… et à chérir sur son cœur comme le fil d’un temps divin suspendu sur les lèvres nacrées de l’éternité…

Caliente
Illuna

Ce Julien-là qui me ramène aussi vers Jo Dassin et vers ses chansons légères et insouciantes comme « La fleur aux dents* » ou « Siffler sur la colline** » et dont je vous mets pour rappel deux petits passages qui m’émoustillent en regard de notre « mâle » adoré. Et j’avoue que malgré la fraîcheur des deux chansons, je n’en reste pas moins troublée rien qu’à l’idée que ces paroles d’une autre époque puissent lui être appliquées…


«* La fleur aux dents, c'était tout ce que j'avais
Mais je savais bien que toutes les femmes du monde m'attendaient

Il y a des filles dont on rêve
Et celles avec qui l'on dort
Il y a des filles qu'on regrette
Et celles qui laissent des remords
Il y a des filles que l'on aime
Et celles qu'on aurait pu aimer
Puis un jour il y a la femme
Qu'on attendait »


«** Elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline
De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines
J'ai cueilli des fleurs et j'ai sifflé tant que j'ai pu
J'ai attendu, attendu, elle n'est jamais venue »

Parce qu’en regard de Julien, jamais rien ne reste très innocent, très longtemps… mais la perversité a cela de bon, c’est qu’elle est une aventure dans le mal mais dont le « mâle » ne cesse jamais de vous faire grand bien, oh, oui beaucoup de bien…


Caliente
Illuna

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