dimanche 4 mai 2008

L'oiseau des vents sauvages...

Photo de Zeus et caps de Taratata via forum "crazy-julien"


« L’envol de l’ange, pas qu’un ersatz de plumes »

Tu nous es arrivé canard, marchant l’œil en coin beautés bien nichées sous casquette ou sous horrible liquette
Voulant nous convaincre de ta présence presque due au simple hasard, via faux air bête ou l’esprit en goguette

Si ce n’est à la faveur de l’automne, tu n’as pas daigné nous éclabousser de ta classe avant Baltard mais aujourd’hui, je sais qu’il n’y a là nul fruit du hasard
Donc une fois sur scène, rebelle, plume au vent, peu à peu, tu t’es débarrassé de tout inutile bazar, le cygne a dévoilé et déployé la quintessence de son art

L’oiseau rare nous a alors emmenées sur les bords de paysage insoupçonnés jusque là, dans nos cœurs, il a flamboyés et animés nos banals petits bonheurs
L’oiseau lyre nous a présenté sa version d’un monde en perpétuelle mouvance, et ce entre bonheur et aigreur, mais de toute façon jamais sans saveur


Tes envolées furent sublimes, lyriques, critiques mais jamais pathétiques, on assista parfois à l’envol de l’ange
Tes vols planés parfois encore mal contrôlés n’ont rien changé à ton pouvoir sur les masses, divins survols aux confins de l’étrange

Un jour, au détour d’un ciel bleu, ton vol de goéland, enfin débarrassé des contingences terrestres nous donnera raison d’avoir cru en toi
A l’aube d’une nuit nuageuse, toi, l’oiseau libre et fragile, tu nous délivras un message ultime : « Merci d’avoir toujours cru en moi ! »

Et parce que tu seras là dans le ciel, et parce que celui que nous aimons vit dans un monde là-haut, nous apprendrons à nous contenter de nos petites vies, tant que tu seras là pour les faire décoller, déraper, dérouter, dépoussiérer, dépuceler de temps en temps…

Caliente
Illuna





Aucun commentaire: