« Psychodrame at house »Hier par l’entremise d’une douce sauterelle, je lis enfin le texte des limites, c’est fun, c’est drôle et parce que c’est Julien, cela risque de le « faire »… en dire plus, impossible à ce stade, je n’ai encore que les paroles… et puis j’ai envie d’attendre, de prendre le temps de déguster, pas d’obligation de précipiter le moindre ressenti, le 24/11 m’a servi de leçon, je « wait and see » et ce probablement jusqu’à l’album surtout si le single ne répond pas à toutes mes attentes, ne pas juger des mois de travail sur 2 minutes 19 secondes, pas plus que de juger le single sur 27 secondes, bref tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant d’éructer un mauvais ressenti ou la moindre négativité.
J’ai choisi d’ailleurs de m’amuser sur le texte, le décoder en charmante compagnie de nos sauterelles, voilà où j’en suis, rien de plus, rien de moins.
Mais je ne vis pas seule à la maison et j’ignorais que de montrer le dit texte à ma chère maman, me vaudrait bien de l’amusement.
Elle le lit donc, le relit puis me demande s’il s’agit d’une blague, je lui réponds que non, qu’il n’en est rien, elle sort tout de go : « mais, c’est mauvais comme texte » (je vous passe les détails, il vaut mieux) ce en quoi je lui réponds qu’il s’agit d’une mise en bouche, ni plus, ni moins, un moyen de désamorcer toute pression, enfin dans ces goûts-là. Pas convaincue, elle me ressort une vingtaine de mes poèmes, les énonce, et m’assure que mes « bêtises » sont flamboyantes à côté de celui-ci, je lui réponds que je suis mauvais juge en regard de ma propre « production », elle prend alors des textes de chacune des sauterelles et me défie de lui dire qu’il a fait mieux, elle me pousse dans mes retranchements, je ne peux nier l’évidence, le texte est « littérairement » parlant assez faible mais laissons lui une chance d’exister, de remplir son rôle et puis mon instinct le sent, cela va le faire, cela va le faire parce que Julien est un jongleur, un bateleur, il va insuffler la vie à ses mots et je lui garde totale confiance.
Bref, elle rumine toujours, trouvant que je manque d’honnêteté et part promener notre Virgule adoré, quelques minutes plus tard, j’entends le heurtoir de la porte de rue, elle a oublié ses clefs, c’est tout dire que des perturbations atmosphériques qui l’assaillent, je lui ouvre la porte, je suis morte de rire, à présent, elle rit aussi, c’est déjà cela !
Elle réaborde le sujet brûlant, me reparle de la beauté de certains textes de chansons, de Christophe (celui de Julien), de Rose, enfin elle me parle de quelques-autres encore, et m’affirme, ça ce sont des textes dignes de ce nom, je lui rappelle alors Baltard, comment Julien l’a abordé en dilettante et que le single a peut-être aussi le rôle de pétard mouillé et festif en regard d’un écrit et de textes plus sombres et plus aboutis au niveau de l’album, bref je galère à justifier ce qui ne sont encore que des ébauches de ressentis face à l’inconnu.
Dur pour moi d’être « juge et partie », mon choix, c’est d’attendre et là elle me pousse, encore et encore…
Elle relit à nouveau ce texte, je me maudis de le lui avoir livré, je sens qu’elle cherche, qu’elle a presque mal, elle me sort alors, peut-être qu’il a un don de réécriture mais pas d’écriture, tu ne crois pas que cela puisse être cela ? Qui sait, elle a peut-être raison, ou pas… bref, je lui suggère une bonne vue d’ensemble avant de se faire ainsi du mal pour rien, ce single c’est le choix de Julien, il va l’assumer, il le doit, il n’a plus d’autre choix à ce stade et nous verrons dans quelque temps, si c’était le bon choix, attendons et profitons…
Eh, difficile d’être un bon avocat quand on a soi-même quelques doutes mais j’ai fait de mon mieux…
Caliente (j’en ai besoin, j’ai eu un peu froid, hier soir, j’aurais bien fait appel à quelques sauterelles pour lui remonter le moral et aussi un peu les bretelles…)
Illuna

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