« Champion du monde des reprises »Bon, je vous l’accorde, il y a pire comme « qualificatif et/ou superlatif » mais tout de même, l’entendre si souvent, pour ne pas dire bien trop souvent, ne me fait pas que du bien, pire parfois cela me défrise et sur toute la longueur du cheveu.
Bien sûr Julien n’est, dans cette idéologie-là, pas du tout en mauvaise compagnie, de fait Arno revisite actuellement via son nouvel album, des titres qui ont de forts belles lettres de noblesses. Gainsbourg a lui-même revisité la musique des grands compositeurs d’un autre temps pour la remettre à sa sauce et à ses mots. Sinatra et Elvis ont popularisé et mondialisé « Comme d’habitude » en la reprenant, elle qui peinait à s’envoler vers les chemins aléatoires de la gloire, en en faisant « My Way » pour l’éternité des éternités.
Bref, ce côtoiement-là n’est pas à dédaigner, loin de là ! Et d’ailleurs, aucune création ne mérite un total dédain, tous les goûts sont à l’évidence dans la nature.
De toute façon, nous vivons dans une société qui fait la part belle aux reprises en tout genre qu’il s’agisse de pseudo ready-made chantant (en fait, j’en ai marre que l’on me dise c’est une vieille chanson mais regardez-là sous un angle neuf telle que vous en l’avez jamais vue) ou d’espèces revisitées, remodelées voir relookées lors d’anniversaires du disco, de Clo-clo, de Mike Brant (et là, pourtant je suis grave fan mais du Mike chanté par les autres, beurk !!!!), de Jo Dassin et j’en passe, à nous d’essayer encore et toujours d’y trouver ce qu’il nous plaira dans cette démarche du déjà vu, revu, corrigé et « rerevu » !
En 1976, « Music was my first love » de John Miles fut incontestablement l’un des trois morceaux de l’année tout comme Hôtel California, le fût en 1977. Ce morceau « Music » emprunte allégrement sa partition à la musique classique et est aujourd’hui encore la chanson représentative des concerts « Night of the proms », comme quoi que l’idée de faire du neuf avec du vieux a encore de beau jour devant elle… et ce même si tout le monde ne peut se targuer d’avoir le talent « hors norme » d’un Julien !
Mais malgré ces constatations encourageantes, je suis plus que jamais en désir d’entendre enfin du Julien Doré au travers d’une démarche autre que du régurgité, fut-ce t’il génial !
Bien sûr, je sais que ce qu’il va nous proposer sera empreint et nourrit de toute sa démarche artistique, de sa vision de l’art, de ceux qui l’auront marqué ou troublé mais en finalité, le principe de base, ce sera quand même bien une approche nouvelle plutôt qu’une revisite ou réactualisation des lieux.
En fait entre les commémorations de tout bord de toutes les émissions de variétés, la star Ac et la Nouvelle star, j’ai fait le plein de reprises pour environ plus de dix bonnes années et quand même Taratata s’y met, je suis tout prête à « hurler », je veux du neuf, du beau, du pas encore entendu. Parce que si au départ, je cultive volontiers une certaine nostalgie, là je dis stop, j’ai atteint ma dose maximale, la mesure exacte de mon overdose !
Caliente
Illuna

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