« L’homme face au désir »Homme, qui es-tu devant le désir ?
Moi, femme, je ne suis qu’instinct, si tu me plais, je dis oui à tout mais me plais-tu souvent ?
Trois fois seulement tu m’as touché, coulé…. La première, ce fut un ange noir et la descente fut celle des enfers, la seconde fut la bonne, la venue d’un ange blanc, celle qui vous grandit, qui justifie de votre vie d’hier, d’aujourd’hui et de demain et ce même si l’ange est mort depuis bien trop longtemps et la dernière fut virtuelle par l’entremise d’un artiste « hors norme », une rencontre pleine de « sérendipité » ! Le moins que l’on en puisse dire !
Trois nirvana dont un « artificiel mais non moins charnel» dans une vie, est-ce suffisant pour bien cerner le désir des « mâles » ? Fusse « l’art du ciel » et le fusionnel conjoint, il ne s’agit là que de parfaite osmose avec un certain « harem conceptuel » !
Les autres mecs étant des potes, des amis, des copains, je ne peux me targuer de dominer mon sujet, ce même si je suis très réceptive et très à l’aise dans l’univers des « tebi », ce que je ne peux nier en regard de multiples rapports plus que complices que je partage avec un certain nombre de zouaves délurés à qui je demande sans coup faillir un petit peu d’aide pour les idées qui viendront nourrir l’écriture de mes anges (enfin pour le 18e et ceux qui suivront).
Rien n’est plus doux à mon cœur de femelle, quand l’homme qui pourrait dominer fait le choix délicat de communier, mieux de s’offrir, de s’abandonner et cela sans crainte d’y perdre le moindre effet de testostérone. Quand l’homme peu inquiet de sa virilité accepte les caresses, la sensualité, la douceur, quand il se livre nu, corps et âme sans craindre de passer pour un faible et un idiot mais il faut pour cela qu’il ait au préalable su écouter les attentes et les appels de sa compagne, qu’elle soit d’un jour ou de toujours ! Mais pour en arriver là, il faut aussi que l’homme ait perçu une compagne apte à accepter sa faiblesse, bien des blocages masculins ont pour origine l’attitude de départ de l’entité féminine, certains à force de chercher à nous plaire ne savent plus quoi ou comment faire, ce sont nos doutes qui éliminent leur rapport « brut de brut » avec le sexe. L’homme simplifie, la femme complique, il faut juste milieu pour harmonieuse rencontre, parfois l’homme n’ose nous dire qu’il a envie, pire qu’il en a besoin, ayant peur de passer pour une bête, sentant que cela n’est de toute évidence pas le moment pour nous, il vit là une frustration (les femmes ne sont pas les seules créatures qui puissent se sentir frustrées) dont il ne ferait pourtant pas grand mystère si nous pouvions en percevoir les codes, nous pourrions alors l’aider, l’amour a tant de possibilité que chacun peut y trouver réponse et bien-être.
L’amour pour une femme est souvent la réponse à bien des attentes là, où pour l’homme, l’amour est souvent une question, une énigme supplémentaire en regard des mystères de la libido féminine. L’homme se demande très souvent où, quand, comment tandis que la femme se demande souvent pourquoi !
De toute façon la femme qui sait parler avec son corps (et sa cuisine mais ce n’est pas le sujet ici) à son compagnon, s’assure du pouvoir de savoir désamorcer bien des conflits, bien des problèmes, l’accepter ne fait pas de nous des perverses mais bien davantage des promesses devant lesquelles l’homme s’épanouit aussi à son tour.
L’homme qui se livre à ses démons, l’homme qui aime bien plus naturellement que les femmes diverses positions libidineuses mais qui au cœur fragile de donzelles deviennent vite calamiteuses. Homme qui doit apprendre patience et femme qui doit nourrir sa confiance, je pense que quand patience et confiance se sont rencontrées, l’amour ardent peut alors trouver la plus belle des places, celle de l’oubli, là où l’accouplement est un acte naturel et non plus pensé, un don et non plus un besoin, une offrande et non plus une demande, l’oubli de soi au profit de l’autre, il n’est à mes yeux plus grand plaisir que celui que l’on offre et lorsque l’on sait comment et quand donner, en amour, on reçoit alors plus qu’escompté… ainsi l’ai-je vécu avec mon ange « blanc ».
Julien, pour en revenir à lui, est délicieusement charnel, tactile, de ces êtres auxquels on peut parler au corps lorsque l’esprit est fermé, embué, une des clefs selon moi pour vivre au quotidien avec de tels hommes.
La femme qui rendra heureux cet homme aura su se faire rencontrer l’homme timide, parfois presque pudique avec l’artiste beaucoup plus déluré, provoquant et en proie naturelle à bien des démons.
Mec Doré, alors toi délice entre les délices, je t’envisage, si pleinement tu assumes ta part de masculinité et de féminité, comme un trésor d’équilibre face à ton propre désir (et ce même si tu viens à douter de toi), déjà tu avoues le trouble des lectures « julienales » suite aux multiples écritures des sauterelles, tu acceptes de plonger dans la luxure de la chair de nos mots, dans le luxe voluptueux de notre virtuelle décadence pour ne pas cadence, cela sans nous lancer nulle honte à la figure, tu n’es ni sainte-nitouche, ni si farouche que cela, tu es ce que tu incarnes dans le créatif, un « mâle » sensuel qui joue et se joue des codes de l’amour tout en admettant que ces codes puissent être des portes que tu ouvres sur des messages à déchiffrer, à deviner et à sublimer au fil de nos émotions réciproques… jeux de l’amour, jeux des contours, jeux de troubadours, jeux sans retour, la porte du labyrinthe franchie, chacun et chacune se doit de rejoindre le centre du cœur palpitant de nos bucoliques mais ardentes bacchanales, aphrodisiaques déhanchements en réponse à des mots par trop charnels ou bien est-ce l’inverse, les fièvres montent et nous éloignent de tout sens de la vérité si tant soit peut, qu’il y en ait une à portée de nos échanges.
Et ainsi, il me plaît virtuellement de le ressentir en regard de Julien, celui qui fait des cadeaux, pas toujours ceux que l’on attend mais sachons tout de même les recevoir et en jouir !
De manière générale, l’homme est sans détour, là où bien souvent la femme n’est que détour mais lorsque les différences s’amenuisent, s’annihilent, le bonheur est prêt pour un extraordinaire tour de force !
Caliente
Illuna

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