« Fin de concert avec un ange »Dire qu’une voiture est confortable, je n’irais pas jusque là, mais avec toi, cela valait bien un ou deux sacrifices sur l’autel de ma pudeur, dès que nos corps furent pulsionnellement à la même chaleur, j’ai tout oublié
Mais une lueur qui parvient encore à mon esprit me laisse entrevoir que j’étais venue pour te donner un avis très sérieux sur ce que j’avais pensé d’un de vos concerts, comme étude poussée, j’ai été bien servie
La prochaine fois que tu sembleras faire appel à ma réflexion, je prendrai garde à bien cibler le sens profond et les intentions de la tienne, pour peu je me sens entre tes bras comme une simple poupée
Ce n’est pas bien de négliger ainsi l’apport de ma matière grise, réduite à son jouet favori, voilà une idée qui m’intrigue et dont il me faudra absolument te parler dès que possible, je devine par avance ta réponse, genre : drôle d’idée !
Mais les femmes fonctionnent ainsi se désespérant parfois de n’être pas assez respectée, d’être par trop comblée, la frontière est de fait très mince entre le juste assez, un tout petit manque ou un tout petit trop, bien que livrée ainsi à mes pensées, je remarque ton beau sourire
Celui de l’enfant qui a eu ce qu’il voulait, tes cheveux sont en sueur, plus bouclés que jamais et tu sembles bercer dans leur évanescence, mais que peux-tu bien chercher ainsi, peut-être le foulard que tu avais mis pour protéger ton cou, et que je tiens dans la main, sans rien te dire ?
Espiègle, je le suis, tu m’as fait soleil en cette fin d’hiver, je touche ta main pour te signaler que je tiens entre mes doigts l’objet de tes recherches, peut-être n’aurais-je pas dû te toucher, tu sembles de fait avoir encore quelques appétits et toi des miens de t’enquérir
Tu m’embrasses à nouveau, très tendrement, de la manière dont habituellement tu le fais quand tu veux plus de moi, mais pour une fois, je vais te résister, j’ai faim et un peu froid, et si ton appétit est ce qu’il est, tu pourras bien attendre quelques heures, avant de le nourrir !
Nous avons rejoints les autres, qui essayent tous de jouer au plus gentil, je sens que tu les as briefé et qu’ils sont embarrassés mais je ne joue pas au chat et à la souris, je prends leur gentillesse telle qu’elle est, à ton image un peu cavalière, pour ne pas dire singulière
Le repas fut rapide mais instructif et nutritif sur bien des points, j’ai encore bien du chemin à faire avant d’être totalement acceptée, normal tu leur parles de moi, et ils se doivent maintenant de découvrir si le portait ébauché est fidèle mais j’ai l’âme guerrière
Je ferai mon bout de chemin à ma manière, je suis de fait aussi un peu sauvage comme parfois toi-même tu as déjà pu t’en apercevoir, tu me souris à pleines dents, tu es rayonnant et toute la tablée ne peut que s’en apercevoir, l’un des membres du groupe me glisse même que j’ai sur toi une bonne influence, et je n’en ressors pas peu fière
La soirée fut finalement des plus agréables, et tu nous conduits à présent vers votre l’hôtel, nous profitons de cette nouvelle intimité pour finalement échanger nos avis et perceptions sur le concert, sur le fait que telle mise en place ou telle chose pourrait s’envisager de telle manière
Tu as été attentif à tout ce que la néophyte que je suis à pu dire ou remarquer, tu trouves qu’il y a dans mon ressenti pas mal de clefs qui vous aideront à avancer, moi si tu trouves que ce que j’en dis, peu vous aider, alors je ne suis pas venue pour rien
Arrivés dans la chambre, je constate que tu y as pris un lit de deux personnes, je te charrie alors sur le fait que tu ne dors pas seul même en tournée, tu trouves que j’ai de drôles d’idées d’oser croire que tu aurais envie de combler une autre femme, de lui faire aussi du bien
Drôle d’idée, mais on est jamais assez prudente, j’ai alors envie d’un bon bain chaud, cette idée semble aussi rencontrer ton approbation, fourbu que tu es mais je vois ton œil qui brille et je devine sans peine qu’une autre source de chaleur va bientôt perturber notre bain
Par chance la baignoire est spacieuse et jouit d’un confort propice à certains ébats, je te regarde te déshabiller, je n’en perds pas une miette, je suis heureuse à vue de chaque parcelle de ton corps, des idées nagent à la surface de mes envies, des bulles de chaleur m’éclatent en plein visage de te voir si désirable, de ta fabuleuse substance je vais croquer chaque grain
Tu es à présent assis dans l’eau de nos ébats communs, tu me fais face mais je te demande de te mettre de dos, je vais masser ton dos et te laver les cheveux, depuis le temps que j’avais envie de jouer moi aussi à la poupée avec cette tignasse qui d’ordinaire m’affole, je ne vais pas m’en priver, chacun ses fantasmes et états d’âme
Ce que tu peux être mignon et désarmé, ainsi tout mouillé comme un chat, plus beau encore d’avoir perdu ses attributs que d’en être pourvu, mon matou presque marrant, ronronnant sous les massages et les caresses, et qui ne risque pas de me griffer vu qu’il se mange les ongles jusqu’au sang, et de mes douceurs tu en réclames
Je sens ton corps à l’abandon, toi, il devait y avoir un bon bout de temps, que l’on ne t’avait pas chouchouté et câliné ainsi, je te sens fatigué mais pas encore prêt à renoncer à certaines gamineries, jeux de mains, jeux de vilains, tu veux me masser à ton tour, nous inversons donc nos positions, dieu que tes mains sont agiles, là pour peu, je me pâme
Mais pourquoi les hommes ne peuvent jamais s’en tenir à notre dos, tes mains ont maintenant pris le pouvoir, je sens tes caresses sur mes seins devenir plus intenses, moins innocentes, pour peu nous venons d’inventer une nouvelle position et pour le bien qu’elle me fait, de suite je me damne et je m’enflamme.
Caliente
Illuna

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