
« Goldy, le magnifique »
Gatsby, pourquoi me hantes-tu soudain l’esprit ? Veux-tu me laisser tranquille, vieux frère, oui c’est bien
Gatsby, pourquoi me hantes-tu soudain l’esprit ? Veux-tu me laisser tranquille, vieux frère, oui c’est bien
toi qui a cette manie stupide d’appeler tout le monde ainsi, sans doute, le seul vestige de ton passé que tu n’as pas essayé de gommer.
Gatsby, le magnifique, qui dégouline d’élégance et dont la quintessence le pousse à laisser croire qu’il est né riche alors qu’il n’en est rien, qu’il a gagné chaque centime à la sueur de son front !
Gatsby qui est mystère, qui est ombre et lumière, qui est loyal et frère, qui est si peu à sa place entouré de tous ces yeux envieux qui ne rêvent que de briller un peu dans le suivi de sa phosphorescence.
Mais ne brille pas qui veut, l’aura, la grâce n’est accordée qu’à un tout petit nombre, tant d’appelés mais si peu d’élus, le travail peut vous apporter la gloire et la reconnaissance, la suée en est le fruit évanescent mais la finesse d’esprit et la délicatesse filtrant au travers du brut sont des dons offerts aux uns et pas aux autres. Etre brillant oui, mais surtout être envoûtant, limite obsédant, plus vivant, absent que présent, peu d’homme nourrissent cela en leur sein, toi Jay Gatsby, tu as tout cela en toi mais tu n’es qu’un héros de littérature !
Tandis que notre jeune nîmois est lui, bien de chair et de sang !
La mélancolie chiffonnée par l’écho subtile de mauvais regards, la nostalgie perturbée par une pointe de regret, bref tout est propice, dans cette superbe et fascinante villa située au bout de Long Island qui se meurt au même rythme que toi, Jay, à nous rappeler que certains lieu n’ont de vie qu’au travers de leur habitant. L’âme d’une maison parle de son « propriétaire » mais cependant les lieux parfois même s’ils ne vous appartiennent pas, parle encore de vous bien longtemps après votre dernier passage.
En cette évocation tout me ramène à Julien dont la classe indéniable dégouline encore dans les travées de Baltard, chaque couloir respire encore selon les pulsions de cet artiste hors norme, la résonance de certains mots accoste encore au fronton de notre mémoire, certains faits d’arme, combat de haute lutte contre lui-même nous démontrent encore et toujours qu’un artisan divin a posé là les premiers jalons de son œuvre. Là en ce lieu, devenu mythique pour nous !
Tu sais Julien, tu n’es pas le seul à avoir des relents de tristesse, nous aussi, cela nous fait drôle de revoir à la une des revues et magasines, le seul nom de cette émission qui t’a fait naître à nos yeux ! Tu sais, si l’on ose comparer un seul candidat à toi ou si l’on ose émettre la simple idée que plus brillant que toi, existe, nous allons hennir et honnir celui-là même qui osera ce crime de lèse-majesté puisque toi pour nous, tu es l’intouchable, l’inégalable, tu es notre rêve éveillé, tu es notre parcelle d’esthétisme et de beauté en ce monde, parfois si troublé. Toi, tu es notre révolté, notre miraculé, notre bien aimé, notre adoré !
Nous attendons avec fièvre ton premier album, ton premier bébé, nos envies vivent désormais dans les pas de ton devenir, nous voulons faire, même de façon infime, partie de ton avenir mais nous ne pouvons nier une pointe critique et sadique de vague à l’âme. Nous avons le mal de vivre en ces jours où il y a un an, tu as chamboulé plus que de raison, nos petits univers gris et sans Bibi pour y mettre bien des couleurs ! L’offrande fut si éblouissante qu’elle aveugle et obscurcit parfois encore quelque peu notre jugement mais qu’il est doux d’être injuste, qu’il est doux de te défendre, de te protéger même si tu n’en as nul besoin !
Si tendre encore, est la nuit qui a vu poindre notre réveil !
Caliente
Gatsby, le magnifique, qui dégouline d’élégance et dont la quintessence le pousse à laisser croire qu’il est né riche alors qu’il n’en est rien, qu’il a gagné chaque centime à la sueur de son front !
Gatsby qui est mystère, qui est ombre et lumière, qui est loyal et frère, qui est si peu à sa place entouré de tous ces yeux envieux qui ne rêvent que de briller un peu dans le suivi de sa phosphorescence.
Mais ne brille pas qui veut, l’aura, la grâce n’est accordée qu’à un tout petit nombre, tant d’appelés mais si peu d’élus, le travail peut vous apporter la gloire et la reconnaissance, la suée en est le fruit évanescent mais la finesse d’esprit et la délicatesse filtrant au travers du brut sont des dons offerts aux uns et pas aux autres. Etre brillant oui, mais surtout être envoûtant, limite obsédant, plus vivant, absent que présent, peu d’homme nourrissent cela en leur sein, toi Jay Gatsby, tu as tout cela en toi mais tu n’es qu’un héros de littérature !
Tandis que notre jeune nîmois est lui, bien de chair et de sang !
La mélancolie chiffonnée par l’écho subtile de mauvais regards, la nostalgie perturbée par une pointe de regret, bref tout est propice, dans cette superbe et fascinante villa située au bout de Long Island qui se meurt au même rythme que toi, Jay, à nous rappeler que certains lieu n’ont de vie qu’au travers de leur habitant. L’âme d’une maison parle de son « propriétaire » mais cependant les lieux parfois même s’ils ne vous appartiennent pas, parle encore de vous bien longtemps après votre dernier passage.
En cette évocation tout me ramène à Julien dont la classe indéniable dégouline encore dans les travées de Baltard, chaque couloir respire encore selon les pulsions de cet artiste hors norme, la résonance de certains mots accoste encore au fronton de notre mémoire, certains faits d’arme, combat de haute lutte contre lui-même nous démontrent encore et toujours qu’un artisan divin a posé là les premiers jalons de son œuvre. Là en ce lieu, devenu mythique pour nous !
Tu sais Julien, tu n’es pas le seul à avoir des relents de tristesse, nous aussi, cela nous fait drôle de revoir à la une des revues et magasines, le seul nom de cette émission qui t’a fait naître à nos yeux ! Tu sais, si l’on ose comparer un seul candidat à toi ou si l’on ose émettre la simple idée que plus brillant que toi, existe, nous allons hennir et honnir celui-là même qui osera ce crime de lèse-majesté puisque toi pour nous, tu es l’intouchable, l’inégalable, tu es notre rêve éveillé, tu es notre parcelle d’esthétisme et de beauté en ce monde, parfois si troublé. Toi, tu es notre révolté, notre miraculé, notre bien aimé, notre adoré !
Nous attendons avec fièvre ton premier album, ton premier bébé, nos envies vivent désormais dans les pas de ton devenir, nous voulons faire, même de façon infime, partie de ton avenir mais nous ne pouvons nier une pointe critique et sadique de vague à l’âme. Nous avons le mal de vivre en ces jours où il y a un an, tu as chamboulé plus que de raison, nos petits univers gris et sans Bibi pour y mettre bien des couleurs ! L’offrande fut si éblouissante qu’elle aveugle et obscurcit parfois encore quelque peu notre jugement mais qu’il est doux d’être injuste, qu’il est doux de te défendre, de te protéger même si tu n’en as nul besoin !
Si tendre encore, est la nuit qui a vu poindre notre réveil !
Caliente
Illuna
En finalité, je vous livrerai quelques vers (dans un ordre aléatoire) que tout particulièrement, j’aime puisqu’ils sont issu du poème « souvenirs » d’Alfred Musset, mon poète préféré :
« Ah ! laissez-les couler, elles me sont bien chères,
En finalité, je vous livrerai quelques vers (dans un ordre aléatoire) que tout particulièrement, j’aime puisqu’ils sont issu du poème « souvenirs » d’Alfred Musset, mon poète préféré :
« Ah ! laissez-les couler, elles me sont bien chères,
Ces larmes que soulève un coeur encor blessé !
Ne les essuyez pas, laissez sur mes paupières
Ce voile du passé !
Je ne viens point jeter un regret inutile
Dans l'écho de ces bois témoins de mon bonheur.
Fière est cette forêt dans sa beauté tranquille,
Et fier aussi mon coeur.
O puissance du temps ! ô légères années !
Vous emportez nos pleurs, nos cris et nos regrets ;
Mais la pitié vous prend, et sur nos fleurs fanées
Vous ne marchez jamais.
J'ai vu sous le soleil tomber bien d'autres choses
Que les feuilles des bois et l'écume des eaux,
Bien d'autres s'en aller que le parfum des roses
Et le chant des oiseaux.
De notre pauvre amour, que, dans la nuit profonde,
Nous avions sur nos coeurs si doucement bercé !
C'était plus qu'une vie, hélas ! c'était un monde
Qui s'était effacé !
La foudre maintenant peut tomber sur ma tête :
Jamais ce souvenir ne peut m'être arraché !
Comme le matelot brisé par la tempête,
Je m'y tiens attaché. »



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