« Lèvres boudeuses, face à vous, me voici, bien songeuse ! »Que serait ma vie, si je ne pouvais me languir au pied de tes mélancolies ?
Que seraient mes envies, si je n’espérais découvrir de toi toutes tes folies ?
Que serait ma nostalgie, si de toi, je ne pouvais désespérer au fil de mes lubies ?
Que seraient mes jours de pluies, si du fond de mon grenier, je n’écoutais tes mélodies ?
Que seraient mes walkyries, si tu n’existais et me tançais de tes propres hystéries ?
Que serait ma fantasmagorie, si sur toi, je me privais d’écrire quelques goujateries ?
Que seraient mes flâneries, si de toi, je ne parlais pas les yeux plein de fourberies ?
Que seraient tes facéties, si nous n’étions là pour les jauger, leur balancer mil forfanteries ?
Que seraient nos jacasseries, si par toi, notre tout beau, ne nous venait plus aucune jalousie ?
Que serait la magie, sans la promesse du plus doué de sa génération, toi, notre divin messie ?
Que serait ta sauvagerie, si nous n’étions là pour y donner corps et en faire une symphonie ?
Que serait cette belle chair rosie, si elle ne nous faisait plus penser à toi, notre seigneurie ?
Caliente
Illuna

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