« Les oreilles de Julien »Bien que devinées plus que vues, je les imagine sans peine à la mesure de tout ton être, petites et menues. Au détour desquelles, ma main qui aurait dégagé quelque peu ton abondante chevelure, verrait alors ma langue se plaire plus que de raison à s’abandonner. Et ainsi faire douceur à l’une d’entre elles, lui faire l’écho impudique et mouillé de mon désir et la confidence magique et avouée de la profondeur de mon amour. De la sentir là, offerte si douce, si frissonnante et si chaude, me risquer encore à un baiser bien plus gourmand, plus appuyé, moins innocent, plus troublant comme ma voix qui tente enfin un murmure venu des limbes du plaisir par l’entremise d’un osé : « comme c’est bon, oui, si bon de goûter à ton odeur et à la douceur de ta substance ! » Savoir aussi que pleine de reconnaissance et épanouie par le bonheur éprouvé, cette affolante esgourde sera encore d’une écoute généreuse pour d’autres secrets que j’aurais à lui confier bien plus tard dans la pénombre de la nuit !
Caliente
Illuna

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