« Les masques »Le rictus des masques est en Commedia dell’Arte, en théâtre, en matière de marionnettes ou de carnaval, des plus prépondérants quant à savoir où votre amuseur public veut vous emmener.
Ne dit-on pas volontiers : « Bas les maques ! »
Le masque est le filtre de l’interprétation de l’artiste, l’une de ses nombreuses facettes…
Le masque peut aussi dévoiler l’intimité d’un individu, transcender sa timidité, s’avérer être la pulsion d’obsessions inavouées.
Le masque est encore un espace temps qui vous garde bien à l’abri de toute caste sociale et qui vous permet mil folies, tel l’éphémère d’une rose !
Il est des masques que l’on porte pour oser et pour donner, d’autre que l’on porte pour cacher, ruser et mieux tromper, les intentions pulsionnelles et émotionnelles d’un masque sont parfois plus complexes qu’escompté mais ce qu’aucun masque ne peut dissimuler, c’est l’expression de l’âme rendue plus que vivante par ce regard qui jamais ne ment et encore bien moins à l’abris d’un masque !
Julien porte-t’il un masque ?
Par nécessité de création artistique, j’aurais tendance à dire, oui et en permanence… peut-être aussi dans un esprit avoué de sans cesse se renouveler…
Depuis que je connais Julien, j’ai l’impression d’un perpétuel bal masqué. L’homme ne prenant ou ne gardant jamais deux fois la même conception d’un vécu, ses expressions et comportements varient à l’infini. De quoi, Julien se protège-t’il, de fausses réalités amères ou bien de tristes illusions pubères ? Car avant même que d’être en scène, son œuvre prend déjà vie dans le quotidien. Il s’éloigne volontiers du banal et de l’insignifiant par l’entremise de masques troublants et changeants, qui le trouvent toujours prêt à dérouter, à bousculer, à laminer, de fait tout, plutôt que d’ennuyer !
L’homme avance à pas de Loup avec tantôt le masque insouciant de l’enfance, tantôt frondeur de l’escamoteur public numéro un, tantôt émouvant de sincérité, tantôt cinglant comme gant qui vous claque en pleine figure, tantôt rieur tel l’espiègle insolent qui en lui toujours sommeille, tantôt séducteur à demi Casanova et à demi Don Juan, tantôt moqueur mais non sans quelques douceurs, tantôt mi-bestial, mi-animal, tantôt jouant, tantôt gagnant, tantôt perdant… mais toujours, oh, oui, toujours extraordinairement vivant !!!!
Mais, quelle que soit ta destinée, plaise là-haut, que tu n’aies jamais besoin de masquer un manque de réussite !!!!
« Sous le masque »
Sous ton masque ironique,
Trop souvent tu t’abrites
Tu n’es ni lubrique, ni satyrique
Et pourtant l’on t’en crédite
Sous ton masque sourire
Tu dissimules tes galères, tes colères
Parfois aussi tes larmes, sans rire
Tu n’es qu’un fragile trouvère
Sous ton masque silence
Quelquefois se désespère le solitaire
Ma foi, à l’abri de bien des violences
Il t’arrive aussi de t’y complaire
Sous ton masque séducteur
Un homme plein d’espoir et d’attente
Avec un cœur plein d’élan, d’ardeur
Prisonnier aussi de tiédeurs latentes !
Sous ton masque insolent
Des aigreurs et des envies de revanche
Et quel que soit ce mauvais vent
Sur tes regrets, tes rancœurs, jamais ne t’épanche
Sous ton masque de Loup
Tu tentes de poétiser ce monde pervers
Par quelques vers, oser le plus fou
Même si des parcelles de ton âme, tu y perds !
Caliente
Illuna


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