« Problèmes en cascade avec un ange »La nuit nous a livré le petit matin avec sur tes lèvres, un sourire enfantin, et de m’entendre te demander combien de lieux allons-nous encore ainsi tester au fil de nos corps à corps te met en devoir de me répondre, mais autant qu’il te plaira, si tu me fais confiance, aucun ne nous posera problème puisque nous serons ensemble
Mais que voilà donc une charmante réponse, mon ange à l’humeur de diablotin, et au moment où notre baiser devient plus exigeant, qui est-ce qui retentit tonitruant et trompetant à souhait, ton cher ami, Monsieur le gsm, pas vraiment mon meilleur copain celui-là depuis qu’on est ensemble
De fait, ton humeur au fil de la conversation change, tu as maintenant tes yeux orages qui me fixent, je n’ai pas bien perçu la voix à l’autre du bout du fil, ni ce qu’elle amenait comme lot de problèmes mais ils sont là, et déjà ton expression à plus rien ne ressemble
Tu raccroches, je me hasarde à une unique question et tu ne daignes même pas me répondre, sans plus attendre, je me lève, décide de m’habiller avant que ma colère ne monte aussi et de m’en aller au plus vite, ce avant que nous ne fassions des étincelles, ensemble
Tu me rattrapes alors d’un bras ferme, je te demande de me lâcher, ce que tu fais dans l’instant tout en t’excusant et m’expliquant la totalité du problème, de le faire semble te soulager, la salle qui doit vous accueillir ce soir a connu un début d’incendie et tu ne sais pas si une partie de vos instruments ne sont pas déjà sur place
Comprenant que ce nouveau soucis va meubler ta journée, je te demande si ma présence ne va pas être plus d’embarras qu’autre chose, mais tu préfères si je le peux, que je reste avec toi, ce que j’accepte sans trop de mal sauf si je dois te servir de défouloir, tu me promets alors de bien veiller à ce qu’il n’en soit rien, tu feras en sorte que rien ne m’agace
A voir et à vivre mais je me lance, tu passes prévenir les autres et leur dire qu’avec ton véhicule, nous allons immédiatement tous les deux sur place, tu leur demandes de régler les derniers détails ici et de nous rejoindre, tu sembles presque serein et détendu, nous parlons de notre appartement et d’une idée que tu as eu pendant la tournée, le temps passe
Très vite, nous arrivons sur place, par chance votre matériel a été épargné ce dont tu avertis les autres, mais vous ne saurez que vers la fin de l’après-midi si le concert pourra avoir lieu, ce que tu apprécies moyennement, tu dois revoir certains détails avec ton manager de la tournée, je voudrais m’éclipser mais tu me retiens d’un baiser sur la main, puis vient le temps des grimaces
Plus tu parles à ton manager de la tournée, plus tu fulmines, j’en ignore les raisons mais la résultante en est évidente, lorsque tu raccroches, tu respires un bon coup et m’explique que dans le cas de petites salles, ce n’est pas toujours évident et que patienter est la meilleure solution
Mais ta déception a atteint son maximum car deux dates de la tournée semblent menacées, et une troisième, la suivante a été annulée, bref bordel intégral dont ton manager va s’occuper, je t’emmène promener, un bol d’oxygène, puis déjeuner même tardivement il n’est jamais inutile de prendre des forces, en bonne opposition à tes désillusions
Tu me confirmes ensuite que tu seras donc plus de huit jours au repos, je te propose alors de t’emmener dans le mât Provençal de mes parents, un peu de soleil sur cette peau claire et ses idées noires, me semblerait un composite idéal, pour redorer ton moral et ses ambitions
L’idée a illuminé ta journée, quoi qu’il soit arrivé ensuite, tu l’as vécu le plus sereinement du monde, les autres du groupe n’en revenant pas de te voir si détendu dans tout ce foutoir, finalement le concert a pu avoir lieu et tu as mis a profit ta bonne humeur retrouvée pour t’éclater, l’ambiance a suivi et cette date a tout pour devenir l’un de vos meilleurs souvenirs, et puis nous filons
Loin des ennuis, loin de tout ce qui n’est pas nous, nous passons à notre appartement où dans la mouvance nous profitons de notre bonheur que nous laissons éclater dans chaque pièce de notre doux nid qui inspire le flux diluvien de nos amours
Là, à te voir si beau, si serein, si détendu, j’en ai presque les larmes aux yeux, j’aime toujours autant goûter à tes caresses, celles-ci prennent souvent le temps de la séduction, tu aimes les préliminaires autant que les après et tu le vis sans détour
Et t’embrasser, c’est comme quand j’étais petite, je rêvais toujours de ma prochaine glace à la vanille, un processus de gourmandise que je retrouve à chaque fois que tes lèvres s’entrouvre pour un baiser, jamais tu ne bâcles, tu as des mots précieux et glamour
Pour définir l’effet de nos étreintes mais il n’est nul besoin de trop m’en dire, je vois bien que notre relation t’épanouit, que tu arrives à vivre bien plus sereinement les problèmes, tes mains sont en mode « perpétuelle recherche » de mon corps, tu m’appelles ta « belle-de-jour »
Pas certaine, que mes nuits y trouvent leur compte mais ce qui fait mon plus grand bonheur, c’est que tu sois un tactile, toucher te rassure, caresser t’enivre, parfois aussi je surprends ton regard qui me cherche dans la foule, lancer à l’assemblée un mot avec humour
Alors que tu sais parfaitement que je serais la seule à bien comprendre ce que tu veux dire, tu aimes de plus en plus créer des espaces de jeux entre toi et moi, des bulles de complicité qui sont aptes à nous combler alors qu’il y a des gens aux alentours
Comme lorsque tu es fatigué et que tu as besoin de tendresse, tes yeux me semblent alors le plus beau des appels au secours, le genre d’appel auquel je ne résiste jamais, j’aime te chérir et j’ai découvert il y a peu que tu aimes aussi cela en public, sans détour
En toute simplicité, tu cherches souvent ma main, tu aimes me donner de doux baisers dans le cou, il existe maintenant entre nous, une réelle douceur de vivre mais celle-ci n’altère pas les surprises que nous aimons nous ménager, l’un, l’autre, au fil des jours
T’aimer me semble toujours une grande aventure, le temps de la découverte avec toi semble infini, trois, quatre, cinq mois à s’aimer comme des fous et pour la première fois, je n’en ai jamais assez, je devrais en être ravie mais j’ai juste peur de me réveiller un jour
Le temps d’un bagage ou deux, tu t’es mis à la guitare et tu fredonnes une mélodie avec des paroles qui me sont inconnues, je te vois prendre des notes, cela aussi est nouveau pour moi, tu es dans ta sphère mais quand tu en sors, c’est avec un sourire qui mange ton visage, je voudrais que ce moment rime avec toujours
Parfois, il m’arrive de crayonner, d’essayer de te croquer dans une position qui inspire mes feutres, je voudrais t’offrir un portrait de toi mais je n’ai pas encore réussi à capter ce que j’aime tant chez toi, un jour j’y arriverai à capturer la vie sauvage qui bat au fil de tes contours
Mais je pose mes dessins, la musique m’attire vers toi irrésistiblement, je me retrouve à écouter le son de ta voix, ses variations chaudes et rondes, ta tessiture, parfois basse, parfois rauque, ton chant m’enivre comme le bon vin, tu te rends compte de mon approche tu me demandes alors si j’aime, comment répondre non, est-ce là une autre définition de « tomber » en amour ?
Caliente
Illuna

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