mercredi 20 février 2008

Allez, change d'avis...

Photo issue du forum "crazy-julien" via revue "De l'air"-n° 34
« Et si demain, … »

Oh, Julien, tu ne pouvais me faire plus de chagrin !

Savoir que tu décides de t’isoler, voir de tout arrêter, de retourner à l’anonymat, c’est atrocement dur à entendre comme idée, envisager que plus rien ne naîtra de tes insolences, que plus rien ne prendra vie par tes nonchalances, que nos cœurs devrons cesser de battre en attente de toutes tes mélodies et toutes tes folies ?

Mais que t’avons-nous fait pour mériter pareil châtiment ?

Si tu veux, on veut bien renoncer à nos impertinences, on veut bien renier tous nos écrits, on veut bien arrêter de te montrer que l’on t’aime bien trop, on veut bien te promettre la lune mais surtout, surtout n’arrêtes pas de créer, de bousculer, d’ouvrir des portes, de déchiffrer des codes et d’inventer des galéjades.

Julien, un Julien qui ne veut plus créer, plus faire naître sous ses doigts de douces ou sauvages musiques, plus écrire le moindre texte mais cela ne veut rien dire !

Julien, toi tu es la création incarnée, tu es l’essence même du mot « œuvre », tu es une œuvre, ton corps-frigo, oui je te jures que l’on veut bien y croire, dans ton sang et tes entrailles vivent l’ébauche de ta vie, une vie qui ne sera pleine, remplie et aboutie que si elle crée !
Oh, Julien, quel peine te pousse au sacrifice de ton savoir ?

Dis, confie-toi, je suis patiente et douce, pour qui j’aime (oups, j’ai rien dit, ne t’effraye pas !), j’ai des trésors de tendresse, alors parle-moi, dis-moi, épanche tes blessures et n’aie crainte, je suis discrète, rien de ce que tu me confieras, ne sera répété et lorsque tu te sentiras un peu mieux, jures-moi que tu repenseras à cette stupide décision !

Oh, Julien, je n’ai aucune envie de dramatiser mais un tout beau qui va s’enterrer dans l’ombre et le noir, ça n’a pas sens, un génie qui ne veut plus faire de magie, ça n’a pas de sens, un Doré, notre adoré qui ne veut plus nous illuminer de son talent et de sa poudre magique et dorée, ça non plus, ça n’a pas de sens, allez avoue, tu plaisantes ?

Dis, Julien, pourquoi, tu pleures ?

Dis, moi Julien quelle offense t’a fait la vie pour que tu nous infliges pareil supplice, allez viens-là, pleure encore, pleure autant que tu veux et que ces torrents nous délivre du mal de te perdre à jamais !

Bon, voilà, cela devait forcément arriver, maintenant je pleure aussi…

Dis, Julien, tu vas pas nous abandonner, tu sais des sauterelles sans sooooleil et cela même si tu es notre Pierrot lunaire, ça n’a plus le même chant et si tu veux, on veut bien mais alors juste pour toi, devenir des coccinelles, qu’est-ce que tu en penses de mon idée ?

Bon, c’est quelque peu encourageant, là tu vois, tu as esquissé un petit sourire et tu as un si beau sourire…, oui là, c’est vraiment mieux !

Dis, Julien, et si tu dormais un peu, ne dit-on pas que la nuit porte conseil, je suis sûre que demain, tu y verras un peu plus clair !

Et comme l’espoir fait vivre… je m’accroche à l’idée naïve et un peu présomptueuse que j’arriverai à te faire changer d’avis… en fait, j’ai tellement besoin d’y croire…

Caliente
Illuna

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