« Transpiration »Julien, où quand inspiration rime avec transpiration ! Tu luis comme du cristal de roche mais là tu viens de mettre tout le public dans ta poche. Au prix d’une suée intense et au seuil de la démence, tu viens d’achever de scier Baltard en deux. Mais moi, faible et impossible femme, je ne vois que cette pluie diluvienne sur ton visage, côtoyer ta bouche en cœur et sur ton corps, longer ton cap équateur ! Je devrais sans doute en avoir grande honte mais non, rien, je ne ressens rien d’autre que le bonheur de remarquer ces perles d’eau qui suintent de ta chevelure blond des blés et qui reprend sous les eaux un peu de son mordoré naturel. Les petites chutes de nacre qui « ondinent » de toutes parts sur ta chair d’opale me jettent en proie à de troublantes moiteurs et d’enivrantes chaleurs surtout lorsque j’aperçois l’une d’entre elles qui force le passage de ton cou où pulse encore une veine sous l’effort accompli et qui envisage le plus sérieusement du monde d’aller se nicher aux abords de ton échancrure. Et je n’ose songer plus avant à toute la sudation qui prend le pouvoir sur la moindre parcelle de ton corps d’éphèbe qui soudain m’apparaît plus mâle que jamais et finalement déjà si loin de toute innocence….
Caliente
Illuna

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