« Comment effeuiller la bête »Tout d’abord, te regarder dans les yeux, me nourrir de tes bleus intenses, prendre courage à la source indigo pour la bonne suite de mon inestimable besoin de t’effeuiller, me délecter ensuite de ton beau visage d’ange à demi-démon, laisser glisser mon regard sur tes courbes « julienales », les fixer à mon cœur comme un ruban d’autrefois dans mes cheveux blonds de petites filles, les redessiner du bout des doigts mais ne pas encore te toucher, toi, l’homme-tentation plus affolant à chaque éclipse de lune, toi, l’homme-Loup qui prend de plus en plus possession de moi petit chaperon, de plus en plus carmin de désir. M’enhardir en une seule bouffée de confusion et enfin oser te toucher pour ôter tes habits. M’enivrer de ta confusion autant que de mes derniers doutes, puis me lancer, constater que tu portes un simple t-shirt échancré qui en dit déjà bien long sur les affres de ta libido, le prendre à hauteur de ta taille, sentir alors ce doux parfum épicé que ta substance délivre le plus naturellement du monde et deviner ta chaleur par l’écho d’une caresse « au passage » comme le vol d’un oiseau lorsque le printemps revient, remonter le tissu tout en longeant tes côtes, ta poitrine, t’obliger à lever les bras pour un moment subtil de jouissance, l’homme-enfant pris dans les méandres du textile et puis me rapprocher de ta bouche alors que tu ne t’ y attends pas et te voler un délicat baiser tout en t’enlevant définitivement cette « peau inutile » à ta chair si bellement tendre et rosée. Voir ourler quelques frissons sur ce grain d’une beauté sans pareille, cacher ainsi des merveilles, un vrai crime, mais ne pas se laisser troubler par la beauté du diable, poursuivre plus avant mon adorable mission, délacer vite fait, bien fait tes chaussures noires vernies du plus bel effet pour en arriver le plus sérieusement du monde à te déceinturer le pantalon, zip, bouton ou tirette, rien ne résistera à mes petits doigts quant à entrouvrir ton jean « slim », qui bien trop à même ton corps, n’entoure rien de plus, ni de moins, que tes attributs au repos, au repos, c’est vite dit, puisqu’à mon petit jeu, ton sexe entouré d’une pilosité soyeuse, presque un duvet, plus mordoré que doré s’est animé et a pris fort belle dimension, oh, Julien, vilain coquin, dissimuler tant de trésors sous des oripeaux, pas très sérieux tout cela et enfin achever de faire glisser ton froc en bas de tes jambes tout en ne perdant pas de vue l’objet de toutes mes attentions et convoitises. Mais que voilà donc un bel ouvrage, que cet homme nu et dont le sourire qui l’habille est le plus beau des prémices qui soit à l’invitation d’un voyage passionnel, charnel, fusionnel, éternel et presque déjà sans retour…
A vous pour la suite qu’il vous plaira, le bel animal me semble là prêt au sacrifice de son corps quant à satisfaire l’étendue de notre malice. La suite appartient à chacune d’entre nous… effeuiller l’homme certes, mais ne pas effeuiller de trop près notre rêve collectif…
Caliente
Illuna

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