mardi 22 janvier 2008

La beauté, le moindre des maux !!!

Photo issue du forum "crazy-julien"
« Supportes donc un peu que l’on te trouve beau ! »

Plus je te regarde et plus je me demande comment tu peux à ce point, et selon tes dires, détester ton apparence.
Ce que j’en crois, c’est tu as compris depuis tes premiers pas vers la lumière que pour accomplir plus sereinement ton oeuvre, tu ne peux cultiver de concert, la tempête sous ton crâne et le dédain de ton corps.
Comme ta création se nourrit de tes orages, de tes doutes autant que de ton insolence et de tes foudres, tu as décidé entretemps de faire la paix avec ton corps-frigo !
Tu as admis à ton corps défendant que ta substance pouvait à son tour nourrir ton œuvre, tu l’as débridée, le poney gentil est devenu un cheval fou.
Tu t’es octroyé le droit que l’on dise de toi : « comme il est beau », cela même si tu n’y crois toujours pas, comme ta toison dorée que tu détestes, ingérable dis-tu, comme tes tatouages sublimes que tu considères comme des post-it, comme tes ongles rongés jusqu’à l’affreux mais que tu avoues par bravade, être la partie de ton corps que tu préfères.
Julien arrête de faire le singe, tu es beau, et si ta nomination de plus beau mec dans le magazine « Elle », t’a beaucoup gênée et que tes pots t’on beaucoup charrié, je ne la trouve pas pour ma part si usurpée que cela, eh, bien oui il ne fait qu’un tout petit 1,70 m, mais dans cette entité « azzuro », vous trouverez tout ce sur quoi l’œil d’une femme peut avoir envie de fantasmer, c’est un condensé du « doudou tout équipé », de tout ce que l’on peut avoir envie de trouver chez un homme.
Est-il besoin de vous réitérer toutes ses dorures, de la toison mordorée, des yeux bleus à tomber, de ses cils de femme, de sa bouche ourlée et délicatement opaline, de ses grains de beautés, de sa peau diaphane, de ses poignets de petites filles, de son nombril qui nous semble le cœur du monde, de ses fils d’or clairsemés comme perles de rosées, de ses déhanchements, de ses œillades, à la vie, à la mort, de ses bijoux ultra-féminins mais qui sur lui sont la quintessence du nouveau mâle, de ces habits qui vivent enfin sur toi, de tes goûts baroques, classes et ringards dont l’effet combiné est une déclinaison assassine de l’adaptation oh, combien fameuse « du jeune chiot qui a du chien »…
Et, non Julien, non seulement tu n’es pas laid mais tu es même d’une beauté à fendre l’âme, il est d’ailleurs un très bête effet de mode (tu mérites bien mieux) qui veut que l’on te copie, il est même de bon ton de dire « faire son Julien Doré », l’on te singe à la Star Ac, et même si je sais que de tout cela tu as une profonde horreur, sache que l’on ne prête qu’aux riches.
Tu ne vas tout de même pas pleurer, si l’on te reconnaît talentueux, innovant, différent, si l’on te concède quelques intelligences et mystères, je soupçonne même que cela ne doit pas trop te déplaire, alors tu pourras bien endurer que l’on te trouve aussi quelques beautés… et cela, je te prie sans trop de rouspétance !

Caliente
Illuna

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