« Sous de sages préceptes ou selon certaines envies… »Comment Julien pourrait-il bien aborder les rivages inconnus d’une première nuit, voilà une question à laquelle je ne pourrais déjà pas répondre pour moi-même, puisque en matière d’amour ou de plaisir je ne suis qu’instinct, je donne et ne calcule jamais.
Alors, donc à l’instinct, je veux croire qu’il s’offrirait le partage d’une position qui lui permettrait de goûter aisément aux mil et uns délices de sa compagne, avoir tout sous les yeux, les lèvres et les mains, j’ai la naïveté de croire que pour la première fois, la découverte se doit d’être une communion et non une aventure où la confiance aide à faire passer toutes les folies et à briser les tabous des premiers émois. Le couple se fait donc face, elle s’assied cuisse écartelée autour de son compagnon qui est lui aussi assis, les baisers en sont ainsi facilités, les caresses intimes sur la poitrine sont d’un délice et l’union en est ainsi plus complète. Et bien que des noms (oh, combien stupides parfois) que l’on puisse donner, je ne connaisse pas grand chose, de cette position de partage intense, je sais qu’elle à pour doux nom, celle du lotus, son romantisme m’a poussé à m’en souvenir et elle garde ma préférence au fil du temps, il me serait donc des plus agréables que l’objet de tous mes (nos) fantasmes en ait la délicatesse.
Par contre lorsque les amants se connaissent bien, lorsque le temps de la pudeur est passé, dépassé, il me plairait de croire qu’il aurait vraiment l’audace de ces propos d’adolescents attardés quant à affirmer dans l’intimité ses goûts pour la sodomie, il en existe moult variantes et si les esprits sont aussi libres que la simplicité des corps, alors tout est permis, le mal ne résidant que dans les pensées qui rendent malsains certains plaisirs de la vie et de l’amour.
Je vous fait grâce de tout descriptif mais je pense que la femme qui accorde ce plaisir à l’homme qui ose en faire la demande, se libère du joug ancestral de bien des carcans. Mais ceci est un tout autre débat.
En finalité, il est encore une règle d’or en matière de relations sexuelles, plus l’abandon de soi est total plus le plaisir sera intense, en fait plus la perte de contrôle est grande, plus la confiance en l’autre est absolue et plus vous découvrirez la délectation de toutes sortes de positions coquines, à vous narrer ces plaisirs, je me souviens aussi d’une autre position où l’homme est au commande alors que nous lui confions notre corps au bord du lit, elle a pour nom évocateur « le bateau ivre » et je me souviens que de tanguer de cette façon-là est pure merveille, il vous faut juste le bon capitaine qui puisse faire de votre corps-gouvernail, le port de toutes les voluptés. Julien est-il un bon capitaine, commande-t’il un fier trois-mats ou sa barque prend-t ‘elle l’eau ? A cela je n’ai hélas nulle réponse mais nous pouvons continuer à divaguer, fantasmer, cela nous élargit déjà bien des horizons…
Caliente
Illuna
« A voile et à vapeur »
Petite voile perdue aux confins d’eaux hostiles, en perdition lorsque le vent l’a abandonné, cherche pour échapper à sa détresse un loup de mer aux ciels bleus indigos lors des soirs de tempête. Petite voile désire connaître des assauts hostiles, des vents contraires et pouvoir les braver avec courage grâce à un capitaine au long court dont la maîtrise du gouvernail sera propice à tous les ouragans. Petite voile veut bien transcender un naufrage dans le sillage d’eaux troubles si la violence des rugissants est à la hauteur de l’attente de sa coque. Petite voile veut le vent de petit foc à grand foc, que tu fasses honneur à ses flans, que ton chant vibrant et passionnant conquière le serpent et la sirène, que tes ardeurs diluviennes et la traîtrise de tes chaleurs pelviennes lui fassent supplice de la poupe à la proue. En haute mer, happée par le reflux des vagues et les embruns fougueux, elle veut bien que tu recommences l’offense de son siège, qu’une autre déferlante lui brûle encore le pont. Alors soit sans pitié pour ses cris qui se perdent dans des fonds marins d’un noir « abime », soit aveugle à tout écho d’inutile pudeur, soit sourd à tout ce qui n’est pas plaisir, goûte aussi à l’aigre des fonds marins qui te sont encore inconnus, que le sel soit miel à ta bouche, pour que l’abandon en eaux profondes soit de l’ordre du divin.
Que ce voyage – noyade dont les colères auront alors pris possession même de la basse cale, soit la houle des grandes nuits où les noyés sont désespérés et désemparés par un retour à bon port. Alors amiral, marin soudain monté en grade, ayant pris du galon lors de la traversée, qu’en dis-tu de mon « bateau ivre », toi qui bois l’espace et pas que cela ?
Et si l’envie t’en dit, pourquoi pas un nouvel abordage, puisque l’équipage semble en redemander ?
Caliente
Petite voile perdue aux confins d’eaux hostiles, en perdition lorsque le vent l’a abandonné, cherche pour échapper à sa détresse un loup de mer aux ciels bleus indigos lors des soirs de tempête. Petite voile désire connaître des assauts hostiles, des vents contraires et pouvoir les braver avec courage grâce à un capitaine au long court dont la maîtrise du gouvernail sera propice à tous les ouragans. Petite voile veut bien transcender un naufrage dans le sillage d’eaux troubles si la violence des rugissants est à la hauteur de l’attente de sa coque. Petite voile veut le vent de petit foc à grand foc, que tu fasses honneur à ses flans, que ton chant vibrant et passionnant conquière le serpent et la sirène, que tes ardeurs diluviennes et la traîtrise de tes chaleurs pelviennes lui fassent supplice de la poupe à la proue. En haute mer, happée par le reflux des vagues et les embruns fougueux, elle veut bien que tu recommences l’offense de son siège, qu’une autre déferlante lui brûle encore le pont. Alors soit sans pitié pour ses cris qui se perdent dans des fonds marins d’un noir « abime », soit aveugle à tout écho d’inutile pudeur, soit sourd à tout ce qui n’est pas plaisir, goûte aussi à l’aigre des fonds marins qui te sont encore inconnus, que le sel soit miel à ta bouche, pour que l’abandon en eaux profondes soit de l’ordre du divin.
Que ce voyage – noyade dont les colères auront alors pris possession même de la basse cale, soit la houle des grandes nuits où les noyés sont désespérés et désemparés par un retour à bon port. Alors amiral, marin soudain monté en grade, ayant pris du galon lors de la traversée, qu’en dis-tu de mon « bateau ivre », toi qui bois l’espace et pas que cela ?
Et si l’envie t’en dit, pourquoi pas un nouvel abordage, puisque l’équipage semble en redemander ?
Caliente
Illuna


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